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News

123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Journées Reviews


Lire, écrire…

Tu as envie de lire ? De découvrir un ou une auteure ? D'échanger sur ses écrits et sur les tiens à travers quelques reviews sympathiques ?

La Journée Reviews est là pour ça, et elle aura lieu cette fois-ci du 13 au 16 mai !

Viens nous rejoindre en t'inscrivant ici !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.

 


De le 04/05/2022 19:14


29ème édition des Nuits Insolites HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 29e édition des Nuits Insolites se déroulera le vendredi 6 mai à partir de 20h. N'hésitez pas à venir vous inscrire !
Les modalités de participation sont disponibles sur le même topic.

A très bientôt !
De Équipe des Nuits le 04/05/2022 13:35


Sélections du mois


Félicitations à MadameMueller, AliceJeanne, ECM et Sifoell, qui remportent la Sélection Univers Alternatif !

Changement chez les Podiums : désormais, vous pourrez proposer deux fictions de moins de 5000 mots ou une fiction de plus de 5000 mots. À vos propositions pour le thème Fondateurs ! Ça se passe ici ou bien en répondant à cette news.

Il vous reste encore un mois pour proposer votre fiction longue favorite par ici ou sous cette autre news.

Et en mai, les Sélections vont 100 aucun doute faire 100sation. Les textes de 100 mots sont à l'honneur ! Onze Drabbles et recueils de drabbles vous attendent. Vous avez jusqu'au 31 mai pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 03/05/2022 07:11


122ème édition des Nuits HPF


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 122e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 23 avril à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 06/04/2022 21:40


Sélections du mois


Une grande nouveauté fait son arrivée aux Sélections des ASPICS ! En plus des sélections mensuelles, découvrez désormais la sélection annuelle "Fictions longues".

Vous adorez une fiction, vous avez envie de partager votre coup de cœur, mais vous n'avez jamais osé ou eu l'occasion de la proposer ? C'est le moment ou jamais ! Le thème est totalement libre, la seule contrainte sera de proposer une fanfiction de minimum 50 000 mots.

Une seule proposition par personne... alors réfléchissez bien ! Vous avez jusqu'au 31 mai pour proposer votre fanfiction longue favorite en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

À très vite dans cette nouvelle aventure,

L'équipe des Podiums


De Equipe des Podiums le 02/04/2022 17:50


Excursion nocturne par Melinda 09

[15 Reviews]
Imprimante
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Réponse au concours sur le forum de Dremay Phoenix... au prochain j'ai droit à une carte de fidélité ^^

Cross Over déjanté, 100 % délirant... j'espère que le contrat est remplit.

Moins de 10 000 mots? D'accord, donc vous avez droit à 9999 mots ^-^ Quoi je chipote... pas du tout...

Vous trouvez toutes les références plus ou moins cachées, je vous offre un poisson en chocolat ^^ Si! Si! Si vous voulez participez, mettez une review à la fin, sinon, vous pouvez quand même mettre une review... si j'en ai pas, vous inquiétez pas je mangerai mon poisson...

Bref, bon 1° Avril ^-^
La nuit était tombée depuis quelques heures maintenant. La respiration régulière de Dean était camouflée sous les ronflements de Neville. Ron, quant à lui, rêvait et fit partager sa vision des faits à toute la chambrée :

- Voici venu le temps des rires et des chants, dans l’île aux enfants, c’est tous les jours le … zzzzzzzzzz…

Dans son lit, Harry contemplait le plafond, les bras situés sous sa tête. Il ferma un court instant les yeux, avant de regarder de nouveau le plafond blanchâtre. Un soupir sortit de ses lèvres alors qu’il saisissait ses lunettes posées non loin de son lit. Après avoir fouillé dans sa valise afin de chercher sa cape d’invisibilité et la carte des Maraudeurs, il rejoignit à pas de loup et baguette en main la salle commune. Aucune âme qui vive n’y était installée, et c’est serein qu’il contourna les fauteuils rouges afin de se rendre dans les couloirs de Poudlard. Enfin, c’était l’intention qu’il avait jusqu’à ce qu’un fantôme traverse le portrait de la Grosse Dame. Le jeune homme eut un hoquet de surprise, alors que l’esprit affichait un sourire :

- Harry ! Je suis ravi de te voir. J’ai justement quelqu’un à te présenter.

Son bras ectoplasmique traversa le mur, et Harry ne put s’empêcher de faire une petite grimace de dégoût. Quand enfin il put revoir la main, elle avait attrapé une petite chose blanchâtre.

- Je te présente Casper, le fantôme.

Harry ouvrit les yeux, secoua la tête avant de balbutier :

- Cas… Casper ? Comme celui des films moldus ?

Le petit fantôme s’approcha d’Harry, et commença à se dandiner :

- O Casper, le petit fantôme, le héros des enfants, toujours souriant avec ses amis…

Nick-quasi-sans-tête interrompit la chanson d’une petite tape sur la tête :

- Bien, ce n’est pas que l’on ne t’aime pas Harry, mais je dois faire visiter tout le château à mon jeune ami.
- Et ben, répondit Harry, hébété, heu… bonne visite alors.

Les deux fantômes passèrent de part et d’autre du Gryffondor, qui, après quelques instants d’interpellation, pensa à poursuivre son chemin. Il ouvrit alors le passage, et se retrouva enfin dans les couloirs. La Grosse Dame dormait tranquillement, et c’est en observant de plus près qu’Harry remarqua une bouteille vidée… Il leva les yeux au plafond, avant de faire un saut en arrière . Au dessus du tableau de l’entrée pour la tour Gryffondor, une étrange créature verdâtre l’observait. Au premier abord, il faisait penser à Dobby, mais ses immenses yeux globuleux et surtout le poisson qu’il tenait dans une des mains (l’autre agrippant une des pierres du mur) détrompa Harry, qui une fois sa surprise passée, cria, le menaçant de sa baguette :

- Qui êtes vous ? Que faites vous ici ?

L’étrange créature se détourna quelque peu avant d’observer le jeune homme, très intéressé par sa baguette. D’un coup, il lâcha le pan de mur, et se jeta sur la bras du jeune Potter, avant de le mordre férocement. Une fois la baguette à terre, de même qu’un des genoux d’Harry, la créature l’observa, la bave coulant au bord des lèvres, et cria :

- Mon précccccciiiiiiieeeeeuuuuuuuuxxxxxxx. Il nous la volé, vilain petit Harry !

