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128ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 128e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 20 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits comme bonne résolution pour 2023. vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A très bientôt !


De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


31ème Nuit Insolite


Chers membres d'HPF,


Nous vous informons que la 31e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 16 décembre à partir de 20h. N'hésitez pas à venir découvrir les nuits pour la dernière de 2022. vous inscrire !


Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.


A très bientôt !



De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
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A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sur tous les chemins - Partie I : Le cygne noir par lecrivainechameleon

[2 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

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Note de chapitre:

Résumé des épisodes précédents :

Hale et Jane sont des jumeaux et des sorciers. Durant son enfance, Jane rencontre son meilleur ami Timothy Nott. Lors de la cérémonie de répartition à Poudlard, Hale est placé à Gryffondor et Jane et Timothy sont envoyés à Serpentard. La première année sépare (définitivement?) les jumeaux devenus rivaux. La deuxième année est assez mouvementée. Les cours, les soirées de travail et les matchs de Quidditch s’enchaînent. En quatrième année, alors qu’une énième dispute éclate entre Hale et Jane. Le conflit dégénère en bagarre et Jane est envoyé chez le directeur. Dumbledore affirme à Jane que contrairement à la croyance elle peut tout aussi bien développer ses pouvoirs que son frère, mais il l’invite également à plus de modération. Le chapitre se termine sur une dispute mère-fille. Amanda jette un sort de mutisme à sa fille et l’attache à une chaise avant de quitter la maison.

 

Résumé de l’épisode précédent :

Aidée par Marcy, Jane s’enfuit chez les Nott, où elle fait la connaissance des parents de Timothy, de Saturnin et des Malefoy. La tension monte entre Timothy et Saturnin, alors que ce dernier tente de séduire Jane.

 

Teaser du chapitre 9 :

Amanda Jones vient chercher sa fille chez les Nott. Une discussion difficile s’annonce entre Jane et sa mère…

 

Attention ce chapitre comporte une courte scène de violence.

 

 

Amanda Jones arriva dans la matinée. Elle repartit avec ses filles. Une fois à la maison, elle prit le fouet derrière le buffet de la cuisine. Jane prit ses jambes à son cou grimpant au premier étage. Elle se cacha dans le placard à balai. Amanda fit sauter le verrou d’un coup de baguette. Le fouet s’abattit une première fois. Elle poussa sa mère violemment, celle-ci s’écrasa brutalement sur le sol. Jane s’élança vers le deuxième étage. Sa mère rampa sur le plancher. Jane se cacha dans sa chambre. Mais le fouet s’abattit dans son dos, lui mordant la peau de ses crocs acérés. Elle arracha la couverture du lit et la jeta sur sa mère. Elle renversa le meuble du couloir et grimpa au troisième étage, puis au grenier par le petit escalier. Elle était déjà à la dixième marche, elle posa son pied sur la onzième, plus qu’une marche... Elle était presque arrivée en haut, lorsqu’une main s’agrippa à son pied et la tira. Son corps rencontra chaque marche. Son menton se cogna faisant claquer sa mâchoire violemment. Cette fois, c’était son frère. Il dit :

« Tu ne t’en tireras pas comme ça ! Je savais bien que tu étais chez Nott.

    — C’est toi qui lui a dit, tu m’as trahie, tu m’as trahie, murmura Jane entre ses dents.

    — Non, grande sœur, c’est toi qui nous as trahi. Tu as choisi ta voie au lieu de choisir celle que ta mère t’avait conseillée. Alors que moi…

    — Tais-toi, s’écria-t-elle d’une voix rauque, toi, toi, toi, il n’y a en que pour Hale Jones. Depuis que je suis née je ne fais que vivre dans ton ombre. Je n’existe qu’à travers toi. C’est à toi de me laisser.

    — Tais-toi, tu n’es qu’une fille, gronda-t-il, et tu es ma sœur.

