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De Les Nuits le 12/01/2023 23:25


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, Lossifovna, CacheCoeur et Juliette54qui remportent la Sélection Fanfictions Longues !

Et pour le mois de janvier, venez lire la Sélection Remus Lupin ! Vous pouvez découvrir ces cinq histoires et voter jusqu'au 31 janvier ici.

Persévérance, loyauté, courage… Les valeurs de Hermione Granger vous inspirent-elles ? Lors du mois de février mettez-les à l’honneur lors la Sélection Hermione Granger ! Vous avez jusqu'au 31 janvier pour proposer des textes (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/01/2023 19:18


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De Les Nuits le 16/12/2022 12:52


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier vous en trouverez une toute douce avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites, ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


127ème Nuit d'écriture


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De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


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A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sur tous les chemins - Partie II : Les potionistes par lecrivainechameleon

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Table des matières

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Note d'auteur :

 

 Toujours plongé dans son enquête, Hale ne recule devant aucun stratagème pour découvrir les secrets de sa sœur…

 

Note de chapitre:

 

Résumé de la première partie :

Hale et Jane sont des jumeaux et des sorciers. Durant son enfance, Jane rencontre son meilleur ami Timothy Nott. A Poudlard, Hale est placé à Gryffondor et Jane et Timothy sont envoyés à Serpentard. La première année sépare (définitivement?) les jumeaux devenus rivaux.

La deuxième année est assez mouvementée. Les cours, les soirées de travail et les matchs de Quidditch s’enchaînent. En quatrième année, alors qu’une énième dispute éclate entre Hale et Jane. Le conflit dégénère en bagarre et Jane est envoyé chez le directeur. Dumbledore invite Jane à prendre confiance en elle et à se modérer. Le chapitre se termine sur une dispute mère-fille. Amanda jette un sort de mutisme à sa fille et l’attache à une chaise avant de quitter la maison.

Aidée par Marcy, Jane s’enfuit chez les Nott, où elle fait la connaissance des parents de Timothy, de Saturnin et des Malefoy. La tension monte entre Timothy et Saturnin, alors que ce dernier tente de séduire Jane. Alors qu’Amanda, furieuse, bat sa fille, Hale prend le parti de sa mère.

L’évènement provoque un déclic chez Hugh qui décide de quitter sa femme avec ses deux filles. Jane, Marcy et leur père partent pour Londres pour habiter chez Félicity, leur grand-mère maternelle. L’été passe lentement et les deux sœurs retournent enfin à Poudlard.

Les parents de Jane divorcent… Mais quel loi doit s’appliquer ? Celle des sorciers ou bien celle des moldus ? Jane continue à vivre avec son père. Marcy, Hale et Jane poursuivent leur scolarité à Poudlard. Jane et Marcy s’entendent bien. Et cette dernière Jane se fait son opinion sur Timothy Nott et fait la connaissance de Sephora Parkinson. Quant à Hale et Jane, ils semblent définitivement brouillé depuis la séparation de leurs parents, malgré une énième tentative pour réparer les pots cassés dans le chapitre 11. Celui-ci s’achève sur les derniers jours à Poudlard de nos héros.

Teaser du chapitre 12 :

Timothy et Jane vivent chichement de cueillettes pour des herboristes et essaient de se faire connaître pour leurs talents de potionistes. La coupe du monde de Quidditch approche et les Nott ont obtenu des places par les Malefoy.

 

 

 

Après ses études à Poudlard, Jane continua à s’intéresser aux potions. Elle aurait aimé faire connaître ses talents de potionistes, mais elle n’avait pas les bons contacts pour cela. Malgré la lettre de recommandation de Severus Rogue, elle n’avait pas obtenu de réponses aux candidatures qu’elle avait envoyées aux sociétés des potionistes. Faute de mieux, elle continuait à travailler pour divers herboristes. Elle effectuait des missions au Royaume-Uni et à l’étranger pour recueillir des ingrédients rares que l’on trouve en plus grosses quantités dans leur milieu naturel. Nott l’accompagnait souvent. Ensemble, ils allaient par monts et par vaux. Ils traversaient à cheval les vallons verts de l’Irlande. Ils gravissaient des montagnes enneigées. Ils se perdaient dans des forêts impénétrables. C’était plus difficile pour Nott que pour Jane. Elle avait été toujours plus traitée durement que lui. Il était plus fragile. Son corps fin et longiligne supportait moins bien les longues journées de marche. Cependant avec le temps, il s’endurcit. Comme toujours ensemble, ils apprirent beaucoup. Et pas seulement comment marcher des heures sous le soleil brûlant. Désormais ils savaient comment reconnaître toutes les plantes rares et méconnues aux propriétés sous-exploitées. Le soir, ils mangeaient un peu de thon avec quelques tomates. Après quelques jours, ils rentraient chez eux, l’estomac vide mais la mémoire pleine d’histoires à raconter.

