S'identifier | | Identifiants perdus | S'enregistrer |
Lien Facebook

En savoir plus sur cette bannière

News

128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sur tous les chemins - Partie I : Le cygne noir par lecrivainechameleon

[2 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Je vous présente « Sur tous les chemins » une fan fiction qui raconte le parcours de vie de plusieurs personnages originaux créés par mes soins. L’histoire se passe en parallèle de celle d’Harry, mais j’ai essayé de prendre un peu le contre-pied de J.K Rowling en me centrant sur le point de vue de mes personnages, plutôt que ceux du trio d’or.

 

J’ai déjà terminé d’écrire, donc oui il y a une fin ! Pour être plus précise, il s’agit même d’une série en plusieurs parties :

I. Le cygne noir

II. Les potionistes

III. La chair et le sang

 

La première partie est relativement tout public sauf peut-être un ou deux chapitres. En revanche, il y a plus de scènes de violence dans les parties II et III. Donc si vous êtes très jeunes ou très sensible à la violence, ma fan-fiction ne sera peut être pas pour vous. Mais rassurez-vous j’ai décidé de mettre des avertissements au-dessus des chapitres concernés en plus des rating d’HPF. Comme l’histoire est assez longue -200 pages word ^^’- , j’essayerais de vous faire des résumés régulièrement dans les notes de chapitre.

 

Petite précision, j’ai travaillé plusieurs années sur cette fan fiction. J’ai aussi fait plusieurs relectures orthographiques, mais le texte est tellement long que certaines coquilles m’auront forcément échappé -à mon grand désespoir-. Je vous priai donc de rester courtois et constructif dans vos reviews sur l’histoire et l’orthographe. Bon, on est entre nous et c’est les règles du site, mais ça va mieux en le disant.

 

Allez, c’est parti !!! J’espère que ça vous plaira.

PS: J'ai créé une page facebook pour vous prévénir quand les chapitres seront en ligne sur HPF, n'hésitez pas à vous abonner :) => Sur tous les chemins - fan fiction Harry Potter - Accueil | Facebook

Note de chapitre:

 

Le premier chapitre nous présente une drôle de famille dans le village Silver Now et la naissance d’une amitié contrariée...

 

 

C’était un jour pluvieux dans une maison grise. Amanda Jones venait péniblement de mettre au monde deux enfants, une fille et un garçon. À bout de force, la jeune femme prit son fils dans ses bras. Comme il était beau. Bientôt il serait un jeune homme fier et solide. Elle lui sourit et il lui rendit son sourire complice. L’infirmière lui tendit sa fille. Qu’elle était maigre ! Elle caressa doucement la tête de l’enfant, puis la rendit à la sage-femme, venue à domicile. Cette dernière plaça l’enfant dans son berceau. Si son frère s’était déjà endormi, la nouvelle-née ne dormait pas. Une silhouette bienveillante la regardait gigoter. Le jeune père regardait tendrement sa fille. Voyant qu’elle avait besoin de réconfort, il la prit dans ses bras et l’embrassa sur le front avec tendresse. Patiemment, il berça délicatement l’enfant qui s’endormit. Puis il se tourna vers sa femme, à bout de force, celle-ci avait sombré dans un sommeil profond. Hugh resta longtemps sans rien dire à regarder sa famille. Puis il descendit à la cuisine préparer un thé. Il versa de l’eau dans sa tasse. Soudainement l’homme fondit en larmes. Il venait de voir devant lui le fruit de ses entrailles. Sa femme avait donné une suite à leur amour, une vie, un cadeau inestimable. Ils étaient tous deux si petits. Ils ressemblaient tellement à leurs parents, pourtant ils devraient apprendre à les connaître, se découvrir ensemble. Il faudrait les élever des années avant que ceux-ci ne deviennent enfin des adultes. Il se sentait minuscule devant ces deux petits êtres. Deux petits poids, mais quelle lourde tâche que l’éducation ! C’est alors qu’il s’effraya. Il avait déjà du mal avec lui-même. Combien de fois s’était-il demandé comment faire pour être heureux. Et voilà, que ces petites choses jetées brutalement dans la fureur du monde le prenaient pour béquille. Il ne pouvait pas se permettre de ne pas être à la hauteur. Il se leva et retourna en haut pour les contempler encore dans son émerveillement.