    — Moi aussi, j’existe, j’existe ! Toi, va-t-en ! Je ne peux pas supporter ce que tu m’as fait. Je ne peux plus supporter de me voir en toi. Tu me dégoûtes, je me sens souillée. »

Hale se figea. Il regarda sa sœur avec terreur. Jane était en proie à une rage soudaine et profonde. Elle hurlait désormais. Sa mère arriva et la gifla avec force. Mais les cris déchirants redoublèrent. Sa mère saisit le fouet, il claqua une ultime fois. La chair attaquée se mit à saigner. Jane porterait toute sa vie la trace de ce coup. Soudain une voix résonna dans le couloir :

« Ça suffit Amanda. Comment oses-tu ? Je m’en vais. »

Amanda s’immobilisa comme sonnée. Jamais elle n’aurait cru Hugh capable de la quitter, encore moins d’emmener leurs filles avec lui. Mais l’évènement couvait depuis des années. Il avait vécu trop longtemps sous sa domination pour continuer à se taire. Hugh installa Jane dans la voiture et lui passa un peu d’eau sur le front. Elle criait toujours. Il la prit dans ses bras et la berça lentement. Elle se calma et s’endormit. Une nouvelle vie commençait enfin. Hugh se mit au volant et ils roulèrent vers Londres sur les petites routes de campagne. Jane s’était réveillée et regardait le paysage vallonné et vert qui défilait par la fenêtre. Vers cinq heures de l’après-midi, ils arrivèrent enfin à Londres. Hugh les avait emmenées chez sa mère, Felicity. Elle vivait en banlieue dans un pavillon de briques. Il y avait une cour à l’arrière la maison et un jardinet sur le palier de l’entrée principale. La maisonnette était tout en hauteur. Tout le pâté de maisons était construit selon le même modèle. La mère de Hugh les accueillit à bras ouvert et leur fit du thé :

« Depuis le temps que je te disais de quitter ta femme, Hugh, dit la vieille femme en servant le thé. Mes chéries, ça me fait plaisir de vous voir, comme vous avez grandi. Tu es une belle jeune femme, ma Jane. Ils vont tous craquer les garçons à Pot-aux-Lards… »

Jane sourit heureuse de retrouver sa grand-mère qui décidément était incorrigible. Il lui semblait qu’elle avait entendu ce petit discours une bonne centaine de fois. Après le dîner, Jane et Marcy allèrent se coucher sur le canapé, leurs rêves étaient remplis de plats en sauce et de gâteaux. Jane se leva tôt, matinale, elle alla se promener dans les rues couvertes de brumes. Son père, ce moldu, qu’elle méprisait l’aimait et l’avait protégée. Elle rentra et s’assit sur le canapé. La télévision était allumée, sa sœur regardait les dessins-animés. Jane s’allongea sur le canapé et ferma les yeux. Finalement elle prit sa plume et écrivit à Timothy la lettre suivante :

Cher Tim,

Aujourd’hui mon père a pris une grande décision, certainement celle de sa vie. J’ai encore du mal à y croire, il a quitté ma mère. Tout ceci ne lui ressemble pas. C’est comme s’il s’était enfin réveillé. Résultat, je suis près de Londres chez ma grand-mère. Mon père a aperçu un échange animé que nous avons eu ma mère et moi. Enfin quand je dis animé, tu sais de quoi je parle… Mon frère m’avait dénoncé, l’imbécile. Je ne veux plus jamais les revoir ces deux... Tu sais bien ce que je veux dire. Voir ma famille se déchirer ne me fait rien. Au contraire, je me sens soulagée, enfin délivrée de mon fardeau. J’étais contente de te voir hier malgré tout, je suis désolée de t’imposer tout ça. Je suis très contente de ma nouvelle coupe de cheveux. J’espère te revoir avant l’école.