Le jeune homme essayait de se débattre férocement, alors que la créature s’acharnait sur son poignet, essayant désespérément d’enlever l’ancienne montre cassée que lui avait offert Sirius. Après un combat acharné, Golum, la créature venu d’un autre monde, réussit à ronger le cuir du bracelet, et s’en alla au loin en vociférant des « Mon précieux » à tout va. Harry, allongé au sol, les cheveux et vêtements en bataille, cligna des yeux, ahuri.

- Je dois halluciner. Ce n’est pas possible, murmura t-il pour lui même en tentant de se relever.

Les blessures qu’il avait reçu le détrompèrent de cette hypothèse. Tant bien que mal, il réussit à se mettre plus ou moins debout. C’est alors qu’une sorte de sirène résonna derrière lui, et avant qu’il n’ai eu le temps de se retourner, il était assit sur une civière qui descendait à toute allure les escaliers. Derrière lui, un médecin psalmodiait sur ses fonctions cardiaques et son pouls et d’autres constantes qu’il venait de vérifier.

- Docteur Douglas, interrogea une jeune infirmière, il me semble qu’il faudrait panser ses blessures.
- Tout à fait Anna, occupez vous en, y’a Urgence !
- Mais non, je vais bien ne vous en faîtes pmmmmmhhh, essaya de répondre Harry, alors qu’une infirmière lui bâillonnait la bouche.

Quelques points de sutures et pansements plus tard, Harry se retrouva devant les portes de la bibliothèque, alors que les médecins et infirmiers reprenaient leur course effrénée pour tenter de sauver des vies. Il s’appuya contre l’entrée qui, sous son poids s’ouvrit. Harry fit quelques pas à reculons pour tenter de se stabiliser avant de se retourner. Au lieu des rangées habituelles de livres et autres grimoires sorciers, seuls des sortes de rouleaux s’amoncelaient ça et là. Le Gryffondor cligna des yeux, avant d’observer de nouveau la bibliothèque. Dans un coin, des énormes tablettes d’argiles s’entassaient…

- Je suis dans la quatrième dimension, ce n’est pas possible…
- Plaît-il ? interrogea une voix grave dans un coin sombre de la pièce.

Harry sursauta avant de s’approcher à pas lents. Assis en tailleur, une tablette d’argile sur les genoux, un homme habillé d’un pagne observait le sorcier, un sourire sur les lèvres. Le jeune homme cligna des yeux, avant de demander :

- Qui … Qui êtes vous ?
- Je me nomme Otis, je suis scribe.
- Scribe ? Et c’est une bonne position ?

L’homme en face de lui inspira avant de commencer un long monologue :

- Vous savez, moi je ne crois pas qu’il aie de bonnes ou de mauvaises situations. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main au moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi…

Harry cligna à nouveaux les paupières, avant de faire quelques pas en arrière, alors qu’Otis continuait à psalmodier :

- J’ai pu, et je dis merci à la vie, je chante la vie, je pense la vie, je ne suis qu’amour…
- Bloclang, murmura Harry en agitant sa baguette.

Les lèvres d’Otis continuèrent à bouger toutes seules alors que sa langue s’était collée à son palais. Le jeune Gryffondor en profita pour s’éclipser rapidement de cette salle.

- Mais c’est quoi cette mascarade ? interrogea t-il à voix haute en descendant d’un étage.

Il passa devant la statue de la sorcière borgne, puis continua son chemin. Au détour d’un couloir, une petite voix fluette s’éleva.

- Qu’est ce que c’est encore ? murmura t-il en revêtant cette fois sa cape d’invisibilité.

Harry avança à pas de loup, avant de se retrouver nez à nez avec une petite fille. Elle portait un tee-shirt rose, et un short orange. A ses côtés, un petit singe chaussé de chaussures rouges tenait dans ses mains une sorte de parchemin avec des yeux. Main dans la main, tous les deux chantonnaient :

- Allons-y, let’s go, c’est parti les amis, nous allons les trouver, je sais qu’on peut y arriver…
- Pfff, elle n’a même pas le bon accent, grommela Harry.
- Tu as entendu Babouche, demanda la fillette en s’interrompant.
- Oui Dora. Nous ne sommes pas seuls. Est-ce que Harry le chipeur serait ici ?

Dora regarda les tableaux, et leur demanda :

- Tous avec moi : Harry, arrête de chiper. Harry, arrête de chiper…

Harry soupira, et sortit sa baguette de nouveau :

- Petrificus Totalus. Elle commençait vraiment à m’énerver, ajouta t-il, comme pour s’expliquer son geste.

Il enjamba le corps inerte de la fillette, lui jetant un regard satisfait. Il jeta un coup d’œil sur les tableaux qui continuaient à psalmodier des « Harry , arrête de chiper » au rythme d’une baguette que tenait un homme.

- Bon, ça suffit maintenant, s’exclama Harry en les menaçant.

Cependant, les petits chanteurs qui s’étaient regroupés dans un même cadre ne s’interrompirent pas pour autant. Un sort informulé plus tard, les chanteurs fredonnait un air moldu : « Vois sur ton chemin, gamins oubliés, égarés… ». Harry eut un sourire, avant de répliquer :

- Ouais, ben j’aurai préféré vous égarer moi, choristes à deux balles, vociféra Harry, en se dirigeant vers l’infirmerie, ne cherchant plus à comprendre tout ce qui se tramait dans ce château.

Il retira sa cape, avant de pousser enfin la lourde porte de l’infirmerie et de se trouver nez à nez avec un drôle de gars torse nu. Sur son torse, un large tatouage étrange s’étendait alors que l’homme affichait un air dur.

- Que fais-tu ici ? interrogea l’homme en observant le Gryffondor.
- C’est à moi de vous poser cette question ! Que faîtes vous à Poudlard ?
- Poudlard ? Ne vois tu pas les barreaux tout autours ? T’es en prison, là mec ! Moi, c’est Michaël.
- Prison ? interrogea Harry, incrédule.

Il leva les yeux vers les fenêtres qui étaient désormais fermées. La lumière vacilla quelque peu, avant de les plonger pendant quelques secondes dans une semi-obscurité. Une des portes s’ouvrit, en fit entrer une créature habillée d’une blouse blanche, carotte en main :

- Quoi d’neuf docteur ? interrogea le lapin, avant de croquer dans sa carotte.

Harry passa une main fatiguée sur son visage, avant de se laisser tomber sur une chaise :

- Ben voyons ! Il manquait plus que Bugs Bunny. C’est qui le prochain sur la liste, Bob l’éponge ?

La porte s’ouvrit, et un petit truc jaune entra, accompagné d’une étoile rose :

- Bonjour, je m’appelle Bob, l’éponge carrée. Et voici mon ami, Patrick l’étoile de mer.
- A que coucou, fit Patrick, avant de s’emparer de la carotte de Bugs, et de se la mettre dans l’oreille. J’entends nettement mieux d’un coup, ajouta t-il d’un air ahuri.

