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News

Concours poésie - Musique, Choixpeau !


Vous aviez peur de vous ennuyer cet été ? Tiiki vous propose un nouveau concours de poésie en vers : choisissez une année de rentrée et écrivez la chanson du Choixpeau magique !

Pour en savoir plus, c'est par ici.

Vous avez jusqu'au 1er septembre 2022 pour publier votre texte et l'ajouter à la série dédiée… juste à temps pour la Répartition !


De le 06/07/2022 16:56


Sélections du mois


Félicitations à Sifoell et Chrisjedusor, qui remportent la Sélection Fondateurs !

Ne partez pas trop vite en vacances ! En juillet, les Animaux Fantastiques (les films !) sont à l'honneur. Vous avez jusqu'au 31 juillet pour lire les 5 textes proposés par les membres et voter par ici.

Après cela, l'équipe prendra un mois de repos bien mérité. Mais elle revient en septembre sur le thème Femslash ! Vous avez deux mois (oui, deux mois !) pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

On nous souffle dans l'oreillette que si vous voulez vous occuper en août, la Sélection Fictions longues continue. Il vous reste 6 mois pour découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.




De Equipe des Podiums le 04/07/2022 17:49


Concours hommage à Barbara - Ma plus belle histoire


De plus loin, que nous revienne
L’ombre de nos amours anciennes,
Du plus loin, de la première écoute…


Durant l'été 2022 (juin à août), nous, Juliette54 et Amnesie, vous proposons de déclarer votre amour à Barbara.
En un concours en trois manches, nous vous proposons de (re)découvrir ses chansons et son univers. Le premier chapitre (de 500 à 5000 mots) doit être écrit et mis en ligne d'ici le dimanche 10 juillet à 23h et doit s'inspirer d'une chanson de Barbara de ton choix et du thème Ma plus belle histoire...

Pour t'inscrire, nous donner le lien vers ton chapitre et pour plus d'info, nous t'invitons à consulter ce post sur le forum HPF !

Notre plus belle histoire d'amour, c'est toi, Barbara...


De le 03/07/2022 11:03


125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Délaissez le temps d'une soirée la plage et les cocotiers,
votre clavier vous appelle, vous avez plein d'histoires à raconter !

Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 28/06/2022 07:52


Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Pour toute réponse le sorcier se contenta de sourire et de l’embrasser avant de murmurer.
- revoir cette personne risque de me plonger dans bien des souvenirs… mon humeur va être passablement orageuse…
Ginny grimaça à ces paroles, ce qui lui tira un rire bref.
- pourquoi cette réaction ? Taquina-t-il. Tu devrais avoir parfaitement compris comment réussir à me calmer…
La jeune femme se cala contre lui en souriant, rosissant de plaisir et de bien être avant de s’endormir entre ses bras protecteurs.

Comme prévu, dès l’aube, le sorcier éveilla sa captive et lui demanda de se tenir prête dès que possible. Ginny s’exécuta donc, se demandant s’il convenait ou non d’emporter sa baguette avant de l’enfiler à sa ceinture. Elle pourrait lui être utile : à force d’observations attentives, la sorcière espérait pouvoir réussir quelques nouveaux sortilèges et avait hâte de pouvoir s’exercer. Elle avait eu sous les yeux pendant des mois l’un des plus puissants sorciers au monde et comptait bien mettre cette ‘expérience’ à profit, si possible.

Lorsque Lord Voldemort revint vers ses appartements, le regard interrogateur de Ginny le fit sourire.
- j’ai dû donner quelques explications… grommela-t-il. Lucius est moins doué que je le pensais pour diriger un ministère… Et puis, ajouta-t-il en lui montrant des flacons minuscules, j’ai tenu à emporter ceci avec nous.
- Mais, fit Ginny qui ne s’inquiétait nullement pour ces aspects là de leur voyage, comment va-t-on se rendre là où nous allons ?
Le sorcier la regarda d’un air surpris avant de répondre.

- en transplanant. Fit-il simplement avant d’appeler Nox et de lui ordonner de faire suivre leurs bagages.
- sur une si longue distance ? Murmura Ginny. C’est impossible.
- ma chère, fit le sorcier en approchant d’elle avec un sourire carnassier, vous oubliez à qui vous avez à faire…
Il enlaça alors la jeune femme, l’encourageant à seulement transplaner sans prévoir de but particulier et l’assurant qu’il se chargerait du reste.
Ginny s’exécuta donc en souriant de se voir ainsi prête à se lancer dans une tentative qui pouvait pourtant s’avérer dangereuse… Sa confiance avait donc à ce point grandit qu’elle était à présent capable de s’en remettre totalement à lui.
Lorsqu’elle ouvrit les yeux, un spectacle extraordinaire s’offrait à elle : une forêt dense s’étendait à perte de vue, seulement trouée ça et là par les vestiges d’anciennes civilisations que Ginny espérait déjà pouvoir visiter.

