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News

Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Assemblée Générale 2022


Chers membres d’HPF,

Nous désirons vous informer que l’Assemblée Générale 2022 aura lieu du vendredi 17 juin 22h au vendredi 24 juin 22h sur le forum.

Seuls les adhérents à l’association peuvent voter, mais tous les membres sont encouragés à venir lire et discuter.

Au plaisir de vous y voir !

Le CA
De Les membres du CA le 06/06/2022 18:39


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Juliette54, Tiiki et Bloo, qui remportent la Sélection Drabbles !

Vous pouvez dès à présent commencer vos lectures pour élire en décembre prochain vos Fictions longues préférées. Vous avez 7 mois pour découvrir 12 univers qui ont conquis les lecteurs ! Pour en savoir plus et pour suivre notre planning de lectures, rendez-vous ICI.

En juillet, on compte sur vous pour la Sélection des Animaux Fantastiques ! Avec la sortie du troisième film, c'est de circonstance, non ? Vous pouvez d'ores et déjà proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et au mois de juin, remontez aux origines de Poudlard. Nous vous proposons six textes qui mettront à l'honneur, individuellement comme collectivement, ses Fondateurs : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard. Vous avez jusqu'au 30 juin pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 05/06/2022 16:03


123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Journées Reviews


Lire, écrire…

Tu as envie de lire ? De découvrir un ou une auteure ? D'échanger sur ses écrits et sur les tiens à travers quelques reviews sympathiques ?

La Journée Reviews est là pour ça, et elle aura lieu cette fois-ci du 13 au 16 mai !

Viens nous rejoindre en t'inscrivant ici !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.

 


De le 04/05/2022 19:14


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Il exauça enfin ses vœux et la serra contre lui. La jeune femme se laissa bercer encore par sa respiration, pleurant de soulagement et de bien être, et s’endormit avec un sourire posé sur les lèvres lorsqu’elle l’entendit grommeler
-si tu dis à quiconque que j’ai cédé, je te tue.
Elle n’eut pas la force de répondre et se contenta de le serrer contre elle à son tour en soupirant.

Lorsqu’elle s’éveilla le lendemain, une clarté aveuglante inondait la pièce aux murs de pierres, mais Ginny n’eut pas le loisir d’observer alentour : les yeux sombres du sorcier, fixés sur elle, captivèrent aussitôt toute son attention.
Immobile, il semblait attendre qu’elle s’éveille et la jeune femme comprit rapidement quelles étaient les raisons de sa présence tardive à ses côtés alors qu’il avait d’ordinaire pour habitude de quitter tôt la chambre pour vaquer à quelques occupations dont Ginny ne voulait même pas connaître le moindre détail.
- et bien ? Murmura-t-il dès qu’il la sentit apte à comprendre le sens de es paroles. Toujours prête à me tenir tête ?

Ginny sentit son cœur accélérer sa course : la journée commençait fort mal et le visage fermé de son «maître» ne lui laissait rien augurer de bon.
- j’ai passé une nuit détestable. Poursuivit-il.
Il se redressa alors et posa une main sur le cou de sa captive, plongeant son regard d’ébène dans le sien.
- je veux savoir, insista-t-il d’une voix sifflante, ce que tu me caches. Qu’est-ce qui t’a plu en lui, que je n’ai pas ?
La jeune femme n’eut pas le temps d’envisager la moindre réponse qu’il venait la prendre lui-même en elle, provoquant de vives douleurs qui lui tirèrent des larmes incontrôlées.
- n’essaie pas de me résister. L’entendit-elle menacer et prévenir. Plus tu résistes et plus c’est douloureux.

Par réflexe, la malheureuse ferma les yeux, n’ayant pas même conscience qu’elle résistait d’une quelconque manière et ne souhaitant que mettre fin à la douleur qui enserrait son crâne.
- ouvre les yeux ! Rugit le sorcier en approchant d’elle, tout à fait inutilement.
La fraction de seconde durant laquelle son regard avait croisé celui de Ginny lui avait pourtant suffit à découvrir ce qu’elle mettait tant d’ardeur à lui cacher.
Elle obéît donc, tremblant légèrement et n’osant dire un mot, tétanisée par ces manières à nouveau brusques qu’elle détestait.
- jamais, souffla-t-il en un murmure. Ne t’avise jamais de prononcer ce nom.
Ginny observa le sorcier en silence avec une féroce envie de le gifler : n’avait-elle pas prévenu ? Elle avait clairement dit que ceci n’était que folie et qu’elle ne se risquerait pas à se permettre une telle familiarité pour une chose sans importance !

