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News

Concours poésie - Musique, Choixpeau !


Vous aviez peur de vous ennuyer cet été ? Tiiki vous propose un nouveau concours de poésie en vers : choisissez une année de rentrée et écrivez la chanson du Choixpeau magique !

Pour en savoir plus, c'est par ici.

Vous avez jusqu'au 1er septembre 2022 pour publier votre texte et l'ajouter à la série dédiée… juste à temps pour la Répartition !


De le 06/07/2022 16:56


Sélections du mois


Félicitations à Sifoell et Chrisjedusor, qui remportent la Sélection Fondateurs !

Ne partez pas trop vite en vacances ! En juillet, les Animaux Fantastiques (les films !) sont à l'honneur. Vous avez jusqu'au 31 juillet pour lire les 5 textes proposés par les membres et voter par ici.

Après cela, l'équipe prendra un mois de repos bien mérité. Mais elle revient en septembre sur le thème Femslash ! Vous avez deux mois (oui, deux mois !) pour proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) sur ce thème. Pour ce faire, rendez-vous ici ou bien répondez directement à cette news.

On nous souffle dans l'oreillette que si vous voulez vous occuper en août, la Sélection Fictions longues continue. Il vous reste 6 mois pour découvrir 12 magnifiques univers ! Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.




De Equipe des Podiums le 04/07/2022 17:49


Concours hommage à Barbara - Ma plus belle histoire


De plus loin, que nous revienne
L’ombre de nos amours anciennes,
Du plus loin, de la première écoute…


Durant l'été 2022 (juin à août), nous, Juliette54 et Amnesie, vous proposons de déclarer votre amour à Barbara.
En un concours en trois manches, nous vous proposons de (re)découvrir ses chansons et son univers. Le premier chapitre (de 500 à 5000 mots) doit être écrit et mis en ligne d'ici le dimanche 10 juillet à 23h et doit s'inspirer d'une chanson de Barbara de ton choix et du thème Ma plus belle histoire...

Pour t'inscrire, nous donner le lien vers ton chapitre et pour plus d'info, nous t'invitons à consulter ce post sur le forum HPF !

Notre plus belle histoire d'amour, c'est toi, Barbara...


De le 03/07/2022 11:03


125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Délaissez le temps d'une soirée la plage et les cocotiers,
votre clavier vous appelle, vous avez plein d'histoires à raconter !

Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 28/06/2022 07:52


Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +


Ginny n’entendit plus les paroles amusées du sorcier tant ses oreilles bourdonnaient et laissa sa tête aller contre le torse de son maître enfouissant son nez dans son cou en se délectant de cette impression retrouvée, ce sentiment de n’appartenir qu’à lui, de ne vivre que pour lui et par lui, et s’endormit, épuisée de tant d’efforts, au moment où il passa une main tendre sur son front pâle.

Lorsqu’elle s’éveilla, le premier réflexe de Ginny fut de s’agripper à ce qui était à portée de sa main : elle avait la désagréable impression de flotter, comme si elle était balancée légèrement et cette sensation, ajoutée à celui de son esprit encore endormi, lui fit craindre le pire.
Elle ouvrit les yeux avant de refermer rapidement les paupières pour protéger ses prunelles de la lumière vive qui inondait tout autour d’elle. Elle avait cependant pu déterminer ce qui lui donnait le sentiment de tanguer : elle se trouvait sur un cheval, au milieu d’une dense forêt où le soleil s’engouffrait parfois en dessinant de grandes lignes obliques aveuglantes entre les feuillages.

Elle rouvrit lentement les yeux, observant autour d’elle, et rendit à Zéphyr le sourire rayonnant qu’il lui lança tout en s’accrochant à la crinière de l’animal pour se redresser un peu. Il lui fallut quelques instants pour comprendre que Lord Voldemort se trouvait derrière elle et qu’elle avait donc dormi adossée contre lui. Elle regretta d’avoir eu un sommeil si lourd qui l’avait empêchée de profiter de ces instants et laissa son corps s’éveiller doucement.
Derrière eux, un troisième animal suivait d’un pas tranquille : les trois sorciers évoluaient lentement, comme pour une promenade, et Ginny trouva ceci délicieusement agréable.

