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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


La Dynastie Potter par EveRywhere49

[2 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

J'ai mis un peu plus de temps que prévu, mais voici la suite! Les personnages sont à JK Rowling et non les miens. Bonne lecture à vous!

Chapitre 18 : Jalousie et surprises.

 

Lily attendait, nerveuse. Elle regardait le bâtonnet sur lequel elle venait d’uriner. Elle avait du retard, pas grand-chose, mais elle qui était réglée comme une horloge d’habitude, commençait à stresser. Elle se souvint d’avoir demander à James au début de leur relation comment se passait la contraception, elle avait été très embarrassée et il lui avait assurée de ne pas s’en faire pour ça. Elle n’avait pas insisté, après tout, il savait ce qu’il faisait. Mais en regardant le bâton dans ses mains, elle se dit que finalement, rien n’est sûr à 100%. Elle entendit la porte d’entrée de l’appartement claquée, il venait de rentrer de chez ses parents. Elle sentit son ventre se tordre d’appréhension. Elle ignorait totalement la réaction de son petit-ami. Elle entendit des pas aller et venir dans le couloir. Il devait la chercher. Elle vit la poignée de la salle de bain s’activée, elle l’avait fermée à clef.

-          « Lily ? Tout va bien ? » Elle prit le parti de le rassurer.

-          « Oui, juste besoin de prendre une bonne douche. » Il fronça les sourcils.

-          « Tu ne fermes jamais à clef, tu n’es pas seule sous la douche, c’est ça ? » Elle savait qu’il plaisantait mais elle ne voulait pas le stresser plus qu’il ne fallait. Elle tapait du pied, attendant le résultat du test. Elle le fixa comme si cela allait accélérer les choses. Puis un signe apparu, elle se jeta sur le mode d’emploi, renversant au passage son gobelet sur le lavabo, faisant un bruit qui inquiéta le jeune homme derrière la porte.

-          « Lily ? Bon sang, mais ouvre ! » Elle ne l’écoutait pas, elle regardait la notice, c’était négatif. Elle poussa un soupir de soulagement. Son retard devait être dû à ses examens qui arrivaient et qui décidaient si elle passait ou non en deuxième année. Elle rangea sa brosse à dent, remis son gobelet en place et jeta le test dans la poubelle. Elle ouvrit à James qui commençait à se demander s’il n’allait pas enfoncer la porte.

-          « Coucou chéri. » Il la regarda, elle avait un sourire, elle était heureuse de le voir et de ne pas être enceinte. « Ça a été ta journée ? » Il la regarda, suspicieux, puis décida de laisser passer.

-          « Ennuyeuse à mourir. Et la tienne ? »

-          « Rien de bien passionnant, on est en train de réviser à fond, je pense que mon cerveau ne peut plus rien ingérer. » Il l’embrassa sur le sommet du crâne et en l’enlaçant, il ne put s’empêcher de jeter un œil dans la salle de bain, tout était nickel, elle avait peut-être juste besoin d’être seule après tout.

-          « Est-ce que ça te dirait qu’on mange dehors ce soir ? J’ai croisé un petit resto pas très loin. » Elle acquiesça, cela leur ferait le plus grand bien, juste tous les deux. « Je vais juste prendre une douche et on y va. » Elle lui sourit et elle se dirigea vers la chambre pour s’habiller. Il commença à se déshabiller, enleva ses lunettes et sauta sous la douche. L’eau sur son corps lui fit un bien fou. Après 5 minutes, il décida que c’était assez et sortit en s’enroulant dans une serviette. Il se séchait ses cheveux en frottant vigoureusement et au moment où il voulu prendre ses lunettes, il les fit tomber. En râlant, il se baissa, elles étaient tombées dans la poubelle. Il les prit et une fois sur son nez, il remarqua immédiatement un bâton bizarre. Il eut un sursaut, il reconnaissait l’objet, c’était un test de grossesse moldu. Il avait déjà vu une copine de Sirius lui en tendre un en lui disant qu’il était le père alors qu’elle n’était pas enceinte. Il sentit son cœur battre la chamade, il lui avait pourtant assurée qu’elle ne pouvait pas avoir de bébé avec lui. Il grogna, si elle avait fait un test sans lui en parler, est-ce que cela voulait dire qu’elle pouvait être enceinte d’un autre ? 

-          « James ? Tu es prêt ? » Il sursauta et se cogna au lavabo. Il se frotta la tête et se rendit compte qu’il ne savait même pas si c’était négatif ou positif. Il le prit du bout des doigts et ouvrit la porte. En voyant ce qu’il tenait, elle pâlit.

-          « Tu peux m’expliquer ? » Il essayait de garder son calme.

-          « J’ai un peu de retard… J’ai préféré m’assurer… C’est négatif. » Il jeta le test dans la poubelle, blessé qu’elle ne lui en ait pas parlé. « Je te l’aurais dit si ça avait été positif ! Je te le jure ! »

-          « J’espère bien, tu ne peux pas être enceinte de moi Lily ! » Elle était bouche-bée, comment pouvait-il être si sûr de lui ?

-          « Comment ça ? Explique-moi. » Il soupira, il aurait voulu éviter cette conversation mais il n’avait pas le choix. Il décida de la faire asseoir sur leur lit dans la pièce à côté.

-          « Il y a un siècle environ, pour s’assurer de ne plus avoir d’enfants hors mariage, les sorciers les plus riches et nobles ont décidé, quand un garçon vient au monde, de lui jeter un sort de stérilité qui ne sera levé qu’au mariage. » Elle était sonnée, elle n’aurait jamais imaginé ça. « C’est pour cela, si tu étais enceinte, ce ne serait pas de moi, ce qui voudrait dire que tu m’as trompé et je ne serais vraiment pas content… »

-          « Je ne le suis pas, tu n’as vraiment aucun souci à te faire, jamais je ne ferais ça. » Elle avait mis sa main sur la sienne. Il sentit son ventre se tordre, il ne pouvait s’empêcher de penser à ce que Sirius lui avait dit.

-          « Même pas avec ce gars de ta classe qui t’a avoué que tu lui plaisais ? » Elle retira sa main.

-          « Mike ? » Elle fronçait les sourcils, sans comprendre comment il avait pu entendre parler de ça.