Harry soupira et se dirigea vers la sortie, tout en s’interrogeant :

- Si je demande un sac de gallions, il passera la porte lui aussi ?

Bugs Bunny regarda le jeune homme s’éloigner, avant de récupérer et de croquer un bout de sa carotte. Michaël regarda tous les personnages, avant de dire d’un ton méprisant :

- Mais qu’est ce que vous faites les mecs ? C’est Halloween ou quoi ?
- Laisse tomber, fit Harry, sans même lui jeter un coup d’œil, moi non plus je ne comprends pas.

Il passa la porte de l’infirmerie en soupirant, en songeant qu’il n’aurait jamais dû entamer cette folle promenade. Il songeait à son lit douillet quand un bruit de vol lui fait relever la tête. Pensant voir une chouette et un hibou, qu’elle ne fût pas sa surprise en voyant une grosse masse planer à l’autre bout du couloir.

- Mais qu’est ce que c’est encore ? s’interrogea t-il alors qu’à grands coups d’ailes l’étrange animal s’avançait vers lui.

Harry put alors remarquer sa couleur rougeâtre, sa longue crête osseuse sur la tête, et ses ailes qui faisaient plus penser à des voiles de bateau. Dépourvue de plumes, la créature poussa un long cri strident, qui aurait put être comparé aux cris des mandragores. Se souvenant de quelques bribes de cours élémentaires moldus, Harry bégaya :

- Un… un ptéranodon ?!?!? Ici ?!?!? Dans le château ?!?

Brutalement, un son lourd résonna dans tout le couloir. Par acquis de conscience, Harry enfila bien vite sa cape d’invisibilité alors que le Ptéranodon s’envolait de plus belle. Un second bruit sourd fit rapidement suite, avant qu’une successions de coups ne suivent, accompagnés de tremblements. Harry se rapprocha du mur, avant de jeter un coup d’œil timide vers le bout du couloir que fuyait le volatile. A présent, un immense Tyrannosaure Rex rugissait au milieu des tableaux de sorciers effrayés, avant de reprendre sa course endiablée. Chacun de ses pas faisait vibrer les murs et le sol, et Harry se demandait comment le château ne s’était pas encore effondré. Arrivé à la hauteur du Gryffondor, le carnivore s’arrêta, humant l’odeur de chair fraîche autour de lui. Même s’il ne pouvait le voir, il sentait le jeune homme. Sa grosse mâchoire s’ouvrit non loin d’Harry, qui put admirer la dentition toute blanche.

- Il doit utiliser Colgate® pensa Harry, baguette en main, en essayant de se concentrer pour trouver un sort adéquat contre un monstre de cette ampleur.

Tout à coup, un hurlement animal surgit de derrière le Tyrex. Celui-ci se détourna d’Harry, qui en profita pour slalomer entre les monticules de chairs qui servait de pattes au dinosaure. Il regarda alors pour voir qui avait crié, et contre un mur, ou plutôt en bas d’un mur, un homme vêtu uniquement d’un slip en peau de panthère, venait de se prendre un des murs. Le dinosaure semblait plutôt content de cette vision, et s’avança alors vers la forme humaine étendue. Harry, piochant dans sa bravoure de Gryffondor, enleva sa cape, avant d’agiter sa baguette, lançant toutes sortes de sorts, sans vraiment réfléchir. Le gros dinosaure faillit dans un premier temps écraser l’homme au slip de panthère à cause d’un « jambencoton », puis le dinosaure se retrouva couvert de furoncles, avant de recevoir un jet d’eau en plein les yeux. Le monstre se détourna enfin de l’homme sauvage, et observa Harry, qui sortait à présent un bouquet de sa baguette. Le Tyrex fit une sorte de petit sourire en montrant ses dents pointues.

- Et là, je fais quoi ? s’interrogea t-il en reculant contre un mur alors que le dinosaure s’avançait.

Soudain, une grosse masse noire apparut devant le jeune Gryffondor, et commença à combattre le dinosaure. Après quelques secondes, Harry s’aperçut qu’en réalité c’était un singe géant. Laissant les deux monstres se combattre, il se précipita vers l’homme en slip. Edenté (ses dents se trouvant en réalité au sol), il ouvrit ses yeux :

- Ve m’appelve Vorves, Vorves de vla Vunglve.
- Oui, c’est ça... Mais d’abord, faut te soigner. Mobilicorpus.

Harry contourna les deux monstres qui semblait sympathiser, et entra dans l’infirmerie. Tous les personnages présents avaient disparus, mais Harry ne se posa pas plus de questions : il mit Vorves sur un lit, avant de ressortir :

- Je vais chercher l’infirmière, bouge pas.

Harry sortit dans le couloirs avant de courir sans prendre son souffle, avant de s’interrompre. Regardant autour de lui, il remarqua alors que le gorille et le dinosaure avaient disparus.

- Heu… J’ai pas rêvé ?!?

Arrêté au milieu du couloir, les bras ballants, Harry pensa enfin à regarder sur la carte des Maraudeurs. Seul son nom était indiqué au milieu du couloir. Dans l’infirmerie, plus personne.

- Faut que j’arrête la Bierraubeure aux Mentos , moi, fit Harry, en avançant dépité, vers les escaliers.

Il descendit quelques marches d’un pas lent avant de se retrouver encerclé par des lucioles et papillons. Une jeune femme vêtue d’une belle robe bleuté s’avança vers le Gryffondor, chantonnant :

- Mon amour, je t’ai vu au beau milieu d’un rêve, mon amour, un aussi doux rêve est un présage d’amour.

Deux rossignols sortis de nulle part vinrent se poser sur ses mains.

- Je me nomme Aurore.
- Aurore, comme la Belle au Bois Dormant ? interrogea Harry en pensant à la lointaine époque où Dudley découvrait son corps en regardant des parodies de dessins animés.

La jeune fille ne répondit pas, observant l’oiseau posé sur ses doigts. Harry reprit de plus belle :

- Que faîtes-vous ici, dans le château de Poudlard.
- J’attends mon prince charmant, bien entendu. D’ailleurs le voici, fit-elle en désignant quelqu’un derrière lui.

Risquant un torticolis, il se retourna pour voir un cheval noir monté par un homme vêtu d’une cape et d’un masque lui cachant les yeux. L’animal descendit avec grâce les quelques marches, alors que l’homme sortait une épée et la pointa sur Harry :

- Que faites-vous avec ma dulcinée ?
- Je… Je n’ai rien…
- Il ne fais que passer, je vous rassure, fit alors Aurore en s’approchant de l’homme.
- Qui êtes-vous, interrogea naïvement Harry.

