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De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


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De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


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De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


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De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


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De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Grow par Calixto

[4 Reviews]
Imprimante
Table des matières

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Seamus n’avait pas senti venir la pluie.

C’était la guerre, l’adrénaline et la peur, l’odeur de sueur et de chair brûlée. Il courait dans les couloirs, il lançait des sorts à l’aveuglette, se jetait par terre pour échapper aux projections de pierre. Poudlard s’effondrait autour de lui, et c’était comme s’il fuyait le ventre d’une mère qui se déchirait. Un éclair vert le rata de justesse, son cœur battait si fort qu’il allait surement exploser dans sa poitrine. Il s’adossa une demi-seconde à un mur. Il tremblait convulsivement. En regardant ses mains prises de soubresauts incontrôlables, il eut la nausée. Une explosion projeta un gout acre de fumée dans l’air. Il apercevait comme dans un rêve des silhouettes partout, qui se battaient dans les vapeurs de fumée. Il buta contre quelque chose de mou : un corps. La bile envahit sa bouche. Pour la première fois depuis le début de cette interminable bataille, lui qui était prêt à y laisser sa peau, sentit la rage dans ses veines refluer, et une terreur panique la remplacer. C’était de la folie. Il fallait fuir. Il fallait retrouver Lavande. Ou était Lavande ? Il ne l’avait plus revue. En un éclair une vision terrifiante s’imposa à lui : ses cheveux blonds éparpillés autour de son visage, Lavande gisait, éternellement immobile.

Tentant désespérément de garder son sang-froid, Seamus se mit à courir. A ce moment, plus rien ne lui importait. Il fallait retrouver Lavande, et fuir loin de ce chaos qui puait la mort et le sang.

Et puis il y eut la voix qui glaça tout, et sans qu’il puisse vraiment réaliser ce que voulait dire la proposition de Vol… Vous-Savez-Qui, le silence s’abattait et tout s’arrêtait.

Les portes de la Grande Salle étaient ouvertes en grand, et il eut l’image fugitive d’un corps éventré. A l’intérieur, c’était le chaos. Les corps s’entassaient, les blessés gémissaient, des cris éclataient l’air.

-       Seamus !

Les yeux de Seamus se verrouillèrent à ceux de Dean, élargis et creusés de cernes noirs. Sans même avoir à parler, il sut que quelque chose était arrivé. Il le suivit sans hésiter. La première chose qu’il entendit, furent les sanglots déchirants de Parvati. Un rideau de cheveux noirs lui cachait le visage de la jeune fille étendue devant l’Indienne. Parvati semblait à deux doigts de s’évanouir tellement elle convulsait. Au contraire, le corps qui gisait au sol était parfaitement immobile. Seamus oublia son désir de retrouver Lavande et une détermination froide l’envahit. Sa mère était infirmière à St Mangouste, depuis tout petit il connaissait les sortilèges guérisseurs. A vrai dire, c’était les seuls qu’il maitrisait presque parfaitement. Il repoussa doucement Parvati et leva sa baguette, prêt à aider. Ce qu’il vit lui coupa le souffle. Ses yeux se brouillèrent en un instant et le monde devint flou. Il recula comme si on l’avait frappé, se retenant de mettre ses mains sur sa bouche, malgré la violence de la nausée qui lui tordait les tripes. Il sentit une main le soutenir, l’empêcher de s’effondrer, et il entendit la voix de Dean murmurer Enervatum. Le sortilège le secoua d’une étincelle, et il se força, mû par une force qui le dépassait, à s’avancer de nouveau, à s’accroupir près de la jeune femme. Celle qui gisait, c’était Lavande. Elle était méconnaissable. Pourtant c’était bien elle, c’était sa robe, il la reconnaissait maintenant. Mais son cerveau hurlait, refusait de faire la connexion. Ce visage ravagé, labouré de griffures sanglantes, ces yeux clos, cette poitrine qui se soulevait si faiblement… ce n’était pas elle.

Ça ne pouvait pas l’être. Les sanglots de Parvati qui redoublaient lui parurent soudain insupportables. Il jeta des sortilèges anesthésiants et les S4, les sortilèges de premiers secours. Et puis se releva d’un bond. Il savait ce qu’il aurait dû faire. Il aurait dû pleurer, caresser les cheveux de sa petite-amie, lui tenir la main, lui promettre que tout irait bien.