-          « Pourquoi, il y en a d’autres ? » Il avait répondu sèchement. La jeune femme le trouvait ridicule.

-          « Arrête de dire des bêtises plus grosses que toi ! » Elle se leva, énervée qu’il puisse être jaloux pour rien du tout. « Et quand bien même, ils me voudraient tous, qu’est-ce que ça peut bien faire ? C’est avec toi que je suis, il me semble. » Il ne dit rien, interdit, il savait qu’elle avait raison. « J’ai eu du retard, sûrement dû au stress de mes examens, très peu d’étudiants arrivent en deuxième année du premier coup ! »

-          « Je comprends que tu te sois inquiétée, mais je t’avais dit qu’il n’y avait aucune raison de t’en faire à ce niveau. » Elle pouffa.

-          « Tu ne m’as rien dit du tout, tu m’as dit que tu gérais. Je suis désolée de ne pas t’avoir cru sur paroles ! » Il se sentit coupable. « Comment as-tu pu penser que je te trompais ? Après tout ce qu’on a vécu ?! » Elle sentait que la colère se muait en tristesse. Merlin, ils vivaient ensemble, et cela ne semblait pas lui suffire.  Il vit que ses yeux vert émeraude se remplissaient d’eau et il se leva à son tour, faisant tomber sa serviette parterre. Il la prit dans ses bras et la serra fort.

-          « Je suis désolé, je suis un abruti mon amour. » Elle hocha la tête contre son torse. « Je crois que je me suis senti blessé que tu ne me parles pas de ce Mike… Ou du test. » Elle soupira.

-          « Il n’y a rien à dire, il est dans ma classe et il a fait un pas vers moi quand on n’était plus ensemble et malgré la promesse que je t’ai faite, je l’ai rejeté. Et pour le test, je ne voulais pas t’inquiéter alors qu’il n’y avait rien… »

-          « J’ai tellement peur de te perdre… J’ai encore du mal à croire que la vieille n’est plus là et que tout va bien. » Elle ricana.

-          « Tu préfèrerais qu’elle nous mette des bâtons dans les roues ? » Il secoua la tête, rassuré qu’elle ait retrouvé son sens de l’humour. « Tu ne me perdras pas, je t’aime… Même quand tu te comportes comme le dernier des abrutis ! » Il passa sa main sur sa nuque, il admettait qu’il n’y avait pas été de main morte.

-          « Tu veux toujours aller manger dehors ? » Elle secoua la tête pour dire non.

-          « Je veux juste être dans tes bras toute la nuit, qu’on oublie cet épisode et que tu me fasses oublier mon prénom. » Il sentit son cœur battre plus vite et son sourire s’agrandit.

-          « Je pense que ça peut se faire… » Et il commença à la déshabiller pendant qu’elle le caressait.

 

Il était 21h lorsque le téléphone de Lily se mit à sonner. James grogna et le poussa hors de sa portée. Lily rigola mais ne se laissa pas faire et décrocha pendant qu’il l’embrassait sur le ventre.

-          « Allô ? » Elle se figea, elle entendait sa mère, paniquée, en larme. James sentit la tension et s’arrêta à son tour. « Maman ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » Lily se redressa et laissa James écouter la conversation

-          « Chérie, c’est ton père… Il est à l’hôpital. Il y a eu un incendie à la pharmacie et… Je ne sais pas quoi faire. » Il sauta du lit et commença à s’habiller.

-          « Maman, calme-toi, on arrive avec James, tout ira bien. Tu as prévenu Pétunia ? » Elle entendit des sanglots qui lui retournèrent l’estomac.

-          « Oui, oui je l’ai eu à l’instant, elle arrive avec Vernon. » Lily fut un peu rassurée de savoir que sa sœur allait arriver, ce qui était une première depuis longtemps.

-          « On arrive, je t’aime, il va s’en sortir. » James voyait que sa copine faisait tout pour réconforter sa mère alors qu’elle-même commençait à paniquer. Il lui tendit ses vêtements, elle raccrocha et s’habilla aussi vite qu’elle put, elle sentit les larmes coulées mais essaya de les ignorer. Son petit-ami la prit dans ses bras. « James, il faut faire vite. »

-          « Il faut que tu te calmes chérie, tu n’aideras personne dans cet état. Je sais que tu es inquiète, mais comme tu l’as dit, tout ira bien. » Elle souffla un bon coup et essuya ses larmes.

-          « Tu as raison. Merci. » Il l’embrassa et son baiser avait un goût salé. Ils transplanèrent jusqu’à l’hôpital moldu. Sandra les attendait.

-          « J’oublie à quel point vous pouvez aller vite… » Lily la prit dans ses bras. « Désolée de vous avoir appelé comme ça. Vous n’étiez pas occupé j’espère ? » James se dit que décidemment il n’y avait que les femmes de la famille Evans pour s’inquiéter des autres alors que tout s’écroulait autour d’elles.

-          « Maman, Papa est plus important que notre soirée ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » James prit la mère de Lily à son tour dans ses bras, elle le remercia d’être venu.

-          « Allons-nous asseoir. » Ils s’exécutèrent. « J’étais étonnée de ne pas le voir rentrer vers 19h30, puis je me suis souvenue qu’il devait faire l’inventaire. Tu sais à quel point il est tatillon sur ce genre de chose… Mais vers 20h30, j’ai reçu un coup de fil, c’était la police ! La pharmacie a brûlée et Henri était encore dedans, inconscient quand les pompiers sont arrivés… » Elle se remit à pleurer, Lily la serra contre elle. « Ils m’ont dit qu’ils l’emmenaient ici et voilà, la suite vous la connaissez… » James était inquiet, il savait que Lily ne se remettrait jamais de la perte de son père, et il l’appréciait énormément également. Une interne arriva vers eux avec un dossier à la main.

-          « Mme Evans ? » Sandra se leva, on pouvait lire l’inquiétude sur son visage.

-          « Oui c’est moi ! Comment va mon mari ? »

-          « Il va s’en sortir. Il s’en est fallu de peu, mais il ne devrait pas avoir de séquelles. » Elle avait un sourire rassurant. Mme Evans était tellement soulagée qu’elle se laissa tomber sur sa chaise.

-          « Mon dieu, merci ! » Pétunia et Vernon arrivèrent à ce moment-là.