Celui-ci prit son épée, grava un Z sur le mur, alors qu’Aurore murmurait tout bas :

- Un Z qui veut dire Zéro… Heu, Zorro.

L’homme fit monter la jeune princesse sur sa monture, avant de saluer Harry d’un mouvement de lissage sur son chapeau, et descendit les escaliers. Harry soupira, se demandant franchement d’où sortaient tous ces étranges personnages. La vague idée de rentrer dans sa chambre et de revenir dans son lit lui effleura l’esprit, mais l’étrange probabilité de trouver Stitch ou le Croque-mitaine le résigna, et c’est pourquoi il continua à descendre les marches. Arrivé enfin au second étage, il songea qu’il devrait peut-être se rendre dans les toilettes de Mimi Geignarde, pour se passer un peu d’eau sur le visage. Il avança tranquillement, regardant autour de lui afin de repérer d’étranges créatures qui pourraient survenir de nulle part… Légèrement parano sur les bords, il poussa la porte avant de se faire traverser par Mimi Geignarde qui se bouchait le nez.

- Que se passe t-il ? interrogea t-il, incrédule.
- Va voir toi-même, lui répondit-elle en s’enfuyant dans le couloir.

Harry avança alors dans les toilettes avec précaution. Il donna un coup de pied dans une porte, mais il n’y avait personne. Il répéta la manœuvre trois ou quatre fois, avant de tomber nez à nez… Enfin, ce n’est pas le terme approprié puisque Harry ne pouvait voir son nez. Bref, en face de lui, un homme, tout vêtu de noir assit sur le trône. Une respiration difficile. Harry cligna des yeux, le menaçant de sa baguette :

- Qui êtes-vous ?

Une voix sortit du sorte de masque qui recouvrait son visage, après un long râle :

- Je suis ton père !

Harry, surprit, baissa la baguette :

- Papa ? Pourquoi as-tu ce masque ? Et cette tenue, on dirait Voldemort ! Et puis, tu n’es pas censé être mort ? Et… Et…
- Fils, ne croit tu pas que ce n’est pas trop le lieu ni le moment de discuter de ça ? fit l’homme après un long râle difficile.

Harry recula de quelques pas, ses joues rosissant. Dark Vador le regarda en souriant :

- Allons, Luc, je ne vais pas te faire de mal. Mon sabre n’est même pas là.
- Luc ? Sabre ? répéta Harry, incrédule. Mais vous n’êtes pas mon père ! Je ne m’appelle pas Luc !

Harry leva sa baguette, lançant le premier sort qui lui venait à l’esprit. Dark Vador se trouva trempé de la tête aux pieds, maugréant contre le papier toilette qui était désormais inutilisable. Le Gryffondor en profita pour s’éclipser rapidement des toilettes de Mimi Geignarde.

Il longea alors le long couloir orné de quelques tableaux étranges. En effet, dans l’un, il crut apercevoir une petite voiture jaune et rouge, le ramenant à l’âge de ses quatre ans, lorsque Dudley regardait Oui-oui. Un peu plus loin, une jeune fille avec des boucles dorées parlaient avec trois ours. Dans un autre, Harry sembla repérer quatre supers héros, dont un qui ressemblait plus à de la roche qu’à un homme. Il s’arrêta, lisant la petite étiquette en dessous : « Les Quatre Fantastiques ».

- C’est une invasion, murmura le jeune homme en passant devant une armure.

Cette dernière l’empêcha de passer en déployant devant lui sa longue épée. Harry regarda alors l’assemblage de métal :

- Quoi encore ? Tu fais parti du magicien d’Oz toi, c’est ça ?

L’armure se contenta de hocher négativement de la tête avant de tendre un bout de parchemin jaunit. Harry le saisit, et une fois fait, elle reprit sa position initiale. La stupeur ayant été bien mise à contribution précédemment, c’est avec curiosité qu’il ouvrit le bout de papier :

« Votre mission si vous l’acceptez, consistera à retrouver les sept nains de Blanche Neige. Ce message s’autodétruira dans dix secondes… Neuf… Huit… »

Harry lâcha le papier qui tomba lentement. Au fur et à mesure, les chiffres se rajoutaient. Par intelligence, peur ou couardise, Harry eut le bon sens de s’éloigner du parchemin qui désormais écrivait « un ». Une seconde plus tard, une explosion fit vibrer les cadres aux alentours, et l’armure, qui elle n’avait pu se déplacer, fut éparpillée aux quatre coins du couloir. D’ailleurs, Harry avait faillit être assommé par un pied de métal. Il se dirigea alors vers le milieu du couloir :

- Si je retrouve les nains, tout rentrera t-il dans l’ordre ?
- Un seul moyen, lui répondit un des tableaux, tu n’as qu’à essayer.
- Super ! Allons à la quête des nains, fit Harry sans l’ombre d’un enthousiasme. Comment faire pour les retrouver ?
- Tu n’as qu’à te servir de leurs passions. Tu y arriveras facilement, fit un homme chauve en dribblant avec un ballon de foot qui apparut dans un des tableaux. Utilise leurs prénoms.
- Et comment ils s’appellent ? répliqua Harry, agacé de voir le ballon monter et descendre dans le cadre.
- Même moi je le sais, répondit un des voisins du footballeur.

Celui-ci était vêtu d’un tee-shirt moulant jaune, et était accoudé contre une planche de surf. Il reprit de plus belle :

- Hein, Zizou qu je le sais ! Hein ? Hein ? Hein ?
- Oui, Brice ça va, répliqua le footballeur. Au lieu de dire que tu le sais, aide-le.

Harry observa les autres personnages des tableaux avoisinants. Dans l’un d’eux, un jeune homme aux cheveux bruns, arborait fièrement une peluche, l’âne de Winnie l’Ourson, pour être plus précis. Le Gryffondor se dirigea vers lui, l’interrogeant :

- Toi, tu sais les noms des nains de Blanche-Neige ?

Gros silence dans tout le couloir, avant qu’un éclat de rire ne gagne tous les portraits. Zidane, hilare contre son ballon, arriva néanmoins à donner un semblant d’explication :

- Il s’appelle Steevy ! Il a participé à une émission télé, Loft Story. Mais il ne sait rien de plus…
- Et ouai ! Et ouai ! Et ouai, vociféra de plus belle le lofteur en question, en caressant amoureusement sa peluche.

Harry inspira longuement, avant de hurler dans le couloir :

- Est ce que quelqu’un peux m’aider, ou n’êtes vous qu’une bande d’incapables ?
- No stress, l’ami, fit Zidane en recommençant à dribbler. On va t’aider. Brice, montre que la couleur de tes cheveux n’a pas déteint sur ton cerveau.