Autour d’eux, seuls les bruits provoqués par le vent et les cris des oiseaux animaient la forêt. Finalement, Zéphyr, qui se contorsionnait d’impatience depuis plusieurs minutes, n’y tint plus et lui lança
- alors ? bien dormi ?
Ginny approuva d’un signe de tête en prenant la gourde qu’il lui tendait et l’eau fraîche qu’elle y but acheva de la réveiller. Il sembla alors à la jeune femme que son corps et son esprit, à présent totalement libérés des chaînes du sommeil, se rappelaient soudain une évidence : il était là, tout près, juste derrière elle, et elle ne l’avait pas vu depuis des jours à présent…
Depuis des jours elle n’avait plus senti ses bras autour d’elle, excepté durant cette minute où elle s’était évanouie…
Sans même y réfléchir, Ginny releva les jambes et put ainsi s’accroupir sur le dos de l’animal.

Zéphyr la regardait d’un œil étonné tandis que Lord Voldemort se demandait ce qu’elle prévoyait. Il constata avec colère qu’il envisageait déjà qu’elle puisse vouloir fuir et qu’il en éprouvait une certaine crainte.
- où vas-tu ? Questionna-t-il alors, espérant qu’entendre sa voix suffirait à rendre Ginny plus raisonnable, si elle comptait leur fausser compagnie.
Ginny frémit à ces paroles mais ne répondit pas tant elle se concentrait pour ne pas tomber. D’un mouvement habile, elle parvint cependant à pivoter et provoqua chez le sorcier brun encore plus de surprise que chez Zéphyr.
Elle laissa enfin ses jambes retomber sur les flancs de l’animal et sans se soucier ni de la mine perplexe des deux hommes, ni de l’éventualité d’une crise d’indignation dont Lord Voldemort avait le secret, elle se blottit contre lui en soupirant.

Zéphyr éclata d’un rire clair et le groupe poursuivit ensuite sa route en silence. Ginny restait lovée contre le torse du sorcier, les yeux clos, et prenait plaisir à écouter battre son cœur, sentir sa respiration soulever régulièrement sa poitrine en la berçant lentement.
Le sourire béat qu’elle ne quittait plus provoquait parfois chez Zéphyr des rires amusés dont elle ne se souciait pas. Tout son esprit était orienté vers une seule chose : sentir près d’elle la présence et les gestes de celui qu’elle venait de retrouver.
Lord Voldemort avait passé ses bras autour de sa taille, tenant les rênes du cheval tout en l’enlaçant et Ginny priait pour que cet instant dure éternellement. Cependant, Zéphyr mit fin à cette rêverie en leur indiquant qu’ils arriveraient bientôt à un endroit escarpé et «qu’il serait raisonnable que chacun soit monté sur un cheval différent…»

Le ton taquin qu’il employa fit grogner le sorcier brun mais Ginny s’exécuta. Elle s’éloigna à contre cœur de lui et d’un saut, se retrouva au sol. Elle monta ensuite habilement sur l’immense cheval qui les suivait sans que personne n’ait eut à ralentir sa marche.
Ceci eut pour effet de rendre Zéphyr muet de surprise pendant un certain temps.
- et beh... fit-il enfin, elle a de la ressource…
Ginny sourit à ces mots avant d’observer autour d’elle. Son regard croisa alors celui de Lord Voldemort, pour la première fois depuis son réveil, comme elle le réalisa soudain. Se rappeler son audace la fit rosir, mais comme Zéphyr l’avait prévu, le terrain quelque peu accidenté obligea bientôt chacun à rester vigilent et à ne plus s’occuper d’autre chose que de guider sa monture.

Enfin, la forêt retrouva des sentiers plus réguliers, et Zéphyr tenta de ne pas s’étouffer de rire lorsqu’il demanda :
- alors ? Comment étaient ces derniers jours dans ce somptueux temple ?
Il ne put dire lequel, de Ginny ou de son ami, eut l’air le plus indigné, mais sa bonne humeur sembla soudain s’envoler.
- il ne t’a pas fait mal au moins ? S’inquiéta-t-il brusquement, comme s’il venait de réaliser qu’il ne s’en était pas encore soucié.
- non non. Fit Ginny, touchée par cette sollicitude. Il a été… aimable. Ajouta-t-elle avec hésitation. Mais qui était-ce ?
Zéphyr parut gêné et expliqua qu’il s’agissait tout simplement d’un sorcier avec qui il avait quelques différents au sujet d’une vaste propriété et Lord Voldemort pesta contre lui, lui rappelant qu’il aurait dû le tuer biens des années plus tôt comme il le lui avait suggéré dès leurs retrouvailles.

