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News

125éme édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 125e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 22 juillet à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Délaissez le temps d'une soirée la plage et les cocotiers,
votre clavier vous appelle, vous avez plein d'histoires à raconter !

Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De Équipe des Nuits le 28/06/2022 07:52


Concours officiel HPFanfic


Les 25 ans de Harry Potter

 

L'équipe de modération HPFanfic vous propose un concours d'écriture afin de célébrer dignement les 25 ans de Harry Potter.

Vous avez jusqu'au 25 août 2022 pour publier votre texte ! Les votes seront lancés dans la foulée.

Laissez-vous tenter par l'aventure en suivant ce lien ! Vous y trouverez les différentes modalités de ce concours.

A bientôt !


De L'équipe de modération d'HPFanfic le 25/06/2022 17:25


Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Assemblée Générale 2022


Chers membres d’HPF,

Nous désirons vous informer que l’Assemblée Générale 2022 aura lieu du vendredi 17 juin 22h au vendredi 24 juin 22h sur le forum.

Seuls les adhérents à l’association peuvent voter, mais tous les membres sont encouragés à venir lire et discuter.

Au plaisir de vous y voir !

Le CA
De Les membres du CA le 06/06/2022 18:39


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Juliette54, Tiiki et Bloo, qui remportent la Sélection Drabbles !

Vous pouvez dès à présent commencer vos lectures pour élire en décembre prochain vos Fictions longues préférées. Vous avez 7 mois pour découvrir 12 univers qui ont conquis les lecteurs ! Pour en savoir plus et pour suivre notre planning de lectures, rendez-vous ICI.

En juillet, on compte sur vous pour la Sélection des Animaux Fantastiques ! Avec la sortie du troisième film, c'est de circonstance, non ? Vous pouvez d'ores et déjà proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et au mois de juin, remontez aux origines de Poudlard. Nous vous proposons six textes qui mettront à l'honneur, individuellement comme collectivement, ses Fondateurs : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard. Vous avez jusqu'au 30 juin pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 05/06/2022 16:03


Ma victoire par Morgane

[196 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
La vie de Ginny prenait fin, pour que la leur continue.
A présent, pour elle, commençait celle de la servante du Seigneur des Ténèbres.

Dès que les mangemort eurent disparu, emportant leur sœur et amie, Hermione éclata en sanglots, enfouissant entre ses mains sont visage dévasté par les larmes.
Ron se maintenait au mur, appuyant une main contre la paroi froide, les jambes flageolantes et le teint verdâtre. Bientôt, il ne put retenir les spasmes de nausée qui l’envahissaient et sortit précipitamment du temple.
Neville, que plus aucun bras ennemis ne maintenait debout, s’écroula au sol, blême et silencieux, les yeux fixés sur le corps de Bill qu’il ne distinguait pourtant pas. Son regard s’évanouissait au-delà des murs, s’enfonçait dans un abîme de désespoir.

Fred et Georges se ruèrent sur leur aîné, et, une fois assurés qu’il vivait toujours, se mirent à arpenter la pièce d’un pas fébrile en crispant poings et mâchoires.
Enfin, Hermione parvint à se lever, pleurant sans interruption, et approcha à son tour de Bill. Lui parlant entre deux sanglots, elle finit par le réveiller et tous se traînèrent misérablement hors de la grotte.
Les regards des six sorciers embrasèrent le lieu où, à peine une heure plus tôt, la bataille faisait rage.

Bill se pencha et ramassa au sol un chapeau à la triste allure avant de le tapoter du bout de sa baguette.
- vu notre état, expliqua-t-il d’une voix monocorde, mieux vaut utiliser un portoloin pour rejoindre les autres plutôt que tenter de transplaner.
Tous firent cercle autour du tissu poussiéreux et leurs regards se détournèrent un bref instant vers l’entrée de la grotte qui abritait le temple pour un dernier adieu.
L’instant d’après, Ils se sentaient emportés dans un tourbillon de bruits et de couleurs et Ron serra un peu plus les lèvres, plus convaincu que jamais de l’utilité de garder la bouche fermée.

Lorsque leurs pieds heurtèrent à nouveau le sol, Neville s’effondra encore, dans la même attitude prostrée qu’il tenait peu de temps avant. A genoux, le regard perdu au loin, il ne distinguait plus ni voix ni visage.
Autour d’eux, un cercle de sorciers à la mine épuisée brandit des baguettes avant de les abaisser.
Mrs Weasley poussa un cri de bête sauvage, long sanglot mêlé de terreur, et se rua sur ses fils.
Elle embrassa avidement les joues humides et tuméfiées des jumeaux, les serrant contre elle à leur broyer les côtes et attira à son tour Bill en passant une main fébrile dans ses cheveux longs.

