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Félicitations à CacheCoeur, Bloo et Kuli qui remportent la Sélection Next-Gen !

Et pour le mois de décembre, venez lire la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez encore découvrir ces 12 histoires et voter jusqu'au 31 décembre ici.

Vous aimez les fourrures à poil doux ? Lors du mois de janvier c’est possible avec la Sélection Remus Lupin ! Vous avez jusqu'au 31 décembre pour proposer des textes sur notre loup-garou favori (vos deux fanfictions favorites ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.


De L'équipe des Podiums le 02/12/2022 20:53


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Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


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De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Coeur de Loup par KaylaStorm

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Imprimante
Table des matières

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Note d'auteur :

Un prologue? Un OS? Un début, un chapitre? Je l'ignore encore.

Note de chapitre:

Bonne lecture

 

11 février 1965, Cardiff

 

Ils hurlent, en bas. Malgré l'oreiller qui me recouvre la tête, et mes mains plaquées sur les oreilles, je les entends presque distinctement. C'est la première fois qu'ils se disputent aussi fort. J'essaie de ne pas écouter leur conversation; ils parlent de partir, de fuir le pays. Rien que ça. Je ne veux pas partir. Je veux continuer de grandir ici, et aller à Poudlard. Je me fiche de cet homme qui a menacé mes parents. Mes géniteurs sont plus forts que lui, et ils le vaincront!

Pour ne plus les entendre, je descends les escaliers - en réalité, je saute du haut des marches, et j'atterris souplement tout en bas, léger comme une plume. Mon père est virulent, et je l'entends dire:

 

- C'est une bête, Hope, un animal! Comme tous ses congénères! Et il a promis de me détruire, il faut absolument...

 

Ils ne m'entendent pas, et je m'éclipse dans le jardin. Il est très rare que mon papa hausse la voix ainsi; d'habitude, c'est plutôt maman qui se fâche, mais même alors, ils ne hurlent vraiment pas souvent.

J'entends moins leurs cris, dehors. Je commence à jouer dans le sable, à la lumière éclatante de la lune; les grains lévitent tout seuls autour de moi.

J'ai bientôt cinq ans et il paraît que je suis déjà doué en magie. Ma maman me parle beaucoup de l'école dans laquelle j'irai faire mes études. Elle me dit souvent, avec fierté, qu'au vu de mes aptitudes magiques, j'irai sans doute à Serdaigle. C'est amusant qu'elle soit si heureuse que je sois un sorcier. Elle, c'est une moldue. Ma maman ne fait pas de magie; c'est mon papa, le sorcier. Et lui aussi, il était à Serdaigle.

Il travaille beaucoup, mon papa, avec le Ministère de la Magie. Il est le chef d'un département au nom compliqué que je ne parviens pas à retenir. Mais je sais qu'il s'occupe des créatures non humaines; il y a quelques années, il était déjà un expert sur toutes les formes spectrales qui existent. C'est pour cela que j'adore son bureau. Les murs sont recouverts de photos d'ectoplasmes, d'esprits frappeurs, ou d'épouvantards sous diverses formes.

Ma maman m'a dit qu'il y avait un esprit frappeur à Poudlard, qui s'appelle Peeves et qui est infernal: je brûle d'impatience de le rencontrer. Papa a du lui raconter toute sa vie là-bas, car c'est surtout elle qui me parle de l'école de magie. Lui, il travaille trop, et peut être appelé à n'importe quel instant pour aller sur le terrain; je suis plus souvent avec maman, qui a des horaires de travail moldu, et qui est là le matin, le midi, et le soir.

L'école moldue, c'est rigolo, et j'ai un seul ami qui s'appelle Henry. Lui aussi il est timide, comme moi. Mais il n'est pas un sorcier, et je dois lui cacher mes capacités magiques. C'est la seule règle que mes parents m'ont imposé: personne ne doit savoir. Ils disent que les sorciers ont signé un accord, appelé le Code International du Secret Magique, depuis des centaines d'années. C'est pour protéger les gens dotés de pouvoirs magiques, car, à une époque, les moldus mettaient les sorciers sur le bûcher! Enfin, essayaient, car mon père m'a dit qu'il était facile d'empêcher des flammes de brûler, avec le sort adéquat, et que beaucoup de condamnés sorciers simulaient facilement la douleur.