Le sorcier blond dodelina de la tête d’un air désapprobateur.
- tu aurais au moins gagné du temps vu qu’il a tout de même fallu y venir ! Reprocha Lord Voldemort
- il est mort ? Questionna Ginny.
- aussi mort qu’on peut l’être. Approuva Zéphyr avec bonne humeur sous le regard noir de son ami. Allons allons Tom… tu ne vas pas m’en vouloir éternellement de ne pas t’avoir laissé toi-même l’occasion de t’occuper de son cas ?
Lord Voldemort soupira d’un air excédé tandis que Ginny éprouvait une certaine compassion pour ce métamorphomage qui, tout compte fait, n’avait peut-être pas mérité tant…
Son maître se rendit vite compte de son état pensif et ne tarda pas à l’interpeller.
- pourquoi ? Il va te manquer ?

- la malheureuse ! S’esclaffa Zéphyr sans laisser le temps à la sorcière de répondre. Elle a bien assez d’un à supporter, je parie, pour ne pas espérer en avoir un second !
Ginny s’obstina à garder les yeux rivés sur la couverture où elle était assise, refusant tout net de croiser le regard inquisiteur du sombre mage.
- raconte moi un peu, reprit Zéphyr sur le ton de la confidence. Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il dit ?
Ginny releva le nez et constata à l’évidence que Lord Voldemort attendait aussi réponse à cette question. Elle raconta donc comment l’intrus s’était présenté à elle en lui demandant de la suivre et la façon étrange qu’il avait eu d’élaguer ses questions, de parler « bizarrement » ajouta-t-elle en rosissant encore.

- et oui... Approuva Zéphyr. Dès qu’il a vu qu’on me rendait visite il a mené sa petite enquête et chercher un moyen de me nuire… si il avait connu l’identité de mon invité, poursuivit-il en riant, il se serait abstenu, à n’en point douter… Mais bon, si au moins il ne t’a pas blessée, c’est ce qui compte… comment as-tu su que ce n’était pas Tom ?
De roses qu’elles étaient, les joues de Ginny devinrent laiteuses tandis que les yeux sombres de son maître semblaient parcourus de nuages orageux.
- il était... Bizarre... Chuchota-t-elle en forçant les deux sorciers à tendre l’oreille.
- comment ça bizarre ? Insista Zéphyr.
Ginny haussa les épaules en émettant un gargouillis indistinct mais la curiosité de cet homme semblait ne pas avoir de limite.
- quelle est la première chose bizarre qu’il a faite ? demanda-t-il.

Ginny devint aussi écarlate que sa chevelure flamboyante, ce qui mit Lord Voldemort au comble de l’exaspération et de l’inquiétude. Qu’avait-il donc pu se passer pour que sa captive soit dans cet état ? Soudain, sa respiration se coupa et il se sentit oppressé par un doute affreux : se pouvait-il que cet imposteur ait profité de la situation ? Qu’il ait osé poser la main sur elle ? Qu’il ait…
Le sorcier refusa d’aller plus loin dans ses théories et se contenta de ruminer sa colère en serrant les poings sur les rênes du cheval.
- et bien ? Insista Zéphyr d’une voix forte en se plaçant à côté de Ginny qui, plongée dans ses pensées, revivait avec écoeurement les derniers jours, s’étonnant pourtant d’une telle réaction face à des faits pourtant bien anodins.
- il me parlait comme à une petite fille, commença-t-elle en fixant un point inexistant entre les branches, concentrée sur ses souvenirs et ses sensations passées. Il voulait que je sois plus « familière » avec lui, poursuivit-elle avant de chuchoter : que je l’appelle Tom…

Ginny raconta alors comment ce sorcier avait presque exigé qu’elle abandonne ses paroles respectueuses et le « Maître » qu’elle ajoutait à chaque fin de phrase, comment lui-même s’adressait à elle avec gentillesse, lui donnant quelques sobriquets qu’elle répéta en grimaçant.
Zéphyr éclata de rire en imaginant son ami appeler quiconque « poussin » ou « chaton » et Lord Voldemort manqua tomber de cheval à plusieurs reprises tant l’horreur de ce qu’il entendait le frappait de plein fouet.
Elle fit également part de ses doutes rapides, des disparitions plus que suspectes de sa baguette et de ses « enquêtes » pour vérifier ses théories sur l’utilisation d’une potion telle que le polynectar…
Ginny se sentait de plus en plus mal à l’aise à ces simples souvenirs, ne songeant même plus qu’il l’entendait parler, mais seulement étourdie de ressentir encore l’état de manque dans lequel elle s’était trouvée, la peur qu’elle avait éprouvée en craignant que son Maître se soit transformé en un homme doucereux sans aucune force de caractère…