-          « Maman ! » Sandra la serra dans ses bras. Vernon resta en arrière, il n’adressa aucun regard à James ou même à Lily. « Comment va-t-il ? » Sandra la rassura, il allait s’en sortir. Lily se laissa aller dans les bras de James, qui lui embrassa le front, en signe de soutien. Pétunia sembla réaliser que sa sœur était là et lui fit un signe de la tête pour la saluer. L’interne attendait qu’ils aient terminé pour continuer.

-          « Vous pourrez aller le voir, mais pas tous en même temps, je dirais par deux ou trois, maximum. » Tout le monde hocha la tête, la mine basse. Vernon se tourna vers Sandra et dit d’un air peu aimable :

-          « Nous devrions passer en premier avec Pétunia, nous avons de la route à faire. » James serra les dents et les poings, comment osait-il ? Lily posa sa main sur son épaule.

-          « Pas de soucis, allez-y, Maman tu devrais aller avec eux. » Sandra était gênée, elle n’osait rien dire.

-          « Tu es sûre ma chérie ? » Elle fit signe que oui. Elle lui fit un énorme bisou sur la joue et lui dit à tout à l’heure. James n’en revenait pas, elle laissait toujours sa sœur gagner !

-          « Lily… » Elle posa un doigt sur ses lèvres et l’embrassa.

-          « Je sais ce que tu vas dire. Mais ce soir, je ne veux pas me battre, peu importe qui passe en premier, je veux juste qu’il aille bien. » Il ouvrit ses bras et elle se logea dedans. « Merci. » Il soupira.

-          « Tu n’as pas besoin de me remercier, c’est normal que je sois là avec toi. J’adore ton père, je serais venu même si on n’avait plus été ensemble. » Elle le regarda, surprise.

-          « Même après l’épisode de la batte de base-ball ? » Il sourit et acquiesça.

-          « Même s’il m’avait frappé avec, je l’aurais mérité. » Elle pouffa.

-          « Tu n’y étais pour rien, et crois-moi, il s’en voulait énormément après ça… » Il hocha la tête, il s’était excusé des tonnes de fois depuis qu’ils s’étaient remis ensemble. Il soupçonna d’ailleurs qu’il avait accepté qu’elle vive avec lui pour se faire pardonner, dans un sens.

-           « Il va bien, il pourra de nouveau faire des blagues que je ne comprendrais pas et que tu m’expliqueras lors des repas chez eux. » Elle ria et secoua la tête.

Après une quinzaine de minutes, ils virent Pétunia et Vernon sortir. Lily se leva et se dirigea vers eux, James soupira. Elle essayait tellement fort d’arranger les choses avec eux qu’il l’admirait. Pétunia s’arrêta, contrairement à son mari qui se dirigeait vers la sortie sans un regard en arrière.

-          « Il a pu dire ce qu’il lui était arrivé ? » L’ainée fit la moue.

-          « Il y a eu le feu, il ne se souvient de rien de plus. Maman est restée avec lui, tu ne devrais pas la faire attendre… » Elle regarda derrière elle. « Vernon m’attend. Nous irons voir les parents lorsque papa sera rétabli. » Elle esquissa un sourire à sa sœur et tourna les talons pour rejoindre son mari. Lily sentit James dans son dos et ses bras l’enlacèrent.

-          « J’ignore comment tu fais… »

-          « C’est ma sœur… Quand j’étais petite, avant Poudlard, je voulais être comme elle… » Elle l’entendit grommeler quelque chose comme : heureusement que ça n’a pas été le cas. Elle sourit. « On devrait rejoindre maman. » Il hocha la tête et se détacha d’elle pour lui prendre la main. Ils arrivèrent dans la chambre, Henri Evans avait des bandages autour de la tête et du bras gauche. Lily ne s’attendait pas à un tel spectacle. Elle lâcha la main de son petit-ami et se précipita vers son père, sa mère était assise à côté de lui.

-          « Oh Merlin, je n’imaginais pas que c’était aussi grave ! » James devait bien admettre que l’apparence du père Evans n’avait rien de rassurante.

-          « Oh James, tu es là aussi ! Merci d’être venu. » Henri ne tournait pas trop la tête, le sorcier se mit dans son champ de vision afin que ce soit plus facile pour lui.

-          « Je ne voyais pas les choses autrement, Henri. Comment vous sentez-vous ? » Le blessé essaya de lever les bras pour dire que tout allait bien mais grimaça.

-          « Henri ! Reste tranquille ! » Sa femme était rassurée de voir qu’il allait assez bien pour refaire des bêtises mais elle ne voulait pas qu’il aggrave ses blessures. Lily toucha sa main qui n’était pas bandée et il la serra.

-          « Papa, tu ne te souviens de rien ? » Il soupira.

-          « Je ne voulais pas le dire devant Pétunia et son mari, mais j’ai vu quelque chose avant de tomber inconscient. » Lily se redressa, intriguée. « Au début, j’ai cru que la fumée m’avait intoxiqué et que j’avais rêvé… Mais je sais ce que j’ai vu. » Lily serra sa main.

-          « Qu’as-tu vu ? »

-          « Ce que tu nous as montré en photo une fois, petit, habillé d’une taie d’oreiller sale. Je ne me souviens plus du nom… »

-          « Un elfe de maison ? » James était intervenu, effaré.

-          « Oui, voilà ! Je l’ai vu. J’étais dans l’arrière-boutique en train de faire l’inventaire. Et j’ai entendu un petit bruit. J’ai cru à un cambrioleur alors je suis retourné à l’avant. J’ai vu des flammes au début et au moment où j’ai voulu prendre l’extincteur, j’ai senti un coup derrière ma tête. Je suis tombé et au moment où je me redressais, je l’ai vu. Il se tenait là et marmonnait des choses. » James eut un horrible pressentiment. Il s’approcha de sa petite-amie et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Elle hocha la tête, pensant qu’il avait raison.

-          « Henri, je voulais votre accord. Ma mère a une possibilité que peu de sorciers ont, elle est legimens, elle peut lire les pensées, actuelles, passées… J’aimerais qu’elle regarde votre souvenir pour que l’on puisse identifier l’elfe qui vous a fait ça. » Ce dernier ne savait pas trop quoi en penser, il se tourna vers sa fille pour lui demander son avis. Lily le rassura.

