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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sur tous les chemins - Partie I : Le cygne noir par lecrivainechameleon

[2 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

 

Résumé des chapitres 1 à 4 :

Hale et Jane sont deux frères et sœurs, des jumeaux, mais aussi des sorciers. Durant son enfance, Jane rencontre un autre petit sorcier du nom de Timothy Nott. Ils deviennent rapidement amis, bien qu’Amanda Jones – mère de Jane et Hale – désapprouve cette relation. L’année de leur onze ans, les trois petits sorciers reçoivent leur lettre d’admission à Poudlard. Lors de la cérémonie de répartition, Hale est placé à Gryffondor et Jane et Timothy sont envoyés à Serpentard pour le meilleur mais surtout pour le pire... En effet, leur séparation dans différentes maisons sème la discorde entre les jumeaux. Dans le chapitre 4, leurs relations ne s’améliorent pas malgré la tentative de Jane pour maintenir le contact avec son frère. Jane est déçue de ses résultats dans les différents cours. Mais Timothy est là pour la soutenir. Ce dernier trouve d’ailleurs une mystérieuse salle dans le château, lieu idéal pour mettre en œuvre un projet tout aussi mystérieux.

 

Résumé du chapitre 5 :

La première année suit son cours avec son lot de leçons de magie, d’entraînements de Quidditch, de soirées bien au chaud dans la salle commune et d’escapades nocturnes clandestines... Par ailleurs, les vacances de Noël approchent… Serait-ce l’occasion pour Jane de se réconcilier avec son frère ?

 

Chapitre tout public

 

 

Le lendemain au petit-déjeuner, Nott semblait étrangement joyeux. Jane lui demanda, interloquée : « Qu’est-ce que tu as ?

- Il faut que je te montre quelque chose, mais pas tout de suite, répondit-il d’un ton mystérieux. »

Elle lui sourit et ne posa pas plus de questions. Elle était loin de se douter que Nott était celui qui avait réveillé Argus Rusard la nuit dernière. Ils mangèrent des œufs et des toasts avant de se rendre au cours de Flitwick. Ils lui rendirent leurs devoirs et l’écoutèrent attentivement. Puis ils prirent la direction du cours de métamorphose donnée par Minerva McGonagall. Elle soupira de soulagement, quand Jane lui montra qu’elle parvenait enfin à transformer ses allumettes en aiguilles. Puis elle ramassa les devoirs de la semaine passée, avant de leur parler des sortilèges de transfert. Timothy était comme captivé, car il adorait tout ce qui avait trait à la théorie. Jane, au contraire, s’ennuyait, et fut enchantée de passer à la partie pratique. Cette fois, il s’agissait de transformer une souris en tabatière de préférence sans moustache. Le professeur McGonagall donna dix points à Gryffondor, lorsqu’elle s’aperçut qu’Hale avait réussi cet exploit en seulement un quart d’heure. En revanche, elle se contenta de regarder la souris de Jane avec mépris, sans lui faire aucun encouragement. Malheureusement, malgré son acharnement, elle n’avait obtenu aucun résultat visible, même à la fin de la séance. Elle observa alors la tabatière de Nott avec envie, bien que celle-ci ait encore une moustache et une queue. Son ami lui répondit par un sourire désolé. À la sonnerie, ils rangèrent leurs affaires et allèrent se restaurer à la grande salle.

Après le déjeuner, ils profitèrent de leur temps libre pour faire leur devoir de botanique. Puis ils se rendirent dans le parc pour prendre l’air. Un groupe de deuxième année avait pris le manteau d’un élève plus jeune et s’amusait à le faire léviter au dessus de leur tête. Ils se le passaient comme s’il s’agissait d’un ballon de basket. En se rapprochant, Jane comprit que les deuxièmes années étaient des Serpentard menés par Avery. La victime était Sam qui tentait désespérément de récupérer sa parka avec l’aide de Hale. Jane savait très bien qu’elle aurait dû aller leur venir en aide, mais quelque chose l’en empêchait. Elle se souvint de la façon dont les deux Gryffondor s’étaient moqués d’elle les jours précédents. Et puis son frère l’avait-il soutenu, lui ? Non, et pourtant elle savait très bien, même si elle n’osait pas se l’avouer qu’elle avait besoin de lui. C’était le voir s’éloigner ainsi qu’il lui faisait mal. D’un autre côté, elle voyait bien qu’il lui en voulait d’être à Serpentard, d’être au fond de son cœur une vert et argent. Même s’il ne lui dirait jamais, être dans différentes maisons signifiaient avoir des existences autonomes. Hale ne pouvait plus avoir autant d’influence sur sa sœur, elle venait de prendre son envol. Ces pensées négatives l’envahissaient, quand elle se surprit à avoir un plaisir presque sadique à regarder la scène. Sam et Hale venaient de tomber au sol. Avery prit Hale et le jeta dans une mare boueuse, puis se chargea de l’autre garçon.

