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News

Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Assemblée Générale 2022


Chers membres d’HPF,

Nous désirons vous informer que l’Assemblée Générale 2022 aura lieu du vendredi 17 juin 22h au vendredi 24 juin 22h sur le forum.

Seuls les adhérents à l’association peuvent voter, mais tous les membres sont encouragés à venir lire et discuter.

Au plaisir de vous y voir !

Le CA
De Les membres du CA le 06/06/2022 18:39


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Juliette54, Tiiki et Bloo, qui remportent la Sélection Drabbles !

Vous pouvez dès à présent commencer vos lectures pour élire en décembre prochain vos Fictions longues préférées. Vous avez 7 mois pour découvrir 12 univers qui ont conquis les lecteurs ! Pour en savoir plus et pour suivre notre planning de lectures, rendez-vous ICI.

En juillet, on compte sur vous pour la Sélection des Animaux Fantastiques ! Avec la sortie du troisième film, c'est de circonstance, non ? Vous pouvez d'ores et déjà proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et au mois de juin, remontez aux origines de Poudlard. Nous vous proposons six textes qui mettront à l'honneur, individuellement comme collectivement, ses Fondateurs : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard. Vous avez jusqu'au 30 juin pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 05/06/2022 16:03


123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Journées Reviews


Lire, écrire…

Tu as envie de lire ? De découvrir un ou une auteure ? D'échanger sur ses écrits et sur les tiens à travers quelques reviews sympathiques ?

La Journée Reviews est là pour ça, et elle aura lieu cette fois-ci du 13 au 16 mai !

Viens nous rejoindre en t'inscrivant ici !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.

 


De le 04/05/2022 19:14


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
La soumission béate de Bellatrix le laissait indifférent. Celle, douloureuse et imposée qu’endurait Ginny le rendait fou de désir.

Ce soir là, Ginny n’eut pas à subir les assauts du sorcier : elle s’endormit avant même qu’il soit revenu, l’esprit embrumé.
Dès qu’elle s’éveilla au matin, elle gémit de douleur dans son demi-sommeil : avant même d’ouvrir les yeux, elle ressentit une vive pression contre ses tempes.
Ouvrant lentement les paupières, elle mit quelques secondes avant de se remettre de sa frayeur passagère : Lord Voldemort était allongé près d’elle, le bras relevé et la tête reposant sur sa main, et l’observait en silence.
La fenêtre ouverte de la chambre laissait entrer une brise légère et les pépiements des oiseaux parvinrent aux oreilles de la jeune femme : elle referma ses paupières douloureuses quelques secondes avant de les rouvrir, incapable de bouger.

Lord Voldemort leva une main vers elle et parcourut de ses doigts l’épaule de la jeune femme, glissant sur sa taille et ses hanches.
Ce contact frais fit frissonner Ginny qui tira vers elle le drap de fin coton sous l’œil gourmand du sorcier.
- mal à la tête ? questionna-t-il soudain d’une voix presque douce qui étonna Ginny.
Malgré tout ce qu’elle savait du sorcier et de ses exigences, elle ne put cependant répondre clairement et se contenta de hocher la tête en priant pour qu’il ne s’en offusque pas. Si il se mettait à hurler, elle était persuadée de ne pas pouvoir y survivre.
- les sorts de Bellatrix sont très puissants. Expliqua-t-il en se levant pour se diriger vers une haute armoire emplie de flacons.

Il en revint et reprit sa position près de la jeune femme.
- le Doloris est d’autant plus efficace que la haine de celui qui le lance est forte. Et… pour une étrange raison, ajouta-t-il en souriant, Mrs Lestrange ne t’aime vraiment pas… j’ai cru comprendre qu’elle enviait ta position…
Ginny retint un rire, de peur de sentir son crâne imploser si elle s’y laissait aller. Bellatrix voulait sa place ? Qu’elle la prenne sur l’heure, ça ne lui posait aucun problème.
- héééé ! fit le sorcier en s’approchant d’elle, fronçant les sourcils d’un air amusé qui étonna encore la jeune femme.
Ginny comprit soudain qu’il venait de lire en elle à livre ouvert et sentit son cœur s’affoler de peur. Pourtant, le sorcier ne semblait nullement énervé par la situation.