-          « Tu ne crains absolument rien et on pourra enfin tirer les choses au clair. » Alors son père donna son accord. James se dépêcha de se rendre au manoir. Il était tard, il espérait qu’elle n’était pas couchée. Heureusement, elle lisait dans son petit salon privé et son mari était à côté en train d’écrire son courrier. Il s’arrêta en le voyant.

-          « James ?! Qu’est-ce que tu fais ici à cette heure ? » Louisa s’était levée et interrompit son mari.

-          « Le papa de Lily est à l’hôpital William. » James hocha la tête, il n’aimait pas quand elle faisait ça sur lui, mais cela n’avait pas d’importance.

-          « J’ai besoin de votre don mère, il a été attaqué et je veux savoir par qui. » Elle lui fit signe de partir devant, William sur leurs talons.

Henri était nerveux lorsqu’il vit Louisa s’approcher de lui, les mains tendues. Elle toucha ses tempes, juste en-dessous de son bandage. Elle ferma les yeux et Henri se détendit immédiatement, comme s’il était concentré. Sandra regardait la scène et ne savait que penser. Au bout d’une minute, Louisa lâcha le front du blessé. Elle avait un air triste, elle se tourna vers son fils et son mari.

-          « C’était Dinky… James avait raison. » Lily était choquée, comment avait-il osé ?! James serra les poings, il aurait préféré se tromper. Henri et Sandra étaient complètement perdus.

-          « C’est qui Tinky ? » Lily s’approcha d’eux et corrigea son père.

-          « Dinky. C’est l’elfe de la famille Potter. » William passa sa main dans ses cheveux, lui rappelant son fils aux yeux de la jeune femme.

-          « Je crois qu’il obéit encore d’une manière ou d’une autre à ma mère… Je vais régler cela, ne vous en faîtes pas ! » James serrait tellement la mâchoire qu’elle lui faisait mal. Encore une fois, la mégère avait réussi à faire du mal autour d’elle ! Louisa posa sa main sur son épaule et s’adressa à la famille Evans.

-          « Nous sommes désolés, elle est en prison et malgré cela, elle continue à vous atteindre. » Sandra éclata en sanglot, se rappelant à quel point ils étaient impuissants face à elle. Louisa devança Lily et la prit dans ses bras, lui murmurant des choses à l’oreille qui eurent l’air de l’apaiser un peu. Elle lui chuchota un Merci que Mme Potter balaya d’un geste de la main. « Ne me remerciez pas ! Je vous assure, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle vous laisse tranquille. » Lily avait rarement vu Louisa aussi déterminée et sérieuse qu’à ce moment-là. Elle sentit James se rapprocher d’elle et la prendre dans ses bras. Il lui murmura qu’il était temps de laisser son père se reposer. Elle acquiesça, de toute façon, il n’y avait rien de plus à faire ce soir. Elle lui demanda si sa mère pouvait venir dormir chez eux, ce qu’il accepta bien entendu. Sandra était touchée et ravie de ne pas être seule cette nuit.

-          « Merci. » Lily leva les yeux au ciel.

-          « On n’allait quand même pas te laisser seule dans un moment pareil Maman ! »

-          « Nous avons une chambre de libre, vous pouvez y rester le temps qu’Henri se remette et sorte d’ici. » Ajouta James. La jeune fille rousse se tourna vers lui, les yeux brillants. Il était parfait, elle n’avait pas les mots pour lui dire à quel point elle était reconnaissante. Il l’embrassa sur le sommet du crâne puis serra la main de son père pour lui souhaiter un bon rétablissement. Henri était heureux que sa femme soit avec eux.

-          « J’espère pouvoir sortir vite d’ici, mais je suis rassuré que tu ailles avec eux chérie. Merci James, vraiment. » Il secoua la tête.

-          « Je me sens responsable de ce qui vous est arrivé Henri, ne me remerciez pas, c’est naturel. » Lily le frappa sur l’épaule. « Hey ! »

-          « Idiot, tu n’y es pour rien du tout ! » Son père ajouta en effet, qu’il ne leur en voulait absolument pas à lui et sa famille. Les parents de James lui en furent reconnaissant et prirent congé, après avoir promis à Mme Evans de venir les voir prendre le thé, après le coup manqué de la dernière fois. Louisa ajouta même qu’ils étaient les bienvenus au manoir, ce qui toucha la moldue.

 

 Dès le lendemain matin, William donna un vêtement à Dinky, le congédiant en le menaçant de ne pas essayer de recontacter son ancienne maîtresse. Ce dernier avait éclaté en pleurs, disant qu’elle lui avait ordonné de s’en prendre aux moldus si quelque chose venait à lui arriver. Mais le chef de famille n’avait pas été attendri par ses larmes, au contraire, il lui avait dit de déguerpir au plus vite. Il avait ensuite écrit à son fils pour lui annoncer que les Evans étaient enfin hors de danger pour de bon. Lily était soulagée et avait répondu par hibou qu’elles les remerciaient pour tout, sa lettre était accompagnée par de nouvelles graines : des lys. Louisa avait répondu dans l’heure, la remerciant chaleureusement et les invitant la semaine prochaine avec ses parents.

 

Les trois jours passés avec James et Lily, fit un bien fou à Sandra. Elle allait tous les jours voir son mari qui reprenait du poil de la bête et il était heureux de voir que sa femme passait des bons moments avec sa fille et son petit-ami. James lui avait dit qu’elle n’avait rien à faire et elle se sentait comme en vacances. Il faisait tout pour qu’elle se sente comme chez elle, comme elle l’avait fait pour lui et cela la touchait énormément. La mère et la fille se voyaient tous les midis pour déjeuner ensemble pendant la pause de l’étudiante.

-          « Ton père sort demain matin… » Lily coupait sa viande et sourit à ses mots.

-          « Il devait en avoir marre d’être cloué au lit ! » Sandra pouffa, elle avait raison.

-          « Ah, ça, tu n’as pas idée, c’est le même refrain à chaque fois que je le vois… » Elle prit une bouchée de sa salade et reposa ses couverts. « Je t’avoue que je suis un peu triste de retourner à la maison, votre appartement est tellement charmant et l’hôte est d’une incroyable gentillesse… » Lily rougit, non pas de gêne, mais de plaisir. Elle avait remarqué les efforts de son petit-ami pour que sa mère oublie ses soucis et il ne voulait pas souffrir de remerciement.