Brice, tout sourire regarda alors Harry :

- Tout d’abord il y a Prof. Ensuite Joyeux, Simplet, Atchoum et Timide. Enfin, Dormeur et Grincheux.
- Merci, fit Harry en grognant.

Il sortit la carte du Maraudeurs, mais celle-ci ne montrait aucun personnage, aucun nain, bref… rien, mis à part lui-même.

- Super utile ! maugréa t-il en s’éloignant, après avoir fait un petit signe de remerciement aux tableaux.

Harry songea que pour trouver Prof, cela ne serait pas très difficile : une salle de classe et puis voilà, le tour était joué. C’est donc dans cette perspective qu’il emprunta l’escalier, se rendant au premier étage où se trouvaient au moins trois classes. Il entra dans la salle d’Histoire de la Magie, la première sur son chemin. Harry se trouva nez à nez une étrange créature jaune à point noir, possédant une queue immensément longue.

- Ouba ! Fit celle-ci en se servant de sa queue comme en ressort en s’approchant de Harry.
- Marsu, fit alors un jeune garçon courant après la bestiole.

Le gamin s’interrompit, voyant le Gryffondor, baguette en main. Harry lui demanda alors :

- Salut. Est-ce que tu aurais vu un nain par ici ?
- Dans une des salles voisines, qui possède pleins de créatures dans des bocaux, acquiesça le garçonnet, avant de recommencer à jouer avec le Marsupilami.

Harry sortit, et se dirigeant à grand pas vers la salle de Défense Contre les Forces du Mal. Il ouvrit sans aucune douceur la porte, et vit enfin le nain.

- Te voilà enfin ! s’exclama Harry en s’approchant de lui ! Tu sais que Blanche Neige est morte d’inquiétude !
- M’enfin, je n’étais pas partit loin, répondit Prof en rehaussant ses lunettes.
- Mis à part que tous les autres sont partis aussi, répliqua Harry, exaspéré. Viens maintenant, tu vas m’aider à trouver les autres nains.
- Mais j’ai pas envie moi…

Le nain s’interrompit alors qu’Harry venait de le prendre par l’oreille :

- Figure-toi que moi non plus j’ai pas envie de chercher les autres. Alors tu viens avec moi m’aider, et c’est tout ! Non mais !

Pour appuyer sa menace, Harry leva sa baguette tout en montrant les bestioles prisonnières dans les pots :

- Si tu ne collabores pas, tu finis dans un pot comme les grenouilles là.

Le nain trembla avant d’hocher lentement la tête. Harry lâcha alors l’oreille qui était devenue toute rouge, avant de déclarer :

- Formidable ! Cette histoire a plus que duré. Allons chercher Simplet maintenant.
- Il… il est très naïf, vous savez, déclara le nain.
- Sans déc ! répliqua Harry en levant les yeux au plafond. Est-ce qu’il aime un truc particulier ? Je sais pas moi, les plantes, les boules brillantes…
- Le miel, répondit Prof.
- Bien ! Direction les cuisines alors, s’exclama Harry en pressant le pas.

Ils descendirent alors rapidement vers les cuisines, ne se souciant pas des tableaux qui ronchonnaient de la lumière environnante qui les avait tiré du sommeil.

- Moi j’aime pas les petits schtroumpfs à lunettes, fit une sorte de gnome bleu vêtu d’un pantalon et d’un bonnet blanc.
- Oui, moi non plus, répondit Harry sans avoir compris un mot du personnage dans le tableau en pressant Prof.

Soudain, un grand brouhaha interrompit la marche des deux compagnons. Au bout du couloir, Harry aperçut un homme torse nu, sa chemise dans les mains, recouvert d’une substance brillante. Il courait, tout en regardant derrière lui, effrayé. Quelques pas plus tard, Harry le reconnut :

- Professeur Lupin ? Que faîtes-vous ici ? Et dans cette tenue ? interrogea t-il stupéfait, en voyant ce qui semblait être du miel couler sur sa joue.

L’homme était essoufflé, et regardait avec inquiétude derrière lui :

- Elles se nomment les FARLAI et elles ont un soucis avec le miel… et moi, vois-tu…

Remus fut obliger de s’interrompre, entendant des cris et hurlements hystériques. Alors qu’il s’apprêtait à fuir, Harry le retint :

- Est-ce que vous venez de la cuisine ? Est-ce que vous auriez vu un nain ?
- Oui, hurla le professeur en reprenant sa folle course, il aimait le miel lui aussi.

Il disparut au coin du couloir, alors qu’une assemblée de jeunes femmes accouraient en hurlant des « Remus…. Mumus » à qui mieux-mieux. Dépassant Harry sans y prêter plus d’attention que cela, elles empruntèrent le même escalier que Remus. Le Gryffondor secoua la tête avant d’empoigner le nain et d’avancer rapidement vers le tableau représentant une coupe de fruits. Il chatouilla la poire, et une poignée apparut, qu’il s’empressa d’actionner. Une jeune fille sortit alors de la cuisine, en criant des « Muuuussssss » hystériques.

- Encore une, soupira Harry. Mais que dira Tonks en l’apprenant ?

Il entra dans la cuisine avant de voir une petite masse informe recouverte de miel.

- Simplet, s’exclama Prof en écartant ses bras.

Le nain se jeta dans les bras de son frère, se recouvrant de miel par la même occasion.

- Vive les boulets, maugréa Harry en agitant sa baguette, nettoyant les deux nains collés ensemble. Bien, quel est le prochain sur la liste ?
- Quoi, quelle liste ? demanda Simplet en regardant Prof.
- Je t’expliquerai plus tard. Dormeur, dit-il en se tournant vers Harry.
- Un lit je suppose… Est-ce que la carte va bien vouloir le montrer ou pas ?

Il prononça la formule, mais aucun point n’apparut nulle part. Simplet monta sur les épaules de Prof, afin de pouvoir regarder la carte.

- Mais il est où ? Je vais pas faire tous les dortoirs non plus. Avec la chance que j’ai, il dort dans le lit de Trelawney !

Simplet posa un doigt sur la carte :

- Il est là ! Y’a écrit son nom.
- Pourquoi je vois rien moi, demanda Harry.
- Parce que t’es pas un nain, répliqua Prof en soupirant.
- Donc, d’après vos indications il serait… Dans les chambres des Serpentard. Génial…
- Bon, on y va ? s’impatienta Prof en faisant tomber Simplet.
- Allons y, soupira Harry en se dirigeant vers les cachots et les couloirs lugubres.