- je n’ai rien dit… bégaya cependant Ginny pour plus de prudence.
- sans doute, se mit à rire Lord Voldemort en provoquant chez elle un nouvel étonnement qui la laissa perplexe, mais tu l’as pensé tellement fort…
Il approcha alors le flacon des lèvres de la jeune femme.
- avale ça. La douleur passera vite. Je suis surpris, poursuivit-il après quelques instants, que tu ne sois pas en mesure de repousser un Doloris. Ils ne t’ont pas appris ça, dans ton Ordre ?
Ginny hocha négativement la tête en se touchant le front, soulagée de constater que déjà son mal disparaissait.
Le sorcier soupira en écartant cette main et approcha d’elle avec un air réprobateur.
- non, Maître. Reprit aussitôt Ginny en souriant tandis qu’elle avait l’impression de se sentir flotter, s’envolant en même temps que son mal.
- qu’est-ce qui te fait rire ? demanda-t-il alors sans se départir de son calme

Ginny se figea sous les doigts du sorcier qui parcouraient son visage. Effectivement, qu’est-ce qui la faisait sourire ainsi ? Elle analysa rapidement que les exigences perpétuelles du Maître, lorsqu’il ne les hurlait pas, finissaient parfois par l’amuser tant l’aspect capricieux d’un tel comportement contrastait avec celui, froid et dur, du Mage Noir qui dominait le monde sorcier.
Son esprit brouillé par cette douleur intense qui s’enfuyait peu à peu avait donc manifesté contre sa volonté cet amusement, mais à présent, il fallait répondre... et ça ne l’amusait plus.
- et bien ? fit Voldemort, prouvant qu’il ne comptait nullement laisser la jeune femme s’en tirer à si bon compte.
Ginny resta muette face au regard et au sourire rieurs du sorcier qui se délectait encore de la situation de stress dans laquelle elle s’était mise elle-même.

- vos désirs, commença-t-elle finalement d’une voix faible et hésitante, me font parfois penser à ceux d’un enfant capricieux.
- mais je ne suis plus un enfant. Répliqua le sorcier en approchant d’elle. En revanche oui, je suis capricieux... très même. Mais avec des désirs… fort peu enfantins. Acheva-t-il en l’attirant à lui.
Ginny, pour la première fois depuis le début de sa captivité, reçut les caresses et les baisers du sorcier sans frissonner d’horreur. Elle était trop étonnée de découvrir qu’en plus de pouvoir rester calme, il savait rire autrement que par haine.
Cependant, même s’il lui semblait que le comportement de Lord Voldemort à son égard avait sensiblement évolué, elle put constater que son désir de la dominer restait présent en lui.

Chaque fois qu’il prononçait son prénom contre sa peau, elle répondait ces mots serviles qui le faisait frissonner de plaisir et seule l’arrivée de Nox, qui signala à son maître, cachée derrière un siège, que l’heure de ses rendez-vous était venue parvint à la libérer de ses assauts.
Ginny observa d’un œil étonné le manège de l’elfe, qui parlait à son maître en l’observant à l’abri du haut dossier et ne put retenir un rire en comprenant finalement les raisons de son attitude : le sorcier, en entendant les paroles de son serviteur, avait lancé un sort dans sa direction.
- vous m’avez dit de vous prévenir. couina l’elfe en guise d’excuse au sorcier qui s’éloignait à grand peine de la jeune femme.
- ça n’en reste pas moins désagréable à entendre. Rétorqua le sorcier en grommelant.
Son message transmis, Nox disparut dans un claquement après s’être inclinée, tout sourire et amusée de l’attitude de son maître.

Dès que l’elfe eut transplané, Voldemort jaugea la jeune femme étendue et après un sourire carnassier, revint rapidement près d’elle en l’embrassant comme s’il devait ne plus jamais la revoir.
- tant pis, souffla-t-il entre deux baisers, ils attendront. Et si on me fait des reproches, je dirai que c’est ta faute.
- je serai surprise, se mit à rire Ginny sans plus pouvoir se taire, que vous leur laissez seulement le temps d’achever leur diatribe.
Le sorcier ne consentit à la laisser que lorsqu’elle eut répété encore de nombreuses fois la litanie habituelle dont il ne se lassait pas.

Il finit par se relever en soupirant de mécontentement, passant une main dans ses cheveux sombres pour les discipliner avant de remettre de l’ordre dans sa tenue.
- ce soir, déclara-t-il à Ginny qui se levait à son tour, on sort.
La sorcière se tourna vers lui, l’air étonné.
- réception au ministère… grimaça-t-il. Il est hors de question que j’y aille sans toi et que je sois le seul à m’y ennuyer.
Il observa un instant la mine perplexe de sa captive, lisant dans ses yeux le doute puis les espoirs fous : elle allait voir des sorciers autres que ceux qui rodaient dans ce château… des gens qui n’étaient pas forcément de fidèles mangemort…
- mets une jolie robe. Acheva Voldemort en passant la porte. Verte !

En dehors de ces rares moments où le sorcier faisait preuve d’une humeur moins sombre que celle qu’il avait coutume d’emporter partout avec lui, Lord Voldemort inspirait toujours à Ginny autant de crainte.
Le soir venu, elle l’accompagna selon ses vœux jusqu’au ministère parée d’une longue tenue vert sombre, ses cheveux défaits tombant en cascade sur ses épaules que seules les fines bretelles de sa robe couvraient.
A leur arrivée, Ginny avait senti la peur envahir la majorité des convives mais aussi surprit de nombreux regards admiratifs posés sur le sorcier. En revanche, ceux qui avaient l’audace de laisser trop longtemps leurs yeux glisser sur la jeune femme se voyaient clouer au sol par un regard sombre et perçant du Mage Noir.