- ça ne me viendrait pas à l’idée. Murmura-t-elle enfin en toute sincérité.
Le sorcier qu’elle voyait en effet à cet instant ne correspondait nullement à celui qu’elle pourrait un jour souhaiter appeler «Tom», loin s’en fallait…
- tu ne devrais même pas y penser ! Conclut ce dernier d’une voix rageuse en se levant tandis que Ginny se massait le cou d’une main tremblante en s’asseyant sur le rebord du lit.
Elle resta ainsi sans bouger tandis que Voldemort disparaissait dans la salle de bain et n’avait toujours pas bougé lorsqu’il en revint.
Il resta alors un instant immobile à l’observer et ne s’approcha d’elle que lorsqu’elle se leva, les jambes mal assurées.

L’allure décidée du sorcier la fit douter davantage et reculer d’un pas mais elle ne put se soustraire à ses mains qui entourèrent bientôt son visage.
Ginny s’aperçut alors qu’elle pleurait encore lorsque les doigts du sorcier essuyèrent quelques larmes sur ses joues et qu’il lui murmura :
- pourquoi pleures-tu ? Si ceci est sans importance ?
Les yeux de Ginny cherchèrent ceux du sorcier et s’y perdirent de longues secondes.
- ça me fait mal, chuchota-t-elle enfin, lorsque vous doutez de moi à ce point.
La jeune femme ne savait plus sur quoi elle pleurait : était-ce la douleur de n’être encore pour lui qu’une esclave ? Un simple trophée de guerre ? Ou bien s’y mêlait-il la honte qu’elle éprouvait de se voir ainsi dépendante d’un monstre à l’origine de tous ses malheurs ?

Après un instant de mutisme angoissant, elle frémit de se sentir enlacée et crut défaillir lorsque le sorcier l’embrassa de cette façon possessive qu’elle détestait et aimait à la fois.
Ce fut bientôt au tour de Voldemort de frémir, mais certes pas de plaisir, lorsque Zéphyr tambourina à la porte de la chambre en beuglant.
- TOM ! Il est grandement l’heure ! Nous avons une longue route !
Pour toute réponse, le sorcier se saisit de sa baguette et lança un sort qui devait être censé traverser la porte puisque Ginny entendit bientôt Malefoy rétorquer d’une voix moqueuse :
- dis donc ! Tu me crois assez stupide pour rester sagement là à attendre un sort de ta part ?! Tu es d’un prévisible….
Le rire du sorcier s’éloigna tandis que Voldemort semblait ruminer sa colère.

Ginny se hâta de se préparer et rejoignit ensuite les deux hommes hors de leur demeure de passage.
Zéphyr souriait, l’air radieux, tandis que son ami affichait une moue aussi sombre que ses yeux.
- laisse ! fit le sorcier blond en percevant le regard inquiet de Ginny. Il faut le laisser bouder ainsi… il a besoin de laisser parfois s’épancher son mauvais caractère… si il se retient trop longtemps, ça le rend malade…
Se faisant, le sorcier esquiva trois sorts lancés par le boudeur en question, et Ginny sourit de constater qu’il devait s’agir là d’un «jeu» puisque, dans le cas contraire, il n’y avait aucune raison pour que le mage noir rate aussi grossièrement une cible si facile.

- en route ! Annonça enfin Zéphyr.
Cette fois, le trio se déplaça à pieds et Ginny regretta que tous ne se soient pas levés plus tôt pour profiter de la fraîcheur matinale : l’air devint bientôt lourd et étouffant.
Ils progressèrent à travers une épaisse forêt qui ne semblait constituée que de hautes plantes aux feuilles tranchantes et Ginny fut étonnée lorsqu’ils découvrirent, perdu au milieu de cette végétation luxuriante, un second village où hommes, femmes et enfants semblaient vivre de façon archaïque.
Ils profitèrent donc de cet oasis pour se désaltérer et Zéphyr insista pour que chacun se mette à la mode locale.