La petite femme, secouée par les pleurs, cherchait désespérément un moyen de pouvoir embrasser tous ses enfants en même temps mais, à regret, lâcha finalement ce trio pour se tourner vers Ron.
- oh… mon chéri, sanglota-t-elle en le prenant à son tour dans ses bras tandis que les yeux de Ron, qui le piquaient de plus en plus, débordaient à leur tour de larmes.
Elle enlaça Hermione qui se trouvait tout près sans lâcher son fils, pleurant sur son épaule.
Brièvement, elle s’agenouilla auprès de Neville pour l’encourager à se relever et déposa un baiser humide sur sa joue avant de le pousser délicatement vers Tonks, qui se chargea de l’installer plus confortablement.

Enfin, Mrs Weasley marqua une pause en se tordant les mains d’anxiété, transie au centre de la pièce, et son regard scruta avidement chaque recoin. Elle finit par se tourner vers Bill, le menton tremblant, et lorsque celui-ci baissa les yeux, soudain pris d’une nouvelle crise de larmes, la malheureuse mère poussa un hurlement de louve aux abois, s’effondrant au sol en s’arrachant les cheveux.
Il fallut la force de Rémus Lupin et de Kingsley pour parvenir à la remettre debout et à la transporter jusqu’à un divan de fortune où elle s’affala, le visage inondé de larmes.

Arthur Weasley, tout comme elle, n’avait pas participé à la bataille. Leur rôle constituait à récolter des informations et à ménager des issues de secours pour les membres de l’Ordre. Jusque là, la place d’Arthur au ministère avait été un atout important mais à présent, tous étaient en fuite.
Le sorcier était resté assis à la table, incapable d’ébaucher le moindre pas, en regardant ses enfants tour à tour, puis avait calé sa tête entre ses bras, pleurant sa fille perdue.

A l’heure du dîner, chacun s’installa autour de la longue table de bois brut, plus par habitude que par appétit, et les heures défilèrent dans un silence morbide.
Kinglsey finit par prendre la parole, pour nommer d’une part ceux qu’ils avaient perdu à tout jamais et d’autre part ceux qui survivaient et pour qui il convenait d’organiser un exil salutaire.
Charlie Weasley leur avait déjà fourni la maisonnette perdue dans les bois qu’ils occupaient actuellement, mais il leur fallait trouver un endroit plus sûr... et plus loin. Dès le lendemain, le sorcier laisserait ses dragons pour rejoindre sa famille et se cacher avec elle.
Des sanglots éclatèrent encore aux noms de Harry, Albus ou Maugrey, mais tous furent également étonnés de constater que la majorité des membres de l’Ordre avait survécue.

Beaucoup de ceux qui étaient tombés sous les sorts des fidèles de Voldemort étaient des sorciers ralliés à leur cause mais sans réelle formation. Dumbledore avait très justement prévu cette catastrophe. La majorité de ces pauvres gens n’était pas préparée à affronter une telle horreur…
Lorsque Kinglsley murmura le nom de Ginny, par égard pour les parents en pleurs, Ron intervint d’une voix forte en serrant les poings sur la table.
- elle n’est pas morte !

Ces mots résonnèrent dans la pièce sombre et Bill foudroya son frère du regard, sous la mine perplexe des jumeaux.
- elle n’est pas morte, répéta Ron tandis que sa mère tremblait littéralement d’émotion.
- tais-toi, siffla Bill.
- je ne me tairai pas ! se mit à hurler Ron en se levant d’un bon. ELLE N’EST PAS MORTE !!! et j’irai la chercher !
Bill se leva à son tour pour faire face à son cadet
- réfléchis un peu à ce que tu dis… fit-il en faisant un geste vers leurs parents. Ne penses-tu pas que papa et maman ont…
- Bill ?! intervint Mrs Weasley. Est-ce vrai ?

Le sorcier se laissa tomber sur sa chaise et acquiesça finalement, sous les regards interrogateurs de l’assemblée.
Il conta alors toute l’histoire, provoquant des hauts le cœur et des grognements d’indignation.
- je ne voulais pas vous le dire… murmura-t-il enfin en glissant un regard vers ses parents. Il n’y a aucun moyen de la sauver, et il vaudrait mieux qu’elle soit morte plutôt que vivante où elle est.
- je t’interdis de dire ça, Bill. Fit Arthur dont la voix rendue rauque par l’émotion surprit tout le monde. Il y a toujours un espoir.
Mrs Weasley approuva d’un signe de tête lent en posant sa main sur celle de son mari et Bill baissa les yeux, abattus.
Après de longues minutes silencieuses, Tonks osa demander :
- il l’a emmenée où, à votre avis ?

_______________________________

Tonks était loin d’imaginer que le lieu où Voldemort avait décidé de séjourner était aussi facilement identifiable.
Le Seigneur des Ténèbres, définitivement vainqueur et maître du monde sorcier, ne se souciait nullement de se cacher, bien au contraire…
Dès le lendemain de sa victoire, il s’était rendu au ministère, trouvant de nombreux bureaux vides étant donné que les employés étaient morts, tombés la veille sous ses sorts, ou en fuite.
Etrangement, il laissa en place ceux qui restaient, manifestement convaincu que nul n’oserait plus s’élever contre lui, et attribua les postes libres à ses mangemort les plus « qualifiés ».