La boue était froide, Hale jeta un regard désespéré vers sa sœur, qui se contentait de regarder la scène sans rien dire. Il se sentit profondément humilié, non pas parce qu’il venait de se faire brutaliser par ses camarades, mais parce que sa sœur n’avait pas assez d’estime envers lui pour porter secours. Il ne put s’empêcher de lui en vouloir, tout en ressentant une pointe de culpabilité. C’était sa faute lui répétait une petite voix dans sa tête, il n’avait rien fait pour la soutenir depuis leur arrivée à Poudlard. Mais entre deux chemins le moins escarpé reste le plus facile, et refoulant cette pensée dans les abîmes de son cœur, il commença à ressentir pour sa sœur un profond ressentiment. Pourtant une question ne cessa de le hanter à partir de cet évènement. Comment son double qui était une partie de lui-même avait-il pu le trahir ? Il fallait bien se rendre à l’évidence, ils ne faisaient pas un. Leurs liens s’étaient déchirés brutalement sous l’attraction de deux personnalités contraires : Samuel et Timothy. Il se tourna vers son ami et l’aida à se relever. Il constata qu’il était couvert de boue de la tête au pied comme lui. Ils se dirigèrent vers le château pour se laver et se changer, tandis que Jane et Timothy prenaient la direction des serres. Ils y entrèrent avec précaution. Jane constata avec bonheur que si elle ne pouvait pas soigner l’ensemble des plantes qui y poussaient, elle connaissait au moins la plupart de leurs noms, tout en sachant les identifier. Ils sortirent par la porte de derrière pour éviter qu’on ne les surprenne, il était interdit d’entrer dans les serres en dehors des cours. Puis ils longèrent l’orée de la forêt. Les grands arbres recelaient de mystère, mais les sous-bois étaient déjà sombres et peuplés de créatures hostiles. Les deux enfants étaient partagés entre la peur et la curiosité. Ce jour-là, la crainte les éloigna du chemin de l’aventure. Ils revinrent sur leur pas. Le ciel se couvrait de son épais manteau de nuages gris. Les élèves coururent rapidement vers le château pour se mettre à l’abri, tandis que la pluie trempait leurs cheveux, leurs manteaux et leurs souliers. Elle arrosait le parc, abreuvant les plantes et les herbes. Bientôt les pieds glissaient sur le sol détrempé et un jeune homme de quatrième année trébucha et entraîna son ami, qui en fit tomber un autre, comme dans un jeu de domino. Ils se relevèrent en éclatant de rire. Ils entrèrent couvert de boue dans le château, ce qui mécontenta Rusard le concierge.

Jane éternua bruyamment et Timothy lui adressa un sourire. Ils étaient trempés comme des souches. Ils allèrent dans la salle commune, ils passèrent par leurs dortoirs respectifs pour se changer, puis ils s’assirent dans les fauteuils moelleux près de la chaleur du feu magique qui crépitait dans la cheminée. Ils burent du thé en jouant aux échecs. Pour la première fois depuis longtemps, Jane se sentait parfaitement sereine. Sa vie semblait être revenue à un certain point équilibre. Vers dix-neuf heures trente, ils allèrent dîner dans la grande salle. Une bonne odeur de soupe de potirons brûlante flottait dans l’air, ils remplirent leur assiette de ce met succulent et s’en régalèrent. Ensuite ils mangèrent une tourte au fromage. Elle rappela à Jane les plats de sa grand-mère paternelle. Pendant les vacances, son père l’emmenait parfois là-bas quelques jours, surtout à Noël. Ils passaient des heures dans le petit pavillon de banlieue, à manger des gâteaux, lire des bandes dessinées ou à décorer le sapin. S’il faisait beau, alors ils allaient jouer dehors dans les squares déserts du quartier. Si le temps restait maussade, en revanche, les enfants restaient à l’intérieur pour regarder la télévision. Felicity allait s’enfermer dans la cuisine et après des miracles, leur servaient au dîner une de ses belles tourtes dorées. Chaque samedi, à seize heures, elle mettait son chapeau et partait rendre visite à son amie Agatha, en compagnie de ses petits enfants. Ils s’amusaient à courir après une meute de chats effrayés qui renversaient les plantes dans leur course effrénée. Lorsqu’ils s’étaient enfuis par la chatière, ils se cachaient sur la terrasse parmi les géraniums. Les enfants découragés par leurs ruses camaléonesques s’élançaient dans les escaliers et se rendaient au grenier. De bric et de broc, ils se construisaient un vaisseau spatial, un château fort imprenable ou un laboratoire secret. La pièce devenait l’argile de leur imagination et ils la modelaient selon leur fantaisie. Timothy sourit en voyant son amie perdue dans ses pensées. Elle ne ressemblait plus vraiment à la petite fille qu’il avait rencontré dans l’humidité du marais. Observer ces évolutions l’émouvait profondément. Était-ce parce qu’il avait compris que bientôt elle ne serait plus une petite fille ? Y voyait-il les reflets des changements qui se produisaient en lui ? Il n’arrivait ni à mettre des mots sur ses émotions, ni à déterminer leurs origines, il se contenta de les accueillir en silence, penché sur son assiette.