Dans la chambre du premier étage, Amanda s’était réveillée. Elle avait ressenti un profond bonheur en voyant ses enfants. Ils étaient merveilleux, n’est-ce pas ? Quel miracle de les voir ainsi ! Désormais, en les regardant dormir, elle doutait. Se reproduire, était-ce bien raisonnable ? Son fils bougea légèrement, certainement avait-il froid. Elle rabattit délicatement la couverture sur ses épaules. Puis elle jeta un coup d’œil à sa fille, s’assurant qu’elle dormait bien. Elle entendit les pas de son mari dans l’escalier. Elle l’attendait avec impatience car elle se réjouissait de le voir. Il entra l’air d’humeur joyeuse. Voyant qu’elle était réveillée, il s’exclama :

« Te voilà, ma chérie, tu es réveillée. J’espère que tu n’as pas changé d’avis pour les prénoms ?

- On avait dit Hale et Jane, non ? »

Et il approuva d’un signe de tête. Le temps passa. Les deux enfants s’entendaient bien, comme unis par un lien spirituel. Ils jouaient sans cesse ensemble, courant dans les champs, grimpant aux arbres et construisant des cabanes. Le soir, leur père les emmenait voir les vers luisants. Le dimanche, ils allaient ensemble à la pêche aux crabes. C’était toujours Hale qui en ramenait le plus, ce que Jane trouvait exaspérant. Pourtant elle aimait l’air marin, ce mélange d’iode, de vent, de sable et d’algues. Au calme de la pêche, elle préférait les courses le long de la plage et les baignades dans l’eau fraîche. Elle aimait danser avec les vagues, se laisser porter par la mer, jouer à la sirène. Ils rentraient les pieds ensablés et muni de grands seaux. Généralement, leur mère ne faisait aucun commentaire ni dans le sens du reproche ni dans celui de la félicitation. Elle se contentait de jeter les crabes dans l’eau bouillante, sans se poser de question.

Un jour, que les enfants jouaient aux échecs moldus sous le regard de leur mère, rare attention qu’elle leur accordait, Hale fit tomber une reine. Amanda s’attendit à ce qu’il la ramassât, tout simplement. Mais l’enfant ferma les yeux, un instant, comme déçu par sa propre maladresse. La pièce se remit toute seule à sa place. Interpellée par ses dons précoces, sa mère fut bien étonnée par son fils. Il devait avoir six ans tout au plus. Ses deux enfants se ressemblaient tant qu’elle espérait les mêmes qualités chez sa fille. Et elle se mit à la surveiller de plus près. D’ailleurs elle détestait voir ses enfants s’éloigner. Ils vivaient à l’écart du village de Silver Now dans une vieille maison en pierre grise et au toit d’ardoise, isolée entre une colline au nord, des marais au sud, la mer à l’ouest et des champs à l’est. De tous ces endroits, le marais était celui qui l’inquiétait le plus, car elle le jugeait dangereux pour leur âge. Ainsi elle leur avait strictement interdit d’y mettre les pieds. Pour cette raison, les jumeaux avaient pris l’habitude de le nommer le marais interdit ou le marais maudit. En effet, les vieilles femmes du village racontaient qu’elles y avaient déjà aperçu des lumières étranges et des cris. Est-ce que Mrs Jones croyait à de tels racontars ? Dieu seul le sait. Toujours est-il que le jardin de la maison et le champ d’à côté restaient leur principal terrain de jeux. Ils y jouaient toute la journée. Et lorsqu’il pleuvait, ils se réfugiaient dans les combles pour une partie de cache-cache. Parfois, si l’envie leur en prenait, ils appuyaient au hasard sur les touches du piano du salon.