Mrs Bones, Ministre de la magie depuis des années, avait attendu l’arrivée du Lord Noir avec une résignation admirable, donnant à ses condisciples un magnifique exemple de courage et de noblesse.
Lord Voldemort s’était invité dans son bureau sans prévenir, entrant d’un pas calme et s’avançant vers elle avec une sourire satisfait. Tout en lui respirait la suffisance et Mrs Bones s’était levée avec dignité pour lui faire face, sans ciller malgré son effroi.
- Je crains fort, avait calmement déclaré le sorcier, que votre position au sein du ministère ne soit compromise. A moins que vous ne consentiez à obéir à chacune de mes directives.

Le sourire carnassier du mage avait glacé le sang de la sorcière mais elle avait gardé son aplomb.
- je regrette. Mais nos convictions étant sensiblement différentes, cela ne pourra être le cas. Avait-elle répondu. J’ai été placée à ce poste par la communauté magique et ne le quitterai qu’à sa demande et à nulle autre.
Lord Voldemort avait observé la sorcière de longues minutes en silence, un sourire narquois aux lèvres.
- je comprends pourquoi Dumbledore vous estimait tant, finit-il par déclarer. Vous possédez cette même bravoure idiote, ce semblant de noblesse ridicule dans lequel vous vous drapez, quitte à perdre la vie. Et bien, soit, si tel est votre désir.

D’un sort, il avait mis fin à la vie de la sorcière avant de nommer à sa place un Lucius Malefoy rayonnant.
Fermant la porte derrière lui, le sorcier brun avait indiqué à son fidèle :
- vous connaissez les directives à suivre et en cas d’hésitation, savez où me trouver. Que je n’ai pas à regretter cette décision, Lucius.
Le nouveau ministre s’était incliné bien bas, rivalisant de politesse avec le plus docile des elfes, les mains tremblantes d’excitation à l’idée de pouvoir enfin assouvir son désir de dominer le monde sorcier.
- vous pouvez compter sur moi. Avait-il assuré.

La Gazette du Sorcier avait fait part de tous ces événements sans que le Lord Noir ne s’en offusque. Quelques jours plus tard, il avait tout au contraire convoqué dans son manoir les trois dirigeants du journal, qui, tous plus livides les uns que les autres, avaient bu ses paroles en assurant béatement qu’ils se plieraient dorénavant à la moindre de ses exigences.
Les journalistes avaient manqué s’étrangler avec le champagne qui leur avait été servi pour fêter dignement le début de cette nouvelle ère, tant le stress qui enserrait leur gorge les rendait maladroits.
Le Maître avait claqué des doigts et plusieurs elfes étaient apparus, portant des plateaux d’or et d’argent chargés de coupe de cristal à bout de bras.

Les sorciers s’étaient servis d’une main tremblante, le geste malhabile et le regard noyé de terreur. Tous avaient plongé les yeux dans leur coupe, la tenant à deux mains, lorsque Voldemort avait déclaré, sur le ton de la conversation :
- je serais fortement vexé si vous renversiez ces boissons, qui ont coûté une petite fortune, sur ce magnifique tapis auquel je tiens énormément.
Finalement, ils avaient achevé cet entretien à sens unique dans le désordre le plus complet lorsque le Lord Noir s’était diverti à leur dépend.
- et il me serait encore plus désagréable, avait-il poursuivi, que vous persistiez à ne pas me regarder lorsque je vous parle. Ceci est une preuve manifeste d’irrespect que je ne saurais tolérer.
Les malheureux, ne sachant où donner de la tête et qui, du champagne, du tapis ou de l’orgueil du sombre Lord il fallait le plus ménager, avaient fini par s’éclipser en tremblant de tous leurs membres dès qu’ils en eurent la permission.

Au moment de partir, le Maître avait claqué une nouvelle fois des doigts et une jeune femme était apparue. Bouche bée, ils l’avaient tous regardée s’avancer vers eux.
Ses cheveux flamboyants dévalaient en cascades sur ses épaules qu’une robe vert sombre laissait nues. Son allure, emprunte de détermination et de tristesse confondues, lui donnait l’air d’une fée. Mais une fée maudite.
Lord Voldemort, ne quittant pas les journalistes des yeux, avait placé son bras autour de la taille de la jeune femme qui gardait la tête baissée.

- vous n’avez pas eu l’occasion, je crois, de rencontrer Miss Weasley ?
Les sorciers firent un signe de tête négatif en observant la sorcière, un air de stupidité rare collée au visage.
- elle m’est encore plus précieuse que ce tapis, voyez-vous. Avait ajouté le Lord Noir. Ginny ? Tu ne salues pas ces messieurs ?
La jeune femme avait alors relevé la tête et salué d’un signe chacun des hommes face à elle. Son regard résigné et mélancolique les avait définitivement rendu muets.
Ils ne retrouvèrent l’usage de la parole qu’une fois à l’abri dans leur propre bureau, loin du manoir qu’ils espéraient ne plus jamais revoir.