Jane louait une petite piaule minable sans eau chaude au-dessus de la boutique de Barjow et Beurks. Elle ne pouvait pas tellement se permettre de vivre ailleurs étant donné sa situation. D’autant plus qu’elle continuait ses expérimentations avec Nott et que les livres et les ingrédients représentaient un coût non-négligeable. Ils essayaient toujours de garder quelques ingrédients pour eux lors de leurs expéditions. Mais ça ne leur suffisait pas. Ils cherchaient des livres sur les potions et les plantes un peu partout dans les librairies d’occasion et les brocantes. Ils avaient depuis longtemps épuisé les possibilités offertes par Fleury et Bott. Jane rêvait souvent d’avoir un véritable laboratoire et une bibliothèque conséquente rien que pour elle. Mais ils n’y avaient personne pour financer leurs recherches. Ils commencèrent à se désespérer. Mais un évènement vint ramener un peu de joie de vivre dans leur quotidien.

Dans le monde des sorciers, comme chez les Moldus d’ailleurs, certains évènements s’avèrent incontournables, la coupe du monde de Quidditch en fait partie. C’est pourquoi les places étaient toujours rares et chères. Mr et Mrs Nott obtinrent des places par l’intermédiaire des Malefoy et invitèrent donc leur fils et son amie. La veille, alors qu’ils étaient chez les Nott, ils s’assirent au salon, désespérés. Rose les accueillit chaleureusement comme à son habitude. Mr Nott servit à son fils un verre de brandy et à Jane une dose de porto. Ils discutèrent de choses et d’autres. Rose, douce et protectrice, était triste de les voir ainsi. Elle leur annonça qu’Avery allait les rejoindre pour dîner. Le jeune homme, lui, avait trouvé un poste au ministère de la Magie. Jane et Timothy ne l’avaient pas vu depuis plusieurs mois. Il semblait tellement pris par ses nouvelles fonctions qu’il était devenu extrêmement difficile d’aller boire une bièraubeurre avec lui. Jane le trouva changé, tout en étant incapable d’identifier exactement les différences entre cet homme sombre et l’ancien Saturnin. Il leur sourit non sans effort et leur raconta sa journée.

« Cette Dolorès Ombrage, une vraie plaie ! Elle est tellement procédurière. Et en plus, elle débarque toujours à l’improviste dans les bureaux.

Jane se moquait bien de cette Dolorès Ombrage. Elle trouvait même cela légèrement irritant d’entendre Saturnin étaler ses potins de bureau, alors qu’eux avaient tant de mal à dénicher le poste convoité. Enfin il arrêta sa logorrhée et leur demanda :

— Et vous, alors ?

Ils leur parlèrent de leur quotidien, des herbes qu’ils ramassaient, de leurs expériences en potions et des démarches pour faire connaître leur talent. Sans détour, Saturnin répondit :

— Et vous arrivez à vivre de ça ? Ça ne doit pas payer fort, non ?

Les deux amis se regardèrent en se disant que ce jeune homme était quand même sacrément culotté, mais que d’un autre côté il n’avait pas complètement tort. Un peu gênés, ils furent hésitant dans leurs réponses :

— Eh bien en fait, commença Jane.

— Pour être franc, poursuivit Timothy.

— Oui, bon, je vois, répondit Saturnin, c’est pas l’Amérique, quoi !

Ils hochèrent la tête.

— J’ai peut-être une piste pour vous. Le ministère recherche beaucoup de langues de plomb, comme moi, au département des mystères, en ce moment. Je pourrais peut-être parler de vous à mon chef. Envoyez-moi vos références, je vous promets rien, mais au moins j’aurais essayer.

— Merci beaucoup, clama Timothy reconnaissant.

— C’est sympa, bredouilla Jane, tu n’es pas obligé, tu sais.

— Je le sais bien, assura Saturnin, mais ça me fait plaisir. »

Ils se mirent à table devant un excellent dîner. Ils continuèrent à discuter. Avery s’intéressait beaucoup aux recherches de ses amis. Cependant à la fin du repas, il accapara Jane en insistant sur sa notoriété, réelle ou fantasmée, au sein du ministère, ce qui agaça Timothy. Ils prirent un digestif au coin du feu et les discutions étaient devenues particulièrement animées. Les Nott leur parlèrent de leur jeunesse à Poudlard. Rose et Orius leur avouèrent enfin – à présent, il y avait prescription.- qu’ils avaient de nombreuses escapades nocturnes à leur actif. Rose s’esclaffa à l’adresse de son mari : « Tu traînais souvent du côté de la réserve de la bibliothèque… Toujours curieux d’une certaine magie, ton père. Orius jeta un regard à sa femme :

— Il est inutile de leur donner de mauvaises idées, Rose.

