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127ème Nuit d'écriture


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 127 édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 19 novembre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire.
Profitez du nanovember pour (re)découvrir les nuits !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De Les Nuits le 15/11/2022 18:50


Journée Reviews de novembre !


Les reviews, vous aimez en écrire et en recevoir ?

Entre deux textes pour le nano, nous vous invitons à participer à la Journée Reviews de novembre qui aura lieu du vendredi 18 au lundi 21 novembre. Vous pouvez venir vous inscrire sur cette page du forum jusqu'au mercredi 16 novembre. On a hâte de vous accueillir avec une bonne tasse de thé, des gâteaux et de nouveaux textes à découvrir !

A très vite !


De Le duo des Journées Reviews le 05/11/2022 20:37


Sélections du mois


Félicitations à AliceJeanne et TeddyLunard, qui remportent la Sélection Action/Aventure !

Vous voulez revenir dans le Futur ? Lors du mois de novembre c’est possible avec la Sélection Next-Gen ! Vous avez jusqu'au 30 novembre pour lire les 10 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter ici.

Et pour le mois de décembre, le thème et les textes vous attendent déjà avec la Sélection Fanfictions longues ! Vous pouvez découvrir ces 12 histoires jusqu’à la fin de l’année et vous pourrez voter à partir de décembre. Pour en savoir plus, rendez-vous ICI !


De L'équipe des Podiums le 01/11/2022 19:00


15ème Échange de Noël


Le traditionnel Échange de fics de Noël est de retour pour sa 15ème édition !



Et cette année, vous pouvez écrire et recevoir : des fanfictions Harry Potter, des histoires originales... mais aussi des fanfictions sur d'autres fandoms ! Envie de nous rejoindre ?


Ça se passe d'ici le 31 octobre sur ce topic du forum HPF !


De L'équipe de modération le 23/10/2022 17:22


126ème Nuit d'HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 126 édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 21 octobre à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.
A bientôt !


De L'équipe des Nuits le 16/10/2022 11:07


Sélections du mois


Félicitations à Fleur d’épine, Ella C, Eejil9 et CacheCoeur, qui remportent la Sélection Femslash !

Vous voulez de l’action ? De l’aventure ? Ce mois de Sélections est fait pour vous ! Le Jury des Aspics vous invite à lire sur ce thème en octobre avec la Sélection Aventure/Action ! Vous avez jusqu'au 31 octobre pour lire les 5 textes proposés par les lecteurs et les lectrices et voter par ici.

Et au mois de novembre, partez dans le futur avec la Next-Gen ! Vous avez jusqu’à la fin du mois d'octobre pour nous faire découvrir sur ce thème si vaste vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots. Pour proposer des textes, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news !

Il y a également la Sélection Fanfictions longues pour occuper vos nuits d’insomnies ! Jusqu’au mois de décembre, venez découvrir 12 histoires incroyables ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

 

 


De L'équipe des Podiums le 03/10/2022 23:05


Sous la couverture, l'asile par Sifoell

[5 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note d'auteur :

Les défis galactiques.
50 nuances de Marvel.
Ships rares : Nick Fury/Dorcas Meadowes
Cross-overs en folie : MCU/HP
Copc 172. vu comment elle s'est foutue dans la merde, copc d'écrire Dorcas agente du SHIELD et/ou du MACUSA ?

Marvelously Magical Bingo 2022.
- When you get tired, learn to rest, not to quit. Banksy. Case B2.

 

Dorcas apparaît, échevelée, dans la rue au pied du Woolworth Building. Les passants moldus sursautent et s’écartent de son chemin, lui jetant un regard inquiet. Autour d’elle surgissent plusieurs sorciers qui, l’air sévère, jettent sortilèges de confusion et d’oubli aux passants avant de se saisir d’elle et de l’entraîner dans la partie du bâtiment que les moldus ne remarquent pas, pourtant, Woolworth Building a longtemps été un des plus hauts gratte-ciels de New-York, et le peu qu’en a vu Dorcas, sa partie sorcière est certainement la plus haute.

- Mais êtes-vous complètement inconsciente d’apparaître en pleine rue ? Vous venez de violer l’article 124-2 du Code du Secret Magique en pratiquant la magie devant des Non-Maj.