Il lui avait finalement enjoint de rester près du buffet et de se délecter du cocktail pendant qu’il rejoignait Lucius et d’autres hauts fonctionnaires.
Ginny avait observé la mine empressée de tous ces hommes qui tenaient le monde sorcier entre leurs mains, et leur attitude respectueuse et admirative vis-à-vis de Lord Voldemort avant de parcourir la salle du regard.
Elle ne reconnaissait personne parmi ces sorciers et sorcières qui tendaient le cou pour apercevoir le sombre mage. Comme il le lui avait prédit la veille, la soirée s’annonçait ennuyeuse…
Ginny croisait parfois le regard de Lord Voldemort, lisant par moment sur ses lèvres son prénom qu’il mimait à l’autre bout de la salle.

Elle se détournait alors sans répondre ce qu’il attendait pourtant forcément, feignant de ne rien avoir remarqué en retenant son rire face au sourire indigné du sorcier qui semblait lui promettre mille tortures pour ces affronts. Pour l’heure, elle ne s’en souciait pas, et avait également la conviction que la vengeance ne viendrait pas bien qu’elle ne fut pas capable de savoir ou de comprendre pourquoi.
La jeune femme accepta avec un sourire poli la seconde coupe que lui tendait un serveur et la but à petites gorgées.

Elle commençait à sentir une dangereuse chaleur l’envahir tandis que ses joues prenaient une légère teinte rosée.
Raisonnable, elle posa donc son verre vide et ne se resservit pas, bien que ce jus de fruits amélioré soit tout à fait à son goût.
Elle chercha une nouvelle fois Lord Voldemort du regard et constata qu’il n’était plus assis en compagnie de Malefoy et de sa cours. Balayant la salle du regard, elle finit par s’apercevoir qu’il l’observait avec un sourire gourmand, appuyé contre la table qui s’étalait à l’autre bout de la salle, face à elle, une coupe de cocktail à la main.
Ginny le vit alors claquer des doigts avec dans le regard cette même teinte sauvage qu’elle connaissait tant et sentit sur ses reins une chaleur toute similaire à celle qui embrasait son visage.

Ce mufle arrogant se délectait de l’emprise qu’il possédait sur elle et la voir venir à lui, traversant la salle au milieu de ces sorciers sur son ordre particulièrement hautain, voilait son regard de plaisir.
Lorsqu’elle entama sa marche, plusieurs invités se figèrent, comme s’ils étaient étonnés de s’apercevoir que cette jeune femme, immobile depuis le début de la soirée, était en mesure de se déplacer. Dès que certains remarquèrent qu’elle se dirigeait vers Lord Voldemort, qui de son côté la fixait avec un regard perçant qu’aucun d’entre eux n’aurait souhaité croiser pour rien au monde de peur de s’embraser, un silence pesant s’installa.
Cependant, lorsque Ginny fut parvenue face au sorcier, immobile et silencieuse autant qu’il l’était, les conversations reprirent leur cours, bien que de nombreux regards convergent par moments vers eux.

Le sorcier se releva de la table sur laquelle il était négligemment appuyé et saisit une coupe derrière lui pour la tendre à Ginny. La jeune femme la prit d’un geste lent mais finit par oser :
- j’en ai déjà bu deux…
- ça m’est égal. Répondit Lord Voldemort en faisant tinter son verre contre le sien. Tu devrais l’avaler d’un trait, c’est encore meilleur.
Et il montra l’exemple, sous le regard médusé de la jeune femme.
- fais pareil, ordonna-t-il tandis que Ginny regardait le verre d’un air sceptique. C’est un ordre... murmura-t-il après s’être penché contre sa joue.
Ginny le maudit intérieurement ; voila donc qu’il comptait la saouler ! Fort heureusement pour elle, elle avait déjà expérimenté cet état lors d’une fête mémorable au Terrier, et avait du moins la certitude que son ivresse ne l’entraînerait pas à commettre d’actes déshonorants.
Contrairement à ce que ses frères lui avaient longtemps laissé croire, toutes les femmes ivres ne grimpaient pas sur les tables pour s’y dévêtir.

Elle avala donc le verre d’un trait et grimaça en sentant le liquide brûlant couler dans sa gorge et piquer ses lèvres.
Lord Voldemort se mit à rire avant de se pencher à nouveau vers elle, posant ses lèvres sur les siennes en sondant son regard.
- tu es très appétissante dans cette jolie robe, murmura-t-il contre sa peau. Le teint rosit par la boisson et un goût sucré sur la bouche… j’adore ça…
Ginny frémit à ces mots et reposa le verre d’un geste maladroit. Trois cocktails dans la soirée commençaient sérieusement à avoir raison de la coordination de ses mouvements, mais son esprit était encore assez clair pour qu’elle remarque l’attention qui leur était portée.

