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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sur tous les chemins - Partie I : Le cygne noir par lecrivainechameleon

[2 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

 

Résumé du chapitre 1

Amanda (une sorcière) et Hugh (un moldu) ont deux enfants : Hale et Jane. Ils font à l’école de leur village Silver Now… Mais ils trouvent la classe bien ennuyeuse et n’ont qu’une impatience découvrir le monde magique de leur mère. Un jour, alors que sa mère le réprouve, Jane rencontre un autre petit sorcier du nom de Timothy Nott. Ils deviennent rapidement ami.

 

Résumé du chapitre 2

Hale et Jane font un tour sur le chemin de traverse pour faire leur course de rentrée… Durant ce chapitre, un nouveau personnage est introduit.

Warnings sur ce chapitre

Aucun, convient à tous les publics

 

 

Un jour de juillet, deux hiboux grand-duc apportèrent une lettre à chaque enfant. Le papier était épais et jaune, l’adresse écrite à l’encre verte. Jane aussi en avait reçu une. Elle ne recevait jamais de courrier, mais elle se doutait déjà du contenu de la lettre. Elle allait à Poudlard ! Tout cela était très important, déjà Jane était une sorcière, et ça c’était formidable. De toute façon, elle n’aurait pas supporté d’être un moldu comme son père. Elle se doutait déjà qu’elle avait des pouvoirs magiques, car, contrairement aux moldus, elle pouvait voir le manoir des Malefoy, et non un vieux château en ruines. Cependant la lettre de Poudlard lui en apporta la confirmation. Le plus réjouissant avant tout était de quitter sa mère. Elle allait enfin être libre de faire tout ce qui lui plaisait. Du moins, c’était ce qu’elle croyait.

Le samedi suivant, accompagnés par leur mère, les jumeaux allèrent acheter leurs fournitures scolaires. Le chemin de Traverse était très animé. Beaucoup de familles effectuaient également leurs achats de rentrée. Ils achetèrent d’abord leurs robes. Ce fut long, car les deux enfants n’arrêtaient pas de gigoter, tellement ils se réjouissaient de leurs achats. Madame Guipure, exaspérée, n’arrivait pas à poser ses épingles. Elle finit par s’énerver et les deux enfants se firent sévèrement réprimander par leur mère, si bien qu’ils furent bien moins enthousiastes à la librairie. Renfrognés et silencieux, les deux enfants circulaient à travers les rayons, à la recherche de Mille herbes et champignons magiques de Phyllida Augirolle, Potions magiques d’Arsenius Beaulitron ou encore Forces Obscures Comment s’en protéger ? de Quentin Jeantremble. Un quart d’heure plus tard, ils sortirent de Fleury et Bott les bras chargés de livres. Ils prirent la direction de Vos amis les plantes. Chez cet apothicaire, ils achetèrent chacun une balance, un chaudron et des ingrédients. En chemin, Jane croisa Nott. Ensemble, ils se dirigèrent ensemble vers le magasin de baguette Ollivander. Jane entra la première.

« Que vois-je ici, s’écria un homme aux cheveux blancs, Miss Jones. Je me doutais bien que vous viendriez. Oui, oui. Ah, et le jeune Nott est là aussi. Voyons voir ça. Peut-être du bois de sapin vingt-quatre centimètres et ventricule de dragon. Voilà, jeune fille.

Elle prit la baguette, mais celle-ci se mit à faire des étincelles.

- Non, définitivement non. Tenez, essayez la baguette de sapin, jeune Nott. Alors peut-être de l’acajou associé à la plume de phénix.

Elle brandit la baguette magique, mais des flammes s’en échappèrent. La baguette de sapin ne convenait pas non plus à Nott.

- Peut-être du houx avec un ventricule de dragon pour vous, jeune Nott ?

Il prit la baguette. Ce n’était toujours pas ça. Une explosion venait de se produire.

- Apparemment non. Mais j’y pense, essayons plutôt celle-ci, une baguette de noyer, cœur en plume de phénix, trente-trois centimètres, rigide.

Nott se saisit de la baguette. Une étrange chaleur se diffusa dans son corps. Il sut tout de suite que c’était elle.