Le petit groupe s’avança entre les murs sombres. La lueur provenant de la baguette d’Harry ne suffisait pas pour rassurer Simplet, qui tremblait comme une feuille. Ils arrivèrent devant un mur de pierre.

- Bien, maintenant le mot de passe, murmura Harry en observant sa carte, avant de poser sa baguette sur la carte.

Un petit mot s’afficha alors à côté de la lumière : « Dracula »

- Original, s’exclama Harry, avant de prononcer le mot de passe.

Le pan de mur s’écarta pour laisser entrer le Gryffondor et les deux nains. Les lampes rondes et verdâtres diffusaient une pâle lumière alors que deux choix s’offraient à eux : chambrées des filles ou des garçons ? Harry interrogea un des nains, qui désigna la porte de droite. Par chance, c’était le dortoir des garçons, ils n’auraient donc pas à éviter les pièges élaborés depuis la création de Poudlard. Avançant dans le couloir, sept portes s’alignaient devant eux : la quelle était la bonne ? Simplet consulta de nouveau la carte, et ils se retrouvèrent devant un grand 7 vert.

- Fallait qu’on tombe sur les septièmes années, évidemment, ronchonna Harry en se lançant un sort pour être plus discret.

Il entra alors dans la chambrée, au milieu des ronflements de Crabbe et Goyle. A sa droite, Zabini grognait dans son sommeil. Entre quelques gémissements, Harry entendit le prénom de Lorie, accompagné de « Je resterai ton meilleur ami. » Il pouffa avant de se diriger vers le seul lit qui était apparemment vide : au milieu une jeune femme avec une longue tresse, un petit top qui mettait bien en évidence ses formes et un petit short. De part et d’autre de ses hanches, deux pistolets dans des étuis. Ses lunettes de soleil étaient tombées et elle tenait fermement dans ses bras un nain.

- Forcément, il devait avoir un garde du corps, marmonna Harry en levant sa baguette.

Le corps de la jeune femme s’éleva de quelques centimètres, Harry en profita pour saisir le nain. Il s’éclipsa rapidement, alors que Dormeur se réveillait :

- Où est Lara ? interrogea t-il après avoir longuement baillé.
- Juste un rêve, mentit Harry en sortant rapidement des quartiers des Serpentard.

Une fois dans le couloir, il inspira longuement avant de s’interroger à voix haute :

- Alors, le prochain… Atchoum, par exemple ?
- Heu… J’avoue ne pas savoir… Regardons sur la carte, proposa Prof.

Tous les quatre se penchèrent sur la carte : le nain se trouvait dans la grande salle. En se relevant, ils firent face à des étranges créatures : de couleur verdâtre, de longues oreilles, elles faisaient la taille des nains.

- C’est quoi ça ? interrogea Harry en les menaçant de sa baguette.
- Des Gremlins, répondit une voix familière derrière lui.

En se retournant, il fut surpris de voir Hermione arriver, baguette en main et un étrange bandeau autour de sa tête. Elle regardait avec détermination les étranges bestioles, avant de déclarer :

- Va faire ce que tu as à faire, je m’occupe d’eux.
- Tu es sûre ? s’inquiéta Harry.
- Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il fait ?

Les trois nains hochèrent la tête simultanément, alors qu’Harry fit un pauvre sourire.

- Dégage ! s’exclama t-elle . Ces gremlins seront mes gremlins…

Harry et les trois nains s’éloignèrent rapidement, alors que les bestioles donnaient l’assaut. Ils purent entendre un « Banzaï ! » avant des bruits de bataille. Ils pressèrent le pas, passant devant une porte en bois : la réserve de Rogue. Des murmures s’élevaient derrière, alors qu’un étrange grognement fit suite. Harry s’interrompit, se mit devant les nains, avant de prononcer un « Alohomora ». La porte s’ouvrit, et sa mâchoire faillit se décrocher : devant lui, un spectacle assez… étrange. Le professeur Rogue était torse nu, et une jeune femme dénudée s’amusait à le masser. D’un geste rapide, Harry se recouvrit ainsi que les trois nains de sa cape d’invisibilité. Rogue haussa un sourcil, voyant la porte s’ouvrir, mais la belle Clara Morgan sût rapidement lui faire oublier cet incident. Prof montra alors à Harry une étagère derrière le couple : installé confortablement, un nain observait la scène avec attention.

- Quel pervers, maugréa Harry entre ses dents.

C’est alors qu’il remarqua que le nain n’était pas seul. A ses côtés, un gamin avec un longue mèche blonde, et un tee-shirt violet, s’éduquait. Harry posa son regard sur Simplet qui bavait carrément alors que Dormeur était tombé par-terre.

- Non mais ! C’est pas possible ces nains et jeunes. Faut tout faire soi-même ! marmonna le Gryffondor en jetant un sort de désillusion sur les trois nains.

Il les laissa dans le couloir, d’ailleurs ils reluquaient avec attention les courbes avantageuses de la femme, et ne s’aperçurent pas qu’Harry n’était plus avec eux. Celui-ci était entré dans le petit réduit, avait frôlé de près son professeur de potions qui était dans un état plus qu’explicite. Il réussit à slalomer entre diverses potions et bocaux contenant des ingrédients étranges. Dans un se trouvait même un citron… Que faisait un citron dans la réserve de Rogue ? En parlant de ce bocal, Harry le percuta, et il tomba à terre, faisant sursauter le couple. Comme pétrifié sur place, Harry n’osait même plus respirer. Clara, quant à elle, observa le fruit, et un sourire se nicha sur ses lèvres :

- A lemon, suggéra t-elle avant d’embrasser langoureusement le professeur.

Harry profita de ce petit contre temps, pour faire léviter le nain, et l’attraper au vol. Puis, jugeant que la scène qui allait se produire ici n’était pas de l’âge du gamin, il l’agrippa par un pan du pantalon, avant de sortir rapidement de la réserve. Il enleva sa cape, alors que le gamin se débattait, avant de tomber au sol :

- Tchô ! C’est pas juste !
- Ouais c’est vrai ça, renchérit le nain. Pour une fois qu’il y avait quelque chose d’intéressant…

Harry fit la sourde oreille, et fit réapparaître les trois nains.

- Bon, il m’en manque plus que trois. Au fait, tu es qui toi ? questionna Harry.
- M’appelle Grincheux, fit le nain en se renfrognant. Et lui c’est Titeuf.
- C’est pô juste. Pourquoi t’es venu, on était bien là bô. Tchô, j’me casse.

Le gamin partit vers Hermione et ses Gremlins.

- Mouai, allez, barre toi, et nous on va chercher Atchoum.
- Moi, je veux pas aller chercher Atchoum. En plus il a le nez qui coule et il pu des pieds… rétorqua le nouveau venu.
- Ben on te demande pas ton avis, rétorqua Harry en levant sa baguette. Allez on y va.