Le geste du sorcier ne passait pas inaperçu et Ginny remarqua qu’un jeune homme approchait d’un pas timide, un appareil photo à la main.
Il bégaya quelques secondes d’inintelligibles paroles pour le sorcier qui le scrutait d’un œil noir avant de pouvoir articuler plus clairement
- puis-je prendre une photo ? C’est pour la Gazette Du Sorcier.
Ginny se demandait si ce journaliste pourrait jamais faire une photo convenable compte tenu du tremblement de ses mains.
- faites donc. Accorda Voldemort. Mais que je n’apprenne pas que vous en profitez pour admirer de trop près ce qui m’appartient.

La sorcière aux cheveux flamboyants inspira profondément pour trouver en elle la force de ne pas vider le saladier de punch qui reposait sur la table et où flottaient quelques fruits sur la tête du sorcier.
Le photographe leva alors son appareil en tremblotant et Lord Voldemort enserra la taille de Ginny pour l’attirer contre lui.
- je t’embrasserais bien sous cet objectif, murmura-t-il à la jeune femme, mais j’ai promis de ne pas tuer les tiens…
Ginny tourna la tête vers lui si vivement qu’elle en fut un moment étourdie.
- et bien, expliqua-t-il, j’imagine que si ta mère voit ça demain à la une, elle ne va pas s’en remettre…
La jeune femme resta bouche bée : elle n’avait pas un seul instant songé à tout cela.
Lord Voldemort la fixait en souriant et à l’appel timide du photographe, tourna la regard vers lui.
- cesse donc de trembler, malheureux ! fit-il d’une voix moqueuse. A ce rythme là, la photo sera floue et nous aurons une mine affreuse ! Il serait dommage que j’ai à me plaindre de toi, n’est-ce pas ?
Le sorcier trembla de plus belle et Ginny ne put retenir un rire bref.

Finalement, la photo fut prise et le journaliste s’éloigna à grands pas, trop heureux d’avoir survécu si longtemps à moins de trois mètres de Lord Voldemort.
Ginny resta quelques secondes près du sorcier qui la tenait toujours contre lui sans oser le regarder et lire dans ses yeux la vengeance ou la méchanceté. Pour une minute, elle avait envie de l’imaginer autrement que monstrueux et rester blottie contre son bras.
Ces cocktails étaient décidément délicieux.

- il y a encore une personne que je veux voir. Déclara soudain lord Voldemort en enlevant son bras de sa taille avant de se diriger vers un homme corpulent. Ne t’éloigne pas.
Ginny avisa bientôt une porte fenêtre qui donnait sur une terrasse où elle dirigea ses pas. L’air frais de la nuit apaisait la chaleur qui embrasait joues. Elle se servit également un grand verre d’eau qu’elle vida d’un trait, soulagée de retrouver un peu ses esprits.
Soudain, appuyée à la rambarde de cette terrasse, elle sentit son cœur s’affoler et sa respiration se couper : Lee Jordan avançait vers elle.
Le jeune homme esquissa un sourire timide et Ginny lança un bref regard à l’intérieur de la salle avant de se tourner vers lui.

- bonsoir, Ginny. Fit-il d’une voix rauque d’émotion en jouant avec son verre vide du bout des doigts.
La jeune femme sentit alors tout son bon sens et sa retenue s’évanouir et se jeta dans les bras de l’ami de ses frères. Le verre que Lee échappa se brisa au sol dans un tintement.
Elle pleura ainsi de longues minutes tandis qu’il tapotait maladroitement dans son dos, priant le ciel pour que personne ne soit témoin de tout cela.
Il entraîna dès qu’il le put la sorcière à l’extrémité de la terrasse, où aucune oreille indiscrète ne pourrait les entendre.
Ginny pleurait sans pouvoir s’arrêter face à ce visage ami qui lui souriait.
- comment vas-tu ? demanda-t-il à voix basse.
- ça va. Répondit Ginny avec un sourire crispé avant de rire brièvement face au regard étonné de Lee. Je t’assure que ça va. Et toi ? Que fais-tu là ?