- Très bien. Le noyer aime les inventeurs et les créatifs, il est extrêmement docile, quand il est maîtrisé. Une bonne baguette pour vous mener au chemin de la grandeur, monsieur. Ça fera huit gallions et trois noises, mon ami…. Bien, passons à vous, jeune fille.

Alors que Nott venait de partir, un autre jeune garçon entra dans la boutique.

- Oh, Eh bien, essayez peut-être ceci, dit Ollivander, bois de chêne rouge, trente centimètres et plume de phénix.

Jane agita la baguette. Cette dernière, en colère d’être essayée par le mauvais propriétaire, dérangea le magasin.

- Asseyez-vous, monsieur Avery, dit Ollivander à l’adresse du garçon qui venait d’entrer, j’arrive tout de suite.

Précisons à notre lecteur, qui l’a déjà sûrement remarqué, que Mr Ollivander avait le don de connaître le nom de chacun de ses clients, avant même qu’ils se présentent… Cette étrange aptitude, quoiqu’agaçante aux dires de certains, était plutôt un avantage dans la relation commerciale et plus particulièrement pour la vente au détail de baguettes magiques.

- Revenons à nous, continua Mr Ollivander, essayez donc cette magnifique baguette en orme, vingt-huit centimètres cinq, crin de licorne, extrêmement souple… Non, toujours pas… Mmhh… Cherchez donc vous-même plusieurs autres baguettes à essayer pendant que je m’occupe de monsieur Avery.

Elle se mit à la recherche d’une baguette qui aurait pu lui plaire.

- Tenez, mon garçon, essayez donc cette baguette… Mmmh non. Alors peut-être celle-là, oui, une baguette d’ébène, avec un cœur en ventricule de dragon, avec une taille de vingt-quatre centimètres cinq, très rigide et relativement large. Un magnifique objet ! Et je me permets de préciser à Monsieur, que le bois d’ébène fait son grand retour dans les tendances de cette année.

Le dénommé Avery prit la baguette. Jane n’aperçut rien de spécial, mais Ollivander eut immédiatement un sourire satisfait.

- L’ébène aime les personnes fidèles à leur conviction. Faites-en bon usage jeune homme. J’ignore ce qu’il est arrivé à la baguette que vous m’aviez achetée l’an dernier, dit Ollivander d’un ton soupçonneux. Dix gallions, jeune homme. Bon, passons à nous jeune fille.

- J’aimerais essayer celle-ci.

Ollivander remonta ses lunettes en haut de son nez.

- Bois d’aubépine, plume d’oiseau tonnerre, vingt six centimètres et demi, souple, généralement recommandé pour les sorciers confirmés.

Jane fronça les sourcils avec colère.

- Mais bon, vous pouvez toujours essayer. On ne sait jamais avec les clients difficiles.

Elle prit la baguette et sentit comme des fourmillements dans ses bras.

- Très bien. Mais étonnant, vraiment étonnant.

- Qu’il y a-t-il d’étonnant ?

- Cette baguette est difficile à maîtriser, elle est généralement peu recommandée pour les gens de votre âge. L’aubépine est tout aussi efficace pour les enchantements que pour les maléfices. Huit gallions s’il vous plaît.

Hale Jones entra dans le magasin.

- Bien, maintenant je vais pouvoir m’occuper de votre frère.

Cinq minutes plus tard, Hale sortit avec une baguette en bois de sorbier associé à une plume de phénix. Hale sortit de chez Ollivander d’un pas altier. Désormais il était un sorcier, un vrai sorcier. Comme il se réjouissait de commencer à s’exercer. La baguette l’emplissait d’une fierté démesurée. Cela lui plaisait d’être un sorcier, lui qui aimait tant avoir le contrôle. Au loin, il vit sa mère et sa sœur qui l’attendaient. Il se mit à courir de toutes ses jambes pour les rejoindre. Il arriva près de sa mère et lui montra sa nouvelle baguette, tout sourire.