Après le dîner, ils n’allèrent pas dans la salle commune, mais prirent l’escalier qui menait au septième étage. La petite porte noire en face de la tapisserie était toujours là. Nott fit signe à Jane de le suivre et l’ouvrit. Les deux enfants restèrent bouche bée. Ils se trouvaient dans un immense laboratoire de potions. Il y avait de multiples chaudrons de différentes tailles, ils étaient posés sur des tables. Des bocaux remplis d’ingrédients divers s’alignaient sur des étagères. Sur d’autres se tenaient des livres de recette. Jane fut parcouru d’un grand frisson et regarda Timothy en souriant. Un objet particulier attira son attention, il s’agissait d’une cape noire posée négligemment sur un fauteuil. Elle la prit dans ses mains pour en observer de plus près l’étoffe lourde et grossière. Elle s’en enveloppa et Timothy éclata de rire. Alors que Jane se tenait devant un petit espace libre, elle venait de se changer en armure. Surprise, elle retira la cape, sans comprendre la réaction de son ami. Que venait-il donc de se passer ? De son côté, elle n’avait rien ressenti de particulier, à part peut-être une douce chaleur.

« Une cape de camouflage ! s’exclama Nott, quand son porteur est immobile, elle prend toujours la forme d’un potentiel élément du décor. Ça alors, c’est bien notre veine.

- Tu veux dire que si on met cette cape devant Rusard, il ne pourra pas nous voir ? Comme si on était invisible.

- Exactement ! Enfin, non pas vraiment, se ravisa-t-il. Disons plutôt qu’il ne verra qu’une armure, comme toute à l’heure, où je ne sais pas moi, une sculpture, un guéridon !

- C’est génial !

- Tu sais ce que ça veut dire ! On va pouvoir venir ici tous les soirs !

- Cool. On va pouvoir s’entraîner régulièrement et à la fin de l’année je réussirai mon examen de potions !

- Ouais, bien dit, tu vas lui en mettre plein la vue à ce vieux croûton de Rogue, s’enthousiasma Timothy.

- Et si on commençait ce soir. »

Timothy alla chercher un manuel dans la bibliothèque, pendant que Jane préparait tous les ustensiles nécessaires à la préparation. Mais par quoi commencer ? Ils ouvrirent le livre et tombèrent sur la potion d’Amnésie. Et si c’était l’occasion de s’améliorer ? Ils s’appliquèrent donc à reproduire la mixture qu’ils avaient déjà préparé en classe. Timothy commença par aller chercher les ingrédients. Jane ajouta deux gouttes d’eau du fleuve de Léthé dans le chaudron. Ils firent chauffer le tout pendant exactement vingt secondes. Timothy prit deux brins de valériane et l’ajouta à la mixture. Puis ils continuèrent leur préparation. Jane aimait observer les gestes précis de Nott. Ses mains ne tremblaient pas, il sortait le chaudron du feu au bon moment. Cependant elle connaissait mieux que lui les propriétés des ingrédients. À leur grand soulagement, la potion n’explosa pas. Au contraire, elle avait la bonne couleur. Les deux amis sautèrent de joie et s’étreignirent sous l’élan de l’émotion. Derrière la vitre, le ciel était d’un noir d’encre, ce qui poussa Nott à regarder sa montre. Il était neuf heures et demi, il aurait dû être au dortoir depuis au moins une demie-heure. Par précaution, ils s’enveloppèrent de leur nouvelle trouvaille et prirent le chemin du retour. Ils descendirent sans peine les marches d’un escalier désert. Mais lorsqu’ils arrivèrent dans le hall, ils entendirent des pas s’approcher. Ils s’appuyèrent contre un mur par précaution. Tout passant distrait aurait vu une vieille armure rouillée à la place des deux pré-adolescents. Rusard continua sa route, puis revint soudainement sur ses pas, intrigué. Il n’avait jamais vu un tel objet disposé à cet endroit.

« Peeves, gronda le concierge, pensant à une mauvaise farce de l’esprit frappeur.

Miss Teigne la chatte avait suivi son maître. Elle faufila entre les jambes de l’armure immobile qui grinça légèrement.