- pourquoi il y tient tant, à votre avis ? avait demandé l’un des sorciers.
- parce qu’elle est très jolie ! répondit aussitôt le plus jeune d’entre eux tandis que leur supérieur s’asseyait d’un mouvement lent qui témoignait encore de sa frayeur.
- non. Intervint-il. Il y tient plus que tout parce qu’elle est son trophée de guerre…

_______________________________

En transplanant du temple vers son manoir, au jour de sa victoire, Voldemort s’était réjoui de rapporter avec lui la si charmante jeune fille dont il se souvenait parfois.
Lorsque Lucius lui avait rapporté son précieux journal, il avait pu avoir accès aux souvenirs qui s’y trouvaient rattachés, en partie du moins. La renaissance de Tom Marvolo Riddle avait laissé des traces sur ce carnet et Lord Voldemort s’était juré de retrouver un jour celle qui aurait pu lui permettre de renaître mais qui s’était opposée à lui, aidant Potter à vaincre son Basilic, et aujourd’hui, tous ses souhaites s’exauçaient.

De plus, cette jeune sorcière au physique plus qu’agréable lui donnait un moyen inespéré de se venger d’elle et de tout ce qu’elle représentait. Durant des années, l’Ordre du Phénix dont elle faisait partie s’était élevé contre lui pour tenter de le vaincre.
Ils avaient voulu le condamner à mourir. Elle avait souhaité aider à l’extermination du dernier représentant du noble sang de Salazar… elle allait à présent lui offrir un héritier.
Lord Voldemort jubilait à l’idée d’afficher au monde cette preuve machiavélique de sa victoire : il survivrait, imposant à tous la renaissance de la lignée Serpentard, par ceux-là même qui avait tout mis en œuvre pour le tuer.

Le paradoxe le comblait de joie malsaine et il se surprit même à regretter que Dumbledore soit mort. Quelle ironie ! Quel supplice cela aurait été pour le vieux sorcier de voir Lord Voldemort se servir des vaillants petits soldats de sa ridicule armée pour asseoir sa force et son influence.
Le sombre Lord jugeait d’autre part qu’après tant d’efforts pour recouvrer ses forces et sa vigueur, il serait de bon ton de pouvoir un peu profiter des bienfaits de la vie. Puisqu’il avait pratiquement atteint l’immortalité, il songeait à présent à passer les jours à venir aussi agréablement que possible.

Mais plus que tout autre chose, Lord Voldemort appréciait de dominer. Vaincre et soumettre.
Dès qu’il avait transplané dans son manoir, son précieux fardeau entre les bras, il avait mis un point d’honneur à brimer sa captive.
La voir lui donner des preuves de soumission provoquait en lui des vagues de plaisir dont il pensait ne jamais pouvoir se lasser.
La maintenant d’un bras ferme, il avait à nouveau posé une main sur sa gorge pour la laisser ensuite glisser vers sa poitrine dans un geste de possession qui avait écoeuré Ginny.

Sondant son regard, il vibrait d’y lire le combat qui se déroulait dans l’esprit de sa captive qui luttait contre le désir de le repousser.
- tu es à moi. Murmura-t-il ensuite, le souffle court, tandis que sa main courrait sur sa taille.
Il l’avait finalement abandonnée au centre de la pièce en lui ordonnant de ne pas la quitter.
Lorsqu’il revint le soir, son sourire suffisant et son allure arrogante retournèrent l’estomac de Ginny.
Approchant d’elle, il l’avait observée de ses yeux perçants et inquisiteurs, comme on regarde un objet désiré pendant des années. Ginny avait baissé la tête pour masquer sa haine mais il avait relevé son menton d’un geste autoritaire, enserrant son visage de ses doigts longs et brusques.

- je t’interdis de baisser les yeux. Je veux voir… ta défaite. La lire au fond de ton âme à chaque instant. C’est la plus douce des récompenses ! avait-il murmuré en s’approchant encore. Est-ce clair ?
Ginny savait parfaitement qu’il ne demandait cela que pour le plaisir de l’entendre encore approuver ses ordres et acquiesça d’un signe de tête.
Le sorcier claqua plusieurs fois de la langue avec une moue désapprobatrice avant d’ajouter :
- il faudra donc que je te donne toutes les recommandations nécessaires… Lorsque je parle, ordonna-t-il, j’exige que tu me répondes par oui ou par non.
Il marqua une pause avant de poursuivre
- mmmmhhh. tout bien réfléchi, seul le oui te sera autorisé. Je doute d’être en mesure de pouvoir tolérer un quelconque refus de ta part. Ces règles sont assez simples pour toi ?