Il l’aimait. Il en était sûr. Mais il ne pouvait, à sa grande horreur, repousser le dégout qui le submergeait, et un sentiment amer de révolte. C’était impossible. Pas elle.

Seamus se souvenait, diffusément, que la première fois qu’il avait remarqué Lavande, il s’était dit qu’elle était sacrément jolie. Ça avait perduré. A chaque fois qu’il la regardait à la dérobée et qu’il sentait son cœur accélérer, c’était pour ses jolis cheveux blonds, pour ses yeux brillants, ses longs cils, sa taille fine. Chaque fois qu’il l’embrassait c’était en lui disant qu’il la trouvait belle, et Lavande souriait. C’est vrai, ces derniers temps, quand il rentrait couvert de blessures et que Lavande soignait ses plaies, qu’elle le regardait avec cette flamme de courage et qu’elle parlait de rébellion, il la trouvait courageuse. Mais il l’aimait surtout belle dans le courage.

C’était trop, cette bile qui se déversait dans sa bouche jusqu’à l’écœurement, il était trop jeune, trop jeune et il ne savait pas comment faire, comment gérer ça, comment gérer cette vision terrible, et plus les secondes passaient plus un hurlement griffait son ventre, comment, comment allait-il faire ? Il ne savait pas, au fond, comment aimer Lavande, et il ne savait pas non plus comment il l’aimait.

La pluie s’abattait, se déchainait, et c’était un malheur dans cet amour doux et rosé, que Seamus n’avait pas pu imaginer.

A cet instant, il aurait désespérément voulu fuir. Mais un sentiment que sa mère connaissait trop bien, qui pulsait dans ses veines, domina le magma informe de ses émotions. La pitié. Seamus resta.

Il était resté des nuits entières sans dormir, des nuits à veiller devant un lit d’hôpital, des nuits vides et aveuglantes qui l’engloutissaient jusqu’à l’effacer. Il regardait Lavande, retenue à la vie par les soins constants des Médicomages, et malgré tous ses efforts, il ne voyait qu’une étrangère familière. Il se haïssait pour ça. Il n’arrivait même pas à pleurer. De temps en temps, les yeux de Lavande s’ouvraient, fixaient le mur en face d’elle, puis ils se refermaient. Seamus ne savait plus où il en était. La douleur qui lui étreignait le cœur, le malaise qui écrasait ses poumons, il ne savait pas si c’était cette foutue pitié qu’il avait toujours ressenti devant les patients de sa mère, ou la véritable douleur d’être devant celle qu’il avait embrassée et tenue dans ses bras. Il sentait bien que son cerveau continuait son déni, que c’était au-dessus de ses forces de dire qu’il y avait Lavande dans ce lit, pas une patiente défigurée, Lavande, Lavande, Lavande…

Un matin, elle parla. D’une voix croassante, épuisée, sans le regarder.

-       Je suis si hideuse ?

Seamus resta sans mots. Lavande eut ce qui ressemblait à une esquisse de sourire, et elle referma les yeux.

Il prit sa tête entre ses mains et il resta longtemps sans bouger. La pluie continuait de dégouliner, incessante et cruelle, et Seamus se sentit enfin pleurer.

Parvati venait tous les jours. Elle faisait tout ce que Seamus était incapable de faire, soldat muet bien droit sous la mitraille, immobile sur une chaise dans un coin de la chambre. Elle s’asseyait et elle caressait la main de Lavande, elle lui parlait à voix basse, riant et pleurant, lui disant qu’elle avait hâte qu’elle se réveille et qu’elle l’aimait tellement.

Seamus se croyait fort. Il avait regardé la Guerre monstrueuse en face, et il lui avait dit : peu importe ce que tu feras, je me dresserai devant toi. Je me battrai, je ne cesserai pas de me battre, et peu importe si le prix à payer sont de la sueur, des larmes, du sang, de la douleur, peu importe si tu me blesses, si tu me frappes, si tu me mutiles, si tu me tues. Je payerai.