- Allez, viens, ma belle, viens voir Argus, l’appela le concierge, désireux de partir. »

Mais le félin se faisait désirer. Sous leur cape, Timothy et Jane commençaient à s’impatienter. Si tout cela continuait, ils allaient avoir des crampes. La jeune fille avait cru mourir de peur, lorsque sous l’effet des chatouillis des moustaches de l’animal, il avait tressailli, retenant son rire à grand peine. Après cinq minutes d’attente interminable, Miss Teigne se retira enfin. Fidèle à son maître, elle s’éloigna d’eux d’un pas léger en direction de Rusard. Ils purent donc retourner sans encombre dans leur salle commune encore occupée par les élèves les plus âgées qui discutaient bruyamment. La plupart d’entre eux buvaient de la bièraubeurre qu’ils avaient ramenés en douce à l’école. Ils ne les remarquèrent même pas et comme deux petits rats ils se saluèrent, longèrent les murs et allèrent se coucher. À partir de ce jour, ils continuèrent à confectionner des potions dans le plus grand secret.

Le temps commençait à se faire froid et bientôt la neige habilla les arbres dénudés. Jane et Timothy passaient toujours leurs journées à travailler avec application. La jeune fille connaissait toujours autant de difficulté et son ami l’aidait comme il le pouvait. Les pires cours pour elles étaient généralement les potions et la métamorphose. Même si Rogue se montrait glacial, il ne multipliait pas les commentaires désobligeants, tandis que McGonagall semblait l’avoir prise en grippe. Elle s’adressait à elle avec une condescendance toute particulière. Parfois elle demandait même à la classe, « Dois-je encore répéter pour ceux qui n’ont pas compris comme Miss Jones ? ». Elle soupirait souvent lorsque sa pire élève échouait à sa énième tentative. Alors elle pensait, elle doit le faire exprès, il faut qu’elle y mette du sien. L’enseignante savait bien que certains étudiants rataient leur année à cause de problème personnel. Mais comment cette petite qui avait tout pour être heureuse, aurait pu avoir des difficultés familiales ou autre ? Rogue, quant à lui, espérait encore un miracle, jamais il n’avait douté de son intelligence, contrairement à d’autres professeurs. Il n’osait pas aller trop loin dans son esprit, mais il sentait la souffrance et les coups. Il lui arrivait de la défendre devant McGonagall, surtout quand cette dernière s’avançait sur sa vie personnelle.

Avec le temps, une concurrence particulière s’installa entre Timothy et Hale. Tout cela commença au cours de botanique. Le vert et l’argent avait exposé avec brio l’ensemble des propriétés du dichtame au professeur Chourave. Hale lui avait jeté un regard noir, car lui aussi avait levé la main, plein d’espoir. Il s’était vengé en métamorphose durant une leçon où Timothy avait été incapable de jeter le sortilège de disparition. Trouvant cette rivalité ridicule, Jane avait essayé de parler à son frère qui avait nié en bloc : « Tout se passait bien avec Timothy, il ne voyait pas de quoi elle parlait. » Cependant il ne changea pas de comportement, ce qui agaça Jane. Elle essaya de raisonner son ami, mais ce dernier piqué dans son égo ne pouvait s’empêcher de répliquer aux attaques de son adversaire, sans quoi il aurait eu l’impression de perdre la face. Samuel essayait également de modérer les hardeurs de Hale, avant qu’un jour il surprit un petit sourire mauvais sur les lèvres de Nott, alors qu’il précisait à un professeur qu’il était d’origine moldue. Il se rappela alors comment les Serpentard l’avaient traîné dans la boue, tandis que Jane et Timothy se délectaient du spectacle. Il se demanda même s’ils n’étaient pas à l’origine de cet incident. Quelque chose dans leur comportement lui rappelait des mauvais souvenirs. Ce détachement, cette arrogance sourde et froide, le sentiment de supériorité profondément enfoui qu’il parvenait à déceler, lui rappelait ce petit groupe de gamins qui se moquait méchamment de son nom à l’école primaire. Son estomac se contracta. Le corps n’oublie jamais. Il se souvenait de leurs coups violents, de leurs mots aussi aiguisés que des couteaux... Son instinct le mettait régulièrement en garde, il savait que la rivalité qui s’installait sournoisement, était dangereuse et pour le frère et pour la sœur. Pourtant, plus le temps passait moins il avait la force d’apaiser son ami. C’était comme si un peu de noirceur venait assombrir son cœur. Ne devait-il pas châtier les mauvais, punir les méchants ? Rendre les coups, œil pour œil, dent pour dent, comme le dit la loi du Talion ? Il savait que non, il se sentait impuissant, faible devant cet ami toujours plein de fougue, qui ne savait ni se retirer ni s’apaiser. Il était heureux, mais il était amer. D’un naturel prudent, il ouvrait l’œil, veillant sur son ami, qui un jour aurait besoin de lui.