Amanda s’émerveillait des dons de son fils et décida de faire venir chaque mercredi un professeur de musique. Jane n’aimait pas assister à ces leçons que l’on jugeait indigne d’elle. Lorsque le temps était clément, elle préférait sortir sur le perron et lézarder au soleil, ou bien se pencher sur les plantes et les fleurs pour apprivoiser leurs personnalités, car ça, elles en avaient de la personnalité ! Il suffit de savoir regarder pour percevoir ces petits détails invisibles aux yeux du promeneur distrait. S’il pleuvait, elle s’enfermait dans sa chambre pour avoir la paix. L’air lui semblait différent quand son frère s’éloignait. Sa respiration se faisait plus ample et elle se mettait à rêver. Elle s’imaginait souvent qu’elle se perdait en forêt. Les arbres étaient hauts et angoissants. Elle entendait les branches craquer autour d’elle, comme sous les pattes d’un loup. Cependant elle rassemblait son courage et continuait son chemin. Au bout du sentier se trouvait une petite maison en pain d’épice dont l’odeur parfumée ouvrait l’appétit. Mais, en souvenir d’un des contes que lui racontait son père, elle se retint de manger et frappa poliment à la porte de la maisonnette. Une dame ouvrit ; quelle était belle, vêtue d’une robe scintillante comme celle d’une fée. Alors en voyant cette petite qu’on avait oubliée, elle la prit sous son aile. Elle lui servit le goûter. Cette maison était encore plus merveilleuse à l’intérieur qu’à l’extérieur, et la petite fille but une boisson au goût de miel. Sa bienfaitrice lui servit encore un gâteau aux amandes. Elle continuait ainsi à rêver. Souvent les fausses notes de son frère la ramenaient à la réalité. La petite fille attendait toujours le claquement de la porte, signe que le professeur s’en était allé.

Un jour de septembre, un évènement particulier vint perturber leur quotidien. Ils avaient six ans et c’était la rentrée des classes. Leur père les emmena à l’école Silver Now. Jane ne put s’empêcher de trouver les autres enfants étranges. Ils n’avaient pas, comme son frère et elle, cette propension aux rêves. De leur côté, c’était Jane que ses camarades trouvaient bien étrange. Déjà, elle parlait peu et passait beaucoup de temps à rêvasser seule dans un coin de la cour. Quand son frère faisait une bêtise, elle disait souvent que cela n’était pas sa faute. Comment les affaires des autres camarades pouvaient-elles disparaître toutes seules pour se retrouver quelques temps plus tard dans le cartable de Hale ? Plus étrange encore, un jour qu’il jouait au base-ball, la balle que Hale avait frappée, avait disparu. Pourtant étant donnée sa trajectoire, elle aurait dû atterrir dans le pré d’à côté en terrain découvert. Malgré tous les efforts des élèves, il leur fut impossible de mettre la main dessus. Un autre jour, Hale refusa fermement d’aller à la piscine, prétextant qu’il avait peur de l’eau. Comme par hasard, son maillot de bain resta introuvable alors que la maîtresse avait constaté dix minutes plus tôt qu’il était bien dans son sac. Plus bizarre encore, lorsque Hale était malade, il n’avait pas besoin de rattraper les cours, car le professeur était lui aussi victime d’une maladie soudaine. Pire encore, ces évènements inexplicables ne semblaient jamais inquiéter ses parents. Au contraire, ils continuaient d’écrire des mots d’excuses sur le carnet de correspondance, en assurant encore et encore que Hale était un garçon très sensible. Ces bizarreries n’inquiétaient nullement Mrs Jones. En revanche, sa fille n’avait toujours pas manifesté le moindre don pour la sorcellerie, ce qui s’avérait de plus en plus préoccupant. Un soir, en cuisinant, elle se rappela l’une vieille croyance de sa grand-mère qui s’était transmise de bouche à oreille . « Si des jumeaux naissent sous deux étoiles contraires, alors l’enfant de sexe masculin sera un grand sorcier, mais, les pouvoirs de sa sœur, il aura volé.» Et comme les grandes prophéties se réalisent toujours parce qu’on les a entendues, Amanda se persuada que sa fille était dénuée de pouvoirs et la délaissa progressivement. De plus, Mrs Jones, une employée du ministère déjà bien occupée, fut promue à un poste clé, ce qui lui laissait encore moins de temps libre qu’auparavant. Elle rentrait souvent tard, sauf le mercredi pour les leçons de piano. Pendant ce temps, Jane, révoltée, sortait de la maison, gambadant dans le jardin. Elle observait régulièrement deux habitations qui la fascinaient. De l’autre côté du marais maudit se dressaient contre le ciel un vieux manoir et une maison tordue. Elle savait très bien que sa mère lui défendait de s’éloigner autant. En revanche, elle ignorait que d’autres sorciers habitaient le village. Une famille s’appelait Nott, l’autre Malefoy. Mais Mrs Jones, directrice du département de la justice magique les trouvait infréquentables. Elle interdisait à ses enfants de faire leur connaissance. Et l’avenir dira si elle avait tort ou raison.

