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News

Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Assemblée Générale 2022


Chers membres d’HPF,

Nous désirons vous informer que l’Assemblée Générale 2022 aura lieu du vendredi 17 juin 22h au vendredi 24 juin 22h sur le forum.

Seuls les adhérents à l’association peuvent voter, mais tous les membres sont encouragés à venir lire et discuter.

Au plaisir de vous y voir !

Le CA
De Les membres du CA le 06/06/2022 18:39


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Juliette54, Tiiki et Bloo, qui remportent la Sélection Drabbles !

Vous pouvez dès à présent commencer vos lectures pour élire en décembre prochain vos Fictions longues préférées. Vous avez 7 mois pour découvrir 12 univers qui ont conquis les lecteurs ! Pour en savoir plus et pour suivre notre planning de lectures, rendez-vous ICI.

En juillet, on compte sur vous pour la Sélection des Animaux Fantastiques ! Avec la sortie du troisième film, c'est de circonstance, non ? Vous pouvez d'ores et déjà proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et au mois de juin, remontez aux origines de Poudlard. Nous vous proposons six textes qui mettront à l'honneur, individuellement comme collectivement, ses Fondateurs : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard. Vous avez jusqu'au 30 juin pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 05/06/2022 16:03


123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Journées Reviews


Lire, écrire…

Tu as envie de lire ? De découvrir un ou une auteure ? D'échanger sur ses écrits et sur les tiens à travers quelques reviews sympathiques ?

La Journée Reviews est là pour ça, et elle aura lieu cette fois-ci du 13 au 16 mai !

Viens nous rejoindre en t'inscrivant ici !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.

 


De le 04/05/2022 19:14


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Rendre de la tendresse à Lord Voldemort… Harry devait se retourner dans sa tombe…
- ne pense pas à ça… murmura-t-il contre ses lèvres avant de l’emporter vers un monde de plaisir qui ne lui laissa plus guère le loisir de songer à quoi que ce soit d’autre qu’au goût de sa peau et au bien être qu’elle lisait dans ses yeux.

Ginny eut l’impression, en entendant le chant arrogant des oiseaux, que le soleil s’était levé beaucoup trop vite et que ces volatiles pépiaient avec une ardeur exagérée pour lui signifier que l’heure était venue de se lever et que sa fatigue était bien méritée, compte tenu de la nuit qu’elle venait de passer.
Elle sentit ses joues s’embraser avant même d’ouvrir les yeux en resongeant aux caresses enivrantes qu’elle avait reçues et données et soupira la seconde suivante en calculant que tout ceci lui avait laissé fort peu de temps pour dormir.
Ouvrant les paupières avec précaution pour que la lumière agressive du jour n’envahisse pas trop brutalement ses prunelles emplies de sommeil, elle distingua près de la fenêtre la silhouette de Lord Voldemort.

Le bureau du sorcier était installé perpendiculairement au mur et au lit, de telle sorte qu’il pouvait d’un mouvement de tête observer le parc alentour par la fenêtre ouverte ou sa captive endormie… Pour l’heure, il semblait absorbé dans l’écriture d’un courrier et Ginny observa les mouvements hypnotisants de la plume qui courrait sur le parchemin avec des crissements agréables.
Il la reposa finalement et relut ses mots avant de se lever et de s’approcher de la fenêtre. Il émit un long sifflement aigu et se tourna ensuite vers Ginny en pliant son courrier. Il y apposa pour finir un sceau de cire en s’appuyant brièvement sur le bureau et approcha du lit avec un sourire carnassier.

Un hibou s’engouffra par la fenêtre dans un grand battement d’ailes au moment où il s’asseyait sur le lit. L’animal atterrit sur la table de chevet et tendit une patte d’un air fier, à laquelle le sorcier accrocha son message.
- toujours au même endroit… et à la même personne. Qu’on ne te vois pas, ou je te plume…
La splendide bête, dont Ginny admirait le pelage couleur de nuit où brillaient par endroit des plumes bleutées, hulula d’indignation en dardant sur le sorcier ses yeux de saphir, offusqué que l’on puisse ainsi douter de son efficacité.
Il déploya ses ailes et s’envola majestueusement en un bruissement velouté et Ginny se redressa pour le voir disparaître au loin, captivée par l’allure gracieuse de ce messager.

Elle sursauta et sentit son visage s’embraser lorsque Lord Voldemort frôla sa joue de ses doigts repliés en souriant malicieusement.
quel rustre arrogant ! songea Ginny en croisant le regard satisfait et vainqueur posé sur elle. La jeune femme percevait clairement chez le sorcier le désir de lui rappeler combien il avait obtenu d’elle tout ce qu’il désirait… et même plus... mais elle finit par soutenir ce regard plein d’orgueil.
Qu’il dise et pense ce qu’il voudra, lui aussi avait été vaincu cette nuit. Il se serait damné pour qu’elle l’embrasse encore comme elle l’avait fait. L’ennui, et il était de taille, c’est qu’il l’était déjà depuis fort longtemps.