 

Soudain, un bruit me fait sursauter, et le sable qui lévitait tranquillement devient aussitôt un bouclier. Des feuilles craquent autour de moi, comme si quelqu'un se tenait dans les buissons, juste en face. Je plisse les yeux pour mieux voir. Une effluve fétide me chatouille les narines, un mélange de sueur, et d'une autre odeur que je ne parviens pas à déterminer.

 

- REMUS!

 

Je sursaute; la porte de la maison vient de s'ouvrir à la volée, et maman en sort au pas de course, avant de me voir, assis sur le tas de terre dans le jardin, la poussière volant autour de moi; les particules retombent à terre alors que je me recroqueville sous le regard furibond de ma mère.

 

- J'ai eu si peur! dit-elle en venant m'attraper par la main, tu ne peux pas sortir de la maison la nuit tout seul, Remus, je te l'ai déjà dit! Et la magie est interdite dans le jardin, tu le sais très bien, rajoute-t-elle à mi-voix.

 

Elle jette des regards affolés autour d'elle, avant de me faire entrer dans la maison. Papa me serre contre lui.

 

- Il est l'heure d'aller se coucher, mon loup, annonce-t-il en m'ébouriffant les cheveux.

- Vous avez fini de vous disputer? je demande d'un ton innocent.

 

Papa soupire alors que nous montons l'escalier.

 

- Il s'avère que j'ai peut-être fait une bêtise, admet-il, et que quelqu'un soit très fâché contre moi. Nous ne nous disputons pas vraiment, mais, à cause de cela, il est possible que nous soyons obligés de déménager...

 

La sentence tombe, comme mon cœur dans ma poitrine; papa dit "peut-être", mais s'il m'en parle, c'est que leur décision est prise: il a convaincu maman. Je monte les dernières marches d'un pas lourd, abattu, mais je ne proteste pas. Je n'ai même pas cinq ans. Je n'ai pas voix au chapitre, même si je vais perdre mon ami Henry si l'on déménage.

Maman me borde, m'embrasse, et papa éteint la lumière. J'attrape mon vieux chiffon, qui me fait office de doudou, et je le touche doucement, me réconfortant par ce geste. Le volet qui bat contre la fenêtre m'empêchera de dormir, pour sûr; la lune, pleine dans le ciel, caresse mon visage de ses doux reflets argentés, et je garde les yeux grands ouverts, fixés sur le rai de lumière. Il est certain que je n'arriverai pas à trouver le sommeil, je pense que...

 

Je suis soudain dans un champ de blé illuminé par le soleil et j'éclate de rire. Je ne me demande même pas comment je suis arrivé là; j'y suis, tout simplement. Il fait beau, les insectes volent autour de moi, les oiseaux chantent...

Au loin, dans le pré doré, un faon renâcle, et fait d'étranges bonds de cabri. Je cours vers lui, et il me regarde de ses grands yeux bruns facétieux. Il n'a pas peur de moi, et m'encourage avec un nouveau petit saut étrange, avant de reporter son attention vers le sol.

Je cours, je cours, mais le faon paraît toujours aussi loin de moi qu'au début. Je commence à transpirer, une odeur de sueur me chatouille les narines, je m'interromps. Je n'ai jamais senti aussi mauvais, cela m'incommode. J'aperçois un chiot noir près du faon, qui joue avec lui, et je tente à nouveau de courir vers eux. Une nouvelle fragrance m'assaille alors; c'est salé, chaud, métallique, je prends peur et je ne désire plus qu'une chose: rejoindre ceux que je sais être mes amis.

 

C'est un bruit sourd sur mon volet qui me réveille soudain. L'odeur ne vient pas du rêve, l'odeur est réelle, et similaire à celle que j'ai senti dans le jardin. Et elle vient d'un énorme loup, visiblement furieux, qui est, par je ne sais quel miracle, parvenu à pénétrer dans ma chambre.

J'ouvre la bouche et un hurlement perçant jaillit du plus profond de mes poumons. Il n'en faut pas plus pour que le loup se rue sur moi, et soudain, alors qu'il enfonce ses crocs dans mon mollet, je remets un mot sur cette odeur salée et métallique: c'est l'odeur du sang.

J'entends mon père crier et se ruer dans les escaliers, puis mon regard croise celui du loup, dont l'étrange museau effilé m'interpelle. Est-ce vraiment un loup? Puis ses yeux, noirs, brutaux, haineux, me font tressaillir et je me perds dans leurs abysses.