 

Je t’embrasse

Jane

Hugh Jones se mit à chercher un appartement, pendant que ses filles restaient sous la garde de leur grand-mère ou exploraient les environs. Ils reçurent par colis toutes les affaires qu’ils n’avaient pas pu emmener. Jane se sentait débordée. Beaucoup de ses effets personnels avaient été cassés. Elle imaginait sa mère et son frère fourrant sans précaution tout dans des cartons. Les fioles de cristal qui servaient au cours des potions étaient brisées. La balance en bronze était déformée. Ses gants en peau de dragon avaient disparu. Sa cape en laine était déchirée. Beaucoup de vêtements de seconde main étaient trop petits, usés ou déchirés. Une bouteille d’encre s’était renversée sur le parchemin vierge et nombre de plumes étaient cassées. Jane se sentit étrangement vide. Tout ce bric-à-brac n’avait pas grande valeur à ses yeux. Mais l’état de désolation de sa malle représentait l’état de sa vie. Si bien que le spectacle en devenait émouvant. Elle se sentait violée dans son intimité. Elle se mit à faire le tri. Elle jeta la moitié des vêtements. Hugh regarda avec empathie ces vieilles fripes et lui donna de l’argent, pour qu’elle puisse enfin renouveler sa garde-robe. Elle fit le tour des friperies et de quelques magasins bon marché pour ces vêtements moldus. Elle se donna un petit côté rock un peu plus féminin que les vieilles nippes que sa mère osait lui offrir. Plus de vieux pulls décatis et décolorés, plus de pantalons trop grands, plus de chemisiers sans âge. Elle se racheta aussi des robes de sorciers, des capes et des gants. Plus de robes trop courtes ou trop longues. Plus de capes boulochées, plus de pulls en laine aux mailles distendues, plus de gants en peau de dragon au cuir éraflé. Elle renouvela ses fioles de cristal. Sinon elle s’éloignait du pavillon, s’enfuyant en métro, délaissant l’agitation incessante de Picadilly Circus et d’Oxford Street pour se délasser au bord du Regent’s Canal ou découvrant les fresques urbaines de Shoreditch. Elle aimait aussi fouiller dans le joyeux bric-à-brac du marché couvert de Spitafield. Elle était sûre d’y avoir vu une vieille sorcière vendre une authentique boule de cristal à un groupe de touristes australiens habillés de vert et de violet…. Elle se laissait porter par son instinct allant où bon lui semblait. Quand le monde des sorciers lui manquait, ses pas la menaient jusqu’au Chaudron Baveur. Elle se faisait alors un plaisir de se plonger dans les livres de Fleury et Bott qu’elle lisait sur place pendant des heures, si bien qu’elle se faisait toujours chasser par le libraire. De retour à la maison, elle s’endormait profondément sautant le repas du soir, elle se réveillait le lendemain le ventre creux vers dix heures passées. Ses nuits étaient étranges, elle ressentait des fourmillements, une chaleur qui se propageait dans tous son corps. Une énergie nouvelle circulait dans ses veines. Mais secrètement elle attendait avec impatience le retour à Poudlard. Cependant le temps semblait se ralentir, il lui semblait souvent que ce jour-là n’arriverait jamais.

Le matin du premier septembre, Jane se réveilla d’ailleurs beaucoup plus tôt qu’il ne le fallait. Elle avait bouclé sa valise la veille. Elle restait les yeux ouverts allongée dans son lit. Elle se tournait et se retournait entre les draps sans pouvoir se rendormir. L’heure fatidique du lever arriva. Jane se leva, croqua dans un toast au bacon, but une tasse de thé, se coiffa, s’habilla, à son plus grand étonnement elle tomba sur Marcy dans la cuisine. Pendant un instant, elle la regarda d’un air interloquée et puis elle s’écria :

« Je suis bête ! J’avais complètement oublié que toi aussi tu viens à Poudlard cette année.

— Et bah moi, je n’ai pas du tout oublié. J’appréhende même beaucoup.

— Ne t’inquiète pas, frangine. On est tous passé par là. Je t’assure que j’étais dans le même état que toi.