Il disparut ensuite pour la journée après avoir posé sur ses lèvres un baiser aussi léger que la plume qu’il utilisait peu avant et Ginny se laissa envahir par une torpeur désagréable les heures qui suivirent.
Ginny observa sur un calendrier qu’elle trouva dans un tiroir du bureau la date du 7 juillet… et repassa heure après heure dans son esprit malmené chaque évènement de cette date anniversaire.
Elle sentit son estomac se nouer lorsque approcha le moment où, un an auparavant, elle avait senti l’arrivée de Lord Voldemort sur ce champ de bataille… puis quelques longues minutes plus tard, celui où Hermione l’avait encouragée à fuir…. Ginny fixait la pendule, frémissant chaque fois que l’aiguille noire et pointue sautait une minute dans un cliquettement sordide.

Les voix et visages lui revenaient par flash, embrasant ses pensées. L’aiguille tournait, inexorablement en un tac claquant qui tirait à Ginny des larmes amères. Tac toujours… Tac encore…
Tac
Kingsley embrasait le temple de lumière bleutée, des sorciers qu’elle n’avait pas le temps de distinguer disparaissaient après avoir touché ce portoloin hâtivement créé.
Tac
Kingsley faisait approcher Tonks, Dennis, Colin et Susan… Une explosion violente, des chutes de pierres, le cri de Fred et Georges, le regard empli de douleur de l’auror et sa fuite à travers l’espace alors qu’il laissait derrière lui des alliés, des amis.
Tac
Les baguettes qui volent, le rire dément de Lucius et ses paroles vengeresses.
Tac
Le Seigneur des Ténèbres à quelques mètres d’eux, ses frères et amis immobilisés, une voix maudite, une baguette qui se lève face à Hermione… un élan de survie.

Ginny tomba à genoux face à la haute horloge, enserrant son crâne douloureux de ses mains en gémissant d’inaudibles suppliques à cette maîtresse du temps pour qu’elle stoppe sa course et la roue de ses souvenirs.
Tac
Un regard haineux posé sur elle, Une douleur foudroyante derrière ses pupilles dilatées de terreur
Tac
Un contrat immonde, les cris de son frère et son corps meurtri qui se recroqueville au sol
Tac
la promesse, les hurlements de ses amis, la nausée
Tac.
un voyage vers l’enfer. Un atterrissage forcé chez le diable, un stage au royaume des démons….
- SILEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEENCE !! hurla Ginny en se levant brusquement, attrapant une chaise pour la lancer contre le meuble luxueux dont le verre se brisa en une multitude de dents acérées.

Ginny resta immobile face à cette pluie coupante qui fondait sur elle et observa d’un air incrédule la bulle translucide qui venait de se créer à quelques centimètres de son corps et sur laquelle rebondissaient les bris de verre, la protégeant de leurs arêtes agressives.
Ginny pivota sur ses jambes faibles et tremblotantes jusqu’à distinguer le visage fermé de Lord Voldemort. Les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux si sombres, le même regard…
- non, murmura inconsciemment Ginny tandis que tout devenait flou autour d’elle. Ce n’est pas le même regard. Chuchota-t-elle tandis qu’elle se sentait chuter, ses jambes l’abandonnant finalement.
La jeune femme entendit s’approcher les pas du sorcier comme s’il se trouvait à des lieues d’elle et sentit ses bras retenir sa chute avant qu’elle ne touche le sol.

Il la souleva avec aisance pour la porter jusqu’au lit où Ginny eut l’impression de s’enfoncer à des kilomètres sous terre avant de sombrer dans un sommeil sans rêves.
Seule la faim la réveilla le lendemain matin. Les grognements de son estomac attirèrent bientôt Nox et la sorcière ouvrit les yeux en sentant la bonne odeur du pain chaud.
Son regard se perdit aussitôt dans celui du sorcier qui la fixait. Elle jeta un rapide coup d’œil par la fenêtre où la clarté du jour l’informait que la nuit était bel et bien passée.
Les yeux sombres de Lord Voldemort la scrutaient comme s’il attendait quelque chose de précis, mais Ginny n’osait ni parler ni bouger, patientant jusqu’à ce qu’il lui donne le moindre signe qui puisse la renseigner sur son humeur…

Enfin, il approcha lentement d’elle, son nez touchant presque le sien en une caresse enfantine tandis que ses yeux ne quittaient pas ceux de Ginny. Elle comprit alors que, tout simplement, il se demandait si cet assaut de souvenirs n’allait pas rendre à la sorcière son attitude farouche et foncièrement haineuse du début.
Nox approcha et tendit le plateau vers eux. Le sorcier se redressa alors et s’assit contre les coussins, se frottant les mains en parcourant d’un œil avide le petit déjeuner sous la mine radieuse de l’elfe.