Ginny avait articulé un «oui» presque inaudible tant sa voix était atténuée par la peur et la rage.
Voldemort plissa ses yeux sombres en la fixant et Ginny savait ce qu’il attendait. Ce «oui» ne devait pas aller seul.
- Ginny, Ginny, soupira le sorcier, il est extrêmement dangereux de jouer avec ma sensibilité. je te laisse une dernière chance. Est-ce que tu comprends ce que j’exige de toi ?
La jeune femme avait serré les poings en enfonçant ses ongles dans ses paumes, enragée et désespérée d’avoir ainsi à céder sous le regard satisfait de ce démon.
- oui, Maître.

- ah ! et bien tu vois, que ce n’est pas si dur ! se moqua-t-il avec sur le visage un sourire vainqueur exaspérant. A partir d’aujourd’hui, je ne tolérerai plus aucun écart de langage.
Il reposa sa main sur son cou, enserrant son menton pour plonger à nouveau ses yeux dans les siens et Ginny sentit son cœur accélérer sa course de frayeur. Il allait recommencer cette torture, encore…
- il me reste quelques souvenirs à récupérer. Chuchota-t-il. Je te conseille de ne pas fermer les yeux, si tu tiens à ta vie et à celle de tes frères…
- ils sont libres ! souffla Ginny soudain prise de panique. Vous l’avez promis !
- oui, ils le sont. Mais je peux les retrouver…
- vous n’en avez pas le droit ! s’offusqua Ginny.
- J’AI TOUS LES DROITS !! cracha-t-il avant de se pencher à son oreille et de murmurer. Et tu n’en as aucun… n’oublie jamais ça.

L’instant d’après il lui faisait face et vrillait son regard. Ginny se sentit submergée par la douleur et résista aussi longtemps qu’elle le put.
Lorsqu’il eut achevé de puiser en elle ce qu’il désirait, il relâcha son étreinte, un sourire sauvage illuminant son visage.
- Plus jamais tu ne t’opposeras à moi comme tu l’as fait dans la Chambre des Secrets, siffla-t-il à la jeune fille qui tentait tant bien que mal de recouvrer ses esprits avant de poursuivre d’une voix autoritaire. Tu as une heure pour te préparer et dîner. Après quoi… il acheva sa phrase par un rire de dément qui glaça Ginny et acheva de lui couper l’appétit.

Dès qu’elle entra dans la salle de bain, un elfe apparut et commença à faire couler une eau turquoise, savant mélange de parfums et de crèmes onctueuses.
- je ne désire pas me baigner… articula Ginny avec une grimace.
- c’est un ordre du Maître, avait répondu l’elfe en s’inclinant si bas que son long nez toucha le carrelage émeraude de la pièce.
Ginny entra donc dans l’eau en retenant des larmes de rage avant de finalement laisser le désespoir l’envahir. Pleurant à n’en plus finir, elle s’agaça de la surveillance que l’elfe exerçait sur elle.
- je suis encore capable de me savonner toute seule ! tu peux disposer ! avait-elle dit d’une voix irritée. Ne reste pas là à me regarder !

- c’est un ordre du Maître. Avait répété le serviteur en s’inclinant encore avec un sourire compatissant.
- un ordre du maître ? avait questionné Ginny, perplexe. Pourquoi ? il a peur que je lui vole sa savonnette ?
- certes non Miss. Tout ce qui est ici vous appartient aussi bien qu’à lui. Ce sont ses ordres. Fit-il en s’inclinant encore tandis que Ginny grimaçait à ces répétitions serviles. Mais il prétend que «ces idiots de Gryffondor», dont vous faites manifestement partie, sont tout à fait du genre à tenter de se noyer dans un gobelet pour peu que leur «idiotie de courage » les y pousse. Ajouta-t-il avec un sourire mi complice mi moqueur.
- il a dit ça ? interrogea Ginny
- en beaucoup plus grossier, Miss. Acquiesça l’elfe. Mais je ne suis pas autorisée à utiliser de langage vulgaire, contrairement à lui. Je dois rester polie en toutes occasions. Ce sont les…
- oui oui ! les ordres du Maître ! coupa Ginny tandis que l’elfe s’inclinait déjà. Comment t’appelles-tu ? Demanda finalement Ginny après quelques secondes de silence.
- Nox. Répondit l’elfe en s’inclinant encore. Pour vous servir Miss.

Ginny trouva ce prénom tout à fait de circonstance et se retint de ne pas envoyer l’elfe au fond de la baignoire d’un coup de pied lorsqu’elle lui signala qu’elle ne pouvait nullement reprendre ses anciens vêtements mais qu’elle devrait tout au contraire porter la tenue ordonnée par le Maître.
La sorcière contempla d’un œil maussade la nuisette de soie verte en la tenant à bout de bras, la jugeant exagérément courte…
Son cœur s’emballa encore tandis que ses jambes flageolaient et son estomac recommença ses spasmes d’angoisse douloureux. Il ne fallait pas avoir le troisième œil pour deviner ce que Lord Voldemort comptait exiger d’elle.