Je n'entends plus mon père, qui pourtant enfonce la porte de ma chambre avant de jeter un sort à l'animal qui me mord. Ses griffes me labourent l'arrière de la tête, mais je ne le sens presque pas; ma joue est déchirée, tout comme mon torse, et je baigne dans une mare écarlate. Le loup m'est arraché, et il grogne après mon père avant de s'enfuir par la fenêtre. Ma mère se précipite vers moi, mais je ne vois plus rien. Mon regard est vide. Fixé sur le néant. Mon corps n'est que douleur alors que je sens que le feu pénètre mon sang, ma chair, ma vie, mes lunes.

Est-ce cela, mourir?

Non, je ne meurs pas.

Je survis.

Un peu. Autrement. Différemment.

Je m'appelle Remus John Lupin, et je suis un loup-garou.

17 juin 1967, Londres

 

Lorsque mon doigt sort de l'eau, l'unique goutte qui y pend semble hésiter un instant. Elle oscille, elle tremblote, elle est indécise. Puis, inexorablement, elle glisse, elle coule, elle tombe, elle fait "floc" dans la mare, et elle provoque de délicieuses ridules sur la surface de l'eau claire. C'est agréable à regarder. Et je ne me lasse pas de ce petit jeu.

"Floc."

"Floc."

La rage m'envahit, et je veux serrer le poing, claquer la mare, froisser cette surface si lisse. "Contrôle-toi, Tia", ordonne la voix sèche et autoritaire de ma mère. Et, miracle, je me contrôle. Je plie mes doigts un à un en douceur, puis les déplie, et pose ma paume face contre l'eau, sans la troubler. J'inspire, j'expire. Je vide mon esprit.

Et ma rage se dissipe.

Comme par magie.

Et, comme par magie, lorsque je relève la paume, l'eau s'élève avec moi. Les gouttes se mettent à danser sous main main dans un ballet hypnotique. Je fixe cette danse incroyable, que je sais que je provoque, mais que je ne contrôle pas vraiment. Les gouttes reflètent les questions qui me bousculent, qui me perturbent, qui m'assaillent.

 

Je peux faire cela avec l'eau car je suis une sorcière. Comme mes parents, mon frère, et tous ceux que je connais, d'ailleurs. Nous ne côtoyons pas les moldus. Mère dit qu'ils ne sont pas dignes de l'attention d'une des plus vieilles familles de Sang-Pur qui existe. Je n'ai jamais vu de moldu, d'ailleurs. Je ne suis pas beaucoup sortie de l'enceinte du parc du manoir familial... Quel intérêt? J'apprends la magie à la maison, la lecture, la philosophie, les mathématiques, avec mon précepteur. Gamby, notre elfe de maison, fait les courses, les repas, s'occupe du linge, et de tout ce qu'on pourrait lui demander. "Il ne t'est d'aucun intérêt de sortir", assène régulièrement Mère. Je ne la contredis pas. Il faut un courage infini, que je n'ai pas, pour affronter ma mère. Alors je ne sors pas. Gamby me raconte ce qu'il y a, dehors; mais il ne dit que ce qu'il a le droit de dire, et ce n'est pas grand chose.

Mon seul espoir d'échappatoire, c'est Poudlard. Dans quatre petites années, je pourrai enfin entrer à l'école de sorcellerie, échapper à la tyrannie familiale. Découvrir des gens qui ne sont pas ni ma famille, ni mes domestiques. Découvrir si je vais vraiment aller à Serpentard, comme tous les autres, comme mon frère, qui en a été Préfet-en-Chef. Mes parents, mes cousins, tous y sont allés. Serai-je l'exception à la règle? Est-ce que cela m'effraie, ou m'excite? Je ne saurai le dire. Je distingue difficilement mes émotions les unes des autres.

Un cri de désespoir s'élève. Les gouttes d'eau retombent. "Flocflicfloc". Je me relève et me tourne vers le manoir. C'est la voix de ma mère, et un frisson me parcourt, de la racine des cheveux au bout des orteils.

Je n'ai que sept ans. Et je sens que ce soir, mon innocence, celle avec laquelle je peux jouer devant la mare, celle qui me protège de toutes les messes basses, des disparitions étranges de mon père, de mon frère, du regard sombre de ma mère, que cette innocence va s'enfuir et ne jamais revenir.