Lord Voldemort l’entraîna alors vers une maisonnette entièrement constituée de pierres savamment disposées entre elles et après avoir constaté que les bagages étaient également disponibles, se prépara à partir.
La mine déçue et quelque peu alarmée de Ginny le fit sourire à nouveau.
- tu peux visiter les alentours. Fit-il. Je pars à la recherche de mon ami. Je ne devrais pas être très long… acheva-t-il en déposant les minuscules flacons avec précaution.
- qu’est-ce que c’est ? demanda Ginny
- une potion bouclier… il suffit de lâcher le flacon pour qu’il se brise et la potion entoure celui qui se trouve à proximité d’un écran protecteur.
- protecteur ?
- ... Très protecteur. Fit le sorcier sur un ton mystérieux. Il faut rester prudent, en terre étrangère…

Il embrassa alors la sorcière qui se sentit une fois de plus frémir à ce contact et disparut dans un bruissement de cape. Ginny ne se rappelait pas l’avoir jamais vu aussi pressé et enthousiaste et elle en éprouva un soulagement agréable.
Forte de l’autorisation de son maître, elle passa donc la matinée à se promener autour de la maison, mais s’aperçut vite que tout était relativement semblable et monotone. Ne désirant pas se hasarder trop loin, elle se résigna donc à mettre à bien ses projets et s’entraîna à lancer quelques sorts dont elle fut assez fière sans s’éloigner de son abri de pierres.

La sorcière n’avait pas même eut le temps de prendre son premier repas que Lord Voldemort s’annonçait déjà, à sa grande surprise. Il entra dans la pièce sombre et fraîche avec un sourire éblouissant qui laissa Ginny perplexe et après quelques secondes de silence, lui demanda de la suivre en emportant ses affaires avec elle.
Elle s’exécuta donc sans oser lui demander pourquoi lui-même ne prenait pas ses bagages et au moment de sortir de la maisonnette, empocha les flacons qu’il avait emportés du manoir.
Elle le trouva sur le seuil de la porte, observant alentour.
- il y a un problème ? demanda-t-elle en un murmure.
- non. Répondit le sorcier. Aucun problème. Mais cela pourrait venir… Allons y ma douce…
Ginny lui emboîta le pas après un bref sursaut qui manqua la faire tomber en tentant de ne pas trop laisser paraître son trouble.
‘Ma douce’ ? Qu’était-il donc arrivé au sorcier pour qu’il utilise ce vocabulaire... qui lui déplaisait fort constata-t-elle en une grimace.

- vous avez trouvé votre ami ? Questionna-t-elle après plusieurs minutes de marche silencieuse.
- oui oui. Assura-t-il. En fait, il m’attendait.
- nous le rejoignons ? Continua Ginny qui sentait encore son esprit embrumé par ce qu’elle venait d’entendre.
- pas immédiatement. Nous allons avant tout trouver un endroit plus confortable pour nous loger.
La sorcière suivit son guide dans le silence le plus complet tout en le jaugeant du regard. Elle percevait que quelque chose d’anormal se tramait et se prit à rire légèrement en constatant qu’elle ne s’alarmait que parce que Lord Voldemort se montrait aimable… trop aimable.
Il la conduisit vers un vaste édifice qui ressemblait à un temple ; après avoir gravit les nombreuses marches pour y accéder, il l’encouragea avec un sourire avenant à entrer dans une large pièce.

Un sourire écoeurant qui lui allait fort mal, jugea Ginny en sentant encore son estomac se contracter. La jeune femme constata avec effroi que jamais elle ne s’était tant inquiétée qu’en cet instant pour son sort.
Les colères de Lord Voldemort étaient claires et facilement repérables… cette attitude à la limite de la condescendance l’écoeurait, la frustrait, et la rendait malade… Un bien mauvais bilan, songea-t-elle en s’efforçant pourtant de n’en rien montrer, et un bilan fait en bien peu de temps.
Ginny pénétra dans une pièce immense luxueusement meublée mais resta immobile au centre, attendant que le sorcier vienne jusqu’à elle. Lorsqu’il se plaça à quelques centimètres, la sorcière chercha en elle ce sentiment qui l’étreignait toujours lorsqu’elle se trouvait à proximité du sorcier, mais elle ne le trouva pas… Son regard pourtant toujours aussi sombre ne lui renvoyait aucun indice et elle chercha à comprendre les raisons de ce « bouleversement ».

