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News

123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Journées Reviews


Lire, écrire…

Tu as envie de lire ? De découvrir un ou une auteure ? D'échanger sur ses écrits et sur les tiens à travers quelques reviews sympathiques ?

La Journée Reviews est là pour ça, et elle aura lieu cette fois-ci du 13 au 16 mai !

Viens nous rejoindre en t'inscrivant ici !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.

 


De le 04/05/2022 19:14


29ème édition des Nuits Insolites HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 29e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 6 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De Équipe des Nuits le 04/05/2022 13:35


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, AliceJeanne, ECM et Sifoell, qui remportent la Sélection Univers Alternatif !

Changement chez les Podiums : désormais, vous pourrez proposer deux fictions de moins de 5000 mots ou une fiction de plus de 5000 mots. À vos propositions pour le thème Fondateurs ! Ça se passe ici ou bien en répondant à cette news.

Il vous reste encore un mois pour proposer votre fiction longue favorite par ici ou sous cette autre news.

Et en mai, les Sélections vont 100 aucun doute faire 100sation. Les textes de 100 mots sont à l'honneur ! Onze Drabbles et recueils de drabbles vous attendent. Vous avez jusqu'au 31 mai pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 03/05/2022 07:11


122ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 122e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 23 avril à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 06/04/2022 21:40


Sélections du mois


Une grande nouveauté fait son arrivée aux Sélections des ASPICS ! En plus des sélections mensuelles, découvrez désormais la sélection annuelle "Fictions longues".

Vous adorez une fiction, vous avez envie de partager votre coup de cœur, mais vous n'avez jamais osé ou eu l'occasion de la proposer ? C'est le moment ou jamais ! Le thème est totalement libre, la seule contrainte sera de proposer une fanfiction de minimum 50 000 mots.

Une seule proposition par personne... alors réfléchissez bien ! Vous avez jusqu'au 31 mai pour proposer votre fanfiction longue favorite en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

À très vite dans cette nouvelle aventure,

L'équipe des Podiums


De Equipe des Podiums le 02/04/2022 17:50


Le Fils du potionniste par Euphellys

[3 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Une histoire sans prétention, qui est en fait un spin-off de ma toute première fanfiction, Life Always Restarts. Pas de panique cependant : Le Fils de potionniste a été conçu pour pouvoir être lu indépendamment et, d'ailleurs, s'écarte largement de l'intrigue centrale de cette première histoire. Les seuls liens qui existent entre les deux seront largement réexpliqués en temps nécessaire et les thèmes abordés n'ont strictement rien à voir.


J'espère de tout coeur que cette histoire vous plaira !

Note de chapitre:

Ce chapitre ouvre le bal de la première partie, intitulée « Le Laissé pour compte », qui en comportera 10. L'histoire sera, elle, composée à termes de trois parties de longueurs équivalentes.

Adrian n'avait pas lâché la lettre des yeux depuis que le facteur la lui avait remise après avoir frappé à la porte, à défaut de pouvoir localiser la boîte aux lettres - ce qu'il aurait été bien en peine de faire, les Pucey, en sorciers qui se respectaient, n'en ayant jamais installé une. Le Serpentard avait beau savoir de qui elle provenait et se répéter qu'il n'y avait pas de quoi être surpris, le timbre collé sur le coin de l'enveloppe et l'adresse griffonnée au stylo bille sur le papier neuf lui faisaient l'effet d'une insulte.


Il soupira et, osant enfin détourner le regard, ouvrit d'un coup sec le tiroir de la commode du salon dans lequel, depuis le 3 août 1994, 17h38, sommeillait la baguette de sa sœur aînée. Cela faisait presqu'un mois, mais Adrian n'arrivait toujours pas à croire qu'elle était partie. Il aurait dû s'y attendre, pourtant. Il avait lui-même prédit, lors de sa BUSE de Divination, qu'il passerait un été de merde. Alors comment Elsie, elle qui aimait tant être projetée sur le devant de la scène, aurait pu regarder les éléments se liguer contre lui sans y mettre son grain de sel ?


Entre le soleil qui avait plié bagage à la mi-juillet et n'avait plus pointé le bout de son nez à Hollow Bridge depuis, son père qui, après avoir appris qu'il avait malencontreusement confondu les conséquences de l'ajout de sang de mouche à celui de sève de lierre dans une potion d'Aiguise-Méninge durant son épreuve de potions, n'avait eu de cesse de remettre le sujet sur le tapis et l'impossibilité de mettre la main sur des billets pour assister à la Coupe du Monde de Quidditch avec ses amis, évidemment qu'Elsie n'avait pas pu résister.


Mais ça ? Quitter la maison familiale pour aller s'installer à Lyon avec un Français sans pouvoirs rencontré sur la plage en les abandonnant, son père, lui et la magie, derrière ? Même pour Elsie, c'était trop, et Adrian n'avait qu'une envie : brûler sa lettre et lui en retourner les cendres.