Ginny l’imita mais ne put profiter des coussins : le sorcier la tira à ses côtés, l’entourant de ses bras et l’obligeant à se caler contre lui.
Ginny ferma les yeux de brèves secondes en s’adossant contre sa poitrine, posant sa tête encore étourdie contre son épaule tandis qu’il passait son bras autour de sa taille. Nox posa délicatement le plateau sur les genoux de son maître et disparut après les avoir regardé d’un oeil attendri, un sourire niais collé aux lèvres.

La jeune femme regarda le sorcier dévorer les fruits rouges avec gourmandise : manifestement, il avait un faible pour les framboises… Ginny n’osait pas toucher à ces fruits que Nox portait pour la première fois, convaincue qu’ils étaient tout particulièrement destinés au sorcier.
Cependant, il lui en fit goûter quelques unes, les portant à ses lèvres en la buvant des yeux. Ginny rougissait sous ce regard gourmand en prenant ces fruits du bout des lèvres entre ses doigts et eut un cri perçant lorsque brusquement il envoya voler au loin le plateau pour se ruer sur elle.

Ginny ne pouvait s’empêcher de rire sous les assauts du sorcier qui semblait ne plus pouvoir se contrôler. Elle sentait parfois ses dents pincer sa peau, comme s’il avait voulu la manger à son tour.
Le souffle court, il se défit de la chemise qui paraissait le faire suffoquer et arracha presque la légère tenue de la sorcière, qui prit à peu de choses près la couleur des fruits qu’ils venaient de déguster.
Riant face à la gêne de sa captive, il n’interrompit cependant pas ses baisers, parcourant le corps frémissant de la jeune femme de ses mains avides.

Ginny avait bien du mal à savoir quel comportement adopter. Elle n’aimait pas particulièrement la clarté du jour qui ne lui permettait pas de se soustraire aux regards du sorcier et voir cette peau tentatrice à portée de ses doigts lui donnait des bouffées de chaleur incontrôlables.
Lord Voldemort prit lui-même les mains de la jeune femme pour les diriger vers son dos tout en plongeant son regard dans le sien, souriant face à ses joues rosies de plaisir et de timidité avant de reprendre ses baisers tendres dont elle ne pensait plus pouvoir se passer désormais.

Le soleil était haut à présent dans le ciel, et Ginny goûtait des heures paisibles dans des bras dont elle avait autrefois détesté les étreintes, songeant avec mélancolie qu’elle n’espérait à présent plus jamais quitter cette protection.
Nox apparut dans un léger claquement et rassembla les aliments éparpillés au sol en dodelinant de la tête. Ginny se dégagea doucement des bras de Lord Voldemort et sourit en constatant qu’il dormait à poings fermés. Manifestement, elle avait le don de l’épuiser ! Songea-t-elle en rougissant encore.

Dans son sommeil, le sorcier se tourna sur lui-même pour se coucher sur le côté, relevant ses bras devant son visage comme pour se protéger d’éventuelles attaques. Le menton appuyé contre son torse, il offrait pourtant sa nuque dégagée à bien des dangers.
Ginny frémit à l’idée de passer sa main sur cette peau qu’elle savait si douce et inspira profondément pour chasser cette émotion embarrassante.
Elle observa encore de longues minutes la chevelure sombre du sorcier avec dans les doigts des fourmillements de tentation, profitant de son sommeil pour l’étudier à sa guise sans avoir à rougir ou à être impressionnée par ses regards pénétrants.

- Mon maître dors ? chuchota Nox tandis que Ginny approuvait d’un signe de tête. Il faudra le réveiller dans une heure. Il doit voir Mr Malefoy.
Ginny grimaça et acquiesça à nouveau avant de se lever. Elle hésita quelques secondes après le départ de Nox à poursuivre sa contemplation, mais finalement, s’enfuit littéralement vers la salle de bain, consciente justement de cette attitude qui lui semblait trop tendancieuse.
La sorcière observa son reflet d’un œil critique, se demandant ce qui pouvait en elle plaire à ce point à un homme tel que lui et si elle pouvait se considérer comme amoureuse…

Ginny songeait que peut-être elle avait développé un certain sentiment de dépendance vis-à-vis du mage noir et que, si l’occasion lui était donné de s’en éloigner, elle l’oublierait rapidement pour retourner à des préoccupations plus morales…
La sorcière se délassa longuement dans un bain parfumé en surveillant l’heure. Elle était tentée par l’idée de faire patienter Malefoy et se serait bien laissée aller au plaisir de lui faire tout bonnement rater son rendez-vous si le second concerné n’était pas un homme au caractère encore plus exécrable que le sorcier blond…

Ginny sourit en plongeant la tête sous l’eau. Oh oui il avait sale caractère ! Mais à présent elle ne se sentait plus en danger à ses côtés et ses caprices lui tiraient souvent des sourires amusés.
Retournant vers l’air libre, elle lissa ses cheveux du plat de la main, humant les odeurs enivrantes qui flottaient autour d’elle.
Cette douce senteur de fleur d’oranger lui était très agréable et la jeune femme tentait de se souvenir ce que ce parfum lui rappelait. Elle venait de trouver un flacon de liquide onctueux qui, au contact de l’eau, avait rapidement donné une mousse épaisse et agréable.