- j’ai fait quelque chose qui ne fallait pas ? Hasarda-t-elle d’une voix timide en supposant que peut-être le sorcier avait vu d’un mauvais œil son entraînement magique…
- non ! répondit-il d’une voix joyeuse. Bien sûr que non !
- vous avez l’air… différent…
- c’est que je suis heureux ! Expliqua-t-il. Pourquoi ? Ça t’inquiète ?
- non... fit Ginny en le surveillant malgré tout avant d’ajouter, pour plus de sûreté, ‘Maître…’
Ginny sentit un frisson désagréable la parcourir lorsque Lord Voldemort, à ces mots murmurés, éclata d’un rire clair.
- je pense qu’il est temps, fit-il en approchant encore d’elle, d’oublier ce ‘maître’ et cette façon si… respectueuse... de parler.
Ginny le regarda sans savoir si elle devait encore prendre le risque de respirer, s’attendant à une bien mauvaise surprise dans les secondes à venir et eut l’impression que ses jambes allaient céder sous son poids lorsqu’il ajouta :
- et puis tu pourrais peut-être m’appeler Tom…
- comme vous voulez… chuchota-t-elle sans faire le moindre mouvement.

La mine insatisfaite du sorcier la fit aussitôt reprendre
- comme tu veux….
Il déposa alors un baiser léger sur ses lèvres et Ginny le regarda passer la porte qu’il referma derrière lui en sentant son cœur s’emballer. Cependant, la course qu’il suivait n’avait rien d’agréable : une peur panique s’insinuait en elle. Elle posa ses doigts sur ses lèvres, tremblant en songeant que rien dans ce baiser ne la faisait ‘vibrer’ comme cela était pourtant systématiquement le cas…
Son esprit cherchait rapidement une explication salutaire à tout ceci et elle songea vite que cet homme devait avoir utilisé du polynectar. Elle se mit en quète de sa baguette, persuadée de l’avoir prise en partant mais ne la trouva pas, ce qui accentua encore son trouble.
Se ruant vers la porte, elle découvrit avec horreur que celle-ci était fermée et passa de nombreuses heures assise à attendre le retour de son maître.

Plongée dans ses pensées, se rappelant l’absence de cette baguette, elle se prit à revenir à des considérations plus ‘plausibles’. Pour faire du polynectar, il fallait prendre quelque chose de celui que l’on voulait imiter…. Et le sorcier qui pourrait réussir à approcher Lord Voldemort pour lui arracher une poignée de cheveux n’était pas à la veille de naître, elle en était convaincue… Cependant, il était probable de trouver ce genre de chose sans les prendre véritablement sur sa ‘victime’…

Durant tout ce temps où elle put réfléchir, elle se ravisa quelque peu, se demandant si finalement, le sorcier lunatique n’était pas capable de changer ainsi de comportement et décida de ne rien tenter avant que ses doutes ne soient confirmés.
Aussi, dès que Lord Voldemort revint, elle se contenta de répondre à ses questions et de l’observer attentivement. Jamais elle n’avait ainsi détaillé qui que ce soit.
Ginny retrouvait à n’en point douter les cheveux ébène et le regard sombre du sorcier, mais rien en lui ne la faisait plus réagir, à son grand trouble. Elle le trouvait inintéressant, se sentait totalement étrangère à cet homme…
- je ne trouve plus ma baguette. Fit-elle d’une voix neutre alors que la nuit tombait.
Le sorcier la lui rendit d’un geste distrait, prétextant l’avoir retrouvée dans le hall, ce que Ginny ne crut pas un instant.
Pourtant, force était de constater que Lord Voldemort n’avait strictement avalé aucune boisson qui puisse constituer une éventuelle potion : Ginny avait été très vigilante…

Lorsqu’il s’allongea à ses côtés la nuit venue, la sorcière sentit tout son corps se tétaniser d’appréhension et mima un sommeil salutaire : le mage inquiétant se contenta de s’endormir sans rien exiger d’elle et elle en éprouva un soulagement intense, comme cela n’avait plus été le cas depuis bien longtemps.
Ginny passa la journée du lendemain à observer le sorcier, d’autant plus persuadée que quelque chose «ne tournait pas rond» que sa baguette avait à nouveau disparu. Lorsqu’elle se retrouvait seule, la sorcière pleurait amèrement, se demandant si vraiment l’homme qu’elle aimait avait pu ainsi se transformer en une espèce d’amoureux mielleux et doucereux.
Le vocabulaire qu’il employait la tétanisait d’effroi, bien davantage encore que toutes les menaces qu’il avait pu lui faire. S’entendre appeler ‘mon poussin’ ou ‘ma princesse’ lui donnait la nausée, devoir l’appeler Tom la faisait trembler d’effroi et la jeune femme passa la majorité de son temps à chercher un moyen de retrouver son véritable maître sous cette carapace trop rapidement endossée.