L’année suivante, Hale et Jane prirent l’habitude de s’enfermer dans leur cabane au fond du jardin, dès leur retour de l’école. Ils s’amusaient ensemble, mais personne ne savait jamais rien de leurs jeux. Avec le temps, Jane commença à détester cette cabane, elle s’y sentait oppressée. Elle s’était aussi lassée de leurs activités. Sa rancœur grandissait contre son frère qui voulait systématiquement jouer dans la cabane. Elle trouvait qu’il commençait à faire son commandant. Ces excès d’autoritarisme devenaient désagréables. Elle l’avait pourtant signalé à ses parents, mais Hale savait si bien être mielleux qu’il parvenait à les convaincre que tout allait bien. Heureusement le mercredi soir, Hale s’attelait à son piano, ce qui lui rendait sa liberté. Elle put continuer ses explorations. Elle s’éloignait de plus en plus, prenant confiance en ses propres capacités. La maison et le manoir commencèrent par l’ennuyer et elle reporta son attention sur le marais maudit. Mais elle n’osait pas en prendre le chemin.

Un mercredi soir, alors que sa mère rentrait du travail, elle lui demanda : « Pourquoi est-ce que je n’ai pas droit à des cours de piano, moi aussi ? ». Amanda ne s’était pas attendue à cette question et la regarda avec des grands yeux ronds. Que devait-elle répondre ? La vérité est parfois difficile à entendre. Décontenancée, elle se résolut d’ignorer la question ce qui blessa Jane davantage qu’une réplique acerbe. Peu importe le piano, si seulement sa mère pouvait lui accorder un peu plus d’attention. La petite fille sortit en courant de la maison. Elle en avait assez. Elle se dirigea vers le marais interdit. Deux grandes pierres dressées marquaient le début de cette zone marécageuse. Le paysage était plat, hormis quelques collines dans un coin. Le château des Malefoy se dressait au loin sur son monticule. Derrière le volcan bouillonnait un océan bouillonnant mu par la houle, contrée sauvage peuplée de vagues violentes. L’eau verte et salée ne connaissait jamais le repos au fil des marées. Les caprices océaniques couvraient la côte de brume et apportaient la bruine. Les eaux remontaient sur la lande plate et se mêlaient aux ruisseaux, formant un marais hostile où des créatures étranges vivotaient dans un liquide saumâtre. Ce lieu maudit semblait hanté des fantômes des morts que les Celtes avaient enfouis en terre anglaise en des temps immémoriaux. Derrière le marécage se tenait une maison tordue qui semblait avoir été construite sans l’usage du fil à plomb ou de l’équerre. Les fenêtres noires étaient de guingois, la porte n’était pas droite, la peinture était écaillée. L’ensemble donnait l’impression d’un bateau échoué. Au loin, on voyait le village. L’église sur la place principale se dressait en face de la mairie qui servait aussi d’école. Silver Now offrait aussi les services d’une boulangerie et d’une petite épicerie. À l’entrée du bourg, une usine abandonnée se dressait là, sinistre et menaçante. Jane regarda devant elle et avança nonchalamment, évitant les rochers sur son chemin, chassant les insectes vrombissants de la main et ignorant les bruits inquiétants d’animaux invisibles. Une voix humaine s’éleva dans le brouillard. La petite fille frissonna, elle se sentait observée…