Ginny sentit des larmes couler à nouveau sur son visage. Des larmes de rage. Elle songeait avec amertume que sa mère avait toujours eu raison : elle avait un caractère fort et combatif. En effet, en ces circonstances monstrueuses, elle finissait par s’apercevoir que ce qu’elle risquait de subir lui était bien moins pénible que l’idée de devoir le supporter avec soumission.
Souffrir n’était pas insurmontable, mais elle savait parfaitement que le Lord Noir prendrait un malin plaisir à jouer de ce pacte et de sa servilité forcée. Elle aurait préféré qu’il la roue de coups plutôt que d’exiger d’elle un faux semblant de «consentement».

La jeune femme constata que Nox était terrorisée à la simple idée d’enfreindre les ordres du Maître lorsque la captive refusa de prendre le moindre aliment. Malgré l’insistance de l’elfe, qui répétait à chaque instant que c’était là «les ordres du Maître», Ginny ne consentit pas à avaler la moindre bouchée.
Nox l’observa, incrédule, ne comprenant pas comment on pouvait se permettre d’aller contre les exigences du Maître, prétextant que puisqu’il exigeait qu’elle mange, Ginny aurait dû s’exécuter, quitte à en être malade. Elle s’éclipsa finalement dans un claquement sec en la regardant avec un air de profonde inquiétude sur le visage.

Comme il l’avait annoncé, Lord Voldemort revint au salon une heure après son départ, trouvant une Ginny prostrée au centre de la pièce.
La jeune femme avait réussi, dès le départ de Nox, à trouver une cape dont elle s’était aussitôt drapée, frémissant d’appréhension et de gène à se trouver dans une telle tenue.
Ginny songea, lorsqu’elle vit entrer le sorcier, à ne pas céder à sa folie mais bien vite l’image de son frère torturé lui revint. Sachant pertinemment qu’en cas de désobéissance elle mettait en péril la vie de sa famille plutôt que la sienne, elle baissa à nouveau la tête en serrant les poings sous la cape.

Dès qu’il fut face à elle, le sorcier releva à nouveau son visage d’un geste brusque, le regard furieux.
- je t’ai déjà dit de ne pas baisser les yeux. Siffla-t-il.
La peur et la résignation, sur le visage de Ginny, l’emplirent de contentement et son sourire victorieux fit frissonner la jeune femme de rage et d’appréhension.
Sans la quitter des yeux, il retira sa main de son visage et fit tomber la cape de ses épaules blanches.
Les yeux du sorcier s’illuminèrent d’une teinte folle tandis qu’il gardait son regard rivé au sien, se délectant de la voir ainsi endurer cette déchéance sans pouvoir se permettre d’émettre la moindre protestation.
Plus la soumission de sa captive était intolérable pour elle, plus elle était jouissive pour lui. Peu lui importait les courbettes empressées de ses mangemort et la dévotion excessive de ceux qui se détruisaient au contact de sa puissance. Ce n’était rien comparé au spectacle qu’offrait cette jeune sorcière qui lui obéissait à contre cœur, luttant contre sa propre volonté de se soustraire à son emprise.

Ce regard satisfait s’accompagna bientôt d’un rire moqueur et ses yeux glissèrent finalement sur le cou de Ginny. Il posa à nouveau une main sur sa peau frissonnante, caressant sa gorge de ses longs doigts avant de la dévisager à nouveau, buvant sur son visage les marques de sa lutte intérieure avec avidité.
- plus ça te déplait, murmura-t-il à son oreille en se penchant vers elle tandis que sa main glissait sur son épaule, et plus ça me contente.
- et bien dans ce cas, chuchota Ginny d’une voix tranchante en tremblant à l’avance, ça doit vraiment vous contenter.
Le sorcier se redressa brusquement pour lui faire à nouveau face et Ginny vit la fureur submerger son regard et obscurcir encore ses pupilles.
- comment oses-tu ? cracha-t-il d’une voix rendue filante par la colère.
Il empoigna ses cheveux avec brutalité, forçant la jeune femme à incliner la tête en arrière et lui tirant un léger cri.

Ginny porta ses mains à son crâne, sur celle du sorcier, en tentant de lui faire désserrer son emprise douloureuse.
- enlève tes mains ! ordonna-t-il d’une voix forte en touchant sa joue de ses lèvres. ENLEVE-LES !
Ginny obtempéra en tremblant, tandis que des larmes de rages perlaient au coin de ses yeux.
- écoute moi bien, une dernière fois. Murmura le sorcier contre sa peau.
La jeune femme avait l’impression de devoir deviner ses paroles aux mouvements de ses lèvres contre sa joue plutôt que de les entendre et tenta de contrôler sa respiration affolée.
- tu n’as pas l’air de te rendre compte que ta misérable vie ne tient qu’à un fil mais que ce fil est très solide… et que je ne le lâcherai pas. Demain, pour prix de ton insolence, l’un de tes frères mourra.