Lorsque la nuit tomba à nouveau et qu’il se glissa près d’elle Ginny fut plus que jamais persuadée qu’il n’était plus Lord Voldemort. Elle ne ressentait pour lui que dégoût alors que quelques jours auparavant, une seule de ses caresses suffisait à la plonger dans un abîme de plaisir.
De plus, elle constata en souriant cyniquement que le sorcier n’aurait jamais ainsi pu se retenir de la harceler deux nuits durant juste parce qu’elle semblait endormie… Elle attendit donc à nouveau qu’il s’endorme lui-même et se leva à la recherche d’indices. Cependant, la malheureuse ne savait que rechercher et se sentit frémir à l’idée que peut-être Lord Voldemort avait été vaincu… remplacé par cette… guimauve….
Avec une grimace d’écoeurement, elle poursuivit son ‘enquête’ en se demandant comment elle pourrait se défendre sans baguette, quand bien même elle trouverait la preuve d’une imposture.

Ne trouvant rien qui puisse étayer ses thèses, elle finit par s’asseoir sur le lit avant de se laisser submerger par des sanglots désespérés. Quelques jours auparavant, elle tremblait de le voir dur et froid, apeurée de l’avoir perdu, mais elle constatait à présent qu’elle venait justement de le perdre, comme jamais elle n’aurait pu l’imaginer.
Ginny se sentait désespérée et trahie. Combien de fois faudrait-il qu’elle apprenne à aimer cet homme ? Combien de personnalités cachait-il ? Et pourquoi mimait-il l’ignorance face à son étonnement ? Il devait bien être en mesure de comprendre ses interrogations ! Mais il y répondait toujours d’une voix trop tendre, avec un sourire trop charmeur.
La sorcière sécha ses larmes en observant le sorcier endormi, songeant avec amertume qu’elle n’éprouvait même plus le désir de passer sa main dans ses cheveux alors qu’elle attendait pourtant cet instant avec impatience.

Elle sourit mélancoliquement en repensant à son cœur qui s’emballait auparavant à ce simple projet, attendant le ‘jour béni’ où il l’autoriserait à avoir pour lui ce geste qu’elle n’osait encore se permettre…. Aujourd’hui il le lui permettrait sans doute, mais elle n’en avait plus envie…
Elle approcha pourtant lentement sa main de ces mèches sombres qui prenaient une teinte irréelle à la lueur faible et blanche de la lune qui filtrait par les fenêtres étroites de la chambre et hésita un instant avant d’y mêler ses doigts.
Elle sentit le sorcier frémir légèrement à ce contact et sourit encore tristement en constatant que lui qui était jadis si prompt à se réveiller n’ouvrait pas même un œil…
Soudain, un frisson glacé la parcourut et elle se pencha aussitôt vers le sorcier, cherchant à apercevoir sous ses cheveux cette cicatrice à la forme si connue…
Après quelques secondes de réflexion, elle se leva précipitamment en scrutant tout autour d’elle : cette ‘chose’ n’était pas Lord Voldemort… ce n’était pas SON Tom ! Aucune cicatrice n’était visible et Ginny sentit la panique la gagner peu à peu.

Consciente cependant qu’elle ne pouvait rien temps qu’elle était désarmée, elle se résigna finalement à se recoucher en prenant garde à rester le plus près possible du bord du lit, le cœur battant la chamade en espérant que le sorcier ne voit pas son trouble.
Le lendemain, elle se leva avec la peur au ventre, tentant au mieux de masquer son inquiétude mais ne put mimer longtemps l’indifférence lorsqu’il l’accueillit avec ce même sourire éblouissant… C’était lui…. Sans être lui…
- ça ne va pas, demanda-t-il ? Tu es toute pâle…
- je me sens bizarre en effet. Admit-elle en le fixant.
- c’est mon comportement qui te dérange à ce point ? fit-il après un silence.
- non, pas du tout. Mentit-elle avec horreur.
Comment pourrait-il ne pas s’apercevoir de ce mensonge ? Comment pouvait-elle même oser lui mentir ?!
Au sourire calme du sorcier, elle risqua le tout pour le tout. Muette et immobile, elle se contenta de le fixer en songeant aux insultes les plus fortes qu’elle connaisse.