 

Un buisson bruissa soudain. Un petit garçon caché derrière un arbuste venait de faire un pas sur le côté. Il plissa des yeux et observa l’étrangère avec méfiance. Elle était beaucoup plus grande. Ne fréquentant pas l’école du village, il ne connaissait d’autres enfants que le très jeune Drago Malefoy et son propre frère Théodore Nott. Pour les leçons, un précepteur venait à domicile. Ses parents ne voulaient pas l’exposer aux moldus, jugés néfastes pour son éducation. Mais elle ne ressemblait pas aux personnes dénuées de pouvoirs magiques qu’il avait déjà aperçues. Un grand mystère planait au fond de ses yeux verts. Et surtout, il sentait beaucoup de magie en elle. De son côté, elle n’était pas intimidée par ce garçon minuscule et maigrichon.

 

« Salut, dit-elle gentiment, car il avait à peu près son âge. Euh, t’es qui ?

Il resta coi.

- Qu’est-ce que tu vois là-bas ? finit-il par murmurer montrant le volcan d’un geste vague.

- Eh bien, répondit-elle sans comprendre, c’est un manoir, non ?

- Alors toi aussi tu peux le voir ? s’exclama l’autre.

- Mais oui, ce n’est pas le cas de tout le monde, demanda la petite fille ?

- Comment est-il ? demanda le garçon.

- Eh bien, en bon état, des gens y habitent, je pense, car les fenêtres sont allumées.

Toujours méfiant, le garçon jeta un œil aux alentours. Une fois, qu’il fut sûr que personne n’approchait, il répondit.

- Tu ne comprends donc pas ? Seuls les sorciers peuvent le voir à neuf. Tu es donc une sorcière !

Il parlait d’un ton légèrement hautain, comme si on l’avait convaincu qu’il était un être supérieur.

- Ma maman est une sorcière, mais je ne suis pas sûre d’en être une.

- Eh bien, moi j’en suis persuadé ! Je sens beaucoup de magie en toi, s’exclama-t-il.

- Ah bon, ma mère, elle, ne sent rien.

- Alors c’est ta mère qui se trompe. Crois-moi, mon intuition ne se trompe jamais.

- Et tu es ? insista Jane.

- Timothy Nott. Enfin je m’appelle Timothy, mais on m’appelle souvent Tim. Et toi, comment tu t’appelles ?

- Jones, Jane Jones. »

Le lendemain, Jane alla à l’école comme à son habitude. Le cours de géographie l’ennuyait profondément. Elle rêvait au monde magique, à des chouettes, à des dragons. Ils existaient évidement. Mais elle n’avait, évidemment, pas le droit d’en parler avec ses camarades. Elle passa sa journée le regard fixé sur le cadran de l’horloge. Le soir, une fois passé le temps des devoirs, elle retourna dans le marais maudit. Timothy était là. Il se mit à lui montrer les lieux qu’il connaissait comme sa poche. Il lui indiqua quelques endroits instables, où les rares promeneurs tombaient souvent dans l’eau. Puis ils s’assirent sur un rocher et elle lui raconta l’un de ses rêves dans lequel elle affrontait un dragon sur un balai volant. Ce détail amusa beaucoup Nott. Ensuite, elle l’aida à récolter des plantes magiques pour son herbier. Les deux enfants venaient de se trouver une passion commune. Les jours suivants, leurs rencontres se répétèrent et ils devinrent amis. Ils parlaient souvent des sorciers. Jane rêvait d’avoir un balai volant, Timothy un nécessaire à potions. Un autre sujet de conversation était leurs familles respectives.