-          « Il vous apprécie beaucoup, je suis ravie de voir que c’est réciproque… » Sa mère bu un peu de son vin avant de continuer.

-          « Qui ne l’aimerait pas ? Il est fou de toi, je le sens quand vous êtes dans la même pièce ou quand il parle de toi quand tu n’es pas là… » Lily sentit son sourire s’agrandir, elle était tout aussi folle de lui. « Il prend soin de toi, veille à ce que tu ne manques de rien… Et le plus important, il te rend heureuse ! Je ne t’ai pas vu aussi radieuse depuis que tu as reçu ta lettre pour t’annoncer que tu allais à Poudlard. » Cette fois, sa fille rougit de gêne, elle mangeait sans rien dire. Sandra eut peur d’avoir été trop loin mais Lily aborda le sujet de la vie maritale de sa sœur et de son nouveau beau-frère.

 

Le lendemain matin, Sandra embrassa longuement sa fille mais lorsqu’elle prit James dans ses bras, il eut le droit à un câlin très long.

-          « Je te suis très reconnaissante, si tu savais, et Henri aussi. »

-          « Je n’ai rien fait Sandra, à part faire exactement ce que vous avez fait pour moi. Et quand bien même, vous êtes toujours les bienvenus ici. » Il avait un air sérieux, qui voulait dire qu’il le pensait. « Nous passerons vous voir très bientôt. » Il la regardait d’un air appuyé. Sandra sembla comprendre le message.

-          « Bien sûr, avec plaisir. Je ferais le gigot d’agneau que tu avais aimé. » Lily leva les yeux au ciel, ça y est, maintenant c’était le plat préféré de James qu’elle allait cuisiner. Elle embrassa sa mère sur le pas de la porte et attendit qu’elle soit partie pour la refermer.

-          « Et bien, on peut dire que tu lui as tapé dans l’œil. » Elle avait croisé les bras d’un air boudeur. Il secoua la tête en souriant.

-          « Je t’ai déjà dit, je ne suis pas attiré par les plus femmes plus âgées… » Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes et elle soupira en décroisant les bras et les passa autour de son cou pour le rapprocher. Depuis le coup de fil de Mme Evans, ils n’avaient pas eu l’occasion de se retrouver tous les deux. Malheureusement, ce que redoutait la jeune fille avait fini par arriver, la rassurant davantage.

-          « Désolée chéri… Mauvais timing. » Il soupira contre ses lèvres, et s’écarta en râlant. Il aurait dû s’en douter après tout. Maintenant que son père était rétabli et que ses examens étaient presque finis, elle était beaucoup plus détendue.

-          « Ce n’est que partie remise Miss Evans ! » Elle l’embrassa rapidement et alla dans le bureau pour continuer à réviser. Elle n’avait plus que deux examens et c’étaient ses matières préférées, potion et sort de guérison des plaies. Après plus de deux heures, elle entendit James frapper.

-          « J’ai invité Sirius et Remus pour venir boire un verre ce midi, j’espère que ça ne te dérange pas… On te laissera travailler. » Il avait un air ennuyé, comme s’il se demandait s’il n’aurait pas mieux fait de lui demander avant de le faire. Elle pouffa devant sa tête.

-          « James, tu as le droit de voir tes amis pendant que je travaille tu sais ? » Elle se leva et s’approcha de lui. « Et puis, une petite pause ne me fera pas de mal. J’ai l’impression que ça fait des années que je ne les ai pas vus ! » Il lui sourit, il avait tellement de chance qu’elle soit aussi compréhensive.

-          « Je vais juste acheter de quoi boire et grignoter, je reviens dans 30 minutes. Tu as besoin de quelque chose ? » Elle secoua la tête négativement. Le jeune homme lui sourit et transplana après avoir mis sa veste.

 

Il arriva devant sa destination. La maison des Evans. Il savait qu’ils venaient de rentrer, mais il ne pouvait plus attendre. Il frappa à la porte et vit Henri ouvrir, ravi de le voir.

-          « James ! Eh bien, tu ne perds pas de temps… » Il n’était pas dupe, il savait pourquoi il était là.

-          « Comment allez-vous Henri ? » Il lui serra la main et l’invita à entrer.

-          « Je vais bien, je suis sur pied et ma femme ne tarit pas d’éloges sur ton hospitalité, je suis jaloux… » James sourit à ses mots et l’accompagna dans son bureau. Ce même bureau qu’il avait connu il y avait bientôt deux ans. Henri s’assit sur son bureau mais n’essaya pas de l’impressionner comme la première fois et croisa les bras d’un air amusé. « Je t’écoute, mon garçon. » James avait pensé et repensé à ce qu’il allait dire.

-          « Vous savez à quel point je tiens à elle, on en a bavé, elle a eu des épreuves que j’aurais tellement voulu lui éviter… J’avoue que quand je lui ai demandé d’être ma petite-amie, je ne pensais pas que je deviendrais plus fou d’elle que je ne l’étais déjà, mais c’est le cas. J’aime votre fille, mais c’est plus que ça, j’ai besoin d’elle. Comme j’ai besoin de respirer, elle est ma lumière dans l’obscurité de cette guerre et j’espère être l’épaule sur laquelle elle pourra se reposer quand elle en aura besoin. Elle sera toujours votre fille, mais je voudrais votre bénédiction pour qu’elle devienne Lily Potter. » Henri ne laissait rien paraître, il entendit un petit bruit et réalisa que sa femme avait tout écouté derrière la porte et pleurait d’émotion. Il devait avouer que son discours était tellement sincère et émouvant qu’il était touché. Il l’aimait, il n’y avait aucun doute là-dessus, même s’il le savait déjà. Il chercha ses mots, il ne voulait que le bonheur de sa fille.