- il est impératif de se couvrir le chef ! Assurait-il, sinon, dès que nous aurons quitté la protection des feuilles, l’insolation nous guettera.
Et effectivement, Ginny constata avec amusement que du plus jeune au plus âgé, tous les habitants de se village étaient coiffés d’un large chapeau dont le rebord évasés, parfois agrémentés de pompons d’un ridicule à faire peur, permettait pour le moins de garder la tête à l’ombre…

Il poussa donc Ginny à l’intérieur d’une maisonnette rudimentaire où elle dut abandonner ses vêtements pour ceux, plus légers et sommaires, du pays.
- et puis, passer inaperçu n’est pas une mauvaise chose. Argumentait encore Zéphyr en patientant à l’entrée de la cahute.
La jeune femme ressortit bientôt habillée d’une simple robe droite à larges bretelles d’un bleu roi qui contrastait magnifiquement avec sa chevelure de feu.
Quelques motifs jaune vif ornaient le bas de cette robe qui tombait au dessus de ses genoux, et Voldemort fit savoir tout le bien qu’il pensait d’une telle tenue et de la discrétion indéniable qu’elle apportait à sa captive : à des lieues à la ronde, parée de ces couleurs criardes, même un Troll l’aurait remarquée.

Zéphyr n’en tint pas compte et enfonça pour plus de crédit un large chapeau de paille sur la tête de Ginny, qui se hâta de s’éloigner lorsqu’elle vit le sorcier blond choisir deux autres chapeaux abominablement ridicules sous l’œil noir de son maître.
Les deux hommes échangèrent force reproches, l’un jurant que jamais on ne le verrait porter pareille horreur, qu’il en mourrait de honte, l’autre assurant que son immortalité le protégerait de tout, même de ça, et qu’il fallait impérativement qu’ils puissent se cacher derrière ces immenses couvre chefs.
- Mais comment veux-tu que nous puissions nous cacher avec ces atrocités sur le crâne ?! Finit par vociférer Voldemort sous l’œil rond des autochtones qui ne comprenaient mot.On va nous repérer à des kilomètres !
- tu n’y es pas, répondit Zéphyr d’une voix calme. Ici tout le monde se coiffe ainsi et ce sont ceux qui arrivent tête nue qui sont aussitôt remarqués…

Ginny se mordit la langue pour ne pas exploser de rire en voyant Voldemort couvert par un sombrero que Zéphyr avait tout de même eu l’extrême bon sens de choisir noir.
Elle se détourna pourtant et s’y laissa aller lorsque celui-ci insista en reprenant son chemin, suivit par un Voldemort tremblant de rage.
- et estime toi heureux ! Je t’ai épargné les pompons et les clochettes !
Au fur et à mesure de leur avancée, elle reprit peu à peu contenance et sourit d’entendre son maître exiger que sa prochaine tenue soit verte… et moins voyante… et plus longue.
- regarde devant toi ! Sifflait-il chaque fois que Zéphyr se tournait pour sourire à Ginny.
En ces instants, la malheureuse sorcière se laissait toujours aller à quelque fol espoir, pensant déceler là une jalousie émouvante avant de se ressaisir et de se persuader qu’il n’était uniquement question que de possession.

Lorsqu’ils abordèrent un second lieu d’habitations, Voldemort se crispa instantanément, donnant maints conseils à son ami sur la façon dont il convenait d’éviter de nouvelles coutumes locales propres à le ridiculiser.
Fort heureusement pour la santé de chacun, ils ne trouvèrent là que de quoi se nourrir et se distraire : un vieillard à la peau fripée semblait prêt à se rendre à l’autre bout du monde, préparant nombres de produits artisanaux destinés à la vente.
Ginny visita son étal et fut ébloui par cette profusion de couleurs ; elle resta longtemps absorbée par la contemplation de tapis muraux aux motifs singuliers.
Une main, posée sur sa taille, la ramena à la réalité alors qu’elle s’était arrêtée face à une tapisserie du même bleu que sa robe, ornée de ce qui semblait être un condor doré.

La jeune femme songea aussitôt que cet animal aurait pu faire figure de phénix et Voldemort, au sourire carnassier qu’il lui adressa, lui fit comprendre combien il était lui aussi frappé par cette évidence.
- ça manque de vert. Murmura-t-il à l’oreille de sa captive qui fit une moue de désaccord.
Le sorcier précéda Ginny et l’appela bientôt, fier de montrer sa découverte.
- la plus belle pièce de ce «magasin», claironna-t-il.
Ginny agita une main dédaigneuse en apercevant un tapis vert sombre où un serpent gris clair encadrait des motifs simples.
Le rire du mage fit sourire Ginny et lorsqu’il l’enlaça en plongeant son regard dans le sien, elle se sentit une nouvelle fois perdre pied.
- il ne te plait pas, ce tapis ?
- je préfère le bleu. Articula Ginny après de gros efforts pour se soustraire à la paralysie qui la gagnait.