L'adolescent prit appui sur ses bras pour se relever du fauteuil dans lequel il s'était laissé tomber après le départ du facteur et, machinal, rejoignit le premier étage. Il enfonça la poignée de la première porte du pallier et maudit le sursaut de son cœur alors que la chambre vide, ses meubles recouverts de draps, se révélait à ses yeux. Il aurait préféré n'être que rancœur, mais à chaque fois qu'il se remémorait tous les après-midis que, enfant, il avait passé avec Elsie entre ces quatre murs, il ne pouvait empêcher ses yeux de piquer.


Agacé de sa propre émotivité, il claqua sèchement la porte et pénétra dans sa propre chambre. La malle qu'il avait commencé à remplir avant l'arrivée du postier était toujours béante sur son lit et il y entassa à l'aveugle les manuels qu'il était allé chercher plus tôt dans la journée. Leurs pages étaient gondolées par la pluie qui lui avait pissé dessus pendant toute son expédition et, pour la énième fois, il se demanda comment Elsie avait pu renoncer ainsi à la magie. Lui n'attendait qu'une chose : son retour à Poudlard le lendemain pour pouvoir utiliser la magie et redonner aux livres un aspect décent.


Il aimait Elsie. Profondément. C'était une super grande sœur. Elle avait toujours été là pour lui, acceptant sans broncher le transfert d'affection dont il l'avait accablée à la mort de leur mère sans pour autant oublier qu'elle n'était que sa sœur et que, une sœur, si ça ne fait pas boire son premier whisky Pur Feu à son petit frère et ne le charrie pas après son premier râteau, ce n'a plus qu'à rendre son tablier. Cependant, depuis le début du mois d'août, en plus d'être convaincu qu'il n'arriverait jamais à la comprendre, il ne pouvait plus la voir autrement que comme une égoïste qui n'avait pas le moindre sens de la famille.


Merde, ils étaient des Pucey, des Serpentard de génération en génération, comment est-ce qu'elle pouvait juste tourner le dos à la magie et partir se fiancer avec un Français sans pouvoirs rencontré en vacances ? Adrian n'était pas un extrémiste, il n'avait rien contre les Moldus tant qu'ils restaient chez eux et acceptait les Nés-Moldus sans faire d'histoire, conscient qu'ils ne pouvaient pas lutter contre leur génétique, mais il y avait des choses qu'il ne pouvait pas supporter. Et se faire traiter comme un pestiféré par ses amis parce que sa sœur avait autant de jugeote qu'un hibou mal dressé et voir son père complètement défait errer comme un mort dans leur maison en faisaient définitivement partie.


Et puis, Elsie pouvait bien dire ce qu'elle voulait, traiter leur père de rétrograde et se proclamer étendard de la modernité sorcière, elle ne pouvait nier ce fait : dans leur milieu, la tolérance pour les gens comme elle n'existait pas, même pas en apparence. Alors c'était simple. Elle était égoïste pour avoir mis ses plans à exécution sans songer aux conséquences pour eux, et inconsciente pour l'avoir fait sans entrevoir les dangers pour elle.


Adrian serra le poing, se remémorant la moue narquoise d'Elsie alors que leur père tentait vainement de lui faire entendre raison, froissant impitoyablement la liasse de parchemins neufs qui avait eu le tort de se trouver à la portée de sa colère. Il revoyait encore le petit sourire hautain qui avait illuminé ses traits quand, leur père parti digérer la nouvelle dans son bureau que, au demeurant, il ne quittait que rarement, il avait tenté de prendre sa défense.


— T'es vraiment rien qu'un lèche-cul, Adrian, s'était-elle exclamée en effleurant ses cheveux avec une condescendance qui l'avait vexé. Papa est parano, ça fait des années qu'on le sait ! Si ton but dans la vie c'est de finir comme lui, la tête dans un chaudron à ruminer le passé, fais-toi plaisir, cours, mais ne m'accuse pas d'avoir des projets plus ambitieux !


— Et c'est en rejetant la magie et tout ce qui s'en rapproche que tu comptes les réaliser ?


— La magie n'a rien d'essentiel, tu le saurais si tu prenais la peine de t'intéresser au monde extérieur plutôt que de rester campé sur ton pauvre petit balai en essayant d'oublier celui que t'as au cul !


Ça avait la goutte de trop. Il avait abandonné, Elsie était partie et, jusqu'à cette lettre, elle n'avait plus donné de nouvelles.


Ruminant rien qu'au souvenir de leur dispute, le Serpentard s'approcha de la fenêtre dans un vain espoir d'apercevoir le soleil à travers la couche de nuages. Peine perdue. Seule la bruine qui brouillait les contours des collines s'offrit au regard qu'il laissa traîner sur la vallée qui s'étendait derrière le portillon de leur petit jardin.