L’affublant mentalement de toutes sortes de noms d’oiseaux, l’insultant pour ses crimes passés et ventant les mérites de Harry, elle le regarda se lever sereinement et en resta perplexe.
Cette fois nul doute possible : ce n’était pas Lord Voldemort ! Mais il n’avait pas non plus utilisé de polynectar… Ginny réfléchit fébrilement avant de parvenir à comprendre.
- j’ai à nouveau égaré ma baguette. Fit-elle d’une voix troublée.
Il la lui rendit encore, mais Ginny perçut fort bien son air passablement déçu. Dès qu’il eut passé la porte, elle tenta de sortir, mais en fut incapable à nouveau. Elle lança de nombreux sortilèges sans succès et se résolut à se hisser vers les fenêtres pour observer à l’extérieur, à défaut de pouvoir s’y glisser.
Soudain, elle retourna au centre de la pièce, furieuse contre elle-même : il lui suffisait de transplaner ! Quelques secondes plus tard, s’apercevant qu’un sort antitransplanage avait dû être lancé sur la pièce, elle se laissa submerger par la colère et la peur.

Retournant vers le mur où se trouvaient les fenêtres après avoir insonorisé l’espace autour d’elle, elle lança de nombreux sorts pour casser cette paroi. Les pierres, épaisses et solides, se broyaient lentement, si bien qu’elle jugea ne pas pouvoir se libérer avant de nombreuses heures.
Longtemps après, lorsqu’elle entendit derrière elle la porte s’ouvrir à nouveau, elle sortit prestement une fiole de sa poche et la jeta à terre en la brisant. Aussitôt, un bouclier translucide l’entoura et Ginny reconnut cet enchantement pour l’avoir vu utiliser par Dumbledore : elle pourrait donc lancer des sorts mais non en recevoir.
En revanche, elle percevait beaucoup moins nettement ce qui se trouvait à l’extérieur de cette bulle, comme si elle avait regardé à travers une vitre ruisselante d’eau.

Elle pointa sa baguette vers le sorcier qui venait d’entrer avec dans le regard une haine qui le laissa un moment incrédule.
- sors de là. Fit-il d’une voix sifflante pour laquelle Ginny eut envie de le féliciter : la meilleure imitation qu’il ait faite jusque là !
- plutôt mourir. Cracha-t-elle en se détournant de lui pour continuer son œuvre.
- tu penses pouvoir m’échapper ? Poursuivit le sorcier d’une voix hachée par la colère. J’aurai fait le tour de ce bâtiment avant que tu n’aies pu te faufiler à l’extérieur !
- et moi j’aurai transplané avant que tu en aies fait le tour ! Hurla Ginny, folle de rage.
Comment ce ‘type’ avait-il osé ? Venir s’en prendre à elle, alors qu’elle était avec lui. La jeune femme jugea en souriant que finalement, c’était l’injure faite à son Maître qui la mettait le plus hors d’elle. Misérable chien… souffla-t-elle, s’étonnant elle-même de se voir trembler de rage et parler si grossièrement.
Face à elle Lord Voldemort resta un moment immobile, stupéfait. Cette bulle l’empêchait d’agir et même de percevoir les pensées de la sorcière. Au dehors, son ami devait se charger de donner la morale à ceux qui étaient venus troubler sa tranquillité…

- - -

Le matin même, lorsqu’il était rentré pour retrouver sa captive, il avait été stupéfait de constater qu’elle n’était plus dans la maisonnette et que ses bagages avaient disparu.
Zéphyr, le sorcier qui l’accompagnait, lui avait appris que d’anciens membres de l’Ordre du Phénix avaient été vus peu de temps auparavant dans les environs et Lord Voldemort en avait de suite conclut que Ginny s’était enfuie avec eux… Cette constatation lui avait infligée une douleur telle qu’il ne croyait pas pouvoir en ressentir, et son humeur avait de suite tournée au rouge sang.
Il leur avait fallu peu de temps pour retrouver trace de la sorcière, à l’abri dans cet ancien temple, et le mage noir n’avait pas désiré, contrairement à Zéphyr, connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire : il comptait sur le champ récupérer son trophée et massacrer ensuite méthodiquement tous ceux qui le lui avait temporairement ôté.