Dorcas se remet à peine de son transplanage et regarde le sorcier qui vient de lui parler, certainement un Oubliator, puis jette un œil à l’immense entrée du Building qui, comme l’Atrium du Ministère de la Magie, lui évoque une fourmilière dans laquelle on vient de mettre un coup de pied. Etrangement, elle se sent chez elle.

Dorcas se redresse et observe les quatre sorciers autour d’elle dont les visages s’allongent au fur et à mesure de sa tirade.

- L’alinéa 3 de l’article 124-2 du Code du Secret Magique évoque aussi le cas de force majeure, dont le danger immédiat. J’étais retenue au Shield, le plus secret des services secrets selon un de ses agents. Il m’a enlevée alors que j’étais en Angleterre, où il y a eu une attaque de Mangemorts. Et je sais bien la position de neutralité du Macusa par rapport à Voldemort et ses agissements au Royaume Uni depuis plus de dix ans maintenant, ce qui m’étonne par rapport à vos relations internationales, mais c’est juste l’avis d’une citoyenne britannique. Et à ce titre, j’évoque aussi le tout premier article du Code de la Coopération Magique, dont vous êtes les premiers signataires. Je demande l’asile, parce que je suis en danger de mort dans mon propre pays. Voldemort lui-même a essayé de me tuer le 12 août dernier.

Le silence se fait, et l’Oubliator la jauge un instant, notant sa mauvaise mine, sa robe en lambeaux, les cicatrices grises qu’il devine sous les déchirures du tissu, avant de se tourner vers un de ses collègues. Mais ce qui le convainc certainement, ce sont les lèvres de Dorcas qui tremblent. Aucun besoin d’user de philtre de vérité sur elle, son apparence révèle suffisamment ce qu’elle a pu vivre. Mais tout cela est l’affaire des Aurors et du Service de Coopération Magique.

- Allez me chercher Cromwell.

Un des sorciers s’en va de suite, alors que les autres restent autour d’elle. Un attroupement se forme autour d’eux.

- Votre baguette, madame…

- Dorcas Meadowes, murmure-t-elle. Je souhaiterai que mon identité reste confidentielle.

La jeune femme tend sa baguette et se met à trembler quand elle s’aperçoit qu’elle a perdu une phalange de son auriculaire droit. Elle n’a rien senti. Son coeur bat à toute vitesse quand elle pense aux autres dommages qu’elle pourrait avoir, d’avoir transplané avec une baguette en si mauvais état. Fort heureusement, elle ne l’a pas utilisée pour se déplacer. L’Oubliator lui prend sa baguette et Dorcas, dans un grand soupir, s’évanouit, mais avant qu’elle n’atteigne le sol, l’un d’entre eux l’a rattrapée et adresse un regard inquiet à l’assistance.

- On va au service des Aurors. Que quelqu’un prévienne un médicomage.

La jeune femme échappe aux bras du sorcier alors que l’un d’eux la fait léviter vers les escaliers. Et tous, ils la suivent, discutant entre eux à voix basse. Ils croisent Cromwell, le chef des Aurors en haut des escaliers, et, comprenant la situation, il leur emboîte le pas. Douglas, qui a été le chercher, l’a déjà briefé. Dorcas est installée dans une salle où Cromwell transforme une des chaises en lit d’appoint sur lequel on vient la libérer du sortilège de lévitation et la poser délicatement. La jeune femme revient doucement à elle, sous les bons soins du médicomage Williams qui vient d’arriver aussi et à qui on résume la situation d’un ton grave. Quand ce dernier se rend compte que la salle d’interrogatoire est bondée, il demande à ce que tout le monde s’en aille, afin de lui laisser un peu de place, et seuls Cromwell et Douglas sont autorisés à rester sur place.

Dorcas reprend quelques couleurs avec l’aide du médicomage qui scanne son corps avec sa baguette, tout en marmonnant des sorts de détection de dommages.

- Quelqu’un va-t-il chercher sa phalange ? Elle est peut-être devant le Macusa.

Douglas sort immédiatement, la mine singulièrement pâle. Le médicomage s’approche de Dorcas et lui sourit.

- Quels sorts vous a-t-on lancés et comment vous êtes-vous soignée ?