Ginny sanglota un «non» pathétique en relevant à nouveaux les bras vers sa nuque.
- SILENCE ! ordonna encore le sorcier d’une voix sèche. Et pas un mouvement !
La jeune femme suspendit son geste, le cou douloureux et les jambes plus frêles que jamais.
- je tuerai le premier que je pourrai trouver, ce qui ne sera pas bien compliqué contrairement à ce qu’ils croient tous.
Les larmes de Ginny dévalèrent sur ses joues pâles et sur son menton tremblant de désespoir et de peur.
- la prochaine fois que tu oseras me défier de la sorte, la sentence sera pire encore.
La jeune femme voyait mal comment cela était possible mais sentit son sang se glacer dans ses veines lorsque le sorcier poursuivit.
- je le torturerai sous tes yeux avant de l’achever. A la troisième tentative, c’est toi que je forcerai à tuer l’un des membres de ta si précieuse famille... et ainsi de suite.
- je vous en prie, non… bafouilla Ginny en un murmure.

- l’avantage avec les Weasley, fit Voldemort avec un sourire froid en se plaçant à nouveau face à Ginny sans lâcher sa chevelure, c’est qu’ils sont si nombreux que ça permet bien des distractions… Mais, dans ma grande bonté, ajouta-t-il en approcha son visage du sien, relevant la tête douloureuse de la jeune femme d’une pression, je veux bien t’accorder le privilège de choisir toi-même celui qui mourra demain.
- je vous en supplie… hoqueta Ginny sans que le sorcier semble même l’entendre.
- Dès après demain, tu pourras lire le résumé de tout ceci en première page de la Gazette… on a toujours besoin d’un peu de publicité… ajouta-t-il avec un sourire satisfait.
- s’il vous plait… se lamenta encore Ginny. Pitié… je…
- pitié ? cracha soudain Voldemort comme s’il se souvenait de sa présence. Tu sais à qui tu parles ? je ne connais pas la pitié ! et j’écraserai sans vergogne ceux qui me manqueront de respect comme tu viens de le faire !

- ça ne se reproduira plus. Fit Ginny d’une voix suppliante. Je vous en prie, ne tuez pas ceux que j’aime.
Ginny songea à le menacer à son tour de ne plus sacrifier à ses désirs s’il osait toucher à un seul des membres de sa famille, mais elle savait parfaitement que le Lord Noir avait raison : compte tenu du nombre de personnes à qui elle tenait, il avait tout loisir de la faire souffrir au-delà de tout ce qu’elle imaginait.
Elle envisagea également de donner fin à ses jours mais Lord Voldemort sembla lire en elle.
- et au cas ou tu envisagerais de te libérer de mon emprise par un moyen stupide et irréfléchi, siffla-t-il, je te fais également la promesse de massacrer un à un tes parents et amis, en les torturant tant et si bien que tu les entendras hurler de là où tu seras…

- s’il vous plait, murmura Ginny d’une voix si faible qu’elle n’était plus qu’un souffle léger, ne leur faites pas de mal. Je ferai tout ce que vous voudrez. Acheva-t-elle comme une supplique.
Le poids de la culpabilité pesait sur les épaules de la jeune fille. Comment avait-elle pu risquer la vie de ses amis pour une simple phrase vengeresse, un simple instant de satisfaction inutile ?
Cependant, son attitude accablée sembla quelque peu calmer la fureur du sorcier qui plongea à nouveau son regard dans celui, brouillé et suppliant, de sa captive.
- tu m’as déjà promis ça… reprocha-t-il en lâchant enfin ses cheveux.
Ginny releva la tête en tremblant
- j’ai commis une erreur. Plaida-t-elle en baissant les yeux avant de ramener vivement son regard vers celui du sorcier, se rappelant in extremis ses recommandations. ça ne se reproduira plus. Jamais.

La façon dont la sorcière avait relevé vivement la tête dans son désir manifeste de lui prouver qu’elle tentait vraiment de se plier à ses exigences submergea à nouveau le sorcier d’une vague de plaisir intense et il sentit tout son corps parcouru de frissons de désir pour cette jeune fille qui semblait soudain si fragile et soumise.
Un désir de possession qui reprenait encore le dessus sur ses accès de fureur. Une envie de dominer, de soumettre à nouveau en buvant dans son regard son imploration muette.
- on dira que je suis faible, chuchota-t-il, peu désireux d’abandonner si vite la dominance qu’il exerçait pour l’heure sur Ginny, si je reviens sur une telle décision.
- personne ne le saura. Murmura Ginny d’une voix étonnée, bien qu’elle comprenne parfaitement que le sorcier jouait avec sa terreur.
Le sourire suffisant de Lord Voldemort la rendit nauséeuse mais elle s’appliqua à n’en rien montrer.