Fermant les yeux, elle écouta cette mousse crépiter doucement autour d’elle et replongea sous l’eau pour y entendre les bruits sourds du manoir. Ginny adorait écouter ainsi les sons déformés par l’eau, s’imaginant sirène au plus profond du lac de Poudlard…
Lissant encore ses cheveux et son visage ruisselant d’eau, elle tendit le bras pour attraper la bouteille parfumée et sentit à même le flacon cette odeur agréable.
Soudain, elle se figea et le reposa rapidement après l’avoir fermé : cette odeur était celle de la peau de Lord Voldemort… et cette crème était donc la sienne.
Bien sûr, elle ne craignait plus pour sa vie, mais ne souhaitait pas non plus subir sa colère.

- Nox ! appela-t-elle tandis que l’elfe apparaissait en la cherchant dans le brouillard de la pièce. Je crois que j’ai fais une bêtise. Expliqua Ginny en montrant la bouteille presque vide.
L’elfe se mit à rire et prit le flacon.
- ce n’est rien, Miss. C’est ma faute, j’aurais dû mieux ranger ceci car je sais que mon maître y tient beaucoup. Mais il ne vous en voudra pas.
Ginny sortit de l’eau, se sécha et s’habilla rapidement en priant l’elfe de réparer au plus vite cette erreur et de re-remplir le flacon dès que possible.
Nox disparut alors en riant à nouveau de l’attitude de la sorcière et Ginny lui tira la langue.
- moque toi de moi ! odieuse créature ! grommela-t-elle en souriant à son tour, finalement amusée de se voir si préoccupée à l’idée de provoquer le mécontentement du sorcier pour un simple flacon de parfum.

L’heure était presque écoulée. Ginny approcha du lit où lord Voldemort avait gardé la même position et se demanda soudain comment elle allait pouvoir le réveiller.
Un bon verre d’eau sur la figure ! Songea-t-elle en apercevant sur la table de chevet ce dont elle avait besoin. Au lieu de cela, elle se pencha vers lui avec l’intention de tout simplement poser sa main sur son épaule et de le bercer jusqu’à ce qu’il s’éveille.
Lorsque son regard se posa sur le sorcier, il fut aussitôt attiré par une étrange marque, derrière son oreille droite.

Ginny hésita une brève seconde puis écarta d’un doigt une mèche de cheveux noirs avant de se figer de surprise : une fine cicatrice zébrait son cou, à la naissance de ses cheveux, juste en dessous de son oreille. Et cette cicatrice avait la forme d’un éclair.
Ginny en dessina la forme de son index et poussa un cri lorsque la main du sorcier se referma brusquement sur son poignet.
Lord Voldemort la regarda d’un air endormi et relâcha son bras après quelques secondes. Il s’assit ensuite sur le lit, posant les pieds au sol en ébouriffant ses cheveux de ses deux mains pour achever de se réveiller.

Il passa ensuite un doigt sur cette cicatrice, fixant Ginny d’un regard impassible tandis que la jeune femme restait immobile.
Il regarda alors l’heure et se leva en grommelant tant et plus avant de se placer face à sa captive.
- jolie cicatrice ? fit-il sur un ton qui étonna la jeune femme.
Cette question semblait attendre une réponse bien précise, comme si le fait de découvrir cet éclair constituait la trouvaille d’une faiblesse chez le sorcier.
Ginny prit son courage à deux mains et releva les yeux vers lui après avoir observé le sol de longues secondes.
- elle a… murmura-t-elle enfin, une forme particulière…

Lord Voldemort sourit à ces paroles et se pencha vers elle, effleurant ses lèvres. Ginny lui donna ce baiser qu’il attendait en se demandant si finalement elle ne l’attendait pas plus que lui…
Le sorcier s’éloigna ensuite en passant encore sa main dans ses cheveux.
- je dois voir Lucius. Fit-il d’une voix morne comme s’il tentait de s’encourager lui-même à reprendre ses esprits et à honorer ce rendez-vous avant de se diriger vers la porte.
- euuhhh, fit très stupidement Ginny en le voyant s’éloigner.
Le sorcier se tourna vers elle, l’air interrogateur, et la sorcière se mordit les lèvres pour ne pas rire.
- vous devriez peut-être vous habiller ?

Lord Voldemort plaqua sa main contre son torse avant de s’observer pour constater qu’effectivement, sa chemise gisait encore au sol, quelque part…Il la ramassa d’un geste pressé et l’enfila avant de se hâter vers la sortie, laissant à Ginny l’occasion de rire vraiment.