- C’était un informulé. Plusieurs informulés, je pense. La bataille était confuse. Quand je suis tombée de mon balai, j’ai fait ralentir mon coeur pour limiter l’hémorragie, et j’ai grossièrement refermé les plaies avant de transplaner pour éviter de m’écraser au sol. Et c’est là que l’agent m’a repêchée. Je n’ai pas très bien compris comment, mais je me suis réveillée à New-York. Les moldus, heu, Non-Maj, corrige-t-elle, m’ont soignée, mais je ne sais pas comment, je n’y connais rien. J’avais une machine qui faisait le dessin d’une montagne, qui était reliée à des ronds collés sur mon torse, et j’avais une aiguille dans une veine avec du nacl* dans une poche.

Le médicomage acquiesce, tout en continuant à lui prodiguer des soins de base, et à scanner son corps à la recherche de blessures ou sortilèges cachés. Il fronce alors les sourcils.

- Votre baguette est brisée. Elle est défectueuse. Vous avez lancé quels sorts avec ? Les sorts de guérison ?

- Non, ceux-là, je les ai lancés sans baguette. Sorts et contre-sorts pour se soigner, vous connaissez le livre de Bartabas Fincher ? Je pense qu’il m’a sauvée la vie, surtout la partie sans baguette. Vous savez qu’on est en guerre, au Royaume-Uni ? Il faut être préparé à toute éventualité. Ne laisser aucune place à l’incertitude, sinon, on est mort. Ou responsable de la mort de quelqu’un.

Dorcas se tait, et ses yeux se perdent dans le vide, alors que la salle où elle est disparaît, et qu’elle est transportée quelques instants dans le ciel, au milieu des cris et des éclairs de toutes les couleurs, une odeur de chair brûlée et de sang envahissant ses narine. Williams lui prend délicatement son bras entre ses mains et l’examine.

- Et quels sorts avez-vous lancé avec votre baguette brisée ?

Dorcas lève ses yeux sur Williams, clignant un instant des paupières en se demandant ce qu’elle fait là. Puis elle se reprend.

- Lumos, nox, wingardium leviosa et confudo maxima.

Le doigt du médicomage suit quelques traces qui partent de la paume de sa main, et remontent sur son poignet puis son bras, comme si quelqu’un avait dessiné sur sa peau des éclairs.

- Lumos explique ceci. Avec un peu de dictame, il ne devrait plus rester de cicatrice sous quelques jours. Nox explique que cela ne soit pas plus étendu, ni plus profond.

Williams tend le bras de Dorcas lui demande de résister à sa poussée. Une fois qu’il retire sa main, le bras de Dorcas s’élève un peu trop. Il fronce les sourcils et fait apparaître une balle entre ses doigts.

- Prête ? Juste la main droite.

Dorcas acquiesce, et suit des yeux la balle qu’il lui lance mais n’arrive pas à la rattraper. Elle fronce alors les sourcils. Williams recommence à deux reprises pour le même résultat.

- Votre bras lévite très légèrement, mais cela va s’estomper sous quelques jours. Par contre, vos muscles ont gardé en mémoire le sortilège de confusion, je vous demande donc de surveiller votre main, vos réflexes sont impactés, cela peut nécessiter une rééducation de quelques semaines.

Douglas entre en brandissant un mouchoir, avec un sourire radieux, faisant se retourner sur lui Williams, Dorcas et Cromwell.

- J’ai la phalange.

Le regard du médicomage est sévère sur Dorcas.

- Cela va faire mal.

 

S’il y a bien une chose que partagent tous les agents du Shield, quelque soit leur niveau d’accréditation, tout en bas de l’échelle ou au sommet, c’est de ne pas aimer du tout se faire rouler dans la farine. Et c’est l’impression qu’ont eu Fury et Anderson quand ils sont revenus à eux, dans cette chambre de l’unité hospitalière, et qu’ils n’ont trouvé qu’une chemise abandonnée derrière la femme qui s’est volatilisée. Alors, ils ont fait ce qu’ils savent faire de mieux, en bons spécialiste de l’intelligence, ils ont regardé avec une grande attention les enregistrements vidéo et consulté le dossier sur leur fantôme. Une citoyenne britannique du nom de Dorcas Meadowes, que Fury a ramené d’Angleterre dans un héliporteur, alors qu’elle est tombée du ciel.