 

Je vois un éclair vert illuminer les fenêtres du manoir et les hurlements déchirants de Mère. Mon cœur s'accélère, et je commence à paniquer; ma bouche s'assèche, et je tente de retrouver ma sérénité, de vider à nouveau mon esprit. J'enfouis mon visage entre mes mains, et je respire profondément.

C'est avec difficulté que j'y parviens, mais j'ai de nouveau les idées claires. Je suis prête pour ce qui va suivre. Je me redresse, carre mes frêles épaules, et me dirige vers la maison. La porte s'ouvre avant que je ne puisse avancer la main pour saisir la poignée.

 

Père me tend la main. Son visage est affaissé, et d'une extrême pâleur. Je jette un dernier regard derrière moi, vers mon enfance, puis je me résous à prendre la main de mon père et j'entre dans le manoir.

Nous traversons quatre pièces avant d'arriver devant les portes du Salon Interdit. Je n'ai jamais le droit d'entrer dans cet endroit, et d'ailleurs Père me fait le signe de ne plus bouger; alors je m'immobilise.

C'est dans ce Salon que Père et ses amis se réunissent. Ils murmurent toujours dans cet endroit. Pour qu'aucune oreille indiscrète d'elfe ou de petite fille ne puisse les entendre. Ils viennent la nuit, telles des ombres maléfiques encapuchonnées, masquées. On ne sait pas d'où ils arrivent, qui ils sont, ce qu'ils veulent.

Enfin, moi, je ne le sais pas.

Père entre et me laisse derrière.

J'entends un murmure, glacial. Une supplication, qui vient de Mère. Un rappel à l'ordre de Père. Puis une acceptation mutuelle de mes parents. Le souffle maléfique ordonne à nouveau, ma mère sanglote.

Les portes se rouvrent, je cherche à regarder la scène, mais un homme solide, le visage recouvert d'un masque de mort, m'attrape brutalement par le bras. Père intervient.

 

- Inutile d'être violent. Elle fera ce qu'on lui dit.

 

L'homme desserre sa prise, mais je sens que c'est à contrecœur. Il me pousse devant lui pour que je marche, et je le fais, obéissante comme a promis Père.

Nous arrivons devant la cave. Je me fige malgré moi, et l'homme masqué me donne un coup de pied dans le talon; je trébuche.

Je ne suis jamais entrée dans cette cave. Je n'y ai jamais vu l'intérêt, alors que j'ai accès à toutes ces immenses bibliothèques remplies de savoir. Cette cave ne m'avait jamais effrayée, ou inquiétée, je ne m'y étais même jamais intéressée.

Aussi fus-je surprise de constater qu'elle émettait des grognements sourds. J'entendais des claquements de mâchoires, des bruits de course. Ce n'est bien évidemment pas la cave qui fait de tels bruits; mais quelle créature peut donc grogner de cette façon aussi... cruelle?

 

- Dis bonjour à Greyback, grogne l'homme masqué d'un air satisfait.

 

Il ouvre la porte et me pousse brutalement à l'intérieur. Je crois qu'il va refermer derrière moi, et la terreur me saisit à bras-le-corps. Tout mon être tremble, mais le colosse vient derrière moi, baguette magique brandie. Un pâle halo l'entoure et je devine que c'est une protection. Mais rien ne m'entoure, moi. Et le masqué me force à descendre les marches.

Mais je n'ai pas besoin de descendre beaucoup pour me retrouver face au loup écumant de rage qui loge visiblement dans ma cave.

Je sens mon urine chaude couler le long de mes jambes, et l'homme derrière moi pousse une exclamation méprisante, en me poussant encore.

Et je tombe dans la gueule du loup.

Littéralement.

Je sens les crocs de la bête me broyer le bras gauche, et je hurle. Je hurle à m'en arracher les poumons alors que le feu pénètre mon sang, ma chair, ma vie, mes lunes. L'énorme créature m'attire sous lui et je vois sa patte griffue fondre sur mon visage.

 

- Non! rugit le colosse.

 

Une douleur terrible m'enflamme alors que le loup est arraché de moi, et je m'évanouis enfin.

Est-ce cela, mourir?

Non, je ne meurs pas.

Je survis.

Un peu. Autrement. Différemment.

Je m'appelle Tia Rowena Silver, et je suis un loup-garou.

Note de fin de chapitre :

Merci de m'avoir lue <3

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