— Allons Orius, nous pouvons bien rire un peu de tes erreurs de jeunesse, répondit cette dernière en riant. »

Timothy regarda son père interloqué, jamais il n’avait entendu sa mère évoqué l’attrait de son père pour la magie noire. Orius fronça les sourcils agacé. Après un dernier digestif, ils allèrent se coucher. Leurs bagages pour le lendemain étaient déjà prêts et les attendaient devant la porte.

Le jour suivant, ils transplanèrent en direction du stade. Ils arrivèrent dans un petit bosquet près de l’accueil d’un camping moldu. Jane actionna la sonnette et un petit homme replet vint s’occuper d’eux. Il les accompagna jusqu’à leur emplacement avec amabilité. Malgré tout, et sûrement parce qu’il était dépourvu de pouvoirs magiques, Jane vit les sourcils de Mr Nott se lever avec agacement. Les consignes étaient strictes, il fallait éviter tout sortilège pour ne pas attirer l’attention des moldus. Toutefois monter la tente à la main les agaça vite et ils profitèrent du passage d’un grand groupe de touristes japonais pour donner quelques coups de baguettes. Il était près de midi à la fin de l’installation. Il était temps de se diriger vers la buvette pour boire des rafraîchissements. Malheureusement l’ensemble du camping semblait avoir eu la même idée qu’eux, Jane, Timothy et Saturnin se placèrent non sans agacement dans la longue file d’attente.

De loin, Jane aperçut Sephora en compagnie de Marcy. À ses yeux, rien n'était plus étonnant que ce couple improbable. Pourtant les deux jeunes femmes se connaissaient depuis longtemps déjà. À Poudlard, elles se rencontraient le plus souvent dans la plus grande discrétion. Elles savaient très bien que leur amitié n'aurait pas été acceptée. Marcy écoutait Sephora parler, tout en observant ses mains qui s'animaient au fil de la conversation. Son regard s'attarda sur ses lèvres, un instant. Son interlocutrice était quelqu'un de profondément intelligent. Comment personne avant elle ne l'avait remarqué ?  Les autres préféraient s'arrêter à l'image de la poupée de porcelaine. À croire qu'une fille ne peut être à la fois belle et intelligente. Il suffisait de savoir regarder à travers les masques et les miroirs, était-ce si difficile ? Apparemment oui, dans un monde d’apparence. Au contraire, Marcy et Sephora ne se briseraient pas, elles en étaient certaines. Sephora continua de parler, elle avait besoin de s'épancher. Elle lui avait tellement manqué, sans elle, elle se sentait si seule. Elle lui conseillait de s'éloigner d'Avery, une mauvaise personne. Mais il était bien difficile d'en réchapper.


Jane, Saturnin et Timothy finirent par commander leurs boissons et allèrent s'installer à l'ombre des arbres. Il était bientôt midi et la chaleur s'écrasait sur la plaine dégagée. Les deux amis burent et rigolèrent. Puis vers une heure, ils reprirent la direction de leur tente. Orius Nott était en train de dresser une table sur ses tréteaux, à l'aide d'une formule magique, bravant les interdictions avec indifférence. Il jeta un regard méfiant à Jane et dit à son fils: « Ta mère t'attend en cuisine. » Ils entrèrent à l'intérieur. Sur le plan de travail, un certain nombre de légumes était en train de s'éplucher tout seuls, tandis que des oignons suaient dans la poêle. Rose les accueillit avec bienveillance et leur donna des consignes. Une demi-heure plus tard, tout était fin prêt, lorsque les Malefoy arrivèrent. Tous s'installèrent autour de la table. Orius servit un verre de vin à Narcissa qui s'exclama: « Non, mais vraiment Rose, je n'ai jamais compris pourquoi tu ne prenais pas un elfe de maison.

Ce fut Orius qui répondit en éclatant de rire:

— Le dernier que nous avons eu, a été tué par ma mère, elle l'avait lancé contre le mur parce que son thé était froid. On en a pas repris un nouveau depuis.

— Que penses-tu de ce vin, Narcissa, demanda Rose.