Et il y a tellement de choses étranges dans ces documents et enregistrements. Tout est soigneusement consigné, s’ils ne faisaient pas un peu de travail de gratte-papier, il y a bien longtemps qu’ils seraient passés à autre chose.

Et il s’avère que la femme leur a brandi sous le nez une baguette de bois, a récité des paroles en latin qui devraient dire quelque chose comme « confusion maximale », a enfilé ses vêtements et pouf, elle a disparu comme ça.

Si la vidéo ne le leur avait pas montré, Fury et Anderson auraient tout simplement tout oublié.

Ils sont réunis dans une salle de conférence, Anderson et Fury présidant la séance, et résumant tous les éléments qu’ils ont – c’est à dire des cacahuètes – sur cette femme.

- Un super soldat ?

Fury roule des yeux dans ses orbites devant la question naïve du bleu. Leigh lui aurait dit si en Angleterre aussi faisait des recherches sur le super sérum d’Erskine, mais non. A leur connaissance, il doit y avoir des doses s’en rapprochant, quelque part en Europe de l’Est, parce qu’avec Hydra, on coupe une tête, et deux repoussent, en tout cas, c’est ce que ne cessent de dire les membres de l’organisation avant de craquer entre leurs dents la pastille de cyanure pour ne surtout rien révéler. Les cancrelats.

- On n’a aucune connaissance de personnes disparues au Royaume-Uni. Pourtant, les kilos de bidoche qui sont tombés du ciel appartenaient sûrement à quelqu’un, avance Fury.

- Le premier ministre britannique n’a pas répondu à nos sollicitations. Le Président* non plus. Je ne sais pas dans quoi on met le pied, ici, précise Anderson.

- Et du côté du Conseil, il y a des directives ?

Anderson s’avance vers la table, se penche vers son auditoire et, sur le ton de la confidence, murmure.

- Ces enfoirés ne veulent pas qu’on enquête. Donc on ne va pas le leur dire.

Bishop, un vieux briscard qui travaille au Shield depuis sa création, demande alors.

- Ecoutez, Anderson. Des gens qui n’ont pas d’identité, et qui n’ont aucune existence légale, ça sonne vraiment comme Hydra. En plus, selon le dossier des toubibs, Meadowes avait des blessures relativement graves, on parle quand même d’une éventration, certes sans que le péritoine ne soit touché, blessures qu’elle a reçu le 12 août, donc il y a dix jours. Et elle court déjà comme un lapin ? Vous avez vu ses analyse de sang ? Elle est en pleine forme. Donc, je répète. C’est quoi cette baguette et ces formulations latines ? Et elle disparaît comme ça, en un claquement de doigts ? C’est rien de ce que j’ai pu voir après trente ans au Shield, et je peux vous assurer que j’en ai vu.

Après plusieurs échanges de regards circonspects, Anderson regarde French, le stéréotype du scientifique dans toute sa splendeur. De la raie sur le côté aux lunettes à double foyer, en passant par sa chemise fermée jusqu’au dernier bouton et sa cravate impeccablement nouée.

- J’ai analysé la fameuse baguette. Elle fait 23 cm, est composée d’un bois verdâtre inconnu, et les filaments qui sont à l’intérieur sont du crin, mais l’animal est inconnu également. J’ai eu par contre des résultats vraiment étranges au spectromètre, ainsi qu’au scanner. Il y a une sorte d’énergie latente à l’intérieur. Je ne peux pas vous en dire plus, je n’y comprends rien. La technologie de Stark lui-même n’est pas en mesure de procéder à des analyses plus complètes.

- Bien. Donc on n’a rien de plus. Surveillez les caméras des rues, privées, publiques, annonce Anderson à la table.

- Cette femme représente un danger, monsieur le directeur ? Demande timidement French.

Anderson adresse un sourire crispé au scientifique.

- Elle nous a mis hors d’état de nuire, Fury et moi, et on ne sait même pas comment. On a mis quelques heures à nous souvenir de notre propre nom. Je peux vous assurer qu’elle est dangereuse, French.