Elle acheva son résumé en passant une main tremblante sur son front moite, prise de nausées.
- il souriait tout le temps et me traitait comme si j’étais le plus précieux des trésors… un vrai cauchemar… conclut-elle finalement en provoquant cette fois l’éclat de rire des deux sorciers.
Ceci eut pour effet de la tirer de sa torpeur et Ginny sourit timidement en réalisant tout ce qu’elle venait de confesser et à qui…
- la majorité des femmes seraient ravies qu’on les traite de la sorte, commença Zéphyr.
- y’a des limites à tout ! Coupa Ginny. J’ai toujours eu horreur des empressés qui semblent croire qu’une fille est trop fragile pour pouvoir couper sa viande toute seule !
- et bien, fit Zéphyr en dodelinant du chef, tout sourire, au moins tu es servie ! Celui-ci, ajouta-t-il avec un signe du menton vers Tom, aura plus vite fait de te couper la tête que ta viande…
Le regard venimeux de Lord Voldemort le fit à nouveau rire, et Ginny songea que cet homme ressemblait bien peu aux Malefoy, par son comportement.

- vous êtes parent de Lucius Malefoy ? Interrogea-t-elle à brûle pourpoint.
Zéphyr se crispa sur sa monture en lançant au sombre mage un regard oblique.
- c’est mon fils… finit-il par déclarer.
Ginny ouvrit la bouche pour argumenter du fait que Zéphyr semblait encore plus jeune que Lucius et qu’il lui paraissait improbable qu’il en soit le père, mais la façon dont il tourna soudain la tête à l’opposé l’encouragea à ne pas s’éterniser sur le sujet.
Ils s’arrêtèrent enfin pour déjeuner et le sorcier blond retrouva rapidement sa bonne humeur ; Ginny eut l’étrange impression qu’il était encore plus sympathique avec elle, comme s’il lui était reconnaissant d’avoir perçu sa gène et décidé de ne pas poursuivre ses questions.

Ils reprirent ensuite la route et au bout de deux heures, Ginny commença à sentir son dos la brûler de douleur et d’inconfort.
- où va-t-on ? demanda-t-elle en espérant ainsi prévoir le temps de parcours encore nécessaire.
- tu verras bien. Trancha Lord Voldemort
- mais enfin ! fit Zéphyr d’un air indigné, elle peut savoir non ? Elle pourrait bien ne pas vouloir venir, d’ailleurs…
- peut-être, fit le sombre mage en se tournant vers lui avec un sourire carnassier, mais il se trouve que c’est encore moi qui commande…
Zéphyr leva les yeux au ciel et, se tournant vers Ginny, désigna son ami d’un geste dédaigneux de la main
- Tom ! Scanda-t-il de façon théâtrale, le seul et l’unique !!
Ginny ne put retenir un rire et déclara tout de même
- où qu’on aille, j’espère au moins que nous serons bientôt rendus.

- Moi aussi, fit Zéphyr en se frottant le céans, debout sur les étriers, je commence à avoir mal au…
Il ne put achever sa phrase : Lord Voldemort venait de lui lancer la gourde qui pendait à son côté, et qui le fit presque tomber de cheval tant il fut surpris par le choc.
- Mais ça va pas non ?! Tempêta-t-il en tentant de reprendre son équilibre tandis que Ginny se couchait sur la crinière de son cheval, riant à gorge déployée.
- je t’interdis d’être grossier en ma présence ! Siffla Lord Voldemort entre ses dents.
- Mais quelle plaie… pesta Zéphyr à vois basse en se massant la joue avant d’ajouter. Je pensais que ces années avaient amélioré ton caractère, mais je vois qu’il n’en est rien… Ma pauvre Ginny, fit-il en se tournant vers elle, comment Diable fais-tu pour supporter un démon pareil ?
- c’est sans doute qu’elle n’a pas le choix, trancha Lord Voldemort d’une voix qui témoignait de sa mauvaise humeur.