Ginny considéra rapidement que le choix de Voldemort était malgré tout tout à fait justifiable : les couleurs, moins vives, rendait l’ouvrage bien plus agréable à regarder, mais la jeune femme n’en gardait pas moins une préférence pour la première, songeant surtout que sa mère aurait adoré avoir une telle décoration dans son salon…
Avec un sourire triste, elle s’éloigna finalement du magasin de fortune après quelques minutes supplémentaires de contemplation et rejoignit les deux sorciers qui semblaient quant à eux passionnée par des jattes de paille.
Ginny s’avança, curieuse de voir ce que les deux hommes observaient, penchés sur ces coffres de fortune, mais se recula rapidement en voyant sortir de l’ombre la tête triangulaire d’un serpent au regard menaçant.

Voldemort buvait l’animal des yeux, et la sorcière éprouva une forte envie de jeter récipient et contenu dans la rivière la plus proche. Elle grimaça d’appréhension en comprenant que le sorcier décidait finalement d’emporter la bête, et le regard vide du vendeur au moment où il lui tendit des pierres plates en guise d’or la fit soupirer de colère.
Le sorcier se tourna vers elle, un sourire vainqueur éclairant son visage.
- et voila… soufflait Zéphyr en secouant la tête d’un air triste. Quel gâchis…. Tant de pouvoirs et de puissance pour ne servir qu’à escroquer des moldus… je t’assure, je trouve cela….
Mais Zéphyr n’eut pas le temps de donner son avis : le serpent s’était extirpé de sa cage d’osier et lui donnait la chasse sous le regard satisfait de son nouveau maître.

Ginny ne savait si elle devait en rire ou s’en inquiéter mais l’approche de Voldemort ne lui laissa guère l’occasion de s’interroger longtemps.
- et toi ? fit-il en faisant glisser ses doigts repliés sur sa joue. Tu ne veux rien ?
- je n’ai pas de pierres, railla Ginny, pour payer ce malheureux.
Le sorcier se contenta de sourire avant d’approcher son visage du sien et la jeune femme frémit en comprenant encore à ce regard carnassier ce qu’il attendait d’elle.
Elle obtempéra donc avec une bonne volonté qui ne la surprenait plus et entendit bientôt son maître l’appeler d’un murmure avant d’y répondre en frémissant encore davantage.
Combien de fois devrait-elle répéter qu’elle n’appartenait qu’à lui pour qu’il s’en lasse ? S’en lasserait-il d’ailleurs jamais ? Et surtout, y croyait-il….

Le sorcier s’éloigna soudain de sa captive frémissante et se tourna vers le moldu qui les observait encore, un sourire niais posé sur ses lèvres.
Il ordonna alors plus qu’il ne demanda au vendeur de lui porter les deux tapis vus précédemment et, après avoir observé attentivement le contenu de nombreuses jattes d’osiers, ajouta à sa commande un second serpent, plus petit mais à l’air tout aussi dangereux.
- pour le parrain du neveu de la demoiselle. Siffla-t-il en faisant tressaillir Ginny.
- Mon neveu ? Balbutia-t-elle en suivant le sorcier sous le couvert des arbres où il fit disparaître tous ses « achats ».
- oui, confirma Voldemort avec un sourire énigmatique. Ton neveu…. Ton amie, la Sang de Bourbe, insista-t-il avec plaisir, ne t’a donc rien dit ? Elle a donné naissance à un enfant il y a peu…

Ginny n’eut cure de la grimace qui accompagna cette information.
- comment savez-vous ? Souffla-t-elle, livide. Qui…..
« Est le père » acheva-t-elle en son fort intérieur sans prononcer sa phrase en entier… bien sûr, Ron devait être ce père….
L’esprit de Ginny fourmillait tandis que Zéphyr les rejoignait, soufflant comme un buffle, le serpent le suivant à quelques pas.
- bon, fit-il, la respiration courte. Nous y allons ? Tu me ranges ce serpent ?!!!!!
Ses paroles s’étaient achevées sur un cri mêlé de peur et d’agacement avant qu’il n’éclate d’un rire sonore.