 

Depuis une semaine qu’elle est au Macusa, Dorcas a beaucoup eu le temps de se dire que c’était une très mauvaise idée d’être venue demander l’asile. Parce qu’il a fallu raconter son histoire sans pour autant dévoiler l’existence de l’Ordre du Phénix, qui reste une organisation clandestine. Et, confrontée à un Auror visiblement legilimens, il a fallu que Dorcas mobilise toute sa concentration et son énergie pour résister, et ne lui laisser voir que ce qu’elle choisissait. Elle s’est toujours débrouillée en occlumancie, sans pour autant pouvoir faire face à un sorcier très doué, comme Voldemort qui a du se réjouir des dernières pensées qu’elle a émis. L’effroi le plus total.

Les derniers étages du Woolworth Building comptent chacun une vingtaine d’appartements, réservés en général pour les sorciers étrangers qui sont de passage en Amérique, et viennent y accomplir de menues missions de Coopération Magique Internationale. Dorcas a vite compris que si elle n’a pas le droit de quitter l’appartement qui lui a été assigné, ce n’est pas uniquement pour qu’elle finisse tranquillement sa convalescence. C’est surtout que les Aurors comme les Coop-maj ne lui font aucune confiance, et que sa demande d’asile traîne tellement en longueur que Dorcas finit par craindre qu’ils n’utilisent jusqu’au bout les trois mois de délai légal. De ce qu’elle sait, pourtant, ces demandes sont généralement traitées très rapidement.

Mais il semblerait que le Macusa ait tellement peu l’envie de se mêler au conflit entre sorciers au Royaume-Uni, que les sorciers rechignent même à lui accorder l’asile. Parce que ce serait reconnaître qu’il y a bien une guerre en Angleterre, et que les citoyens britanniques peuvent être en danger. Et ce serait aussi reconnaître une part de leur responsabilité dans ces nombreuses morts outre-Atlantique en raison de leur non-ingérence.

Dorcas finit par se demander s’ils ne sont pas en train de faire un choix à son sujet quand une lettre très officielle l’informe de l’ouverture d’un compte à la Wells Witches and Wizzards Bank, dans le quartier d’affaire de New-York, pourvu de cinq cents demi-dollars* sorciers, ce qui représente un bon salaire. Un très bon salaire, même. Elle déplie avec soin le parchemin pour reprendre sa lecture, les mains tremblantes. Le médicomage Williams a fait des merveilles sur son auriculaire droit, ayant réussi à lui replacer sa dernière phalange après sa désartibulation lors de son transplanage du Shied au Macusa. Elle a néanmoins les deux derniers doigts bandés pour quelques jours encore afin de ne pas risquer que sa phalange ne se détache.

 

Wells Witches and Wizzards Bank,

Madame Dorcas Meadowes,

Nous avons l’immense honneur de vous informer de l’ouverture d’un compte dont le nom est laissé à votre discrétion, qui nous a été demandé par le Directeur du Service de la Coopération Magique.
Ce compte est pour le moment pourvu d’une somme de 500 1/2 $ sorciers, soit cinq cents demi-dollars sorciers, somme qui sera à votre disposition à partir du 15 septembre 1981.

Artemius Snyder, directeur de la WWWB.

 

Une autre lettre accompagne celle de la banque, et vient du Macusa. Dorcas a besoin de la relire plusieurs fois pour comprendre que sa demande d’asile est sur le point d’être accordée mais sous une condition qu’elle n’est peut-être pas capable d’accepter, se dit-elle en frémissant d’effroi.

 

Magical Congress of the United States of America,

Madame Dorcas Meadowes,

J’ai l’insigne honneur de vous informer que votre demande d’asile est en attente de validation par le service de la Coopération Magique Internationale.

Les détails de votre venue en Amérique, et jusqu’au Macusa, nous laissent penser que vos compétences et relations actuelles pourraient nous être fortement utiles à la Division Intelligence de la Confédération Internationale des Sorciers, ainsi qu’à la Coopération Magique Internationale. Nous vous proposons donc un entretien afin d’étudier votre candidature le 1er septembre à 8h…

Dorcas saute quelques passages, mais ce qui la marque particulièrement, c’est cette phrase :

Une fois ces formalités faites, vous pourrez acquérir une nouvelle baguette, nécessaire à vos fonctions futures dans nos services. Le programme d’entraînement commencera dès le lendemain au Service des Aurors, ainsi qu’à l’Unité des Arts Occultes.