- C’est bien mon garçon, allons-y, dépêchez-vous tous les deux. »

Un peu déçu, par la réaction de sa mère, Hale suivit la mère et la fille la tête basse. Bientôt ils partiraient pour Poudlard. Pour une fois, les jumeaux Jones attendaient avec impatience le jour de la rentrée. Ces vacances avaient été marquées par l’instauration d’un nouveau rituel. Chaque soir, après le dîner, ils se retrouvaient pour parler du château, de ce qu’ils y apprendraient, de ce qu’ils avaient lu dans les lignes de leurs livres... Ils spéculaient sur la personnalité des professeurs, sur les matières qu’ils préféreraient, sur la décoration faste des dortoirs, sur le menu des repas… Jane avait entendu Nott dire que Dumbledore était très vieux. Leur mère leur avait parlé avec nostalgie de la bibliothèque où elle avait passé tant de temps à étudier. Il y a longtemps, elle avait également cité le nom de certains professeurs. L’un des membres du corps enseignant s’appelait Rage ou Reige, un autre Maque-Lagall et le professeur de botanique Chourouge. On leur avait aussi parlé des maisons : Gryffondor, Poustouffle, Serdaigle et Serpentard. Toute la famille avait toujours été à Gryffondor, la maison des hardis et des forts ! Hale était certain de la rejoindre. Quant à Jane, elle réfléchissait. Était-ce bien là qu’allait sa préférence ? Leurs réflexions sur les maisons n’empêchaient pas les enfants de jouer dans le jardin, comme à leur habitude. Ils se créaient le monde qui étaient le leur dans leur cabane, dans les bois, dans les champs de blé ou bien dans le grenier.

Un matin, Jane échappa à la vigilance des adultes et à la compagnie de son frère pour retrouver son ami Nott. Timothy aussi allait bientôt à Poudlard. Il s’attendait à rejoindre la maison Serpentard, comme ses ancêtres avant lui. Il ne croyait pas au placement de Jane à Gryffondor ou à Poustouffle, elle serait une Serdaigle ou bien une Serpentard comme lui. Timothy avait passé son été à feuilleter ses manuels de classe en rêvassant, ne s’attardant que sur les passages qui l’intéressaient. À la suite de ces lectures, il s’était persuadé qu’il adorerait la métamorphose et détesterait les potions. Quand il ne lisait pas, il glanait dans la nature de nouveaux éléments pour son herbier. Il aurait aimé avoir un balai. Son père disait « À quoi bon puisque les premières années n’ont pas le droit d’intégrer des équipes de Quidditch. » Sa mère disait « Les balais sont chers, peut-être l’an prochain. » Timothy avait toujours l’impression que son père ne croyait pas à ses aptitudes, tandis que sa mère avait tendance à les survaloriser. Lui aussi attendait avec impatience le début de l’année scolaire. Il ne cessait de compter les jours qui les séparaient de leur départ pour Poudlard. Chaque soir il contemplait le petit billet de train. Peut-être par crainte que l’heure et la date de départ aient changé ?

 

Londres – Poudlard- aller simple

Départ le 1 septembre à 11h

Quai n° 9 ¾

Puis vint le temps de faire ses valises. Les tas de vêtements avaient envahi les lits. Les bouquins s’empilaient sur les chaises. Le soleil se couchait et Jane avait fini. Elle ferma sa valise et sortit de la maison. Ses parents étaient dans la cuisine, occupés à préparer le repas. Hale préparait encore ses bagages. L’air était doux et un petit vent venait rafraîchir sa peau. Elle prit la direction du marais car elle avait aperçu une silhouette au loin. C’était Nott sûrement. Il s’approchait d’elle en courant, le sourire aux lèvres. Il débordait d’une joie enfantine. Il frappa dans ses mains en criant : « Demain, enfin ! » Et il éclata de rire. Une voix retentit au loin : on l’appelait pour le dîner. Il s’écria : « Rendez-vous à Poudlard », puis il partit aussi vite qu’il n’était arrivé.» Jane regarda sa course effrénée avec un grand calme qui ressemblait au bonheur. Presque avec béatitude, elle ne cessait de s’émerveiller de la beauté de cette nature qui l’entourait. Ils dînèrent en famille, assez rapidement et dans le silence. Puis les enfants se mirent au lit. Leur mère vint simplement les embrasser, sans effusion. Hugh arriva ensuite. Il leur assura que même s’il n’était jamais allé à Poudlard, il était convaincu de la magnificence des lieux. Il leur promit de leur écrire tous les jours. S’ils étaient sages, il enverrait peut-être des bonbons.