- j’ai repris le magasin de tes frères… et ça marche plutôt bien. J’ai été invité par un client qui travaille au ministère… je ne voulais pas venir et puis…
Ginny pu lire dans ses yeux que seule sa présence éventuelle avait encouragé le sorcier à participer à cette soirée mondaine.
- tu es certaine que ça va ? Insista-t-il.
- oui oui, assura Ginny en posant une main sur son torse. Mais je t’en prie, ne perdons pas de temps. Fit-elle avec un regard vers la porte. Parle moi… comment vont papa et maman ? hoqueta-t-elle, reprise de sanglots.
- ils vont bien. Tout le monde va bien Ginny, rassure toi. Du moins aussi bien que ça peut aller. Tu manques beaucoup à tout le monde…

Lee observa le parc qui s’étendait loin au-dessous d’eux.
- n’y pense même pas. Fit Ginny avec un sourire triste en comprenant que son ami envisageait déjà de l’aider à fuir. Il sera là avant même que j’ai eu le temps d’enjamber ce muret…
Lee lui rendit son sourire et Ginny le vit baisser les yeux, gêné.
- ta mère… se fait beaucoup de souci pour toi…
Ginny réfléchit quelques secondes et répondit précipitamment.
- il ne faut pas ! Dis lui bien. Que personne ne tente de venir me chercher ça n’en vaut pas la peine !
Lee la regarda d’un air effaré.
- je t’assure, Lee. Je ne supporterai pas que quiconque perde la vie par ma faute, car c’est forcément ce qui arrivera… il est, souffla-t-elle en un murmure, bien trop puissant… Et puis, poursuivit-elle d’une voix plus claire, mon calvaire n’est pas si insoutenable.

La mine perplexe de Lee la fit rire encore et elle expliqua
- il ne me fait pas de mal… je veux dire, jamais il n’a porté la main sur moi… Enfin, fit-elle en rougissant, baissant les yeux à son tour, du moins pas pour me frapper…
- c’est justement là ce qui inquiète ta mère, je crois, fit Lee d’un ton faussement dégagé tant sa gène lui était pénible.
- rassure maman, si tu peux. Reprit Ginny. Dis lui bien…il ne me fait pas souffrir, ni par les sorts ni par les coups… et…
Le teint de Ginny vira au rouge vif.
- il ne me fait rien non plus qui puisse justifier que je devienne mère. Débita-t-elle d’un trait.

- alors pourquoi tu rougis ? questionna Lee, sceptique et soudain libéré de toute gène.
- parce que malgré tout il a des gestes… enfin, tu as bien dû voir tout à l’heure… Comme tout le monde
- oui, j’ai vu. Confirma Lee.
- ça ne va pas plus loin, je t’assure. enfin si peu songea Ginny tandis qu’elle fixait son ami.
Le sorcier, rassuré par ce qu’il entendait, soupira de soulagement.
- tant mieux, tant mieux. En tout cas, fit-il après avoir à nouveau regardé vers la porte, je ne peux pas te dire grand-chose mais…

Lee prit Ginny par les deux épaules et plongea son regard dans le sien.
- garde espoir Ginny. Reste en vie. Un jour, tout ira mieux.
- Lee ? fit Ginny en sentant son cœur accélérer sa course. Que veux-tu dire ?
- rien de plus. Assura le sorcier en la relâchant. Mais aies foi en moi, garde espoir.
- ne venez pas me chercher ! Ordonna Ginny, qui craignait pour la vie de ses frères et amis.
- on ne viendra pas, tu as ma parole.
- il vaudrait mieux. Fit une voix à ses côtés.
Ginny poussa un cri strident et Lee manqua passer par-dessus la rambarde de terreur.

- vous êtes ? questionna Lord Voldemort avec un sourire calculateur
Les yeux noirs de Lee se voilèrent de peur mais il parvint tout de même à articuler ses nom et prénom.
- Lee Jordan… je suis… un ami d’école.
Lord Voldemort resta silencieux, tout à son plaisir de voir l’effet qu’il produisait en surgissant au milieu de cette conversation.
- parfait. Je vous en prie, fit-il enfin avec un geste vers Ginny, continuez donc.
Lee resta muet et immobile comme s’il avait croisé le regard d’un basilic ce qui était à peu de chose près équivalent…
- à moins que je ne dérange ? fit Voldemort en mimant l’inquiétude et l’étonnement avant de se tourner vers Ginny. C’est un ami ?
Ginny répondit aussitôt avec toute l’application dont elle était capable et Lee se tourna vers elle, la dévisageant avec étonnement lorsqu’il l’entendit prononcer ce «Maître» qui lui vrilla l’estomac.

- un très bon ami ?
Ginny confirma, sans comprendre.
- Zut ! fit Voldemort en se tournant à nouveau vers le sorcier. Je ne puis donc pas me permettre de vous tuer, puisque telle est ma promesse. Pourtant, j’en ai grande envie, à vous voir si près d’elle. Ajouta-t-il en souriant encore à la manière d’un prédateur.
Lee recula vivement d’un pas en bredouillant des excuses incompréhensibles.
- c’est mieux. Fit le sombre Lord avant de se tourner à nouveau vers Ginny. Nous partons sous peu, je t’appellerai…
Il passa sa main dans le dos de la jeune femme, frôlant la marque dont lui seul connaissait l’existence et s’éloigna.
- au plaisir, Mr Jordan et… restez loin… fit-il d’une voix sifflante.