La petite troupe se mit en route et arriva enfin devant les portes de la grande salle. Cependant, elles n’étaient pas comme d’habitude : de grandes enluminures entouraient le pourtour de la porte, alors que le bois habituel avait été transformé en pierre. Harry sortit sa baguette et agita, prononçant l’incantation, qui, théoriquement, aurait dû permettre l’ouverture de la porte. Mais rien ne se passa. Harry s’approcha de la porte et essaya, en vain, de l’ouvrir.

- On va pas se laisser emm**der par une put*** d’porte ! s’exclama Grincheux en donnant des coups de pieds dans la roche.
- C’est un langage ancien, fit remarquer Prof en lisant les écritures. C’est l’ancien langage des nains.
- Et tu sais ce qu’il y a écrit ? s’impatienta Harry.
- Oui, bien sûr. Cela sert de lire des grimoires, quelques fois. Quoi que, en l’occurrence, c’était plutôt un roman de fantaisie…
- On s’en fout ! s’exclamèrent en chœur les trois nains et Harry.
- Puisque c’est comme ça, restez incultes ! fit Prof en croisant les bras.
- On veut juste savoir ce qu’il y a écrit. C’est trop demander ? s’exaspéra Harry.
- Bien ! C’est une énigme. Il semblerait qu’il faille la résoudre pour entrer.
- Allez, allons y… au point où on en est, on ne risque rien à tenter cela. Lit nous ce qu’il y a écrit, ordonna Harry.
- « Je peux être un ustensile ou être objet de nourriture. Etrangement, je fais aussi référence à une partie du corps, plus ou moins magique. » lut Prof, en se grattant la barbe.
- Pfou, c’est pas moi qui suis doué pour les énigmes, c’est plutôt Hermione.
- On s’en serait pas douté, s’exclama Simplet, avant de se prendre un baffe d’un des nains. Aiheuh !

Harry se mit à tourner en rond, agitant sa baguette autour de lui, comme si elle pouvait lui donner la solution. Après moult efforts, il s’arrêta, dépité :

- En plus je suis certain que la réponse est sous nos yeux, s’exclama t’il, alors que des étincelles s’échappaient, dues à son agacement.

Un éclair de génie frappe Simplet, ou peut-être Zeus était passé par là, mais il s’exclama :

- Baguette !

La lourde porte en pierres s’ouvrit, tous regardèrent étrangement le nain, habituellement si naïf.

- On peut s’en servir pour manger, ou la consommer. Elle peut-être magique, mais par contre, j’ai un problème quant à expliquer la partie du corps, expliqua t-il en se grattant la tête.
- On t’expliquera plus tard, rétorqua alors Dormeur en passant le seuil de la Grande Salle.

Installé confortablement à une des tables, Atchoum était en charmante compagnie : un gros monstre vert, une jeune femme vêtue de noir et portant un drôle de masque avec des oreilles, et enfin un homme habillé en costard. Tous les quatre disputaient avec passion une partie de poker.

- Atchoum ! s’exclama Prof en s’approchant. On te cherchait. Blanche nous attend.
- Bien, répondit-il en posant un carré de neuf, et récoltant le tas de jetons.
- Qui est-ce, interrogea Harry, levant un demi sourcil, s’attendant à des êtres peu ordinaires.
- Alors voici Shrek (l’ogre leva la main, et fit un sourire niais), Ha… Ha… Atchoum, scusez moi, Cat Woman (elle sortit ses griffes et commença à ronronner) et voici 00…
- Mon nom est Bond, James Bond , interrompit l’homme au costard. Mon numéro ne doit pas être divulgué, expliqua t-il en laissant tomber ses cartes.
- Il va nous manquer un joueur du coup, fit remarquer Cat Woman, embarrassée.
- Demandez à Pinocchio, il pourra pas bluffer lui, proposa Harry d’un air las.
- Bonne idée ! s’exclamèrent les trois joueurs, alors qu’Atchoum quittait la table.
- Bon jeu ! s’exclamèrent les nains, tout en ressortant de la Grande Salle.
- Et un de moins, fit Harry, las de cette excursion.

La prochaine fois, il resterait sagement dans son lit, se promit-il, avant de déclarer :

- Il manque Joyeux et Timide. Quelles sont leurs particularités ?
- Aucune en particulier, répondit Atchoum, avant de renifler.
- Regardons la carte magique, s’exclama Simplet.
- Mais tu deviens intelligent, répliqua Grincheux.

Harry et les trois autres nains préférèrent repérer où se trouvait Joyeux, en l’occurrence dans la Salle de Bains des Préfet.

- On est parti pour traverser tout le château en fait ! ronchonna Harry. Je veux dormir, j’en ai plein les pieds.
- Et moi donc, rétorqua Dormeur, les yeux fermés.

Ils montèrent dans un brouhaha indéfinissable les cinq étages qui les séparaient de la salle de bains. Sur leur chemin, ils avaient néanmoins rencontré un petit bonhomme qui s’évertuait à mettre son doigt dans l’oreille de Simplet en mugissant « E.T Téléphone Maison ». Au troisième étage, un drôle de gars vêtu d’un scaphandre, ou quelque chose dans le genre, s’évertuait à répéter : « Houston, nous avons un problème ». Grincheux avait même essayé de lui mettre un coup de pied, mais étant trop petit, Harry s’était fait un plaisir de lui rendre ce service. Bref, ils étaient arrivés devant la salle d’eau, et la carte fut précieuse pour trouver le mot de passe. Prof passa la tête, avant de laisser échapper un hoquet de surprise. Il se retourna vers ses compagnons :

- Il n’est pas seul, s’exclama t-il, en posant un main sur son visage horrifié.
- Comment ça ? s’exclama Harry en ouvrant en grand la porte de la salle de bain.

Dans la grande baignoire, certes, il y avait bien un nain, mais aussi un Ane et un Chat.

- Heu… commença Harry en s’avançant dans la salle de bain, désolé de venir à l’improviste vous déranger, mais on a besoin de Joyeux.
- Zut, c’est lui qui mettait l’ambiance, maugréa l’Ane, en donnant un coup de sabot sur la surface de l’eau.
- Vraiment navré, heu… l’Ane et le Chat, s’excusa Harry.
- Le Chat Botté, rectifia le Chat en leva sa jambe et faisant ainsi apparaître une botte recouverte de bulles.

Harry hocha la tête, encore sonné par les attitudes de tous ces gens. Il sortit alors, précisant bien qu’ils attendaient Joyeux derrière la porte. Après quelques minutes, le sixième nain rejoint le groupe.