Leur opposition se faisait sentir même aux cours de vol, pourtant réputés pour son ambiance décontractée. Timothy et Hale se provoquaient mutuellement et faisaient la course. Ils filaient à toute allure sur leur balai. Sam serra les dents. Jane les regarda d’un air menaçant. Les deux autres les ignorèrent, zigzaguant en virages serrés autour des obstacles qu’avait disposé dans les airs Mrs Bibine, la professeure de vol. Soudain, ils se rapprochèrent dangereusement. Timothy se sentit menacé et donna un coup d’épaule à Hale qui répliqua dans une violence décuplée. Le Serpentard vacilla et glissa de son balai. Avec une rapidité inattendue, il se rattrapa in extremis au manche, les pieds dans le vide. Il remonta sur sa monture avec difficulté. Mrs Bibine siffla en pointant Hale du doigt. Ce dernier atterrit, un peu penaud, car il savait très bien que sa mauvaise action serait punie. Timothy se posa à son tour et Jane se précipita vers lui pour s’assurer qu’il allait bien. Elle insista pour le conduire à l’infirmerie malgré sa réticence. Mrs Pomfresh lui donna simplement un petit remontant. Il reprit des couleurs et sourit timidement à Jane. Ils descendirent dans la salle commune pour prendre le thé. Pendant ce temps, Hale se faisait sévèrement réprimander dans le bureau du professeur McGonagall et reçut une retenue. Cet incident remonta Jane contre son frère et à partir de ce moment les tensions se cristallisèrent.

Bientôt les vacances de Noël arrivèrent et Jane allait retourner chez elle pour la première fois depuis son arrivée. Sur le quai de la gare de Pré-au-Lard, un vent glacial s’abattait sur eux. Et la jeune fille monta dans le train avec précipitation. Elle s’assit dans un compartiment à côté de Nott qui ne disait mot. Encore une de ses crises, songea-t-elle, agacée par le tempérament quelque peu lunatique de son ami. Pourtant les festivités de Noël auraient dû le mettre de bonne humeur, mais il n’en était rien. Il redoutait probablement autant qu’elle de retourner dans sa famille, son père pouvait se montrer particulièrement sévère, surtout compte tenu des résultats scolaires de son fils qu’il jugeait médiocre. Elle regarda son ami, ce dernier le visage fermé était tourné vers la fenêtre, fixant le paysage qui se déroulaient sous leurs yeux. Se sentant observé, il se retourna et sourit faiblement. Il était partagé entre l’impatience et la crainte, il voulait se blottir dans les bras de sa mère, mais craignait les coups de son père. Ballotté par les secousses de la marche, il finit par s’endormir. Soudain, une voix le sortit de ses rêves :

« Timothy, Timothy, réveille-toi ! On est à Londres. »

Le garçon ouvrit les yeux avec difficultés. Il rassembla ses affaires et sortit du compartiment. Plus il s’approchait du marchepied, plus il sentait son cœur battre contre sa poitrine. Jane devinant son angoisse, posa ses mains sur ses épaules en signe de réconfort. Tout deux descendirent. Elle aperçut sa mère au loin, sans plus d’émotions que si elle regardait une étrangère. Elle vit Hale se jeter dans ses bras, Amanda l’enlaça et l’embrassa tendrement. Jane salua Tim qui la retient par la main. Elle continua à avancer jusqu’à ce que le lien se brise. Puis avec résignation, elle s’approcha de sa famille. À son arrivée, Hale se contenta d’un signe de tête et Amanda d’un salut de la main. Pour les ramener à demeure, leur mère utilisa le transplanage d’escorte. Lorsqu’ils apparurent devant leur maison, elle sembla bien sinistre à Jane. Ou peut-être était-ce parce qu’elle se sentait barbouillée ? Une voix s’éleva dans la brume :

« Mon chéri, tu te sens bien.

    - Non, pas tellement, je crois que je suis un peu barbouillé. L’effet du transplanage, j’imagine.

    - Viens, rentrons à la maison, je vais te faire un thé, répondit sa mère en lui faisant signe d’avancer. 

Apparemment, Hale aussi était malade. Jane hésita, comme d’habitude, elle n’avait pas le droit à une quelconque considération. Sa mère se tourna vers elle et s’exclama d’un ton bourru :

- Allez et toi aussi, dépêche-toi ! »

La jeune fille suivit son frère à l’intérieur de la maison. Ils prirent un bon thé bien chaud pour se réconforter. Les jours qui suivirent, Amanda se montra plus froide qu’à l’ordinaire avec sa fille. Elle ne savait plus comment lui parler. Elle avait entendu parler de son insolence, de ses mauvaises notes et de sa mauvaise volonté. Elle aurait aimé trouver les mots pour l’encourager, pour l’inciter à ne pas baisser les bras, mais elle ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir d’avoir été envoyée à Serpentard. Au fond, ce n’était sans doute pas sa faute, pourtant elle n’arrivait pas à comprendre, comment cela avait été possible sans son consentement. Un jour, lorsqu’elle était encore élève au collège, elle avait entendu Rogue dire, que le choixpeau tenait compte des inclinaisons des élèves. Son irritation redoubla, quand elle constata, que si Hale mettait beaucoup d’application dans ses devoirs de vacances, Jane n’avait toujours rien fait. Cette fille se reposait sur ses lauriers. Elle passait son temps au grand air à gambader dans la cambrousse.