Lee se laissa choir contre la rambarde en soupirant bruyamment.
- MON DIEU ! fit-il d’une voix haletante. Mais comment fais-tu pour supporter ça ?
Ginny le regardait en riant, une main plaquée contre sa bouche
- ce n’est pas très gentil de ma part, s’excusa-t-elle, mais ça finit par me faire rire lorsqu’il fait ça.
Lee se releva en la fixant d’un air incrédule.
- en effet, ce n’est pas très gentil, la taquina-t-il. Il est… reprit-il en frissonnant après quelques secondes de silence... impressionnant.

Le jeune homme mit quelques secondes à se remettre, la main posée sur sa poitrine que sa respiration affolée soulevait plus rapidement que d’ordinaire.
- j’avais entendu parler, murmura-t-il en fixant le sol d’un regard vague, de l’aura de puissance qu’il dégageait mais… jamais je n’aurais cru que c’était à ce point…
Ginny rit à nouveau face aux yeux hagards de son ami, ravie de finalement pouvoir espérer que la leçon serait assez porteuse pour que nul ne se risque à vouloir la libérer avant de sentir sa gorge se serrer. Son dos envahi de chaleur lui enjoignait de quitter son ami.

- il m’appelle... fit-elle en passant sa main sur la Marque. Je dois y aller…
Elle resta immobile face au sorcier tandis que les larmes coulaient à nouveau sur ses joues.
Ginny l’enlaça encore, sans tenir compte de la peur panique qui embrasait le corps de son ami.
- embrasse tout le monde pour moi. Fit-elle la gorge nouée. Dis leur que je vais bien.
Lee approuva d’un signe de tête sans pouvoir retenir ses larmes, lui non plus. Il essuya ses joues d’un revers de main en souriant tristement et raccompagna son amie vers la salle.

Lee se figea encore en voyant Lord Voldemort approcher de lui tandis que Ginny était partie à sa recherche.
- Mr Jordan, l’interpella le sorcier tandis qu’il commençait déjà à ouvrir la bouche pour signaler que Ginny n’était plus en sa compagnie. Silence…
Lee s’exécuta aussitôt devant le sourire satisfait de Lord Voldemort.
- vous remettrez ceci, fit le mage noir en lui tendant une enveloppe, à la mère de Ginny.
Le jeune homme prit la missive.
- j’essaierai. Assura Lee qui ne voulait en aucun cas laisser entendre qu’il était en contact permanent avec ses amis.
- Mr Jordan, que les choses soient claires. Je ne désire pas que vous essayiez, mais que vous y parveniez. Et ce dans les plus brefs délais.
- bien sûr. bafouilla Lee. C’est juste une façon de parler.

Lord Voldemort le jaugea quelques secondes avant de tourner les talons.
- vous étiez bien trop près… fit-il à nouveau d’une voix presque inaudible. Il serait judicieux de votre part d’éviter de croiser mon chemin durant les jours à venir…
Lee se promit de s’exiler un mois au moins et abandonna à son tour les lieux. La nuit même, il transplanait de place en place sans pouvoir attendre plus longtemps jusqu’à arriver dans le salon de la maisonnette qu’occupait la famille Weasley et quelques membres de l’Ordre.
Il s’installa sur le canapé, rompu de fatigue, et s’endormit rapidement.
L’instant d’après, lui sembla-t-il, Molly le réveillait sans ménagement en le secouant de toute la force de ses bras comme s’il s’était agi d’un coussin poussiéreux.

- maman ! reprochait Fred, laisse le se réveiller correctement !
Lee s’assit sur son lit de fortune en se frottant les yeux et se leva pour rejoindre la table où de nombreuses personnes s’apprêtaient à déjeuner. Fred et Georges lui donnèrent l’accolade et Lee s’effondra sur le banc face à un bol fumant sous l’œil anxieux de Mrs Weasley.
- elle va bien ! sourit finalement Lee pour l’assemblée qui le scrutait avidement.
Le sorcier fit alors le résumé de tout ce qu’il jugea bon de transmettre mais omit quelques détails, qu’il réserva uniquement à ses amis afin d’épargner les parents de Ginny.
Lee estimait qu’il appartenait aux frères de la jeune femme d’informer leur père et mère du comportement plus que possessif du sorcier à l’égard de celle-ci, s’ils le jugeaient utile.

Mrs Weasley s’affaira toute la matinée sans pouvoir retenir les larmes de soulagement qui inondaient ses joues et menaça de coups de spatule en bois quiconque prétendait prendre connaissance de la missive qui lui avait été adressée par Lord Voldemort.
La petite femme avait perdu ses rondeurs en même temps que son appétit à force de soucis et une bonne partie de son entrain, mais sa détermination et son caractère de feu restaient intacts.
Elle gérait la vie des membres de l’Ordre du Phénix d’une main de maître, s’assurant que personne ne manquait de rien en espérant pouvoir un jour connaître le moment béni où ils pourraient tous rejoindre l’Angleterre.