Il y croyait. A partir de là, sa détermination avait été sans failles. Il s’était jeté au-devant du danger, il avait enduré les heures sans fin de tortures des Carrow, il avait supporté les plaies, la douleur. Il avait envisagé de mourir.

Et puis Lavande était là, à faire face à quelque chose qu’il ne savait pas comment affronter. Ni comment l’aider.

Trois jours plus tard, Lavande sortit enfin de la léthargie qui semblait la clouer au lit. Seamus fut réveillé en sursaut par un fracas épouvantable. Lavande était debout, dans sa robe de chambre, couverte de bandages, et elle était en train de ravager la pièce. On avait confié sa baguette à son infirmière, raison pour laquelle, à mains nues, elle frappait le mur, balayait sa table de chevets, projetant les objets qui s’y trouvait. Elle poussa un hurlement de rage qui glaça Seamus jusqu’au sang et se jeta au sol, continuant de frapper à l’aveugle tout ce qui passait à sa portée. Il était pétrifié. Il n’avait jamais vu une telle colère, jamais vu les yeux de Lavande s’enflammer de cette façon, jamais vu sa bouche se déformer ainsi. La peur agit comme un électrochoc, il se précipita et le plus doucement qu’il put tenta de la saisir dans ses bras et de l’immobiliser. Elle avait commencé à se griffer elle-même. Elle feulait comme un chat enragé et des sanglots déments sortaient à présent de sa bouche, des sons affreux de bête agonisante. Elle se débattit comme une furie, lui administra plusieurs coups, mais il réussit, en prononçant son nom, à la faire allonger dans son lit. Quand ce fut fait, il s’empressa de chercher la potion violette qui la ferait dormir d’un sommeil sans rêves. Quand il vit le corps de Lavande se détendre, il ne put s’empêcher de pousser un long soupir. Il lui fallut quelques secondes pour oser saisir la main blanche et veinée qui tombait tristement sur la couverture. Elle était tiède. Ce simple contact le bouleversa.

Cette scène recommença un nombre incalculable de fois. Plusieurs fois par jour, Lavande semblait exploser, si bien que les Médicomages commencèrent à envisager de l’attacher à son lit. Elle était assommée de sortilèges qu’on renouvelait plusieurs fois par heure.

La pluie le trempait jusqu’aux os.

On lui avait enlevé les bandages. Lavande avait cligné des yeux plusieurs fois, pendant que les infirmières la conduisaient précautionneusement jusqu’à un miroir. Seamus regardait, une sensation d’étouffement dans la poitrine. Elle avait l’air tellement fragile.

Lavande se regarda pendant des minutes qui s’étirèrent pendant des siècles. Elle porta ses mains à son visage et elle toucha. Il n’y avait pas de risque que les cicatrices, encore écarlates, se rouvrent. Elles avaient été traitées suffisamment longtemps avec du pus de Bubobulb. La bouche de Lavande s’ouvrit mais elle ne put même pas formuler un mot tant ses lèvres tremblaient et ses dents claquaient. Seamus observa avec désespoir les larmes qui dégoulinaient sur les joues de la jeune fille, dévalant son nez, son menton. Il s’était attendu à de la violence, car les colères de Lavande, causées par la morsure de Greyback, était aussi brusques qu’incontrôlables. Mais elle ne cria pas, ne hurla pas, ne frappa pas. Elle se contenta de pleurer et de s’affaisser sur elle-même, glissant au sol comme une poupée de chiffon, et finissant recroquevillée. Les infirmières se regardèrent et Seamus sut qu’elles allaient la droguer de potions calmantes. Une partie de lui se révolta à cette idée. Lavande n’était pas cette créature aux yeux vides, bourrée de somnifères. Museler sa souffrance n’allait rien aider. Il repoussa les infirmières, qui le connaissaient, et souleva les cheveux blonds de Lavande qui recouvraient son visage. Elle le regarda, de ses yeux bleus noyés de larmes, et il eut la vision d’une poupée défigurée. Ses yeux n’avaient pas changé. Ils étaient toujours aussi bouleversants et ils lui retournèrent l’estomac.

-       Seamus, souffla-t-elle d’une voix pathétique et cassée.