Le trio reprit donc sa route à travers forêts et champs, gravissant des pentes abruptes sur un sol de plus en plus accidenté qui offrait ça et là de nombreuses grottes inquiétantes.
Ginny passa de longues minutes plongées dans ses réflexions, « choquée » de se s’apercevoir soudain combien d’événements si importants pouvaient avoir lieu sans qu’elle n’y assiste…
Ron était papa.. Hermione maman… son amie lui avait toujours promis qu’elle serait un jour la marraine de ses enfants, assurant que Harry serait…
- Il est vivant ? Souffla-t-elle soudain, stoppant net sa marche.
Devant elle, le mage noir s’arrêta à son tour et se tourna vers elle. Ginny le fixait sans le voir, les oreilles soudain bourdonnantes et le regard flou.

- Harry est vivant….
Zéphyr ouvrit la bouche pour parler mais un bref regard de son « ami » le persuada de se taire et de continuer à marcher.
Longtemps, Ginny resta immobile et silencieuse face au visage fermé de son maître qui semblait quant à lui mener un combat intérieur sans précédent.
Il avança enfin d’elle avec une lenteur hypnotisante et ne s’arrêta qu’une fois si près d’elle qu’elle pouvait distinguer chaque nuance pourtant si ténue de ses prunelles.
- Ginny ? Appela-t-il alors, attendant une énième fois une preuve de soumission.
- il est vivant ? Répéta la sorcière sans se rendre compte des risques qu’elle prenait tant elle était bouleversée par cet espoir.
Le voile de panique qui passa alors dans le regard de son maître la ramena à la réalité plus efficacement que tous les cris, menaces ou sorts qu’elle avait pu craindre jusque là.

- Pourquoi devrais-je encore répéter ce que vous savez déjà ? Questionna-t-elle d’une voix redevenue claire qu’elle s’appliquait cependant à garder parfaitement respectueuse.
Le doute qu’elle lisait alors clairement sur le visage du sorcier lui fit un instant oublier tous se doutes et toutes ses espérances.
- je ne suis qu’à vous. Murmura-t-elle. Je le répète depuis si longtemps, et sur tous les tons, que je m’étonne encore que vous n’en soyez pas convaincu. Fit-elle avec un soupçon de taquinerie. Vous le savez très bien… en revanche… moi... je ne sais pas…
Ginny avait à présent conscience des risques qu’elle prenait, mais la Gryffondor en elle venait de s’éveiller à nouveau, répondant bien plus vivement qu’elle ne l’aurait cru à cet appel fou.

Voldemort l’enlaça alors, enfouissant son visage dans son cou et Ginny resta perplexe de le sentir trembler contre elle durant un bref instant.
- tu n’es qu’à moi. Fit-il d’une voix dure sur ce ton habituel qui ne tolérait aucune résistance. Ecoute moi bien…
Il lui refit alors face, ses yeux débordant cette fois de rage.
- nous allons entrer dans une grotte. Quatre personnes se trouveront là. Tu t’assiéras à ma droite.
Ginny approuvait à chacune de ses paroles avec bon sens.
- tu ne prononceras pas un mot, à aucun moment, sauf si je t’en donne l’ordre direct.
Le sorcier sembla se crisper et serra les poings sans détacher son regard du visage à la fois inquiet et surpris de son « trophée ».
- et je ne veux pas te voir ni pleurer ni avoir le moindre geste qui puisse laisser penser que tu regrettes d’être à mes côtés. Est-ce clair ?

- oui maître. Souffla Ginny alors que le sorcier s’emparait de ses lèvres en un baiser possessif qui lui fit parfaitement comprendre combien l’épreuve qu’il lui imposait serait complexe à surmonter…
Lorsqu’il relâcha son étreinte, la sorcière eut toutes les peines du monde à ne pas lui hurler combien elle l’aimait malgré cette énième manifestation de mauvaise humeur, et combien elle souhaitait rester près de lui alors qu’il semblait en douter.
Voldemort reprit soudain son chemin et rejoignit Zéphyr, une Ginny tremblant d’appréhension sur les talons. Lorsqu’ils avancèrent vers l’ouverture d’une large grotte, le bref regard qui accompagna la sorcière lui fit se rappeler toutes les recommandations faites.
Pour s’assurer une obéissance parfaite, Ginny baissa les yeux et s’assit à droite de Voldemort, comme il le lui avait indiqué.