Mrs Weasley refusa, le lendemain, de porter un seul regard sur La Gazette du Sorcier, convaincue qu’il valait mieux pour elle ne pas voir ces photos au risque d’être hantée par ces images. Egalement persuadée que ceci serait néfaste à son époux, elle jeta sans plus de cérémonie le journal au feu sous l’œil soulagé de Lee qui avait de son côté fourni articles et illustrations aux jumeaux et donc, au reste de la famille et des amis…

De son côté, Ginny se demandait si Lee avait déjà eut le temps de contacter ses parents et de les rassurer. Le soleil commençait déjà à descendre sur l’horizon et Ginny, accoudée à une fenêtre en observant au loin, s’imaginait ses parents installés sous un arbre au feuillage généreux, entourés de ses frères, portant un toast à sa santé en espérant la revoir bientôt, sans deviner que c’était justement ce qui se produisait, à des centaines de kilomètres de là.
Le bruit de la porte annonça l’arrivée de Lord Voldemort et l’estomac de Ginny se contracta un peu : depuis la cérémonie de l’avant-veille, elle n’avait pas encore eu l’occasion de subir un quelconque reproche du sorcier qui était trop occupé par l’élaboration d’une potion complexe pour même se soucier de poser une main sur elle.

La jeune femme en ressentait une frustration étrange. Non pas que cela lui manque, mais elle s’inquiétait au moindre changement de comportement du sorcier au caractère lunatique, et son intelligence lui faisait très justement penser que le sujet «Lee Jordan» ne manquerait pas d’être abordé.
Elle regarda le sorcier brun se laisser tomber lourdement dans un fauteuil large en soupirant. Il posa sa tête sur le dossier, s’allongeant autant qu’il le pouvait en gémissant.
Ginny le vit relever une main pour masser son épaule droite puis ses tempes et son front.
Il claqua ensuite des doigts et la jeune femme s’éloigna du montant de la fenêtre où elle était adossée, s’attendant à sentir son dos chauffer doucement, inquiète de voir qu’il utilisait cette méthode pour la faire venir à lui alors qu’un murmure aurait suffit.

Cependant, nulle chaleur ne se fit sentir mais Nox apparut, portant un plateau sur lequel tanguait un verre de liquide émeraude.
Les glaçons qui flottaient dans la boisson émirent un tintement alléchant en cognant contre le verre que Nox tendit à son maître.
Lord Voldemort redressa la tête en soupirant à nouveau et le vida sans respirer avant de le remettre à l’elfe attentive.
- je vous en porte un autre, Monseigneur ?
- cerise… murmura le sorcier en acquiesçant d’un signe de tête lent.

Nox tourna le plateau au bout de son doigt levé à la manière d’un jongleur et le verre s’emplit de liquide couleur rubis que le sorcier avala avec la même gourmandise avant de laisser encore sa tête retomber contre le dossier d’un mouvement qui traduisait une importante fatigue.
- je suis trop vieux pour ces idioties… souffla-t-il en se massant à nouveau le front d’une main.
Il laissa retomber son bras sur l’accoudoir d’un geste las tandis que Nox prenait congé et pencha la tête vers la sorcière. Un sourire arrogant illumina son visage, promettant à Ginny mille supplices dont il avait le secret.
Mille supplices qui n’inquiétaient plus guère la jeune femme.

Le sorcier semblait avoir définitivement abandonné sa brutalité excessive et Ginny était bien trop futée pour prendre le moindre risque en le contrariant, d’autant plus qu’il n’exigeait plus d’elle autre chose que ce qu’il lui avait demandé les premiers jours et dont elle avait à présent une certaine habitude… Si tant est que l’on puisse s’habituer à ce genre de choses…
Il eut juste à tendre une main vers elle pour qu’elle s’exécute et avance vers lui pour sa plus grande satisfaction.
Si son regard ne traduisait plus pour elle aucune cruauté, il se voilait toujours de désir indomptable chaque fois qu’il s’apprêtait à lui faire subir ses assauts. Et nul doute qu’il ne l’appelait pas à lui pour lui faire la conversation…

Le sorcier posa la main sur son avant bras lorsqu’elle fut près de lui et Ginny savait qu’il allait encore lui prouver qu’elle était sienne. Ses gestes étaient sans doute exempts de brutalité agressive mais demeuraient cependant assez durs lorsque sa possessivité maladive l’emportait sur sa raison.
Ses baisers restaient brûlants et possessifs et Ginny les subissaient en se demandant parfois ce qu’ils pourraient provoquer en elle s’ils se transformaient en message de passion plutôt que de domination.
Il aurait juste fallu qu’il fasse preuve d’un peu de tendresse. Juste un peu. Rien qu’une fois, se disait parfois Ginny lorsqu’il meurtrissait ses lèvres avant de frémir d’horreur à ces pensées.