Les jours suivants passèrent pour elle comme si elle était plongée au cœur d’un rêve étrange. Ginny se demandait si le sorcier survivrait longtemps à des nuits aussi courtes, riant parfois en le voyant se lever à contre cœur tandis qu’elle restait blottie dans les draps, reposant son corps rompu de fatigue mais comblé de tous ses désirs.

A peine une semaine plus tard, elle s’éveilla encore plus tardivement alors que le sorcier avait déjà quitté la chambre.
S’étirant en songeant qu’il faudrait bientôt écrire à Hermione et lui conter l’évolution des choses, Ginny se leva en rougissant à l’avance avant de se figer, les yeux écarquillés. Face à elle, des bosquets de fleurs s’étalaient au sol, comme si le lit avait été posé au milieu d’un champ.
Bouche bée, elle observa les lys multicolores sans oser se lever, cherchant à comprendre si elle se trouvait toujours au manoir Voldemort lorsque Nox apparut dans un claquement.

- JOYEUX ANNIVERSAIRE, MISS !!! couina l’elfe d’une voix suraiguë.
Ginny resta médusée, persuadée que la créature déployait des trésors de volonté pour ne pas l’enlacer brusquement tout en comptant qu’effectivement, le 11 août était arrivé.
- c’est magnifique… bredouilla Ginny en tournant à nouveau les yeux vers les lys. C’est ma fleur préférée…
Nox acquiesça d’un air entendu et tendit à Ginny un objet vers lequel elle dirigea une main sans même le regarder.
Posant finalement les yeux sur celui-ci, elle stoppa son geste à quelques millimètres du bois.
- ma baguette ? questionna-t-elle en un souffle tandis que son sang battait contre ses tempes.

L’elfe approuva, l’air plus heureux que jamais et la lui posa au creux de la main.
-Il faut vous hâter, Miss. Faites rapidement votre toilette et rendez-vous au salon. On vous y attend.
- on ? interrogea Ginny en se levant sans pouvoir détacher ses yeux des Lys et de la baguette, qu’elle observait tour à tour.
- Mrs Guipure et ses couturiers. Faites vite, il est déjà tard !!
Ginny se laissa pousser dans la salle de bain et guider par Nox qui la coiffa elle-même tant elle était incapable de réaliser ce qui lui arrivait.
A peine un quart d’heure après, elle se trouvait face à une Mrs Guipure pâle comme la mort qui dardait en tout sens des regards inquiets et lui adressa un sourire crispé.

- Bonjour, Miss Weasley, fit-elle en s’inclinant légèrement. Lord… commença-t-elle en frémissant avant de reprendre, le menton tremblant, Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom exige que je vous prépare une tenue à votre convenance.
Ginny acquiesça d’un signe de tête béat sous l’œil affolé de la malheureuse femme qui voyait là un signe supplémentaire de l’oeuvre de Lord Voldemort : comme cette pauvre enfant avait dû être martyrisée pour en perdre à ce point la parole et avoir une attitude aussi prostrée !
Ginny déglutit avant d’avancer vers elle.
- et bien, demanda la couturière d’une voix chevrotante en triturant son ruban à mesurer, que dois-je faire ?
- aucune idée. Souffla Ginny

Un silence pesant s’installa entre elles et soudain, Ginny éclata d’un rire clair. Prise de fou rire, elle se laissa choir sur le fauteuil tandis que Mrs guipure lançait à son assistant des regards inquiets.
- excusez-moi, finit par déclarer Ginny en se relevant. Nous pouvons commencer. Que vous a dit Lord Voldemort ?
Mrs Guipure couina de terreur et échappa son mètre. Ginny s’étonna de sentir en elle un certain agacement mêlé de mécontentement. Il lui déplaisait à présent qu’on agisse ainsi vis-à-vis du sorcier ; comme s’il était une espèce de fou près à tuer tout ce qui bouge !
La jeune femme grimaça en songeant que c’était pourtant ce qu’il était et qu’elle avait peut-être tendance à l’oublier trop facilement.

- il a dit que vous deviez choisir vous-même. Une tenue de sortie, ou bien un vêtement pour tous les jours…
- vert, je suppose ? fit Ginny d’une voix cynique.
- il n’a pas précisé la couleur…
Ginny laissa ensuite la couturière prendre les mesures nécessaires et s’aperçut que peu à peu, celle-ci s’absorbait dans son travail, abandonnant toute crainte.
Elle tourna longtemps autour de la jeune femme, murmurant d’inaudibles paroles en se frottant le menton avant de la fixer enfin, l’air radieux.
- tenue de soirée ou de journée ?
- pour tous les jours, si possible. Répondit Ginny en songeant qu’elle sortait bien peu.
- je vous imagine très bien dans une robe…. La couturière fit de nombreux gestes pour mimer les formes de la robe et Ginny l’observa avant de rire.