— Excellent, répondit cette dernière par politesse. »

Malgré les ronds de jambes de Mrs Malefoy, le reste du repas s'avéra excellent. Ils restèrent ensemble jusqu'au soir, à discuter et à jouer aux cartes sur la terrasse. Vers cinq heures, ils se dirigèrent vers le stade. Jane aperçut sa mère dans la foule compacte qui patientait à l'entrée. Ils attendirent au moins une demi-heure avant de passer le contrôle de sécurité. Puis ils gravirent lentement les marches, encombrées par une masse de spectateurs impatients. Ils passèrent devant la série de bars qui devait accueillir les supporters à la mi-temps. Enfin ils arrivèrent à leurs places. De leur position privilégiée, ils voyaient l’ensemble des tribunes. Ils s'assirent soulagés, mais néanmoins impatients. Sur les gradins, la foule s’extasiait en levant les bras. Dans le stade résonnaient des milliers d’acclamation, des cris d’admiration et de stupeur. Une foule massive composée de sorciers de tout les pays du monde avait fait le déplacement. Jamais, Jane n’avait vu un rassemblement aussi hétéroclite. Des vieillards africains à la barbe blanche, des supporteurs américains déguisés en moldu avec une maladresse touchante, des ribambelles d’enfants de tout âge qui couraient dans les rangées, des fonctionnaires gris maquillés de verts et de rouge, une journaliste blonde surexcitée, un photographe trapu en pleine action, et quelques agents de sécurité sur le qui-vive. Une odeur de terre mouillée se mêlait étrangement à cette atmosphère festive et joyeuse. Sur le terrain, les joueurs filaient comme des fusées sur leur balai. Un poursuiveur irlandais se saisit du souaffle. Il le passa à sa droite. Le joueur en question attrapa la balle et évita un cognard qui fonçait droit sur lui. Le public en délire ne savait plus où regarder dans ses jumelles. Les joueurs se mouvaient avec rapidité telles des mouches vrombissantes. Les Irlandais élégants et gracieux dans leurs uniformes verts. Les Bulgares flamboyants dans leurs robes rouges. Jane éblouit par le spectacle ne bougeait pas, les yeux rivés sur ses multiplettes. Assis à ses côtés, Nott la regardait, perdu dans ses pensées. Les Irlandais marquèrent, une foule verte se leva et leva les bras comme un seul homme. Un poursuiveur irlandais se prit un cognard dans le ventre et faillit tomber de son balai. Les Bulgares en profitèrent pour reprendre l'avantage. Mais un poursuiveur habillé de vert se saisit du souaffle, les passes s'enchaînèrent, l'Irlande marqua. Balle au centre. Un Bulgare s'empara du souaffle, avant de se prendre un cognard dans les côtes. Il cria sous l'effet de la douleur et lâcha brusquement le souaffle. Un Irlandais plongea en piquet et se saisit de la balle. Il fit une passe. Son partenaire attrapa la balle de justesse. Ce dernier slaloma entre les joueurs et se dirigea vers les buts…