Pour l’heure, il la fixait sans mot dire tandis qu’elle attendait avec une certaine appréhension qu’il évoque son ami rencontré au cocktail.
- dis moi un peu, murmura-t-il enfin, ce Jordan…
Dieu que tu es prévisible, mon pauvre Tom eut envie de répondre Ginny. Maladivement prévisible. Obsédé par le désir de dominer, parano, possessif et jaloux. Prévisible à en mourir de rire.
Mais elle se contenta très judicieusement de rester silencieuse en attendant de savoir ce qu’il voulait apprendre exactement… Courageuse mais pas téméraire. Gryffondor, mais pas stupide…

Le sorcier fronça les sourcils en la scrutant et Ginny se força à penser aux crèmes canari de ses frères. Elle ne sut pas pourquoi soudain cette vision l’envahissait, mais tout était bon pour éviter de songer trop fort à ce qu’elle envisageait de répondre au sorcier dans ses pensées les plus folles, maudissant Harry de ne pas avoir vécu assez longtemps pour lui enseigner l’occlumencie.
Et puis, elle pourrait finalement justifier la présence de ces farces dans son esprit par les activités de Lee, puisqu’il gérait le magasin de ses frères.
- c’était ton ami, au collège ?
- un ami de mes frères jumeaux, surtout. Précisa Ginny, persuadée qu’il valait mieux être franche.

- aaaaaaaaaaaaah… fit Voldemort sur le même ton qu’employait Mrs Weasley lorsqu’elle surprenait les bêtises des jumeaux, ce n’était donc pas vraiment TON ami…
Il marqua une pause sous le regard curieux de la sorcière.
- j’aurais donc pu le tuer, ajouta-t-il en conclusion d’une voix moqueuse.
Ginny leva les yeux au ciel, finalement amusée par tant d’entêtement, mais demeura silencieuse.
- tes frères jumeaux, reprit Voldemort en fermant les yeux après avoir tourné la tête de façon à s’installer plus confortablement sur le dossier, sont ceux qui tiennent le commerce de farces et attrapes ?
- oui… répondit Ginny la gorge sèche, tout amusement définitivement envolé avant d’ajouter «Maître» au regard bref et perçant du sorcier qui referma ensuite les yeux.

- et ce Lee Jordan a repris le flambeau ?
- c’est ce qu’il a prétendu… fit Ginny en tentant tant bien que mal de ne pas trembler de peur et d’éviter toute tournure de phrase qui l’oblige à achever ses paroles par un «maître» ou un «monseigneur».
- il faudra que je lui rende visite… sourit le sorcier en rouvrant les yeux face à la mine pétrifiée de sa captive.
Il finit par rire vraiment de sa terreur et enserra son poignet de sa main pour l’attirer à lui.
Cependant, Ginny se retint au dossier du fauteuil pour ne pas basculer en avant et tomber sur le sorcier, comprenant mal comment elle pourrait encore s’approcher, comme il semblait le vouloir, sans atterrir sur ses genoux.

Cette suite de pensées la tétanisa soudain, empourprant son doux visage où se reflétait une inquiétude certaine.
- je suis fatigué, Ginny. Chuchota le sorcier en la fixant.
- dormir est le meilleur des remèdes à cela. Rétorqua la jeune femme, trop heureuse de pouvoir le remettre à sa place sans qu’il puisse hurler à l’effronterie.
Lord Voldemort eut un rire bref et poursuivit d’une voix où perçait à présent l’habituelle ironie qui accompagnait généralement ses folles exigences.
- aucune chance. Prévint-il. Ce soir, puisque je suis trop fatigué pour agir, je vais me laisser faire et m’endormir sous les baisers et les caresses de ma plus fidèle admiratrice. …
Ginny eut envie de demander quand Mrs Lestrange comptait arriver, mais le choc qu’elle ressentit en entendant ces paroles et en analysant ce qu’elle devrait faire pour s’y conformer la laissa muette.
- et Bellatrix n’a rien à voir dans tout cela. Précisa-t-il en devinant ses pensées. Viens un peu par là…

De sa main libre, il saisit le second poignet de la jeune femme, l’obligeant à contourner le fauteuil et à lui faire face. Il l’attira alors vers lui lentement, frémissant de plaisir tandis qu’elle tentait de retenir sa chute.
- ce n’est pas raisonnable, souffla Ginny, blême de peur et d’indignation.
Jamais, au cours des mois passés dans ce manoir, elle n’avait eu à agir autrement qu’en répondant docilement à ses appels ou en accourant lorsqu’il le désirait.
Elle avait eut beaucoup de mal à supporter ses caresses et ses baisers envahissants mais n’avait jamais songé qu’elle pourrait un jour être obligée de les lui rendre…
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