La couturière rit aussi, consciente de se laisser aller à sa passion pour son métier.
- je n’ai pas souvent l’occasion de pouvoir créer des robes de ma propre imagination, fit-elle d’une voix timide en se tordant les mains. J’en suis tout excitée ! avoua-t-elle en coulant un regard vers son apprenti qui approuva d’un signe de tête frénétique en souriant de toutes ses dents.
- faites à votre guise. Fit Ginny. Je connais vos talents, et j’ai toute confiance.
La jeune femme eut envie d’ajouter qu’en prime, étant donné que Lord Voldemort viendrait lui-même donner un avis sur sa future tenue, elle était convaincue que la couturière ferait de son mieux… mais elle se contenta de rire pour elle à cette méchante idée et n’en pipa mot.

La couturière s’affaira autour d’elle et plongea ensuite dans une malle sans fond pour y chercher du tissu qu’elle fit virevolter dans la pièce.
Elle s’arrêtait souvent, observant Ginny en se tenant le menton, lui demandant parfois de lever un bras ou de se tourner, marmonnant des ordres à son apprenti qui s’exécutait avec plaisir.
Enfin, Mrs guipure sortit sa baguette, effectua de longs mouvements complexes et chaussa de petites lunettes avant de se pencher vers le tissu, armée d’une aiguille si fine que Ginny avait du mal à la voir et d’un fil inexistant.

Elle tendit enfin à la jeune femme une robe d’un tissu vert bouteille et Ginny eut l’impression de s’habiller d’eau fraîche.
D’un mouvement, l’apprenti fit apparaître un miroir sur pieds et Ginny reprit la même attitude béate que quelques minutes auparavant.
La robe coulait jusqu’à ses chevilles et chaque mouvement de la sorcière la faisait virevolter autour d’elle en un éclat comparable à celui de la surface d’un lac.
Sur sa poitrine, de très fines broderies bordeaux mettaient en valeur la couleur fascinante de sa robe tout en apportant un certain rappel à sa chevelure.

D’étroites bretelles retenaient le bustier cintré de cette robe et Ginny, si elle n’avait pas été modeste, aurait reconnu qu’elle était tout simplement divine !
- vous êtes un joyau ! scandait le miroir en dansant d’un pied sur l’autre, si bien que Ginny était contrainte de le suivre pour ne pas perdre son reflet. Une véritable fée !
Sous le regard satisfait de Mrs guipure, l’apprenti alla ouvrir la porte et fit entrer un sorcier que Ginny ne connaissait pas et qui, tout comme les couturiers, observait alentour d’un air anxieux.
Il ouvrit alors la valise qu’il portait et en sortit de longues boîtes aux formes diverses toutes emplies de bijoux miroitants comme des soleils.
Après un regard sur la jeune femme et sa robe, il lui présenta un fin collier d’émeraudes et de rubis, assortis à une bague et à un bracelet tout aussi admirables que Ginny refusa.

- je ne peux pas… bredouilla-t-elle face à ces merveilles, songeant que cela devait coûter une fortune et surtout qu’elle n’avait jamais possédé pareil trésor.
Le bijoutier lança à Mrs Guipure un regard surpris et celle-ci encouragea Ginny à essayer le collier.
Elle le lui passa elle-même autour du cou et ne put cacher son admiration.
- vous êtes merveilleusement belle ! fit-elle tandis que Ginny rougissait en touchant les pierres précieuses du bout des doigts.
Ginny aimait les belles choses mais n’avait pourtant jamais éprouvé le désir pressant de posséder une belle robe ou des bijoux, contrairement à certaines de ses anciennes camarades de Poudlard qui attachaient beaucoup d’importance à leur tenue.

Cependant, aujourd’hui, elle ne pouvait détacher son regard du miroir et ses doigts se posaient tour à tour sur les petites pierres et sur les broderies de sa robe. Ginny se demanda ce qui, de la beauté de sa tenue ou bien de l’identité de celui qui la lui offrait, la subjuguait le plus. Un cadeau de Lord Voldemort… Lucius n’allait pas s’en remettre…
L’atmosphère se glaça soudain et Ginny entendit les bijoux trembler dans leurs boîtes et les aiguilles cliqueter entre elles lorsque Lord Voldemort parut enfin.
Ginny sourit sans pourtant pouvoir détourner les yeux de son reflet.