— Ah bon ? Pourtant pour toi, tout à l’air tellement facile ! »

Jane se contenta de pouffer de rire. Elles finirent de manger en silence et enfin son père les conduisit à la gare. Elle serra son père dans ses bras et prit la direction de la voie 9 ¾. Elle retrouva Timothy Nott sur le quai. Les deux amis se saluèrent chaleureusement. Il avait grandi d’un coup pendant l’été et son corps apparaissait comme trop grand pour lui. Ils allèrent s’installer dans le train en route vers leur quatrième année à Poudlard. Une nouvelle année commençait et les traditions dépassées établies depuis plus de mille ans se répétaient une nouvelle fois, inlassablement. Aux yeux de Jane, ce traditionalisme était absurde, mais à quoi s’attendaient-ils ? On aurait dit qu’ils préparaient un spectacle, dont ils repoussaient sans cesse la représentation à cause du trac. Avery prit place à côté de Jane Jones.

«  Alors une nouvelle année commence pour toi, Jones ? demanda-t-il.

Jane n’avait jamais entendu une question aussi bête.

    — Oui comme à chaque début d’année.

    — Mais celle-ci sera plus calme que les précédentes, n’est-ce pas ?

    — Oui, bien-sûr, même s’il va falloir se retenir.

    — Tu fais enfin honneur à ta maison, Jones. Je t’en félicite. Je m’engage à te soutenir dans tout ce que tu entreprendras, dit-il en lui tendant la main.

     

Elle claqua sa main contre la sienne en s’écriant :

    — Ça marche ! »

     

Saturnin fut désappointé, il s’attendait à ce qu’elle lui serre la main.

La vie scolaire reprit ses cours. La première matière fut celle de potions. Nott et Jones s’installèrent à une table, chacun dans leur préparation. Jane s’appliqua, elle se souvenait de ses promesses. Rogue l’observait d’un air menaçant. Jane respira un grand coup et se massa les tempes. Elle coupa des feuilles et écrasa des fèves, moulut la corne de licorne. Elle ajouta les ingrédients à l’eau bouillante. Le liquide prit une couleur dorée. Elle coupa de la menthe fraîche et l’ajouta. Elle réduit en poudre des scarabées bleutés et les mélangea à la mixture. Elle mit une pincée de sel et un peu de sang de dragon. Elle remua le mélange et ajouta une goutte d’huile de dichtame. À son grand soulagement, aucune explosion ne se produisit. Elle regarda autour d’elle et se rendit compte avec satisfaction qu’elle avait terminé la première. Le professeur aux cheveux gras s’approcha d’elle d’un air méfiant.

« Que faites-vous le nez en l’air, Jones ? Occupez-vous de votre potion, voulez-vous ?

    — J’ai déjà terminé, professeur.

    — Vraiment ? Alors voyons voir ça. »

Il regarda dans le petit chaudron d’étain. À son grand étonnement, la potion avait l’air parfaite. C’était la première fois qu’il voyait une élève préparée cette potion aussi vite avec succès. Il plissa les yeux et se plongea dans l’esprit de Jones. Non, elle ne mentait pas. Elle avait préparé la potion, seule. C’était étonnant, il ne s’était jamais attendu à cela de sa part. Rogue ressentit une brève satisfaction et se sentit soudain furieux, tout cela n’était pas encore assez bien. Il lui demanda de chercher l’antidote de la potion. Jane se remit au travail et chercha la solution par tâtonnement comme les mauvais mathématiciens. Elle travailla avec acharnement et se coupa lors du découpage d’une aile de chauve-souris du sang se mélangea au tout. Rogue s’approcha. Il observa la mixture avec mépris. Nott encore dans sa préparation donna un coup de coude dans le récipient. La bouillasse se déversa sur la plaie de Jane encore sanglante. Mais lorsque Rogue fit disparaître la potion, la blessure avait disparu. Elle venait d’inventer une nouvelle recette de potions repousse-peau. Le professeur refoula au fond de lui-même la petite dose d’allégresse qu’il rencontrait et cria à la chance. La puissance magique de Jane s’accroissait de jours en jours.