La veille du réveillon, Jane arriva en retard pour le dîner. Il faisait très froid ce jour-là. Son manteau était recouvert de neige et ses cils avaient gelés. Hugh alla l’accueillir sur le perron, il l’aida à quitter son anorak et lui frotta énergiquement le dos pour la réchauffer. Il l’accompagna dans la cuisine, où les autres membres de la famille dînaient déjà. Il lui servit une assiette de soupe. Le potage était excellent et Jane s’en régala. Ensuite ils passèrent au fromage, puis au dessert. À la fin du dîner, tout fut débarrassé, nettoyé et rangé en un coup de baguette magique. Sa mère prit alors un air grave.

« Je peux te parler, Jane ? demanda-t-elle.

- Oui, bien-sûr.

- Allons, dans ta chambre tu veux bien. »

Elles prirent le chemin de la chambre de Jane. C’était non seulement la plus petite de la maison, mais aussi la plus froide. La jeune fille s’assit sur son lit et sa mère sur une chaise de bureau. Elle était dos à sa fille. Amanda regarda autour d’elle et constata que la décoration avait changé. Toutes les photos des jumeaux, qui étaient auparavant épinglés aux murs, avaient disparu. Les poupées en porcelaine offertes par la mère de Hugh avaient été brisées et leurs cheveux sauvagement coupés. Elle ne les avait jamais tellement aimées, mais elle savait bien que de voir ce spectacle attristerait la vieille femme. Elle remarqua aussi que Jane avait accrocher le blason de Serpentard au-dessus de son bureau. Ainsi Jane aimait sa maison ! Cette image la replongea brièvement sur ses propres souvenirs d’école. Puis son attention se reporta soudainement sur les poupées. Elle sortit sa baguette et les répara. Elle demanda avec impatience :

« C’est toi qui a fait ça, Jane ? Pourquoi donc ?

- Je ne suis plus une enfant, répondit Jane d’un ton catégorique.

- Ce n’est pas une raison, Jane. Cela ferait de la peine à ta grand-mère, si elle voyait cela.

- Je ne les ai jamais vraiment aimées, elles m’ont toujours fait un peu peur, dit Jane d’une petite voix.

- Je ne les aime pas trop non plus, mais ce n’est pas une raison. Nous pouvons les mettre au grenier, si tu ne veux plus les voir. Pourquoi les as-tu jetées ?

- J’étais en colère.

- Contre qui ?

- Contre toi, tu m’ignores sans cesse, on dirait toujours que tu m’en veux.

- Oui, je t’en veux.

- Pourquoi ?

- Parce que tu me déçois. Les professeurs disent que tu ne fais jamais rien de bon en classe. Ils trouvent que tu n’y mets pas assez du tien. J’ai reçu une lettre de leur part à ce sujet. Ils pensent que si j’essaie de te parler… Alors ? J’attends des explications ?

- Ça n’a rien à voir avec les professeurs, Maman. Et tu le sais très bien. Tu m’as toujours détesté.

- Je ne te déteste pas, Jane. Ne change pas de sujet. Alors qu’as-tu à dire ?

- Rien. Je n’ai rien à dire.

- Comment cela ?

- Je travaille, je donne tout ce que j’ai, mais ça ne paye pas. Qu’est-ce qu’il y a tant à dire ?

-Tu dis que tu travailles, mais je ne t’ai jamais vu écrire un seul devoir depuis que tu es arrivée !

- Bah oui, parce que tu es jamais là pour me voir travailler !

- Mais Hale…

- Travaille toujours juste sous ton nez, dit Jane en finissant la phrase de sa mère, juste pour se faire bien voir !

- Ne dis pas de bêtises ! Et puis ton père me dit toujours que tu passes ton temps à te promener ces derniers temps.

- Oui et tu sais pourquoi ?

Elle se leva et ouvrit un des tiroirs du bureau. Elle en sortit un album qui ressemblait à un herbier. Elle l’ouvrit et le montra à sa mère. Une bonne cinquantaine de plantes était classée et répertoriée à l’intérieur. Amanda demanda :

- Un devoir pour le cours de botanique ?

Jane hocha la tête.

- Très bien. Mais il y a encore une chose que je ne comprends pas.

- Laquelle ?

- Pourquoi Serpentard ?

- Tiens, donc ! Je me demandais quand est-ce que ce plat-là allait être servi, s’écria Jane.