- tout ce que je veux... Vraiment ?
Ginny approuva d’un signe de tête et le sorcier sourit de plus belle.
- je crains que tu n’y parviennes pas. Ironisa-t-il. Déjà, tu oublies mes premières recommandations.
Ginny réfléchit aussi vite que son esprit traumatisé et fatigué le lui permettait et se mordit la lèvre inférieure en se rappelant son ordre de ne jamais lui répondre autrement que par oui ou… oui… Maître.
- ces Gryffondor, chuchota-t-il en se penchant vers elle avec un sourire carnassier, ont décidément l’esprit très lent. Pourtant, fit-il en observant la soie qui frôlait le corps de Ginny, le vert leur va parfois très bien… Enfin, plongeant à nouveau ses yeux dans les siens, il murmura : Redis moi encore ça…

Un bref instant, Ginny pensa demander «répéter quoi ?» par réflexe, tant elle avait du mal à garder la tête froide puis, suivant fort bien les pensées plus que dérangées de son tortionnaire qu’elle commençait, à son grand regret, à bien connaître, elle répondit en un murmure :
- je ferai ce que vous voudrez, sans jamais plus faire preuve d’irrespect.
- ça manque cruellement de conviction… fit le sorcier avec une moue faussement indignée.
Mais Ginny était trop lasse pour poursuivre encore ce petit jeu et quelques secondes plus tard, ses sanglots empêchaient le moindre son de passer ses lèvres.
Lord Voldemort en fut agacé et, après qu’il le lui eut ordonné d’une voix glacée, Ginny parvint à ravaler ses pleurs, la gorge douloureuse tant elle était nouée.

Après quelques secondes d’immobilité où le sorcier se délecta encore au spectacle de cette sorcière qu’il savait à présent totalement en son pouvoir malgré toute l’horreur qu’elle ressentait pour cette condition, Lord Voldemort céda au désir qui le rongeait depuis le début de leur «discussion» et, reprenant brutalement ses cheveux flamboyants dans son poing serré, il plaqua sa bouche contre la sienne, l’emportant dans un baiser sauvage, possessif et brûlant.
Ginny suffoqua sous les assauts du sorcier, ressentant au plus profond de son âme son désir de la posséder.=, comme s’il avait voulu la dévorer.

Les yeux du mage noir, plongés dans les siens, s’imposaient dans son esprit tout comme il imposait ses lèvres sur les siennes. Il ferma bientôt les paupières et de son bras libre enserra la taille de la jeune femme, la plaquant contre lui sans ménagement avant de laisser sa main courir sur son dos, glissant sur ses rondeurs féminines.
Ginny rougit malgré elle en sentant le désir qu’elle provoquait chez le sorcier.
- tout ce que je veux, hein ? murmura-t-il en souriant une dernière fois avant de l’entraîner vers sa chambre.
La jeune femme sentit son estomac se nouer davantage lorsqu’il se dirigea vers l’immense lit où, quelques instants plus tard, il se laissait tomber à ses côtés.

Il reprit aussitôt ses baisers agressifs, meurtrissant sa bouche, avant de parcourir son cou et ses épaules de ses lèvres brûlantes.
Ses mains enfiévrées de désir glissèrent sur les jambes de Ginny avant de remonter vers sa taille, soulevant la si fine soie qui constituait un bien maigre rempart contre sa peau et celle du sorcier.
Ginny sentit sa respiration s’accélérer et sa gorge se serrer tandis que les larmes perlaient encore à ses yeux.
Lorsqu’il se plaça au-dessus d’elle, la jeune femme serra ses mains frêles et tremblantes sur les avant bras du sorcier.

Celui-ci emprisonna les doigts de la jeune femme entre les siens et releva leurs mains au-dessus de leurs têtes, revenant vers les lèvres de sa captive.
- redis le encore… murmura-t-il entre deux baisers, la respiration haletante.
- je ferai ce que vous voudrez, souffla Ginny en hurlant intérieurement que cet homme était fou à lier.
- encore…
Mais Ginny ne put obéir à cet ordre puisque les lèvres de Lord Voldemort la condamnèrent au silence.
Il passa ainsi de longues minutes qui semblèrent une éternité pour la jeune femme mais peu à peu, il desserra l’emprise de ses doigts contre les siens, et Ginny put bouger ses phalanges engourdies par la pression qu’elles venaient de subir.
Le sorcier semblait ne plus pouvoir ou ne plus vouloir suspendre ses baisers et ses mains glissèrent à nouveau sur le cou et les épaules de la sorcière dans une caresse beaucoup moins brusque que tout ce qu’elle avait connu ce soir.

Ginny tentait de bouger le moins possible, convaincue que tout frottement inopiné entre son corps et celui du sorcier ne lui serait nullement favorable et guetta la respiration de moins en moins rapide de Lord Voldemort avant de constater, incrédule devant cette chance irréelle, qu’il venait de s’endormir contre elle après avoir glissé son visage contre son cou, le nez enfoui dans ses cheveux.
La jeune femme laissa alors s’écouler hors d’elle toute son angoisse et son désespoir, pleurant longtemps après que le sorcier ait glissé à ses côtés, un bras entourant sa taille, et s’endormit à son tour, harassée de fatigue et de malheurs en songeant que, pour cette nuit au moins, elle avait échappé au pire.
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