Le soir, en compagnie de Timothy elle travaillait sur des projets d’antidote. Ils essayèrent en vain de trouver un nouvel antidote à la potion d’euphorie. Ils se penchèrent alors sur un remède contre les maux de tête. Ils rassemblèrent de la documentation lorsqu’ils y avaient quelques minutes de libre, entre deux devoirs ou à l’intercours. Avec le temps, ils remarquèrent qu’ils se complétaient parfaitement. À Noël, la recette de la future potion était bientôt prête, cependant ils durent rentrer dans leur famille. Bien que désormais étudiante à Poudlard, Marcy, la petite sœur de Jane, tenait à passer Noël avec son père, Hugh, sa grand-mère, Felicity et sa sœur. Cette dernière sentit son cœur se serrer sur le quai de la gare de Pré-au-Lard, en effet elle ne se réjouissait pas des vacances à venir. D’une part, elle craignait de se plonger dans les déboires relationnelles entre ses deux parents, d’autre part, Timothy et le château allaient lui manquer. Elle monta dans le train accompagnée par Timothy, Sephora et Saturnin. La pluie tombait abondamment et la jeune femme regarda les gouttes marteler en cadence les fenêtres du train en marche. Elle en profita pour faire le point sur le semestre écoulé. Elle réalisa qu’elle avait beaucoup gagné en maturité et en confiance en elle. Les bavardages de ses amis la détournèrent de ses réflexions. Ils se mirent à rire en pensant à l’expression que ferait la professeure McGonagall quand elle découvrirait les notes de Jane à tous les examens de fin d’année. Lorsqu’elle passa de l’autre côté de la barrière, Jane ressentit une joie immense à la vue de son père qui les attendaient. Les retrouvailles furent joyeuses, et même la perspective du divorce ne parvint pas à gâcher leur bonheur.

Les festivités de Noël parurent à Jane d’une extraordinaire lenteur. Le réveillon se déroula dans un comité restreint à son père et sa sœur. À minuit, ils allèrent à la messe. Jane regardait les rangées de cierge, dont les flammes brillaient comme autant d’âmes angéliques. Elle n’avait jamais vraiment cru en Dieu, mais ce lieu l’apaisait par son calme et sa sérénité. Elle se sentait tout petite sous les voûtes de ce haut édifice qui voulait rejoindre le ciel. La lumière rentrait filtrée par des vitraux colorés. L’adolescente se sentait à part, isolée et protégée d’un monde hostile. Alors que paradoxalement ce bâtiment sacré la ramenait à son état de simple mortel au-delà de la magie.

Le lendemain, ils étaient chez la mère de Hugh qui s’était surpassée. Elle avait mis les petits plats dans les grands et malgré la vaisselle bon marché les plats se suivaient les uns après les autres dans un long et interminable défilé de couleurs, de saveurs et d’odeurs. Le vin était mauvais, mais on le buvait tout de même en compagnie d’une vieille voisine délaissée qui sentait la naphtaline. On déballa les cadeaux dans la bonne humeur avant d’attaquer la bûche glacée. Jane ouvrit un petit paquet qui comportait un crucifix en bois de sapin. L’autre paquet comportait un petit carnet relié de cuir et un dernier une paire de gants en laine. Le sapin déplumé répandait ses épines odorantes sur le tapis. Sur le rebord de la fenêtre poussait dans des pots une ribambelle de plantes grasses. Le vieux buffet en pin servait de présentoir à un ensemble d’objets hétéroclites du vieux napperon en dentelles, aux bouquets de fleurs séchées en passant par des photos jaunies et racornies sous verre dans leur cadre poussiéreux. La bûche glacée était molle et écœurante, Jane se força à manger sous le regard impérieux de son père. On passa ensuite au café accommodé de truffes au chocolat. Jane aurait vomi si elle avait avalé quoique ce soit de plus. Vers cinq heures de l’après-midi, on sortit enfin de table. L’adolescente regarda par la fenêtre avec l’espoir de voir de la neige tomber, mais comme régulièrement en Angleterre, la pluie tambourinait encore sur les carreaux. Elle jeta un coup d’œil à la crèche sur la cheminée. Elle pensait au divorce en regardant Jésus. Au printemps, il allait falloir affronter le jugement, le déchirement de leur famille serait acté. Elle se sentait partagée. Bien-sûr, il valait peut-être mieux qu’il en soit ainsi… Mais au fond, elle aurait tellement aimé que sa mère soit fière d’elle. Elle repensait à ceux qui prétendaient que sa mère l’aimait plus qu’elle ne le disait. Part de vérité ou fables rassurantes ? Elle alla se coucher, le ventre lourd. Le lendemain et les jours suivants, elle passa beaucoup de temps à lire. Elle s’était replongée dans des livres de botanique qu’elle avait laissé chez son père et qui pourraient lui être utiles pour sa potion. Elle joua beaucoup avec sa sœur. Les vacances se passaient mieux qu’elle ne l’avait espéré et s’achevèrent rapidement. Malgré tout, Jane, contrairement à Marcy, se réjouissait de rentrer à Poudlard.