Ginny nota malgré elle que son maître semblait peu désireux de l’entendre donner sa version, et songea qu’il craignait- peut-être justement qu’elle ne l’approuve, lui montrant qu’elle restait son esclave par obligation…
La sorcière se força à chasser ceci de son esprit. Tomber amoureuse était une chose, mais elle s’était juré de ne pas jouer les naïves : jamais il ne l’aimerait. Il n’aimait d’elle que ce qu’elle représentait, rien de plus.
Zéphyr eut encore l’occasion de se frotter le bas du dos durant de nombreuses heures sous le regard noir de son ami qui semblait lui promettre mille tortures s’il lui venait l’idée de faire à nouveau un quelconque commentaire. Ginny riait chaque fois qu’elle percevait ces échanges silencieux, amusée par les gestes et les attitudes de Zéphyr qui la prenait à témoin d’un regard en se tournant vers elle, levant les yeux au ciel ou soupirant bruyamment.

Ils arrivèrent enfin dans ce qui sembla être un ancien village ou un vieil homme dont Ginny ne put évaluer l’âge les conduisit vers une vaste demeure de pierres.
La sorcière jugea que si, comme il convenait de le faire pour un arbre coupé, elle voulait déterminer l’âge de cet homme au nombre de ses rides, elle en aurait au moins pour la nuit !
Rompus de fatigue, ils dînèrent rapidement et Ginny rit encore de voir Zéphyr mimer une douleur telle qu’il mangea sans s’asseoir, lui faisant des clins d’œil complices chaque fois que Lord Voldemort tournait la tête dans un désir évident de ne plus le voir faire ses pitreries.
- je vois que je ne suis pas le seul à ne pas changer. Finit par déclarer le sombre mage alors que Zéphyr prenait congé en sortant de la pièce en boitant exagérément, une main posée sur ses reins, sous les rires de Ginny.

La sorcière éprouva un plaisir immense en constatant que ces maisons à l’aspect rudimentaire profitaient malgré tout de vastes salles d’eau et elle ne bouda pas son plaisir : elle resta de longues minutes sous l’eau fraîche dont le bruit agréable la berçait.
Lorsqu’elle se dirigea vers la chambre, elle observa un instant le sombre mage assis sur un large fauteuil, plongé dans la lecture d’un parchemin. Le menton calé dans une main, il tenait de l’autre une longue feuille qu’il abaissa finalement lorsqu’elle entra.
La jeune femme sentit fondre sur elle une nuées de souvenirs, comme si son esprit réalisait enfin, après avoir été endormi par la peur de le perdre, que celui qui se trouvait face à elle était Lord Voldemort.

Elle se mordit les lèvres en réalisant qu’elle avait peut-être parfois trop tendance à l’oublier, à ne plus le craindre autant et de fait, à devenir trop familière avec lui…
Ginny se sentit frémir sous le regard perçant qui la détaillait soudain et lorsque le sorcier laissa tomber le parchemin au sol pour se donner la possibilité de claquer des doigts à son aise, elle eut envie de se jeter sur lui pour lui faire quitter ce sourire arrogant.

Mais dieu qu’elle aimait ce sourire ! Elle avança donc jusqu’à lui et lorsqu’elle fut à sa portée, il entoura sa taille d’un bras, la tirant vers lui.
- alors ? fit-il d’une voix sarcastique, tu as apprécié ta douche, « Mon poussin » ?
Ginny éclata de rire et finit par se caler contre lui, enfouissant comme elle aimait tant le faire son nez dans son cou.
- pitié pas ça, hoqueta-t-elle tandis qu’il l’enlaçait plus étroitement.
La jeune femme sourit un instant, se laissant bercer par le bonheur de se trouver là, amusée de penser qu’elle se trouvait assise à califourchon sur les genoux de Lord Voldemort… himself.
- Dis moi Ginny, reprit-il d’un ton redevenu grave, t’arrive-t-il de me mentir ?
Ginny se redressa avec un rire bref, sans se dégager de l’étreinte qu’il maintenait autour d’elle.
- je ne pense pas être assez stupide pour ça. Répondit-elle ensuite avec sérieux alors qu’elle percevait dans le regard du sorcier l’importance qu’il exigeait de sa réponse. Et puis, ajouta-t-elle, je pense que vous le sauriez si tel était le cas.