Elle ne consentit à lever le nez que lorsque l’une des personnes présentes salua les arrivants.
Autour d’une table ovale, se trouvaient comme prévu quatre personnes.
Face à Zéphyr, installé à la gauche de Voldemort, était assis un homme, comme en conclut Ginny en observant ses mains : il était caché sous une ample cape qui ne laissait paraître que cette partie de son corps.
D’un regard, Ginny perçut le frémissement qui parcourut ce dernier mais l’homme assis à ses côtés tempéra aussitôt cette manifestation d’inquiétude en posant l’une de ses mains sur la sienne, alors que la personne encapuchonnée commençait déjà à se lever.
- Calme toi. Reste assis et écoute. Fit l’homme qui se trouvait au centre de ce trio et donc face au Mage noir qui restait silencieux, le regard fixe.

Face à Ginny se trouvait un troisième homme qui la fixait en tremblant légèrement et qui se détourna vivement vers celui qui venait de parler, attendant manifestement de sa part une quelconque explication.
Ginny eut beau réfléchir et tenter de se souvenir, elle ne pensait pas connaître l’un de ces hommes ; du moins était-ce le cas pour les deux qu’elle pouvait voir.
Le quatrième et dernier de ces inconnus était debout à sa droite et ne tremblait pas.
- Bien ! fit-il d’une voix claironnante qui paraissait indécente au milieu de cette atmosphère tendue. Messieurs, nous sommes ici pour faire affaire.
Il frotta ses mains en souriant de contentement et poursuivit.
- Mr Hoppe, fit-il en désignant l’inconnu qui avait peu avant pris la parole et qui fixait pour l’heure Voldemort d’un regard calme mais néanmoins attentif, a fait appel à mes services pour résoudre un… problème… assez délicat je l’admets.

Le rire sirupeux de l’homme tira une grimace à Ginny, mais elle s’empressa de se contrôler, se rappelant les commandements de son maître.
- j’ai à cœur, soupira le bavard, de satisfaire chaque personne qui se présente à moi et, devinant que jamais je ne pourrai parvenir à mener à bien la mission que l’on me donnait, j’ai décidé de faire appel à quelqu’un qui serait en mesure de le faire.
Ginny fixa l’homme au sourire rayonnant et se détourna un instant pour regarder Zéphyr, qui souriait paisiblement, les bras croisés, observant la scène avec tranquillité.
- En fait, expliqua Mr Hoppe sur un ton calme en souriant à son tour, Mr Jinns est un sorcier assez doué lorsqu’il s’agit de trouver qui que ce soit susceptible de résoudre les problèmes qu’on lui expose… car il est fort rare qu’il puisse lui-même y trouver une solution…
Toujours debout, Mr Jinns se contenta de rire à nouveau et Ginny eut l’impression qu’il évitait soigneusement de regarder le Lord noir

- et bien, fit enfin ce dernier alors que les deux inconnus qui encadraient Mr Hoppe frémissaient à nouveau, ne nous soucions donc plus de lui, puisqu’il ne nous est plus d’aucune utilité…
Le sourire de Mr Jinns disparut instantanément et il devint si blême que Ginny ne put retenir un sourire.
- voyons... Balbutia-t-il… Messieurs… je….
- Assis. Fit Voldemort d’une voix sèche sans détourner son regard de Mr Hoppe qui lui souriait toujours paisiblement.
Mr Jinns s’exécuta avec une telle rapidité que Ginny ne douta pas que, s’il n’y avait eu aucune chaise pour le recevoir, il se serait tout bonnement installé à même le sol. Le malheureux garda les yeux rivés à la table jusqu’à ce que Voldemort reprenne.
- Jinns. Qui sont ces gens ?