Le brouillard avait envahi le quai de la gare. Les jeunes filles saluèrent leur père et montèrent dans le train. Marcy sentit son cœur se serrer, elle aimait bien le château, mais s’y sentait seule. Son frère et sa sœur la délaissaient et jusqu’à présent elle ne s’était pas fait beaucoup d’amis. Le Poudlard-Express sillonnait la campagne anglaise. Les collines vertes étaient tâchées par le blanc des moutons. Elle mit son uniforme et ajusta sa cravate. Il faisait un froid glacial. Elle enfila un pull. Saturnin jouait aux échecs avec Nott. Sephora Parkinson était assise en face d’elle plongée dans un épais volume poussiéreux, mais Jane n’avait aucune envie de lui faire la conversation. Elle ne supportait plus ces discussions interminables sur la manière de se faire les ongles ou les dernières prouesses de potions capillaires. Marcy qui n’avait pas trouvé de place ailleurs était également avec eux. Jane s’imagina qu’étant la seule Serdaigle parmi tous ces Serpentard elle devait se sentir comme une intruse. Saturnin la considéra avec méfiance et Timothy avec un respect poli. Seule Sephora éprouvait pour elle un intérêt sincère. Elles discutèrent beaucoup entre elle. Mais les autres, occupés ailleurs, ne remarquèrent pas cette affinité si particulière qui s’était tissée comme par magie entre elles. Lorsqu’ils arrivèrent, Jane s’était endormie, elle avait un air de sainte vierge. Saturnin était parti surveiller le couloir. Nott regardait dans le vague, perdu dans ses pensées. Le train s’immobilisa et aussitôt Jane se frotta les yeux, elle se sentait abrutie par le voyage. La grande salle leur réserva un festin de rêves. Mais le ventre trop plein, Jane restait dans son lit les yeux ouverts. Décidément, il fallait qu’elle arrête de se jeter sur la nourriture. Elle entendait l’orage qui se déchaînait dehors. Ce genre d’activité électrique était rare en Angleterre. Elle ne parvenait pas à dormir. Elle se leva et posa ses pieds nus contre le carrelage froid.

Les mois passèrent. En juin, Jane et Nott finirent le test de leur potion. Ils la montrèrent à Rogue, qui surpris, leur donna cinquante points chacun. Cependant l’été s’annonçait mal, car le jugement moldu de la procédure de divorce devait avoir lieu en juillet.

 

Note de fin de chapitre :

 

Anecdote d’écriture

Après un voyage à Londres, je me suis amusée à mentionner quelques lieux de la capitale anglaise : dont les fameux Picadilly Circus, Oxford Street, mais aussi des endroits plus méconnus comme Regent’s Canal, le quartier de Shoreditch et le marché couvert de Spitafield.

 

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