Jane regardait le match avec un si grand plaisir, que lorsque la mi-temps arriva, elle eut l’impression que le match avait à peine commencé. Elle réalisa à quel point elle avait soif. Elle proposa à Nott d’aller chercher quelque chose à boire. Mais apparemment, Malefoy avait déjà réservé un petit salon privé dans un des cafés les plus chics du stade. Ils se levèrent et sortirent tous à la file indienne. Ils avaient une demie heure et pas une minute de plus. Le bar était assez petit avec des petits recoins intimes. Les murs recouverts de bois rendaient le lieu très chaleureux. L’imposante cheminée faisait penser à un chalet de montagne, tandis que le bois flotté des meubles et les coquillages posés sur des soucoupes de sable évoquaient la mer. Les fauteuils design en croûte de cuir offraient une assise confortable autour de petites tables basses rondes. Une bougie posée dans un photophore découpait la pièce en plusieurs polygones. Les petits recoins étaient séparés par des voilages multicolores. Malefoy offrit à chacun une coupe de champagne. Les uns et les autres se mirent à parler avec animation -les parents d’Avery venaient de les rejoindre. Tous supportaient l’Irlande et se laissaient effrayer par le talent de Viktor Krum, l’attrapeur de l’équipe bulgare. Jane s’éloigna un instant pour aller aux toilettes. Lorsqu’elle revint quelques instants plus tard, l’atmosphère semblait avoir changée entre les convives. Il fallut un moment à la jeune femme pour rassembler les éléments qui la dérangeaient. Tout d’abord, le groupe avait considérablement baisser d’un ton. Ils murmuraient les uns penchés vers les autres comme s’ils craignaient d’être entendus par des oreilles indiscrètes. Ensuite, l’expression des visages s’était teintée d’une gravité un peu malvenue. Enfin, ils regardaient Jane avec méfiance ce qui ne leur ressemblaient pas. Elle s’installa en essayant de se convaincre que cette vague impression n’était qu’un effet de son imagination. Qu’elle fut justifiée ou non, la sensation s’évanouit presque instantanément, balayée par la joie et les rires qui reprenaient. Alors qu’ils regagnaient leur place. Je dramatise, pensa Jane. Après tout, ils ont peut-être évoqué le décès d’un proche ou une maladie, ou toute autre mauvaise nouvelle qu’il aurait été déplacée d’évoquer bruyamment. Elle s’installa à son siège, scotchée par les performances aériennes des joueurs. Elle en appréciait la maîtrise et la spontanéité. Lorsque Viktor Krum plongea en piqué et faillit s’écraser sur le sol, l’ensemble du stade hurla de terreur puis de soulagement. En effet, le Bulgare venait d’attraper le vif d’Or. L’arbitre siffla la fin du match et les supporters irlandais s’éloignèrent en chantant. La fête se prolongea jusqu’à la fin de la nuit. Quant à nos protagonistes, ils suivirent Malefoy jusqu’à sa tente qui comptait une pléthore d’alcools mirifiques. Ainsi nos compères descendirent verres sur verres jusqu’au bout de la nuit. Ils dansèrent, chantèrent. Mais lorsque Saturnin Avery offrit à Jane un dernier verre, elle sentit la fatigue l’envahir. C’était un petit coup de mou, une petite pause dans le canapé et il n’y paraîtrait plus. Elle s’assit lourdement et bailla bruyamment. Elle aperçut un jeune homme brun à la peau mate et elle s’écria : « Hey, Timothy !

— J’en connais une qui est en train de s’endormir, répondit ce dernier en s’esclaffant.

— N’importe quoi, tu es saoul, voilà tout. »

Malgré tout, elle sentait ses membres s’engourdir et ses yeux se fermèrent… Elle s’était définitivement endormie. Elle rêvait de joueurs de Quidditch volant sur des bouteilles de whisky et de gin. Ils se faisaient des passes avec des hamburgers, lorsqu’un cri résonna soudain dans la nuit. L’un des joueurs s’était sans doute blessé. Pourtant chacun d’eux semblait en bonne santé. Non, en réalité, le cri venait de l’extérieur. Jane ouvrit les yeux. La tente était vide. Dehors, on entendait un tumulte, des bruits de pas en tous sens, des cris, les brouhahas de quelques affaires attrapées à la va-vite. « Les Mangemorts sont revenus, s’écria quelqu’un ». Elle sortit précautionneusement la tête de la tente. Elle aperçut un groupe de sorciers masqués qui s’amusaient à martyriser les propriétaires du camping. Une femme avait même la tête en bas. Jane sourit à la vue de sa culotte démesurée. Une ombre derrière les arbres attira son attention. Et de nouveau concentrée sur sa propre protection, elle sortit sa propre baguette magique. Elle cligna des paupières et le spectre avait disparu. Elle se retourna, il était derrière elle, près de la tente. Elle le menaça de sa baguette et le spectre se mit à parler : « Jane, c’est moi, tu n’as rien à craindre. 

C’était Nott.

— Toi, alors tu m’as fichu une de ses frayeurs. Mais où donc étais-tu passé, Tim ? C’était bien imprudent de m’avoir laissé seule à dormir, alors que les Mangemorts rodent.

— Ne t’inquiète pas, je n’étais pas loin. Et de toute façon, ils sont occupés à autre chose. Mais je crois quand même que nous ferions mieux de partir. »

Elle prit sa cape et le suivit à travers les bois. Il paraissait parfaitement calme. Il marchait avec la certitude qu’ils ne leur arriveraient rien ce soir-là. Elle était particulièrement frappée par le fait que ni la cape ni les cheveux de son ami ne semblaient en désordre. Il était probable qu’il n’ait pas eu le temps de dormir ne serait-ce qu’une heure. Ils prirent un petit chemin à travers les arbres que personne ne semblait avoir emprunté. Elle regarda le ciel constellé d’étoiles. Son cœur se serra dans sa poitrine. Une immense tête de mort verte était là bien visible. Le Seigneur des Ténèbres était donc de retour...

 

 

 

Note de fin de chapitre :

 

Anecdote d’écriture :

J’ai voulu faire des Nott des sortes d’anti-Weasley. Arthur Weasley voit comme un amusement le fait de devoir tout faire à la moldue, alors que pour Orius, c’est abominable.

 

 

 

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