- Cesse d’être insolente et réponds donc aux questions qu’on te pose, s’exclama Amanda.

- Mais que répondre à une question qui n’a pas de réponse ? Je ne sais pas ! Le choixpeau a choisi et qu’il en soit ainsi.

- Très bien, répliqua Amanda qui ne se laissait pas démonter. Dors maintenant mais sache que j'ai un œil sur toi. »

Amanda se leva et sortit de la pièce. Elle passa devant des étagères remplies de gros ouvrages et regarda des titres au hasard. Bientôt elle ne lisait plus, elle songeait… Serpentard… Serpentard….

De son côté, Jane s'installa dans son lit un livre à la main. Manifestement sa mère n'acceptait pas la situation. Mais que pouvait-elle bien faire pour contenter sa mère ? Elle se plongea dans les pages de son roman. Cependant elle n'arrivait pas à s’intéresser à l'histoire, les lignes dansaient devant ses yeux. Elle referma le livre d'un coup sec et s’allongea dans l’obscurité croissante du soir. Elle repensa alors à la conservation et sentit les larmes lui monter aux yeux. Certes, à ce jour, sa mère n’avait pas eu beaucoup d’occasion d’être fière d’elle, mais cela serait peut-être amené à changer bientôt. Elle s’entraînait dur, bravant le scepticisme de McGonagall et les railleries de Hale, même si c’était vain, elle voulait donner le meilleur d’elle-même. Elle finit par s’endormir.

Le lendemain, ils se rendirent chez Felicity, la mère d’Hugh. Elle s’était surpassée pour les festivités de Noël. Jane et Hale décorèrent le sapin en silence. Manifestement chacun prenait sur lui, pour éviter la dispute en ce jour de fête, tandis que les adultes s’affairaient dans la cuisine. Une fois, la décoration de l’arbre de Noël terminée, ils s’attelèrent à la préparation de la table. Vers dix-huit heures trente, une vieille voisine célibataire vint les rejoindre pour le dîner. Ce fut un véritable festin. Ils dégustèrent des fruits de mer, du poisson et des légumes fondants. Puis Felicity apporta de la cuisine un plateau de fromage d’une grande diversité, il y avait des crottins de chèvre, de la bûche de brebis, un comté fruité, un Saint Marcellin coulant et de la mimolette vieille particulièrement savoureuse. Jane en goûta un petit morceau de chaque. Puis ils passèrent à la bûche glacée au chocolat décorée de figurines en sucre qu’Amanda avait ensorcelée. Malgré tout ce qu’ils avaient déjà mangé, Hale et Jane fixaient le gâteau avec des grands yeux. Leur grand-mère prit un couteau et le découpa en part parfaitement égale d’une main experte, preuve de sa longue expérience en la matière. Tous mangèrent par gourmandise, puis allèrent déballer les cadeaux. Jane reçut de la part de ses parents un livre intitulé : Les potions pour les nuls, qui devraient s’avérer utile pour ses séances d’entraînement secrète avec Timothy. Quant à Hale, il avait reçu un balai flambant neuf, plus précisément il s’agissait d’une flèche d’argent, un modèle de fabrication artisanale. Il semblait ravi de son cadeau, tandis que soudain sa sœur regardait son livre avec dépit. Mais le fait que les premières années n’avaient pas le droit de posséder leur propre balai, la consola quelque peu. Hale ne pourrait pas l’apporter à l’école. Elle regarda avec joie sa grand-mère qui déballait un nouveau service à thé. De son côté, Hugh avait eu un parfum et un nécessaire de rasage et Amanda un chaudron pliable. Ils avaient beaucoup trop mangé et après que chacun eut déballé ses cadeaux, Felicity proposa aux adultes un digestif et aux enfants une infusion. Puis ils allèrent à la messe de minuit, malgré le scepticisme d’Amanda à l’encontre de ce qu’elle appelait les « bondieuseries ».

Le curé était un jeune homme enthousiaste à l’air jovial qui traitait ses ouailles avec ce que Felicity prenait pour de la cordialité. Il commença son office par un discours de bienvenue grandiloquent. Depuis sa place, la vieille dame le regardait avec admiration, buvant ses paroles. Amanda s’était endormie dans une attitude qui rappelait si bien une prière que personne ne s’en était rendu compte. Hugh, qui avait foi en Dieu et en les Hommes, écoutait avec intérêt. Jane se sentait intimidée par la hauteur de l’édifice, elle n’aimait ni l’odeur étouffante de l’encens, ni les sophismes de l’homme d’Église, ni les regards réprobateurs des membres les plus fervents de l’assemblée. Elle observa le crucifié accroché en haut du chœur et ne put s’empêcher de ressentir une certaine répulsion. À ses yeux, il y avait dans cette image quelque chose d’obscène. De son côté, Hale observait du coin de l’œil les flammes vacillantes des cierges. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas prié. Lorsqu’il était enfant, il aimait tant adorer Dieu, mais au fil des années, le doute s’était immiscé dans son esprit. Il regarda en l’air, comme pour obtenir des réponses à ses questions, mais le Seigneur se tut et le jeune homme se reporta sur la voix du prêtre. Fermant, il se laissa bercer par ses paroles, sans chercher à les comprendre. Puis soudainement ce dernier se tut et Hale sortit de sa rêverie. Ils reprirent le chemin du pavillon. Le ventre lourd, ils allèrent se coucher et dormir tous d’un sommeil de plomb.