-          « Eh bien, je ne peux pas dire que ton petit discours n’était pas touchant. Tu sais déjà ce que je pense de toi, tu es quelqu’un de bien. Je t’avoue qu’après le passage de Mafalda, je me suis demandé si tu étais celui qu’il lui fallait… » James sentit son ventre se contracter, il ne pouvait pas le blâmer, n’importe quel père voudrait protéger sa fille d’une telle famille. « Mais, je vois à quel point elle est heureuse avec toi, tu t’assures qu’elle ne manque de rien… De toute façon, elle est tellement têtue que je ne pourrais jamais lui refuser quoique ce soit, bon courage avec ça. » Il vit le sourire de James s’agrandir.

-          « Est-ce que cela veut dire… ? » Henri s’approcha de lui et le tapa sur le bras en lui serrant la main.

-          « Je te donne ma bénédiction, pose-lui la question et rends la plus heureuse qu’elle ne l’ait déjà. » Le jeune sorcier était aux anges.

-          « Je m’y emploierais, je vous le promets, à chaque jour qu’on passera ensemble. » Henri le tapa une nouvelle fois sur le bras et ils sortirent de la pièce. Sandra sauta sur James et l’enlaça.

-          « Oh, je suis tellement heureuse ! » Elle pleurait de bonheur, le maraudeur était heureux également mais essaya de la raisonner, elle n’avait pas encore dit oui. « Oh, je ne m’en fais pas pour ça, elle se considère déjà comme ta femme, je le sais. » Il fut touché de cette assurance, il lui fit une bise sur ses deux joues mouillées. Il regarda sa montre, il avait dix minutes pour faire quelques courses pour que la jeune femme ne se doute de rien.

-          « Merci, je dois filer, nous nous reverrons très bientôt, avec, je l’espère une bonne nouvelle à vous annoncer. » Henri lui serra une nouvelle fois la main et le raccompagna jusqu’à la porte. Le jeune homme était heureux que ce se soit si bien passé.

 

Sirius arriva en dernier comme à son habitude. Apparemment, certaines choses ne changeraient jamais. Il fit la bise à la jeune femme rousse et serra la main à Remus. James revint de la cuisine avec un plateau avec des verres et des gâteaux apéritifs. Il était content de le voir, cela faisait longtemps. Il lui fit une accolade comme ils avaient l’habitude de faire et le maraudeur rejoignit sa petite-amie qui était en discussion avec Remus.

-          « Je te jure, ils sont dessus en ce moment-même ! » Remus avait un air surpris et curieux. James les interrogea sur le sujet de leur conversation. « Je parlais d’une potion qui est en train de passer les tests, c’est pour que les lycanthropes puissent passer une pleine lune tranquille et sans douleurs. » Les deux maraudeurs étaient surpris, c’était une excellente nouvelle ! Mais ils connaissaient Remus, et ce dernier ne comptait pas espérer avant d’avoir la potion devant lui.

-          « C’est une bonne chose, j’espère que ça fonctionnera. » Murmura Lunard. Elle posa sa main sur son bras, elle y croyait pour eux deux et il pouvait le sentir. Il jeta un regard à James comme pour leur faire passer un message. Il était temps qu’elle sache pour eux. Sirius était content cette fois-ci, de la mettre dans la confidence. Il se leva et se rapprocha d’elle.

-          « Il y a quelque chose que l’on doit te dire Lily. Il faut que tu nous promettes de n’en parler à personne, mais je suis sûr que tu garderas notre secret. » Elle le regarda, surprise d’une telle confiance mais lui sourit, elle était touchée. James se leva et se dirigea vers le couloir, il avait besoin de place. « Lorsque nous avons appris pour Remus, nous avons décidé de l’aider, un peu à notre manière. »

-          « Comment avez-vous fait ? » Remus prit la parole.

-          « Tu te rappelles le devoir sur lequel nous t’avons aidé ? » Elle hocha la tête et sembla réaliser ce qu’il était en train de dire.

-          « Vous êtes des… Merlin, vous vous… ANIMAGI ?! » Elle jura en se levant et faisant les cent pas. « Je le savais ! Je savais que vous ne pouviez pas savoir tout ça juste pour un devoir ! » Elle se rassit, sous le choc. « Merlin, c’est de la très grande magie… Vous avez réussi à Poudlard ? Sous le nez de Dumbledore ?! » James hocha la tête.

-          « Nous avons commencé à travailler très tôt, et nous avons fait notre première transformation en 5ème année… »

-          « A 15 ans ?! » Elle était choquée, clairement, elle ne pouvait pas imaginer un tel talent pour la métamorphose. « Vous vous transformez en quoi ? Et pourquoi vous gardez le secret, vous pourriez juste vous enregistrer sur le registre… Ah non, avec ce secret, si vous le révélez, vous révélez aussi celui de Remus bien sûr… » Remus se retenait de rire, elle faisait les questions et les réponses à une vitesse folle. Sirius pouffa et se transforma devant elle. Le grand chien noir avait la langue qui pendait et il frotta sa truffe contre ses mains. « Oh ! Patmol ! Je n’étais pas loin dans mon raisonnement… » Elle se tourna vers son amoureux qui s’était transformé entre temps. « Un cerf ? Comme ton patronus. » Elle se leva et alla le caresser. « Comme tu es beau et majestueux. » Le cerf inclina sa tête en faisant attention à ne pas la frapper avec ses bois. Sirius était redevenu lui-même.

-          « Bah voyons, il n’y en a que pour Bambi de toute façon. » Elle explosa de rire tout en continuant de caresser l’animal. Puis il redevint James et sa main caressait désormais sa joue.

-          « Je voulais te le dire dans le Poudlard Express, quand tu as avoué savoir pour Remus. Mais on s’était dit qu’on te protégeait d’un côté en te laissant dans le noir. Nous risquons Azkaban et je ne voulais pas que tu deviennes complice… » Elle fut soulagée de voir que ce n’était pas un manque de confiance en elle.

-          « Merci, de me l’avoir dit finalement. Votre confiance en moi me touche énormément, je ne vous décevrais pas. » Il la prit dans ses bras et l’embrassa doucement. Il le savait, il lui confierait sa vie. Il n’avait plus qu’à aller chez ses parents pour aller chercher la bague. Il voulait lui demander pour son anniversaire qui approchait à grand pas, il était nerveux mais les paroles de Sandra lui revinrent en mémoire, elle l’aimait, il n’avait aucune raison de croire qu’elle ne dirait pas oui.