Le sorcier se plaça à ses côtés en affichant une mine faussement étonnée.
- mademoiselle ? questionna-t-il d’une voix polie, je suis à la recherche de Miss Weasley, l’avez-vous vue ?
Ginny eut un rire bref et une soudaine envie de sauter au cou du sorcier mais la présence de témoins la retint.
- tu es exquise… murmura le sorcier avant de se tourner vers Mrs Guipure et le bijoutier. Félicitations ! je passerai dès demain régler ce que je dois.
Chacun d’eux bredouilla lamentablement, manifestant de façon pitoyable leur désir d’offrir ces présents.
- je donne toujours ce que mérite chacun. Fit le sorcier, en bien comme en mal.
Les trois personnes s’éclipsèrent rapidement et Lord Voldemort se tourna encore vers Ginny

- tu parles !grimaça-t-il. Il voulait surtout s’éviter le bonheur de me voir entrer chez eux demain !
Ginny, qui avait elle aussi analysé les choses de la même façon, éclata à nouveau de rire et céda finalement à ses envies. Jetant ses bras autour de son cou, elle sentit le sorcier se tétaniser de surprise face à ce geste familier et espéra qu’il ne s’en offusque pas.
Tout au contraire, il l’enlaça à son tour de longues minutes avant de s’éloigner.
- il y a quelqu’un qui doit venir aujourd’hui. Je veux que tu reçoives cette personne… Fais ce qu’elle voudra, du moment que ça te permet d’être ici ce soir à vingt heures.

- ce soir à vingt heures répéta Ginny sans comprendre, priant pour qu’il ne s’agisse pas là d’un piège sordide.
La jeune femme avait encore du mal à se faire à l’idée que Lord Voldemort puisse rester tendre et prévenant et elle craignait parfois que toute cette douceur ne soit qu’un leurre… après tout, il avait très bien su par le passé la mettre en confiance pour pouvoir la piéger.
Cependant, Ginny se rassurait en se disant qu’il n’avait nul besoin de la tromper pour obtenir ce qu’il voulait, puisqu’elle avait juré de faire ce qu’il lui ordonnerait…
Elle s’apprêta donc à recevoir cet étranger, espérant qu’au moins elle ne le connaîtrait pas : avoir à subir la compagnie d’un mangemort n’était pas son fort…

Et si c’était Malefoy fils ? songea-t-elle avec panique en approchantla porte du manoir où elle avait dirigé ses pas et où des coups frappés annonçaient le visiteur. Ou bien Crabbe... Ou Goyle… Et si c’était Bellatrix ? Et si c’était
- maman ???
Ginny n’eut pas le temps d’entendre la réponse et se sentit défaillir. Mrs Weasley se rua sur elle et amortit sa chute aussi bien qu’elle le put.
- mon petit, mon tout petit… sanglota la malheureuse en caressant le visage de son enfant qui se relevait avec difficulté.
Mère et fille se contemplèrent de longues secondes avant de s’enlacer et de pleurer à chaudes larmes.

- Comment vas-tu, ma chérie ? hoqueta Mrs Wesaley en passant une énième fois sa paume sur la joue humide de sa cadette.
- Bien ! je vais bien maman.
Mrs Weasley contempla la robe de sa fille, admirant le tissu luxueux sous le regard amusé de Ginny qui la regardait tourner autour d’elle.
La jeune femme la conduisit vers la cours intérieure peu fréquentée et elles s’installèrent sous le saule de longues heures.
Ginny rassura sa mère sur ses conditions de vie et rit en surprenant le regard inquisiteur de sa chère maman qui scrutait sa silhouette pour s’assurer que son enfant n’était pas affamée.
- je suis bien nourrie, ne t’en fais pas ! se moqua-t-elle.

Ginny lui fit ensuite visiter les appartements où elle passait le plus clair de son temps et entreprit de lui montrer chaque coin du manoir, gagnée par la liesse, comme si cette maison était la sienne et qu’elle en tirait une fierté immense.
Mrs Weasley se laissa mener avec plaisir, observant son enfant d’un œil embué en souriant d’aise, la serrant parfois contre elle.
C’est ainsi que, bras dessus, bras dessous, elles virent surgir Lucius Malefoy au détour d’un couloir. Ginny sentit sa mère se figer et fixa le mangemort d’un regard froid.

Le sorcier blond approcha avec un sourire mauvais et eut un rictus dégoûté en toisant Mrs Weasley lorsqu’il s’arrêta près d’elles.
- Weasley…. Fit-il d’un ton dédaigneux sans un regard pour Ginny. Vous cherchez quelque chose ? les cuisines peut-être ?
- garder vos sarcasmes, Malefoy ! le seul endroit que je puisse espérer trouver est bien celui où vous n’êtes pas !
- en ce cas, il ne fallait certes pas venir chez mon Maître. Fit Lucius d’une voix lente et sifflante.
Ginny sentit sa mère se raidir à cette mention : la pauvre faisait de gros efforts pour oublier qu’elle se trouvait dans la demeure de Lord Voldemort et ce rustre s’amusait tout au contraire à le lui rappeler et à jouer de sa frayeur.