Il devait bien admettre que, à l'étude de ce paysage morne, il saisissait pourquoi Elsie avait sauté sur la première occasion pour foutre le camp. Hollow Bridge était le bled le plus glauque dans lequel il avait eu l'occasion de mettre les pieds - et il parlait en connaisseur : fascinée par les histoires de revenant, Lulla ne manquait pas une occasion d'entraîner son meilleur ami dans les coins les plus hantés du Royaume-Uni. Outre le temps qui n'était jamais au beau fixe, les maisons de pierres épaisses qui se pressaient dans le centre-ville criaient à la dépression, le pont qui avait donné son nom au village paraissait sur le point de s'effondrer et, tout ça, c'était encore sans prendre en compte le Nid aux Corbeaux, le manoir abandonné aux proportions déplacées qui présidait la vallée et était désormais le fief de nuées de corvidés.


Une toux lui parvint de derrière la cloison qui séparait sa chambre et le bureau de son père alors qu'il regardait un charognard s'élancer dans le ciel. Retenant à grande peine deuxième soupir las, il rejoignit le couloir et gratifia de trois coups sobres la porte voisine.


— Ça va, Papa ? s'enquit-il sans attendre que son père ne lui accorde la permission d'entrer.


Pour changer, Elmar Pucey était penché au-dessus de son chaudron et pressait contre ses lèvres gercées un mouchoir qui n'étouffait que partiellement les protestations de sa gorge.


— Bien sûr, mon garçon. Tu voulais quelque chose ?


Adrian pensa à la lettre toujours posée sur la table basse du salon.


— Non rien.


— Eh bien qu'il y a-t-il ? Tu sais que tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi !


Le jeune homme grimaça. Une nouvelle fois, son père jouait la carte de la nonchalance et ignorait délibérément la toux qui, pourtant, le secouait de plus en plus souvent. Il n'était pas surpris. Elmar n'aimait rien moins que d'admettre qu'il n'était plus dans la fleur de l'âge. Ce qui était problématique considérant que, s'il existait un concours du plus vieux père des élèves de sa promotion, Adrian était certain de remporter le grand prix. Son père était un homme mystérieux jusque dans les détails de sa vie antérieure, mais il suffisait d'un coup d'œil sur ses cheveux plus blancs que la neige, son visage ridé et l'affaissement de ses membres pour deviner qu'il avait vécu trois vies avant d'enfin se poser et de les accueillir, Elsie et lui.


Avant qu'elle ne décède d'une pneumonie, huit ans plus tôt, Helen Pucey avait coutume de dire qu'il avait fallu des années à Elmar pour accepter que l'art des potions n'était pas femme jalouse et qu'il pouvait donc lui passer la bague au doigt sans remords. Adrian avait une vision moins amusante des choses. Son père ne parlait jamais de ce qu'avait été sa vie avant qu'il n'épouse Helen, mais il y avait dans le fond de ses yeux quelque chose qui n'était pas sans rappeler la résignation et lui faisait penser qu'il n'avait choisi la vie sobre de père de famille que parce que ses échecs ne lui avaient pas laissé le choix.


— Tu es sûr ? Tu vas t'en sortir ici tout seul ?


— Pourquoi je m'en sortirais moins bien que l'année dernière ? Ça fait cinq ans que je vis plus souvent seul qu'accompagné.


— Je sais, mais... Tu ne peux pas nier que cette année c'est... différent. Elsie est vraiment partie, là.


— Elle reviendra, va.


— Même toi tu n'y crois pas.


Elmar ne chercha pas à nier les faits et replaça plutôt la couverture dans laquelle il s'était emmitouflé sur ses épaules.


— Quel temps de cochon ! s'exclama-t-il, avec un entrain qui ne rendait que plus évident son envie de changer de sujet.


— Tu n'as qu'à déménager si la pluie te lasse, grommela Adrian. J'ai entendu dire que l'automne à Lyon était plus ensoleillé.


S'il plaisantait dans la forme, il était tout à fait sérieux sur le fond. Son père méprisait Hollow Bridge au moins autant que lui, mais refusait de déménager, une décision qu'aucun de ses enfants n'avait jamais comprise.


— Il y a plus que ça dans la vie, Adrian. C'est important de ne pas oublier ses erreurs, et pour ça rien de mieux que de les avoir sous les yeux.


— Si tu parles de l'achat de cette maison, je suis d'accord avec toi, c'était une erreur et je crois qu'on a tous suffisamment vécu dedans pour ne pas refaire la même. Alors arrête de jouer les entêtés, t'es malade comme un chien, tu ferais mieux de t'installer dans un coin qui te plaît plutôt que de te forcer à crever dans cette maison sinistre.


Énervé sans vraiment se l'expliquer, il quitta le bureau en claquant la porte derrière lui, soudain plus du tout inquiet à l'idée de laisser son père seul pour quatre longs mois dès le lendemain. S'il voulait se voiler la face, ce n'était pas Adrian qui allait l'en empêcher.

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