- pas forcément, murmura-t-il en la fixant intensément. Je ne passe pas mon temps à m’en assurer…
Ginny resta un instant perplexe, bouche bée et assura une nouvelle fois d’un ton convaincu après avoir réfléchi un instant à tout ce qu’elle avait dit ou fait par le passé.
- je ne vous mens jamais…
Lord Voldemort la fixa encore un instant et elle sentit son estomac se contracter d’inquiétude.
- pourquoi me posez-vous cette question ? Chuchota-t-elle enfin.
Le sorcier haussa les épaules sans répondre et l’enlaça à nouveau, la soulevant dans ses bras pour la porter jusqu’au lit où il les fit s’écrouler tout d’eux, comme à son habitude. Ginny craignait chaque fois que le lit ne cède sous leur chute et fermait les yeux en se préparant au choc, mais chaque fois elle s’enfonçait dans un matelas souple sans qu’il ne desserre son étreinte.

- puisque tu ne me mens jamais, fit-il en s’allongeant près d’elle, j’aimerais que tu continues… et que tu me dises…
Ginny le regarda en attendant la suite de sa question, se tournant pour lui faire face alors qu’il posait sa tête sur son bras relevé pour l’observer.
- vous dire ? Poursuivit-elle, tirant au sorcier un bref sourire.
- y a-t-il quelque chose en lui qui t’a plu… une chose que tu regrettes que je n’aie pas, ou que je ne te dise pas. Quelque chose que tu voudrais que je te demande, ou que je te laisse faire… je ne sais pas… dis.
La sorcière, si elle n’avait pas tant été occupée à rougir et à se concentrer pour ne pas se laisser envahir par la gène qu’elle sentait poindre se serait sans nul doute aperçue que le sorcier face à elle, pour la première fois en des mois et peut-être de sa vie, ne trouvait plus ses mots…
Ginny avait passé la majorité de la journée à tenter de ne pas croiser le regard du sorcier, de peur qu’il ne perçoive en elle ses réflexions. Oui, il y avait une chose, une seule chose qu’elle aurait voulu pouvoir continuer, comme avec cet imposteur.

Cesser de l’appeler maître et utiliser ce prénom… qu’elle savait détesté au-delà du supportable. Elle ne devait pas, ne voulait pas, exiger ce genre de choses ou même l’évoquer. Ce n’était qu’un désir inconcevable, juste une envie chez elle d’avoir le sentiment de lui être plus proche, d’être autre chose pour lui qu’une esclave… Mais elle était également persuadée que ce n’était que folie de l’envisager.
- je suis obligée de répondre ? fit-elle d’une voix timide, s’étonnant de sa propre audace.
- devine ! Rétorqua le sorcier après un rire bref.
Ginny grommela qu’elle aurait de loin préféré que ce soit lui qui devine, justement, plutôt que de devoir dire tout haut ce qui lui semblait relever du blasphème, mais il fit semblant de ne pas l’entendre, souriant en la fixant avec cet éternel air supérieur, vainqueur par forfait…
- alors ? fit-il. Il n’y a vraiment rien que tu aurais voulu que je dise moi, plutôt que lui ?

- si murmura timidement Ginny en baissant les yeux, trouvant un intérêt soudain à faire jouer le drap entre ses doigts.
Le sorcier sentit à nouveau sa poitrine l’oppresser, comme ça avait déjà été le cas au cours de la journée. Qu’avait donc fait cet imposteur pour la mettre dans un tel état ? Il releva vers lui son menton en le calant entre ses doigts, la mine sévère.
- dis. Ordonna-t-il, sentant en lui le besoin urgent de connaître la vérité.
Ginny n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il poursuivait.
- est-ce qu’il t’a… touchée ?
La mine scandalisée et les yeux arrondis de Ginny furent pour lui une source de soulagement intense.
- bien sûr que non ! Cria-t-elle presque d’un air offensé avant de rougir aussitôt, provoquant chez le sorcier un rictus de colère. Enfin si… ajouta Ginny en baissant à nouveau le nez sans se soucier du regard brillant de colère de son maître. Il m’a embrassée.