Allez, dépêchez-vous les enfants ! On va être en retard ! cria Amanda.

Le réveil venait de sonner. La famille s’était levée tôt ce matin-là. À huit heures, tout le monde s’était entassé dans la voiture, direction Londres ! Sur la banquette arrière, les enfants ne disaient mot. La joie d’hier s’était mue en angoisse. Par la fenêtre, Jane regardait la maison s’éloigner. La jeune fille y avait vécu trop de joie pour la regretter, mais, ne sachant ce que lui réservait son nouveau foyer, elle était partagée. L’habitation disparut au loin. Elle se reporta alors sur le paysage qui défilait devant ses yeux, comme dans un carrousel. De temps à autre, elle jetait un coup d’œil à Hale. Ce dernier contemplait fixement la paume de ces mains. On eut dit qu’il voulait se faire voyant. Jane sourit à cette pensée. Son regard suivait les lignes électriques qui longeaient la route. Progressivement, ils quittèrent la campagne. Ils arrivèrent dans une zone périurbaine, hybride bâtard de ville et de campagne, épris de rurbanité. On pouvait voir des lotissements sans âme, un collège délabré et un square déplumé. Apparemment, la ville était fleurie, envahie sous les pots débordants de géraniums et de bégonias. La voiture s’engagea dans un rond-point ornementé d’une sculpture métallique monumentale d’inspiration soviétique sans doute dont la subtilité évoquait celle d’un caillou dans la marre, ricochet raté d’un artiste local. Comme une libération, la voiture poursuivit sa course jusqu’à la zone industrielle. Ikea avait fait ses bonnes œuvres, installant ses meubles en kit dans un entrepôt bleu. Sur la façade d’une chaîne de restauration rapide brillait un logo repeint en vert pour travestir grossièrement ce royaume de la malbouffe en terre promise végétarienne. Des familles sortaient de magasin de prêt à porter, les bras remplis de sacs où s’entassaient la robe rose de la petite dernière, deux ou trois tee-shirts trop grands, un pack XXL de chaussettes de sport, et quatre ou cinq string en dentelles. De l’autre côté du parking, un groupe chargeait des planches à l’intérieur d’une camionnette, souvenirs inoubliables des charmes du magasin de bricolage. En ce jour ensoleillé de septembre, Jackie s’élançait pour sa séance quotidienne de drague dans les rayons du supermarché. Et pendant ce temps, de l’autre côté du miroir, les magiciens faisaient leur rentrée, drôle de vie, songea Jane. Elle sourit en regardant les locaux d’Ikea illuminés par les rayons du soleil devenir de plus en plus petit avant de disparaître. Se reposant sur l’appui-tête, elle ferma les yeux, un instant.

Lorsqu’elle les rouvrit, la voiture se frayait un chemin tant bien que mal dans la pagaille des embouteillages londoniens. La jeune fille se réjouit, mais fut vite rattrapée par l’angoisse de manquer le train. Ils restèrent trente minutes bloqués dans une file interminable de véhicules. Quand ils arrivèrent à la gare, il était onze heures moins le quart. « Allez les enfants, dépêchez-vous, criait Amanda. » Ils empilèrent à la va-vite tous leurs bagages sur un seul chariot. Hugh le poussa jusqu’au quai n°9. Leur mère marchait devant d’un pas si rapide qu’ils peinaient tous à la suivre. Elle s’arrêta près d’un pilier entre les quais neuf et dix. Les jumeaux se regardèrent avec angoisse, où était le quai 9 ¾ ? « Écoutez bien votre mère, les enfants, dit leur père avec sa douceur habituelle.