Et soudain elle se raccrochait à lui comme s’il était son roc, sa bouée, et elle était une telle épave. Et il referma ses bras autour d’elle, un geste ancien qu’il avait presque oublié. Et il y avait tellement d’espoir dans sa voix quand elle prononça son prénom qu’il décida que la pluie allait arrêter de le noyer. Il allait recommencer à lutter.

 

Lavande ne parlait plus. Elle regardait le ciel par sa fenêtre, adossée à ses oreillers, bien droite dans son lit, et elle restait comme ça jusqu’à la tombée de la nuit. De temps en temps, elle tournait ses yeux bleus vers Seamus et il se battait pour ne pas détourner le regard, pour continuer de fixer la laideur de ce visage ravagé. Elle souriait avec ce qui ressemblait à de l’amertume, et Seamus savait qu’elle s’empoisonnait, qu’elle se laissait couler. Alors il s’approchait, il prenait sa main dans la sienne, et il disait inlassablement qu’elle était belle, jusqu’à ce qu’il finisse par le penser.

Elle était belle. Il le retrouvait, derrière ses brisures, cette peau fêlée, ce rouge obscène qui la lacérait. Il retrouvait ses longs cils, ses yeux brillants, ses longs cheveux blonds. Il retrouvait Lavande, une autre Lavande, pas tout à fait la même, vacillante et pleine de lumières derrière l’horreur.

La fois où il osa l’embrasser, posant délicatement ses lèvres sur les siennes, elle le reparla enfin.

-       Tu ne m’aimes pas.

-       Je t’aime.

Lavande ne cillait pas, son regard bleu devenu aussi froid que de la glace.

-       Tu restes par pitié, Seamus.

-       Je t’aime.

-       Menteur !

Le masque d’indifférence glissait du visage de la jeune fille, et des larmes commencèrent à perler dans ses yeux.

-       Je suis un monstre ! Tu ne m’aimes pas !

-       Je t’aime.

-       Tu vas m’abandonner ! Tu ne pourras pas rester éternellement avec une telle laideur !

-       Je t’aime.

-       Menteur ! Menteur !

Elle hoquetait maintenant, et des sanglots hachaient sa voix. Il vit poindre la fureur dans les mouvements rapides qui soulevaient sa poitrine, dans l’accélération de sa respiration et le froncement de ses sourcils.

-       Tu ne m’aimes pas ! Je suis immonde !

-       Je t’aime.

La pluie se faisait grêle mais Seamus se sentait plus calme qu’il ne l’avait jamais été.

-       MENTEUR ! Pourquoi, pourquoi, pourquoi Seamus ?

Comme une gamine, elle commença à le frapper de ses poings, continuant de sangloter, jusqu’à ce qu’elle soit maculée de larmes et de morve.

-       Pourquoi tu restes…

Un mois auparavant, Seamus n’aurait pas su répondre. Maintenant, il s’entendit dire, avec un sourire dans la voix, qu’il l’aimait.

Une éternité après, après les sanglots, les coups, les pourquoi, elle capitula, et il la sentit s’abandonner dans ses bras.

Sa vie ressemblait à une succession de petits pas. Des rayons de soleils qui perçaient le ciel noir. Lavande recommençait à parler. Elle avait ri avec Parvati. Elle s’était regardée sans trembler. Elle avait accepté qu’il lui dise qu’il l’aimait. Elle avait accepté qu’il dise qu’elle était belle. Elle était sortie de St Mangouste. Elle avait accepté qu’on la regarde. Elle avait accepté de se promener dans la rue, presque comme avant.

Elle avait recommencé à vivre, et Seamus avait recommencé avec elle.

C’était des petits miracles, comme des fleurs dans les cendres.

Seamus n’avait pas senti venir la pluie. Mais une fois qu’elle s’était déversée à les en noyer dessous, Lavande et lui, il avait grandi.

 

 

 

 

 

Note de fin de chapitre :

Parce que les gens sont faillibles, et que même si j'aime la version d'un Seamus courageux jusqu'au bout, je ne peux pas ne pas l'imaginer flancher au début, devant l'horreur de la chose.

N'hésitez pas à laisser un mot, et merci d'avoir lu ^^

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