Lord Voldemort sursauta de rage, provoquant chez sa captive un élan de panique.
- juste une fois ! fit-elle précipitamment. Ou deux.
- une ou deux ? Cracha Lord Voldemort.
- Mais j’en sais rien moi ! fit Ginny avec un geste d’impatience avant de se figer d’horreur.
Ce qu’elle avait songé quelques minutes plus tôt était vrai : elle oubliait bien vite et trop facilement à qui elle avait à faire.
Le regard noir et la respiration courte de Lord Voldemort n’étaient pas pour la rassurer et elle finit par reprendre d’une voix faible et anxieuse.
- je ne sais pas… je n’aime pas y repenser…
- ça m’est complètement égal. Siffla le sorcier en approchant son visage du sien. J’exige de savoir. Il t’a…. et tu ne t’en souviens pas ?
La sorcière eut envie de sourire à le voir refuser de prononcer la fin d’une phrase qui semblait l’écoeurer.
- non je ne m’en rappelle pas. Répondit-elle d’une voix sûre.
Le sorcier plongea ses yeux dans les siens et Ginny savait qu’il y cherchait la moindre preuve de mensonge.

- c’est étrange.. Finit-il par murmurer sans relâcher son observation, de ne pas se rappeler ce genre de chose.
- en règle général, je ne me rappelle que de ce qui me fait de l’effet. Répondit Ginny en virant au rouge vif dès le dernier mot achevé.
Elle plaqua une main sur sa bouche et eut l’impression de se liquéfier au regard étonné et amusé du sorcier qui semblait retenir son rire à grand peine.
- je suis désolée, souffla-t-elle entre ses doigts. Oh mon dieu je me fais honte…
Ginny eut envie de se tourner pour ne plus lui faire face, mais Lord Voldemort retint son geste en riant.
-attends attends… Se moqua-t-il en la regardant tenter de se soustraire à son regard.
Le sorcier obligea une Ginny tantôt livide tantôt grenat à lui rappeler quand, pour la dernière fois, il l’avait embrassé, prise dans ses bras, ou fait preuve de la moindre marque de tendresse, et fut fort satisfait de constater qu’elle répondait parfaitement à chaque question en changeant systématiquement de couleur.
- bon et bien… dois-je considérer que je te ... comment déjà ? ah oui ! Fais de l’effet ?

Ginny crut s’étouffer de rage en regardant le sorcier, qui lui pensait bien finir par s’étouffer de rire face à sa mine boudeuse.
- Mais revenons en à ma première question… Fit-il soudain en reprenant son sérieux.
Au visage horrifié de Ginny, qui avait soudain perdu son air de gamine amusée, le sorcier comprit que le sujet était d’importance et il l’enlaça en se surprenant lui-même d’être si patient.
- dis moi. Murmura-t-il dans ses cheveux tandis qu’elle se blottissait contre lui.
- je ne veux pas… murmura-t-elle d’une voix implorante en restant lovée contre sa poitrine. S’il vous plait... Pour une fois, laissez moi… ne pas vous répondre…
Lord Voldemort resta un instant muet, tiraillé entre l’envie de hurler de colère face à cette effronterie, de peur face à ce qu’elle demandait et qui pour lui, signifiait que ce qu’elle cachait était une chose importante, ou de rage à son encontre en se sentant fléchir.
- je ne cède jamais. Répondit-il calmement, plutôt satisfait de ce compromis. Mais je t’assure que je ne m’emporterai pas. Quoi que tu dises…

Il prit le visage de sa captive entre ses mains pour la forcer à lui faire face à nouveau, étonné de le sentir humide de larmes, et une fois de plus agacé de sentir sa poitrine l’oppresser. Finirait-il par se rendre malade de la voir pleurer ? Lui ?
- peut-être hoqueta Ginny, mais je sais que ça ne vous plaira pas.
- comme il ne me plait pas de te voir me tenir tête. Trancha le sorcier sans pourtant parvenir à mettre toute la dureté qu’il aurait souhaité dans sa voix.
La jeune femme retint sa respiration en le fixant, les yeux baignés de larmes.
- tant pis. Fit-elle en frissonnant. Je prends le risque.
Le sorcier resta un instant bouché bée avant d’articuler
- c’est donc si important que ça ?
- pas forcément. Fit Ginny en haussant les épaules, priant pour qu’il la ramène rapidement contre lui, mais je suis certaine que cela vous déplaira… je ne veux pas…

Il exauça enfin ses vœux et la serra contre lui. La jeune femme se laissa bercer encore par sa respiration, pleurant de soulagement et de bien être, et s’endormit avec un sourire posé sur les lèvres lorsqu’elle l’entendit grommeler
-si tu dis à quiconque que j’ai cédé, je te tue.
Elle n’eut pas la force de répondre et se contenta de le serrer contre elle à son tour en soupirant.

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