- des sorciers… bredouilla l’interpellé en jetant au mage noir et au trio face à lui des regards inquiets
- connais-tu leurs identités ?
- assurément. Déclara Jinns d’une voix pourtant hésitante. Mr Hoppe, répéta-t-il, ainsi que Mr Nills et Mr Jones. Il accompagna ses paroles de gestes tremblants pour désigner tour à tour l’homme à la cape et celui qui se trouvait face à Ginny.
- ooh ? fit Voldemort avec une lueur d’amusement dans le regard. Et as-tu proposé à boire à ces messieurs ?
Le silence pesant qui s’ensuivit tira à Zéphyr un léger rire tandis que Jinns regardait chacun avec un air d’incompréhension à la limite de l’inconvenant.
- je..à vrai dire.. non… bafouilla finalement Jinns qui ne comprenait manifestement pas l’intérêt d’une telle question.

- quel manque de savoir vivre. Fit Voldemort en souriant à son tour.
- ces messieurs, fit Jinns en déglutissant difficilement, ont apporté eux-mêmes de quoi se désaltérer, fit-il pour toute explication.
Le sourire de Voldemort prit la même teinte meurtrière que son regard.
- voyez-vous ça… siffla-t-il tandis que Ginny se raidissait à ses côtés.
« Polynectar » hurla-t-elle en elle-même, enrageant de ne pas y avoir songé plus tôt, fixant intensément le trio face à elle.
- Mais passons… reprit Voldemort en faisant soupirer d’aise le malheureux Jinns. Quel est le problème de ces messieurs ?

- Mr Nills, fit-il en désignant encore l’homme à la cape, a été victime d’un puissant sort. J’en ai étudié les effets et mesuré les dangers… cependant je ne parviens pas à déterminer la magie dont il s’agit, ni comment la soigner. Le corps de Mr Nills, expliqua-t-il, semble osciller entre une consistance fantomatique et humaine… comme si son esprit hésitait entre la vie et la mort… de plus il..
- cela suffit.
Un silence pesant suivit les paroles de son maître tandis que Ginny étudiait avec attention tout ce qui pouvait lui fournir la moindre indication sur l’identité des membres de ce trio.
- as-tu l’ouvrage que je t’ai demandé ? reprit enfin Voldemort d’un ton calme.
Mr Jinns s’empressa de se lever, sans même répondre, et se précipita pour aller quérir un grimoire qu’il porta au sorcier.
- il me faut un chaudron… zéphyr, va le choisir je te prie…

Zéphyr s’exécuta en souriant, suivant Mr Jinns qui lançait à l’assemblée des regards inquiets. Le Lord noir se leva enfin et Ginny eut l’impression que Jinns allait s’évanouir.
- A présent, fit Voldemort avec un sourire mauvais pour l’infortuné, regarde bien… regarde, combien tu es stupide…
Les yeux de Mr Jinns s’arrondirent tandis que de sa gorge émana un gargouilli indistinct au moment où les visages des sorciers face à eux se métamorphosèrent peu à peu…
Jinns observait tour à tour chacun des sorciers, bredouillant des excuses et tremblant de tous ses membres.
- je ne savais pas... je vous assure. Je ne savais… jamais je n’aurais… si j’avais su... j’aurais refusé… je vous en prie…
Ginny était trop tétanisée pour porter la moindre attention aux suppliques larmoyantes de Jinns qui venait de se jeter aux pieds de Voldemort : face à elle souriait Albus Dumbledore, la fixant d’un regard apaisant et rassurant. A sa gauche, Ron tremblait légèrement et quelques larmes coulaient sur sa joue. Ginny reporta son regard sur l’encapuchonné et mima de ses lèvres, sans émettre le moindre bruit, conformément à ce qu’Il lui avait demandé.

- Harry ? …
Le sorcier abaissa alors sa capuche, laissant paraître un visage qui tira à Ginny un cri d’horreur avant qu’elle ne plaque une main sur sa bouche, se tournant brusquement vers son maître qui l’observait attentivement depuis la «transformation» des sorciers, sans se soucier de Jinns, qu’il congédia enfin.
- hors de ma vue, sombre ignare. Siffla-t-il, provoquant une fuite désordonnée, mais efficace, de ce dernier.
Ginny s’était levée à son tour, le cœur battant la chamade de peur et d’horreur mais aussi de joie. Harry était vivant ! Ou du moins…. Quelque chose semblait avoir survécu… La jeune sorcière avait l’impression de voir son ami à travers une épaisse couche de glace : son visage terne sans contour donnait l’impression que l’on devenait aveugle…
La jeune femme plongea son regard dans celui de son maître, le suppliant autant qu’elle le pouvait en restant silencieuse de ne pas le tuer. De ne pas le tuer encore…
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