Il se sentait à son tour trembler de rage devant ‘l’indifférence’ de Ginny. Elle n’avait plus pour lui ni admiration ni crainte, juste un dégoût haineux. Etait-il possible qu’il se soit trompé à ce point ?
- je vais te tuer. Finit-il par s’entendre dire, presque contre sa volonté tant il était animé par la fureur
Le rire glacé de Ginny le fit tressaillir et revenir à la réalité.
- c’est toi qui vas mourir. Fit-elle en le fixant à nouveau, donnant l’impression de lancer des éclairs par la prunelle de ses yeux. Attends un peu qu’Il te trouve… je ne donne pas cher de ta peau !
Lord Voldemort sentit son sang bouillir à la mention de ce ‘Il’ qui était supposé pouvoir le vaincre et qui donc, comme il l’avait imaginé, avait bel et bien couvert la fuite de sa captive.
- pour qui le prends-tu ? Siffla-t-il encore. C’est moi qui le mettrai à mort… et je vais tâcher de te faire profiter du spectacle.

Ginny ne put encore se retenir de rire, et la sincérité de ce geste provoqua chez le sorcier une nouvelle vague de douleur : elle pensait vraiment ce qu’elle disait et avait une foi inébranlable en son ‘sauveur’ potentiel.
- l’espoir fait vivre, dit-on ! Hoqueta-t-elle en le jaugeant d’un air amusé. Mon pauvre ami, je suis prête à parier sur ma vie qu’il a plus de puissance dans son petit doigt que tu n’en auras jamais.
Le sorcier sentit ses cheveux se dresser sur sa tête d’indignation : il y avait des limites à tout !
- nous verrons ! Siffla-t-il en surveillant le bouclier.
- j’espère bien, que nous verrons. Fit Ginny d’une voix mauvaise avant de se tourner pour poursuivre ses projets.
Bientôt, la fenêtre serait assez large pour qu’elle puisse fuir, mais elle sentait ses forces s’amenuiser.

- ton bouclier ne sera pas longtemps efficace. Susurra le sorcier en approchant de la bulle.
Ginny se tourna vers lui avec un sourire carnassier, exhibant à sa vue les autres petites fioles qu’elle avait emportées avec elle.
- je vais te tuer… souffla à nouveau le sorcier, ulcéré de voir son propre piège se retourner contre lui. Sors d’ici !
Ginny marqua une pause en plissant les yeux pour tenter de mieux apercevoir le sorcier. Il ressemblait vraiment à son Tom… cette version-ci était plus vraie que nature ! Mais elle se reprit rapidement, peu désireuse de se laisser piéger une seconde fois.
- SORS D’ICI !!! Hurla à nouveau Lord Voldemort dont la fureur provoquait des bourrasques de vent à l’intérieur de la salle.
- JE NE SORTIRAI PAS ! Je ne sortirai pas !!!! Vociféra à son tour la sorcière au comble de l’énervement. Tu n’es rien ! Comment oses-tu ?!
Ginny tremblait, pleurant de rage de se voir ainsi parler comme le faisait parfois Bellatrix. Etait-elle donc devenue à ce point dépendante de Lord Voldemort que la simple idée qu’on puisse s’opposer à lui la mettait hors d’elle ?

Mais pour l’heure, la colère était trop forte en elle pour qu’elle puisse prendre le temps de réfléchir à tout cela. Le bouclier devenait de plus en plus clair et Ginny se hâta de briser un second flacon sous les grommellements mécontents du sorcier.
- à l’heure qu’il est, siffla Lord Voldemort, qui que soit ton ‘ami’, il est mort… et ces flacons se videront en temps et en heure. Et je serai là pour t’accueillir…
- tu te berces d’illusions. Reprocha-t-elle. Il n’est pas mort. Je le sais.
- ah tu le sais ? Cracha le sorcier, plus énervé de l’entendre ainsi parler de ce sorcier pour qui il éprouvait un cuisant sentiment de jalousie que par tout le reste.
- oui je le sais ! Le coupa Ginny. Je le saurai, si il lui arrive quelque chose… Acheva-t-elle en un murmure, se demandant comment elle pouvait être certaine de ça.