 

L’Unité des Arts Occultes. L’équivalent du Département des Mystères. Ils veulent l’entraîner avec les Aurors et les Langues de Plomb locales ? Bien que cela ne soit pas explicitement écrit, Dorcas soupçonne qu’on va lui demander d’espionner Nick Fury, Jeff Anderson et le Shield. Bien qu’elle n’ait pas très bien compris à quoi servait le Shield, l’expression de Fury lui reste en tête. Le plus secret des services secrets. Mais ils travaillent sur quoi, exactement ?

Si Dorcas connaît sur le bout des doigts les institutions sorcières, elle est bien loin de pouvoir se débrouiller correctement dans le monde moldu…

Et surtout, si elle était bien honnête envers elle-même, elle se rendrait bien compte qu’elle n’est pas capable de travailler. La pratique de l’occlumancie a un revers, celui de constamment mettre de côté ses émotions. Et dès qu’elle se réveille d’un cauchemar, désorientée, dès qu’elle sursaute au moindre bruit, dès qu’elle regarde par-dessus son épaule et se méfie, Dorcas enferme tout ça dans une petite boîte dans son esprit.

Et dans son esprit, il y a bien trop de petites boîtes pour qu’elle puisse les compter.

Maugrey le sait.

Mais Dorcas, maintenant qu’elle est sur le sol américain, se dit que l’Angleterre, c’est fini pour elle. La guerre contre Voldemort et ses Mangemorts aussi. Les membres de l’Ordre pensent sûrement qu’elle est morte, il y avait tellement de sang, et ils l’ont vue tomber.

C’est aussi bien qu’ils croient qu’elle est morte, parce qu’elle se sent morte, dans le fond. Depuis bien trop longtemps.

Et ça aussi, c’est dans une petite boîte soigneusement fermée quelque part dans son esprit.

Il lui reste une dizaine de jours avant son entretien du premier septembre. Quelque chose s’affermit dans la volonté de Dorcas. Si elle est morte, c’est juste en Angleterre. Voilà sa première décision. Elle n’y remettra jamais les pieds, c’est au-delà de ses forces. Et vivante, elle peut l’être ailleurs. Ici, peut-être. Le statut de réfugiée lui ouvrira une protection du Macusa, même s’il semble qu’elle doive travailler pour eux, vu ce qu’ils lui prévoient comme entraînement, et surtout avec qui. Dorcas ne sait pas si les Oubliators américains sont partis nettoyer derrière elle au Shield, et elle a tant à apprendre sur le monde non-maj !

Sa deuxième décision est qu’elle a une dizaine de jours devant elle pour arrêter de faire semblant d’aller bien. Elle se sent incapable de retourner sur le terrain, d’être confrontée à un danger sans chercher à fuir ou s’effondrer. Et le pire, dans tout ça, c’est qu’elle a montré cette fragilité à Nick Fury, chose qu’elle n’avait confiée qu’à Maugrey. Bien qu’elle soit une totale inconnue, et qu’il la pense une ennemie, Fury l’a considérée comme son égale.

Comme quelqu’un de fort, une dure à cuire.

Elle a dix jours devant elle pour le redevenir.

 

Note de fin de chapitre :

*Lorsque Dorcas était au Shield, elle était perfusée avec une poche de NaCl, qui est du chlorure de sodium. N’ayant que des connaissances limitées sur le monde moldu, Dorcas a juste retenu qu’elle avait une poche de nacl, ce qu’elle prend pour un nom commun, tout bêtement.

*Je ne suis pas très familière de l’organisation politique américaine, mais il semblerait que le président soit le plus à même d’être au courant de l’existence des sorciers (merci Jukava). Dans les livres Harry Potter, le premier ministre britannique, à sa nomination, était informé par le premier ministre sorcier de l’existence des sorciers. Je suppose donc que cela se déroule de la même manière partout dans le monde, en s’adaptant aux spécificités de certains pays, bien entendu.

*Inspiré des half-dollars des premiers colons américains (après une très brève recherche).

 

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