 

Lily était aux anges, les examens étaient finis et ses professeurs avaient été très encourageants concernant ses résultats. Elle avait hâte de rentrer et de passer enfin du temps avec son homme, cela lui avait semblé une éternité ! Mais il ne s’était pas plaint, il l’avait laissée travailler et elle avait apprécié. En plus, aujourd’hui, c’était l’anniversaire de James, raison de plus pour passer la soirée ensemble. Elle avait loupé celui d’il y a deux ans et celui de l’an passé, elle n’allait pas passer à côté de celui de cette année. Elle l’avait réveillé en lui souhaitant et il lui avait fait un sourire qui aurait fait fondre les banquises de l’Antarctique.

-          « Je t’enlève ce soir, je t’invite au resto. » Il n’avait rien dit de plus et elle avait hoché la tête, ravie. Elle transplana jusqu’à chez elle et fut surprise de voir que l’appartement était vide. Sur le comptoir, un paquet et un mot de la part de son petit-ami. Tu me ferais le plus grand honneur de porter ce cadeau ce soir, rejoins-moi à 19h30 à la Rose Enchantée. Je t’aime. Elle rougit, c’était SON anniversaire et c’est lui qui lui offrait des cadeaux, c’était le monde à l’envers. Elle leva les yeux au ciel en ouvrant le paquet. Elle prit le tissu et déplia la plus belle robe qu’elle n’ait jamais vu. Elle reconnu immédiatement la patte de Louisa et la serra contre elle. Elle s’était surpassée encore une fois. Elle était de couleur bleu nuit et étincelait de milles feux. Elle était fluide tout en mettant ses formes en valeur et tombait élégamment jusqu’au-dessus des genoux. Moins solennel que la première, mais tout aussi belle. Elle prit une douche et l’essaya. Elle se maquilla légèrement, elle avait appris le basique pour pouvoir le faire seule. Elle voulait qu’il tombe à la renverse. Elle regarda l’heure, il était 19h26, elle allait être en retard !

James de son côté, commençait à s’inquiéter, il attendait devant le restaurant, le plus chic de la ville, il avait dû faire jouer ses relations et celles de son père pour avoir une réservation sur un temps aussi court. Et elle était en retard… Peut-être qu’elle se doutait de quelque chose, peut-être qu’elle ne viendrait pas… Il allait transplaner jusqu’à chez lui lorsqu’il la vit. Son cœur cessa de battre. Elle était sur le trottoir d’en face, elle portait la robe qu’il lui avait offerte, elle était magnifique. Elle traversa la rue et s’approcha de lui. Il ne pouvait plus parler, comme au bal de Noël. Elle le remarqua et lui dit :

-          « Tu n’es pas mal non plus. » Il pouffa et l’embrassa. « Joyeux Anniversaire mon amour. » Son cœur accéléra sa course, ce serait son plus bel anniversaire, mais ça, elle ne le savait pas encore. Il l’invita à entrer, un serveur leur ouvrit la porte et elle sembla réaliser où ils étaient. « Merlin, James, tu es fou, cet endroit est extrêmement luxueux ! » Murmura-t-elle. Il secoua la tête et lui prit la main.

-          « C’est mon anniversaire, tu n’as rien à faire à part te régaler et passer un bon moment avec moi. » Elle lui fit les gros yeux, comme si ce n’était pas possible que ce soit autrement. Le serveur leur montra une table un peu en retrait, ils avaient un peu d’intimité et James donna un pourboire au jeune homme qui le remercia. Il tira la chaise de sa petite-amie et prit place face à elle. Il pouvait sentir l’écrin dans sa poche, il espérait qu’elle n’y ferait pas attention. Il voulait que la surprise soit totale. « Comment s’est passée ta journée mon cœur ? » Il avait mis sa main sur la sienne sur la table et la caressait avec son pouce.

-          « Et bien, j’ai deux professeurs qui ont pu me dire que j’avais de bonnes chances de passer en deuxième année à la rentrée. »

-          « C’est une excellente nouvelle ça ! On doit trinquer ! » Il sortit la bouteille qui était dans un seau de glace et versa dans les verres. Il leva le sien et la regarda dans les yeux. « Je suis tellement fier de toi, si tu savais. » Elle rougit. « Toi qui avais peur de ne pas être à la hauteur, tu seras la meilleure médicomage que le monde magique ait connu ! » Elle trinqua avec lui et bu une gorgée. Elle n’avait jamais goûté quelque chose d’aussi bon.

-          « Merci. » Le serveur revint avec des menus et fit la moue en voyant qu’ils s’étaient servis tout seuls. James leva la main en plaidant coupable avec un sourire. Le serveur les laissa faire le choix.  « Il n’avait pas l’air heureux que tu lui mâches le travail. » Il pouffa et regarda le menu toujours une main sur la sienne. Il regardait le menu mais ne le voyait pas. Il réfléchissait à quel moment ce serait le meilleur moment de lui demander. « Hum, un risotto de St Jacques, qu’est-ce que ça doit être bon, je crois que je vais prendre ça… Tu as vu quelque chose qui te plaisait ? » Il baissa son menu et lui fit un sourire malicieux.

-          « Oui, mais malheureusement, elle n’est pas sur le menu. » Elle devint aussi rouge que ses cheveux le faisant rire plus fort. « Je pense que je vais prendre la même chose que toi, c’est vrai que c’est tentant. » Elle le regarda avec un regard brulant. Il passa sa langue sur ses lèvres.

-          « James, si tu commences ce genre de sous-entendu, on n’arrivera jamais au dessert… » Il sourit de toutes ses dents, il aimait quand elle était franche comme cela avec lui.  

-          « Ce serait dommage, apparemment leur fondant au chocolat est réputé. » Elle pouffa et frappa sa main qui était sur la table. Merlin, il la rendait folle et il le savait.

Ils mangèrent dans la bonne humeur, malgré la nervosité du jeune homme, elle passait une excellente soirée, sans se douter de rien.

-          « Je crois que je ne pourrais plus rien avaler… » Elle se tapait le ventre comme si celui-ci était énorme. « C’était assez copieux. » Il hocha la tête, il était également calé.

-          « Donc pas de dessert ? » Elle lui fit un sourire mutin.

-          « Pas celui qui est sur le menu. » Elle passa sa langue sur ses lèvres et James su qu’elle était la femme de sa vie. « Mais avant qu’on parte, j’ai quelque chose pour toi. » Il était surpris.