Inconsciemment, elle passa sa main sur son dos, là où se trouvait ce tatouage qu’elle avait tant maudit. Si Lord Voldemort mourrait, elle était persuadée de pouvoir le ressentir… et puis, de toute manière, Lord Voldemort ne mourrait pas !
Soudain, à sa grande stupéfaction, le bouclier disparut brusquement et Ginny se trouva totalement à la merci du sorcier qui venait manifestement d’envoûter cette bulle protectrice alors qu’elle rêvassait
Elle eut à peine le temps de l’entendre prononcer un ‘doloris’ avant de sentir ses muscles se tétaniser de douleur. Emplie de colère et de peur, elle mit toute sa concentration à appliquer les enseignements de son dernier professeur en date et sous le regard mi perplexe mi admiratif du sorcier, repoussa le doloris en quelques secondes.
A son tour, elle profita de sa surprise pour se protéger à nouveau grâce à une troisième fiole, espérant que ce bouclier ci ne se briserait pas si facilement. Pour plus de sûreté, elle jeta un dernier flacon à terre sous l’œil irrité de son ennemi.

- repousser un doloris, n’est pas chose aisée en pareille situation… fit le sorcier d’une voix faible
- j’ai eu un excellent professeur. Minauda Ginny, à bout de souffle. Attends un peu, il viendra sans doute te donner quelques leçons dont tu me diras des nouvelles, se moqua-t-elle.
Le sorcier la regardait avec hargne et se tourna vivement vers la porte pour voir entrer son ami haletant.
Ginny reporta un instant son attention sur celui-ci : la copie parfaite de Lucius Malefoy, jugea-t-elle en une grimace avant de se retourner pour lancer encore des sorts de destruction sur la lourde pierre : l’arrivée de ce sorcier risquait de lui poser problème, elle devait fuir au plus vite.
Lord Voldemort semblait sur le point de se jeter à travers le bouclier, quel que soit le danger, tant sa colère atteignait des sommets.
- un instant, Tom. Fit Zéphyr en posant une main sur son bras.
- ne m’appelle pas comme ça !!! Hurla ce dernier

Ginny stoppa net son geste et fit volte face, les yeux agrandis par la surprise et le doute.
- Si tu comptes que je t’appelle «maître» fit-il d’un air indigné, tu rêves un brin ! Tu devrais m’écouter, avant de faire quelque chose d’inconsidéré. Poursuivit l’homme blond en se tournant vers Ginny.
La sorcière estima qu’il devait avoir une quarantaine d’années.
- Miss Weasley je suppose ?
Ginny hocha la tête sans mots dire, étonnant Lord Voldemort qui jugea d’autant plus blessante cette attitude calme qu’elle venait de l’insulter sans vergogne durant plus d’un quart d’heure.
- la personne à qui vous avez eut à faire jusque là était un métamorphomage. Fit-il d’une voix calme
- je le sais bien. Souffla Ginny tandis que Lord Voldemort fixait à présent son ami d’un œil intéressé.
Pourquoi Zéphir lui disait-il cela ? Se demandait-il. Il était évident que Ginny savait fort bien qui l’avait aidé à fuir ! Pourquoi parlait-il comme si elle était victime ? C’était lui la victime ! Lui a qui on avait volé quelque chose !! Quelqu’un… à qui il tenait énormément, à son grand mécontentement

- ah vous connaissez ces sorciers ? Poursuivit Zéphyr.
- j’ai une amie… Tonks… qui a ce don. Expliqua-t-elle.
- Bieeenn ! fit Zéphyr d’un air satisfait. Nous ne perdrons donc pas de temps en vaines explications. Celui-ci est le vrai Tom. Le seul et unique ! fit-il avec un sourire amusé face à l’air renfrogné du sorcier brun.
Ginny sentit son estomac se contracter en songeant à toutes les horreurs qu’elle venait de dire et rougit aussitôt en analysant que bientôt Lord Voldemort comprendrait de qui elle avait parlé en des termes si élogieux…
Lorsque Zéphyr fit un pas vers elle, elle releva cependant sa baguette d’un geste vif.
- restez au loin ! Ordonna-t-elle.
- écoutez, fit Zéphyr. Nous allons annuler ce bouclier puis poser nos baguettes à terre. Vous garderez la votre. D’accord ?
Le grognement de Lord Voldemort prouva que, quand bien même on le lui demandait pas son avis à lui, il n’était pas d’accord le moins du monde.
- laisse moi agir, Tom. Fit Zéphyr. J’ai toujours été plus doué que toi en diplomatie.
- mapelpacomsa grommela ce dernier sans quitter Ginny des yeux.