- poursuivez votre visite, je vous en prie. Ajouta Malefoy sur un ton faussement courtois avec un large signe vers le couloir derrière lui. Ce manoir vous donnera à voir plus que vous ne pourrez jamais en espérer. Une seule bretelle de cette robe, ajouta-t-il en tournant le regard vers Ginny, vaut le double ce que vous pouvez vous offrir, et le placard à chaudrons de ce manoir est à lui seul plus grand que votre… Terrier…. Que j’ai pris grand plaisir à brûler, soit dit en passant…
Ce fut au tour de Ginny de sentir son corps se raidir : elle ignorait ce détail et le ton doucereux de Malefoy l’ulcérait. Elle s’apprêtait à lui enjoindre de les laisser en paix lorsque Lord Voldemort apparut à son tour.

Etrangement, sa mère ne cilla pas et fixa Malefoy d’un œil mauvais après avoir brièvement observé le nouvel arrivant.
Mrs Weasley avait rapidement détaillé l’homme qui s’était joint à eux. Cheveux noirs, yeux noirs… un sourire avenant et un visage séduisant… décidément, songea Mrs Wesaley, les mangemort n’étaient pas tous de vieux croulants comme ce malheureux Nott qui se ratatinait à vue d’œil.
Bien qu’elle ignora l’identité du nouveau venu, elle ne put s’empêcher de regretter que Lord Voldemort parvienne à attirer dans sa puissance des sorciers tels que ce jeune homme. Quel gâchis, songea-t-elle avec amertume.

- Mrs Weasley, salua le sorcier brun, obligeant l’interpellée à reporter sur lui son attention. C’est un plaisir de vous voir ici.
La sorcière lui rendit son sourire et le détailla encore. Quel gâchis, je vous assure.
- Mr Malefoy ne vous importune pas, j’ose espérer ?
Molly eut un rire bref.
- jamais ! minauda-t-elle. Il n’est guère plus importun, à vrai dire, qu’un cafard dans un bol de soupe.
Le cafard sursauta d’indignation en portant une main à sa canne tandis que le sorcier brun riait.

La sorcière dardait à nouveau son regard vers Lucius, se retenant à grand peine de lui sauter au visage pour lui enfoncer ses ongles dans les yeux, songeant qu’elle aurait dû laisser Arthur lui donner une bonne correction, bien des années auparavant…
Elle sentit sa fille faire sur son bras une légère pression et inspira profondément, attendant qu’elle la mène loin de ces mangemort à la petite semaine.
- Lucius, fit le sorcier brun, allons-y, nous manquons de temps.
- à votre convenance, Maître, répondit-il.
Mrs Weasley se figea soudain, totalement pétrifiée, après s’être vivement tournée vers le sorcier. Plus rien en elle ne bougea plus alors.

Molly eut même l’impression que son cœur cessait de battre tandis que Malefoy achevait sa phrase. Celui-ci, sur un signe de son maître, poursuivit son chemin tandis que Lord Voldemort posait son regard sur le visage devenu livide de la sorcière.
Ginny tentait de redonner vie à sa mère en la tirant légèrement mais, telle une statue, Mrs Weasley restait immobile, la respiration coupée et les yeux arrondis comme des soucoupes.
Lord Voldemort resta quelques secondes silencieux puis laissa échapper un rire bref et amusé.
- je serais curieux, se moqua-t-il enfin, de savoir combien de temps vous pouvez ainsi rester en apnée, Madame.
Mrs Weasley sembla parcourue par une onde électrique et tressaillit de tout son être. La vie reprit cependant ses droits et sa respiration revint, se faisant de nouveau aussi régulière que possible, compte tenu de la situation.

Elle orientait à présent toute sa haine vers le sorcier brun, grommelant avec l’air de mâcher sa langue. Lord Voldemort eut un sourire amusé et se tourna vers Ginny.
- elle finirait presque par me faire peur.
- mais elle peut être redoutable. Ajouta Ginny en souriant tandis que sa mère tournait la tête à leur opposé en relevant le nez.
- plus que moi ? susurra le sorcier en approchant d’elle.
Ginny hésita un instant à répondre, ne sachant jusqu’où elle pouvait pousser la plaisanterie, bien consciente que sa toute nouvelle relation privilégiée avec le mage noir ne lui donnait pas tous les droits.

Elle se tourna brièvement pour s’assurer que Lucius était loin et répondit finalement
- d’une certaine manière, oui.
Le sorcier ne put retenir un rire et s’éloigna à grands pas.
- je fuis donc. A ce soir !
Ginny dut à nouveau effectuer une pression sur le bras de sa mère pour qu’elle reprenne sa marche.
Elles marchèrent ainsi jusqu’à la volière sans que Mrs Weasley ne prononce un mot et Ginny la laissa penser à sa guise.
- ma fille, finit-elle par dire, tu ne m’avais pas dit qu’il était très beau garçon !
- MAMAN !! fit Ginny d’une voix indignée tandis que Mrs Weasley partait d’un grand rire, laissant s’évacuer la forte dose de stress qu’elle venait d’accumuler.
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