« J’ai un frère jumeau, raconta Jane, il s’appelle Hale. 

-Mon père m’a raconté une légende sur les jumeaux et la magie, une fois, mais je m’en rappelle plus très bien.

- Ah oui, c’est dommage ça. J’aurais bien aimé savoir.

- Et sinon tu as d’autres frères et sœurs ?

- Une sœur oui, Marcy, elle a cinq ans de moins que moi. Papa et Maman l’ont faite pour se réconcilier, mais ça n’a pas très bien marché.

- Ah, ils ne s’entendent pas bien ?

- Pas vraiment non. Enfin, quand j’étais petite, ils s’embrassaient souvent, ils faisaient des sorties en amoureux, mais maintenant ils n’arrêtent pas de se disputer.

- Ah oui, je vois le genre. Les miens ne sont pas tristes, non plus. Enfin bon… Au moins, chez les Nott, on a le sens des traditions.

- Et tu as des frères et sœurs ?

- Oui, j’ai Théodore, mon petit frère. J’adore lui jouer des tours, c’est amusant. »

Jane apprit également que les parents de son ami étaient des antiquaires. Ils continuèrent la conversation en discutant de différentes plantes magiques, de celles qu’ils avaient vues, de celles de leurs rêves et de celles de grimoires mystérieux. Le lendemain, à l’école, il n’était plus question de mandragore ou de tentacula vénéneuse. Quel ennui !

Ce qui devait arriver, arriva. Un jour, Hugh se demanda où était sa fille et la chercha alors dans chaque pièce de la maison, sans pouvoir la trouver. Il fit le tour du jardin sans résultat. Pris de panique, il constata que les herbes hautes autour de la barrière qui séparait le champ et le marais, étaient retournées. Quelqu’un avait donc pris ce chemin. Enfin il aperçut les deux silhouettes des enfants au loin. Il sortit Jane de la vase verte dans laquelle elle était engluée. Ainsi sa mère sut ainsi que Jane allait au marais avec un petit garçon du nom de Timothy Nott, alors que Hugh ignorait le nom de ce dernier, lorsqu’il l’avait aperçut... Amanda rentra alors dans une colère effroyable. Jane, alors âgée de sept ans, ne comprenait pas ce qu’il y avait de si grave. En conséquence, elle fut privée de nourriture pendant une journée entière. Suite à cet incident, Amanda Jones devint plus irascible que jamais. Elle enfermait souvent sa fille dans sa chambre. Elle pleurait dans les bras de son frère jumeau Hale qui était comme un ami. Elle ignorait bien sûr qu’il avait parlé de Nott à sa mère. Elle continuait à le voir malgré tout, lorsqu’elle parvenait à s’enfuir. Plus sa mère posait des règles, plus elle avait envie de les franchir. Occupé par son métier d’avocat, Hugh ne connaissait pas toutes les restrictions et punitions de sa femme. Toutefois il tentait souvent de la raisonner, ce qui était assez difficile, connaissant le caractère de cette dernière. Suite à cette situation, les tensions du couple s’envenimèrent, si bien qu’ils ne partageaient que très peu de moments communs. Hugh préférait fuir la situation. Il restait enfermé dans son bureau et n’en sortait qu’au dîner.

 

Note de fin de chapitre :

J'espère que ça vous a plu.

PS: J'ai créé une page facebook pour vous prévénir quand les chapitres seront en ligne sur HPF, n'hésitez pas à vous abonner :) => Sur tous les chemins - fan fiction Harry Potter - Accueil | Facebook 

Vous devez s'identifier (s'enregistrer) pour laisser une review.