Le sorcier blond n’en eu cure et se saisit de la baguette de son ami pour la poser à terre tandis que ce dernier grognait de plus belle face à cette hérésie.
- bien. Fit le sorcier blond. J’y vais. Ceci vous prouvera notre bonne foi Miss.
Le rire cynique de Ginny, qui se demandait ce que ‘la bonne foi’ avait à faire avec Lord Voldemort fit sourire son vis-à-vis.
Un sort plus tard, la pièce était à nouveau claire aux yeux de Ginny qui gardait sa baguette parée en regardant Zéphyr tenir sa promesse et poser la sienne.
Ginny se sentit trembler de la tête aux pieds mais hasarda tout de même un accio qui fit voler les deux baguettes jusqu’à elle. Lord Voldemort devint si pâle qu’elle crut un instant qu’il allait défaillir.
Elle observa la baguette et, constant qu’il s’agissait bien de la sienne, sentit une chaleur paralysante l’envahir.
Au sourire satisfait de Zéphyr, elle répliqua rapidement
- j’ai une autre amie, très douée en sortilège protéïforme, qui pourrait parfaitement imiter une baguette !

Zéphyr dodelina de la tête d’un air enfantin.
- alors ? Que pouvons-nous faire ?
- récupérer nos baguettes et lui montrer un peu comme nous maîtrisons bien quelques sortilèges de notre connaissance… siffla Lord Voldemort, au bord de la crise de nerfs.
Cette voix-ci fit frémir la jeune femme qui sentit soudain un faible espoir renaître en elle. Peu importait ce qu’elle devrait subir ! Le retrouver était avant tout sa priorité ! Elle se jugea folle, mais ne put se résoudre à changer d’attitude.
- il devrait, hasarda-t-elle, avoir… un signe particulier…
- un signe particulier ? S’étonna Zéphyr tandis que Ginny rosissait au regard courroucé du sorcier brun. Tu as quoi Tom ? Poursuivit-il sans se soucier de ses grognements. Un tatouage ?
- je n’ai aucun tatouage ! Souffla lord Voldemort, d’un air indigné. J’ai plutôt coutume d’en faire, des tatouages !

Ginny sentit ses jambes trembler et son cœur s’emballer… Mas tout le monde savait que le mage noir ‘faisait’ des tatouages et elle ne devait pas laisser passer sa chance. Si par malheur elle se faisait à nouveau piéger, c’en était fini…
Ginny glissa une mèche de cheveux derrière son oreille et Lord Voldemort se raidit soudain en passant à son tour une main sur sa nuque.
- j’ai une cicatrice. Fit-il d’un ton qui prouvait son peu de plaisir à avouer ceci.
- une cicatrice ? fit Zéphyr, incrédule. On a réussi à te blesser ? Ajouta-t-il d’une voix moqueuse sur aigue. Ooohhhhhhh ! Ce n’est donc plus ce que c’était !
- Silence ! Aboya Lord Voldemort, provoquant un rire léger chez Ginny qui tremblait de plus en plus
- Pas de tatouage donc ! Mais une cicatrice ! Ça te va ? fit-il pour la sorcière avant d’ajouter pour Tom. Tu vas voir, elle va nous demander où, la cicatrice…
- derrière l’oreille. Répondit le sorcier avant que la question ne lui soit posée.

Ginny songea que, à moins que ces hommes aient pu tuer Lord Voldemort et prendre le temps de l’observer attentivement, il n’y avait aucune chance pour qu’ils soient au courant de ceci.
Elle passa à nouveau nerveusement sa main sur son dos et, apercevant parfaitement ce geste à présent que le bouclier ne troublait plus sa vue, le mage noir se prit à sourire et claqua des doigts.
Le sourire soulagé de Ginny le laissa perplexe et l’emplit d’une douce chaleur qui venait chasser ce sentiment de douleur qu’il avait ressenti en se pensant trahi. Peu à peu, il repensait à ce que la sorcière lui avait hurlé, analysant fort bien à présent ce qu’elle avait voulu dire, et qui était ce il pour qui elle avait tant d’admiration.
- mais enfin, fit Ginny d’une voix lointaine, pourquoi... deux jours… Pourquoi avoir mis si longtemps à venir ?

La sorcière se sentit alors défaillir et soupira de plaisir en sentant deux bras protecteurs ralentir sa chute.
- deux jours ! Pestait Zéphyr d’un air faussement indigné. Pour qui nous prend-t-on ?! On a mis à peine quelques heures ! Et en plus Madame de permet de râler, vu l’accueil, c’est nous qui dev…
Ginny n’entendit plus les paroles amusées du sorcier tant ses oreilles bourdonnaient et laissa sa tête aller contre le torse de son maître enfouissant son nez dans son cou en se délectant de cette impression retrouvée, ce sentiment de n’appartenir qu’à lui, de ne vivre que pour lui et par lui, et s’endormit, épuisée de tant d’efforts, au moment où il passa une main tendre sur son front pâle.
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