- Le train est de l’autre côté. Ceci n’est pas un mur, leur assura Amanda, vous allez marcher très vite et vous ressortirez de l’autre côté. »

Ils échangèrent des regards interloqués, puis observèrent le mur. Malgré tout ce que pouvait dire leur mère, il semblait bien en brique. Se jeter contre la paroi leur parut soudain absurde. Amanda les pressa. Les jumeaux se mirent côte à côte pour pousser le chariot. Ils marchèrent très vite. Le mur se rapprochait sans cesse. Bientôt, ils allaient le heurter. Jane ferma les yeux dans l’attente du choc. Mais non, ils avaient réussi ! Devant d’eux se trouvait un vieux train à vapeur. Ses portes portaient l’inscription « Poudlard Express ». Un écriteau au-dessus d’eux indiquait Quai 9 ¾. Leurs parents les aidèrent à hisser leurs valises dans un des compartiments. Après des dernières embrassades, ils allèrent s’installer à l’intérieur. Jane fut submergée tour à tour par un sentiment de joie puis de panique. Ils avaient tant rêvé, mais la réalité serait-elle à la hauteur de leur espérance ? Et si le château était lugubre ? Si les professeurs se trouvaient tyranniques ? Mais au moins, ils étaient ensemble. Ils se turent longtemps, absorbés par leurs pensées, lorsque, tout à coup, quelqu’un frappa à la fenêtre de leur compartiment. Une vieille dame poussait un chariot rempli de friandises et de sandwich. « Vous voulez quelque chose les enfants ? » Hale acheta un paquet de patacitrouilles, la porte du comportement voisin s’ouvrit simultanément. C’était Timothy. La vue de ce garçon qui ressemblait tant à Jane le troubla. Jamais il ne s’était imaginé qu’ils se ressemblaient tant que ça. Hale le regarda d’un air interloqué. Pourquoi ce bonhomme le regardait-il avec autant d’insistance ? L’inconnu s’approcha de leur compartiment et passa sa tête à l’intérieur. Lorsque Hale retourna auprès de sa sœur, il se rendit compte que l’étranger s’était installé à côté d’elle. Ils se souriaient et semblaient déjà se connaître. Une pointe de jalousie lui piqua le cœur comme une épingle. Enfin, il comprit.

« Alors c’est toi, Nott ? demanda-t-il.

Timothy, sans qu’ils ne se soient jamais vus, sut immédiatement que Hale ne le portait pas dans son cœur. Il essaya de répondre avec le plus de douceur possible.

- Oui, c’est bien moi. Et toi, tu dois être Hale, c’est ça ?

- Ouais, répondit l’autre.

- Enchanté, dit poliment Timothy.

- C’est toi le mec du marais maudit ?

- Euh… oui, j’imagine.

- Et tu penses atterrir dans quelle maison ?

- Je n’y ai pas vraiment réfléchi…. Voyons…À Serpentard, comme mes parents j’imagine.

- À Serpentard, sérieusement ? s’exclama Hale avec mépris. »

Cette réflexion agaça Nott qui songea : « C’est une très bonne maison contrairement à ce que tu crois. » Mais il ne dit rien. Jane voyait bien la tension qui s’installait entre les deux garçons, mais elle ne sut trouver les mots pour les apaiser. Gênée, elle préféra se plonger dans un livre intitulé L’Histoire de Poudlard. Voyant que Jane n’avait pas envie de parler, Hale l’imita. Timothy, dépité, alla se promener dans le couloir. Des rires, des voix surexcitées et des chants lui parvenaient des compartiments voisins. Décidément ses compagnons étaient bien calmes, songea-t-il en se postant devant la fenêtre du dernier wagon. Il regardait le paysage défiler sous ses yeux. Il ouvrit le battant, l’air légèrement frais se frottait à sa peau et ébouriffait ses cheveux. Cette sensation lui rappelait les promenades en vélo qu’il faisait l’été, parcourant la campagne avec son frère. Lorsqu’il revint, il proposa à son amie de jouer aux échecs. Ils finissaient leur partie quand le train se mit à ralentir. Enfin, ils aperçurent l’ombre du château qui se découpait dans le ciel assombri par le crépuscule. Les lumières qui brillaient aux fenêtres semblaient le transformer en photophore géant. Protégé par ses vieilles pierres venant du fond des âges, Poudlard se parait de mystères. Le château semblait tenir de la prouesse, comme sorti de nulle part, dans cet environnement sauvage. En contrebas des remparts, un lac brillait comme une plaque de laque noire. Si l’école avait été une femme, il aurait été son miroir. Le ciel d’automne quittait l’été non sans tristesse, il se protégeait du froid de son manteau de nuages multicolores. Certains le piquaient de blanc, d’autres le tachetaient de gris et les derniers éclairés par les rayons du soir le teintaient de pourpre. Les uns étaient gras, cotonneux et moutonnants. Les autres, plus maigres, striaient le ciel, fins comme des cheveux. D’autres s’affinaient comme de la barbe à papa. La partie haute de la voûte céleste commençait à se farder de noir, comme en deuil du jour. Les cimes des arbres se dessinaient sur l’horizon encore clair. Elles formaient les sourcils de ce visage de femme. Frappés par l’émotion, les enfants descendirent du train. Un homme immense les conduisit près d’un hangar à bateaux. Respectant la tradition, ils traversèrent en barque le lac noir. La nuit tombante referma les bras sur ses sujets émerveillés. Et bientôt, ils n’aperçurent plus que la flamme des bougies placées à la proue de chaque embarcation. Elles avançaient toute seules sur l’eau, frêles comme des coques de noix. Dans l’obscurité, Jane sentit une boule dans son ventre, ses entrailles fermées comme un poing prêt à frapper.