-          « J’ai un cadeau ? » Elle releva la tête vers lui.

-          « Bien sûr, c’est ton anniversaire, idiot. » Elle lui tendit un petit paquet. Il s’en saisit immédiatement et commença à l’ouvrir. C’était un cadre photo, il le retourna. C’était une photo d’eux lors des 100 ans de la vieille. Ils dansaient et riaient, Sirius avait dû prendre la photo à leur insu. Il la trouva magnifique.

-          « Merci, vraiment, je l’adore. » Elle rougit, gênée.

-          « Ce n’est pas grand-chose, je ne savais pas trop quoi t’offrir, Sirius m’a parlé de la photo… J’ignorais qu’il en avait pris pendant la fête, enfin à part celle de la tête de la mégère. » Il pouffa, se rappelant de ce moment. Il posa le cadre sur la table et l’embrassa pour la remercier en se levant légèrement.

-          « Ça me touche beaucoup, elle est géniale. » Il savait que c’était le moment, il ne pouvait pas passer à côté. Il sortit l’écrin de sa poche et le posa sur la table devant elle. Elle resta interdite, se demandant ce qu’il fabriquait. Il mit un genou à terre à côté d’elle et lui prit la main pour la poser sur son cœur. « Lily, on a traversé tellement d’épreuves, je crois qu’on a montré au destin qu’il pouvait aller se faire voir. Je ne veux plus jamais être séparé de toi, je veux qu’on passe chaque jour qu’il nous reste à vivre, ensemble. Est-ce que tu me ferais l’honneur de devenir ma femme ? » La jeune femme était bouche-bée et elle sentit des larmes coulées sur ses joues. Il attendait, sentant que des regards les fixaient.

-          « Oui, bien sûr que oui ! » Il fut soulagé, il se releva et l’embrassa à pleine bouche sous les applaudissements des clients autour d’eux. Il prit la bague qui était dans l’écrin et lui passa au doigt. Lily n’en revenait pas, elle était sublime. Elle était en or pur, avec trois émeraudes au milieu, simple mais élégant.

-          « Je vais payer et on va fêter ça à la maison ? » Elle hocha la tête et décida de se rendre aux toilettes pour essuyer ses larmes et se redonner contenance. Ils se séparèrent après un dernier baiser.

10 minutes après, dans l’appartement, ils se laissèrent aller à leurs sentiments. La robe de Lily tomba la première, il dû faire appel à toutes sa volonté pour ne pas la prendre dans l’entrée. La jeune femme n’aurait pas dit non, mais il ne voulait pas que cette nuit soit banale, il voulait que ce soit la plus belle de leur vie. Elle le sentit la pousser vers la chambre et elle grogna, c’était trop loin. Son fiancé sourit contre ses lèvres, comprenant que sa future femme était impatiente.

Il était au paradis, elle avait dit oui et ils s’étaient surpassés ! Jamais il n’avait pu espérer atteindre une extase pareille et pourtant c’était arrivé. Et elle pensait exactement la même chose. Elle était collée à lui dans le lit, reprenant sa respiration, elle observait sa bague de fiançailles, elle n’arrivait toujours pas à y croire.

-          « Est-ce que je suis en train de rêver ? » Il se rappela la première fois où elle lui avait dit la même chose au manoir et comment cela avait fini.

-          « Tu ne rêves pas, tu es condamnée à me supporter toute ta vie. » Elle pouffa.

-          « Bah, au pire, il y a le divorce… » Il éclata de rire en la chatouillant au passage.

-          « Non mais dis donc, on n’est pas mariés que tu penses déjà au divorce ! » Elle sourit de toutes ses dents.

-          « Bien sûr, puisque je ne t’épouse que pour ton argent. » Il rejeta la tête en arrière, elle le désarmait comme à chaque fois qu’il la cherchait un peu. Il secoua la tête en la regardant.

-          « Si tu me quittes, tu n’auras pas un gallion. » Elle prit un air outré, et mit sa main sur la poitrine.

-          « Bon, je vais rester avec toi alors. » Il l’embrassa pour la faire taire, qu’est-ce qu’elle pouvait dire comme bêtises. « Tu as bien choisi la bague, elle est magnifique. » Il lui expliqua qu’il n’avait rien choisi du tout. « Tu l’as achetée dans une pochette surprise ? »

-          « Mais non ! Ecoute-moi, au lieu de dire des âneries. Cette bague est dans la famille Potter depuis des générations. Je dirais huit, mais c’est peut-être plus. Chaque femme qui est fiancée à un Potter la reçoit. Ma mère l’a gardée pour l’occasion où je me marierais avec la femme de ma vie. Ce qui est le cas. » Elle ouvrit des yeux immenses, choquée.

-          « Tu veux dire que j’ai sur le doigt une bague qui a plus de valeur que tous les bijoux du monde réunis ?! Merlin, j’espère ne pas la perdre. » Elle s’arrêta, son cœur se serra. « Est-ce qu’Héléna a… » Il secoua la tête.

-          « Elle ne l’a pas eue, ma mère a pensé qu’elle ne la méritait pas, malgré les suppliques de la mégère. Elle n’a jamais lâché l’affaire. »

-          « Et pour moi, elle a dit oui ? » Il sourit.

-          « Non seulement elle a dit oui, mais c’est elle qui a proposé… » Il se souvint quand il avait annoncé à ses parents qu’il comptait la demander en mariage, Louisa avait été tellement heureuse pour eux. Lily était touchée par ce geste, elle se promit de remercier la mère de James comme il se doit. « Merci. » Elle le regarda droit dans les yeux et se demanda pourquoi il la remerciait. « Merci d’avoir dit oui, encore. » Elle pouffa et enfouit sa tête dans son cou.

-          « Je t’aime idiot, je n’aurais jamais pensé une seule seconde à répondre Non. » Elle était tellement sérieuse qu’il sentit son cœur battre plus vite et il se jeta sur sa bouche, la dévorant, son désir pour elle était sans limite, son amour pour elle était infini. Et il voulait lui prouver jusqu’à son dernier jour.

 

Note de fin de chapitre :

Voilà, j'espère que ça vous a plu, la suite très bientôt! Merci de m'avoir lue.

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