Durant le reste des vacances, la méfiance, qui régnait entre la mère et la fille, s’amplifia. Malgré la discussion qu’elles avaient eu, Amanda avait du mal à croire à sa sincérité. Elle était persuadée que tout n’était que fumée et paroles et continua à la traiter avec indifférence. Hugh, qui avait également parlé avec Jane, essaya de lui faire entendre raison mais en vain. Sa femme se contentait de surveiller l’avancement de ses devoirs scolaires, sans lui poser des questions sur son quotidien à l’école. La veille de leur retour à Poudlard, une nouvelle dispute éclata. Jane reprocha à sa mère d’avoir toujours avantagé Hale par rapport à elle, ce qui blessa Amanda. Elle réagit avec colère et s’écria : « J’ai toujours voulu te donner une bonne éducation, j’ai essayé de faire de toi une femme forte, j’ai toujours essayé d’être un modèle pour toi, et c’est comme ça que tu me remercies ? Tu es tellement insolente, je me demande parfois si tu es bien ma fille.

- Te remercier mais comment le pourrais-je ? Je ne veux pas te ressembler, tu me dégoûtes. Regarde donc comme tu me traites, pourquoi n’ai-je pas le droit aux mêmes faveurs que mon frère ?

 

Sa mère s’approcha d’elle et lui souleva le menton. Jane détourna les yeux.

 

- Regarde-moi, ordonna Amanda.

- Non, certainement pas.

- Regarde-moi dans les yeux, puisque je te le demande.

- Non.

 

Elle la gifla si violemment qu’elle tomba sur le lit comme une poupée de chiffon.

 

- Tu ne voulais pas être à Gryffondor, avoue-le.

- Oui exactement, parce que je ne veux pas te ressembler, tu ne m’aimes pas.

- Non, tu te trompes et tu le sais. »

 

Amanda s’éloigna la laissant seule avec ses larmes. La jeune fille resta longtemps immobile, puis elle sentit la main secourable de son père caresser ses cheveux. Il la consola et l’aida à préparer ses affaires pour le lendemain. Sur le quai 9 3/4, elle retrouva son ami Nott avec grand plaisir. Il avait un peu forci, sans doute sous l’effet des bons repas de Noël. Ils s’assirent ensemble dans un compartiment et bavardèrent. Lui aussi s’était disputé avec son père qui n’était pas satisfait de ses résultats en classe. Heureusement, la douceur de sa mère avait quelque peu apaisé sa colère. Ils passèrent le reste du trajet à jouer aux échecs en mangeant du chocolat. À leur arrivée, un somptueux banquet les attendait dans la grande salle et ils mangèrent plus qu’à leur faim. Le lendemain, les cours reprirent. Malgré son travail, Jane n’avait pas particulièrement progressé, mais elle ne se décourageait pas. Avec l’aide de Nott, elle continua à préparer des potions une fois par semaine. Bientôt les vacances de Pâques arrivèrent. En conséquence la plupart des élèves de premières années passaient leur journée dans le parc à rêvasser ou à voler sur des balais de l’école. Cependant Jane et Timothy, même s’ils prirent quand même un peu de temps libre, commencèrent déjà à réviser. Les examens arrivèrent au mois de juin et ce fut un moment d’angoisse particulièrement intense. Malgré tout, Jane les réussit avec des notes moyennes partout ce que sa mère considéra comme un exploit inespéré. Pour la récompenser de ses efforts, elle lui acheta une flèche d’argent. À son grand regret, il resta ranger dans son placard tout l’été, il aurait été trop risqué de l’utiliser à proximité des moldus. Jane passa son été à lire sur la terrasse, à rejoindre son ami Nott en secret ou à gambader dans la forêt. Même si elle s’occupait, elle regrettait l’ambiance animée de sa salle commune, les chahuts de l’intercours, les entraînements de Quidditch interminables et l’odeur légèrement moisi des grimoires de la bibliothèque...

 

Note de fin de chapitre :

 

Anecdote d’écriture :

J’ai mis un certain temps à trouver l’idée de la cape camouflage. Je voulais trouver quelque chose d’un peu plus original que la cape d’invisibilité.

 

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