 

Dans le hall, une professeure les attendait. Elle portait des petites lunettes rectangulaires. Ses cheveux étaient attachés en un chignon strict. Une cape vert émeraude tombait sur ses épaules et lui descendait jusqu’aux chevilles. Elle se tenait tellement droite qu’elle paraissait grande. Un air solennel habitait les traits de cette femme sévère qui n’était autre que le professeur McGonagall. Elle leur indiqua que les nouveaux venus seraient répartis dans les différentes maisons. Chacune d’elle portaient le nom des fondateurs de Poudlard : « Gryffondor, Poustouffle, Serdaigle et Serpentard. » Jane se décrispa enfin. Plus personne pour l’ennuyer, un décor superbe, enfin la liberté ! Ici, ce serait elle qui développerait ses pouvoirs. Son estomac se resserra à nouveau à la vue du choixpeau magique. Hale lui dit dans le coin de l’oreille : « Demande au choixpeau de te mettre à Gryffondor». À quoi bon ? Elle irait là où serait sa place. Elle constata froidement que Hale avait été placé à Gryffondor, dans le respect de la tradition familiale. Elle s’approcha du tabouret avec hésitation, il devait être tellement fier de lui. Elle s’approcha dut tabouret, elle ne voulait pas qu’on les sépare. Elle s’approcha du tabouret, mais avait-elle envie de suivre une voie toute tracée ? Elle s’assit brusquement et mit le choixpeau sur sa tête avec une maladresse tendre. Non, elle n’irait pas à Gryffondor. Une voix s’écria « Serpentard ». Et elle se leva comme un automate. Elle fixait le sol et traînait des pieds. Elle rejoignit sa maison qui l’acclamait. Elle croisa un instant le regard de Hale et y lut sa déception. Soudain, un brin triste, Jane se laissa tomber sur une chaise auprès des Serpentard. À la table des professeurs, un homme aux yeux sombres l’observait avec une attention toute particulière. Son visage se détachait particulièrement, car il était tout de noir vêtu et les cheveux gras et longs qui encadraient son visage étaient également couleur corbeau. Timothy Nott apparut aussi brusquement dans le champ de vision de Jane que s’il avait transplané. En réalité, il s’était précipité vers son amie avec un grand sourire. Il se pencha vers elle et murmura « Je le savais bien que tu étais digne de Serpentard, la maison du noble sang. » Il se retourna sur son banc et regarda autour de lui, les yeux dans le vague. Avant de rejoindre la salle commune, Jane sourit à Hale l’espace d’un instant, comme pour se faire pardonner. Si l’effort était louable, il resta vain, car Hale demeura renfrogné, ignorant sa sœur. Jane avait vu juste : il était déçu.

 

 

Note de fin de chapitre :

 

Anecdote d’écriture du chapitre 2 

Les bois des baguette en disent long sur la personnalité des sorciers. Je ne les ai donc pas choisi au hasard. Mais je ne voudrais pas trop en dire pour ne rien « divulgâcher ».

A noter aussi, l’oiseau tonnerre est un animal magique qui apparaît dans la saga « Les animaux fantastiques ».

 

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