- Direction la Salle sur Demande, s’exclama Harry en embarquant la flopée de nains avec lui. Il ne manque que Timide !
- Elémentaire, mon cher Harry, fit un portrait alors que la petite bande passait devant le cadre.

Ils passèrent devant la statue de Grégory le Hautain avant de monter de deux étages et se retrouver enfin dans le couloir du septième étage. A peine ils avaient posé le pied sur le palier qu’ils faillirent tomber en arrière sous la surprise : un homme, plutôt grand, courrait en long, large et travers.

- Mais pourquoi tu cours, interrogea Simplet en s’avançant vers lui.
- La vie, c’est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
- Mouais, tu éclaires notre lanterne là. Et tu es ? interrogea Harry.
- Forrest, Forrest Gump.
- Enchanté, Forrest, et bon footing alors, répliqua le sorcier en s’avançant dans le couloir.

Enfin, la troupe arriva devant la salle sur Demande. Le Gryffondor passa devant le mur trois fois, en pensant « Je veux le nain, je veux le nain… » et une poignée apparut. Lorsqu’ils ouvrirent la porte, ils restèrent un moment sous le choc. Timide, tout rouge, était installé sur un divan. Autour de lui, quatre filles se dandinaient tranquillement, tout en chantant :

- « Voulez-vous coucher avec moi, ce soir… »

Un bruit de canette que l’on ouvre fit revenir le groupe à la réalité, et ils s’avancèrent pour observer que Timide n’était pas seul. Un homme jaune buvait goulûment une bière, tout en se rinçant l’œil sur les belles demoiselles.

- Oulala ! s’exclama t-il. Je veux bien essayer moi. Essayer est le meilleur moyen de se planter. Hi hi hi !

Il but une autre gorgée de bière.

- Ca suffit ! s’exclama Harry, levant sa baguette.

En deux mouvements, les jeunes femme étaient rhabillées, la bière ne coulait plus à flot, et la pénombre fit place à la lumière. Homer Simpson se leva de son fauteuil, et se dirigea vers Harry, l’étranglant :

- Espèce de pitit… Tu l’as cherché hein…
- Mais … c’est pas vous qu’on cherche , s’exclama Prof. C’est mon frère, Timide.
- Oh, fit Homer, lâchant Harry dont le cou était devenu bleuté. Désolé, hi hi. Mais vous pouvez remettre les danseuses ?

Harry hocha la tête, prit Timide par la main, et agita de nouveau sa baguette. Toute la troupe enfin au complet sortit de la Salle sur Demande.

- Où on va ? interrogea Dormeur, d’un ton ennuyé.

Il fut coupé par une chanson ridicule, chanté par un homme avec des skis aux pieds :

- « Etoile des neigheu, mon cœur amourheu… »
- Excuse moi, tu n’aurais pas vu Blanche-Neige ? interrogea Harry
- Blanche, non, mais la neige si… Ca se voit non ? répondit le gars en renfonçant son bonnet sur ses oreilles.
- Super utile l’information, grogna Grincheux.

Un homme étrange apparut, courant, et cherchant autour de lui. Vêtu d’un pagne, il demandait :

- Il est où le magneau ? Ils ont mangé le magneau ?
- Heu, on n’a pas vu de… magneau ici.

L’homme s’interrompit, les regardant étrangement.

- Dites… Vous connaissez panopaménix ? C'est un... C'est un droïde.

Tous les nains hochèrent négativement la tête, et Harry poussa un long soupir. L’homme les regardèrent tour à tour, attendant une quelconque réponse. Un long silence s’installa, avant qu’il ne reprenne la parole :

- C'est trop calme ... J'aime pas trop beaucoup ça .... J'préfère quand c'est un peu trop plus moins calme !
- Ecoute, y’a un gars bizarre… comme toi, dans la bibliothèque, expliqua Harry
- La bibliothèque d’Alexandrie ! Je le savais…
- Oui oui… Non !

Mais l’homme était partit en courant en direction opposée à la bibliothèque.

- Bref, ça ne nous dit pas où est Blanche, commenta Joyeux.
- Je pense qu’il faut redescendre, elle nous attend peut-être dans le hall.
- Les longues distances m'épuisent ! Nous les nains nous sommes des sprinters redoutables sur les courtes distances, répliqua Grincheux en rallant.

C’est gaiement que la troupe descendit les étages. Arrivés au troisième étage, trois hyènes s’interposèrent entre eux et l’escalier. Faisant claquer leurs mâchoires, elles effrayèrent les nains qui se cachèrent tous derrière Harry.

- C’est la cata, c’est la cata, c’est la catastrophe, bégaya Dormeur.
- Mais non, je maîtrise, répliqua Harry en sortant sa baguette.

Un tornade verte arriva, se plaçant entre le petit groupe et les trois hyènes. Le visage vert, un grand sourire et vêtu de jaune, il regarda les trois hyènes :

- Splendide !

Les trois bestioles rigolèrent en se roulant au sol, devant la dégaine de la créature en face d’elles.

- Dans deux secondes je te fais couiner le nez et je te mets ton calbar sur la tête, menaça t-il en souriant de toutes ses dents.

Harry et la troupe de nains en profitèrent pour s’éclipser et chercher un autre escalier, les laissant tranquille.

- Ca devient n’importe quoi cette excursion nocturne, soupira pour une énième fois Harry.
- Ils engagent des nains dans les troupes de choc maintenant ? renchérit une voix derrière lui.

Le sorcier se tourna et fit face à Dumbledore. Son bonnet de nuit cachait ses cheveux blancs, et ses lunettes en demi-lune laissaient apparaître ses yeux rieurs. Harry le regarda, ahurit :

- Mais vous n’êtes pas censé être mort ? Je vous ai vu et…
- Tu n’as pas été surpris de voir Rogue tout à l’heure ? questionna Dumbledore, souriant.

Harry ne répondit pas, et l’ancien directeur-mort-ressuscité observa avec attention les 7 nains.

- Vois-tu, chercher ces nains, correspond un peu à ta quête des horcruxes. Je crois que Blanche-Neige les attend au stade de Quidditch.

Harry hocha la tête, ses idées se mélangeant dans son esprit. Il aurait pu avoir des informations sur sa quête des horcruxes, justement, mais une seule question absurde franchit ses lèvres :

- Pourquoi êtes-vous ici ?
- Les réponses arriveront en temps voulu. Allez, va Harry, et que la Force soit avec toi.

Le vieil homme fit une sorte de petit salut, avant de s’évaporer petit à petit. Simplet tira sur le pantalon d’Harry :

- C’était qui le monsieur, hein ? C’était qui ?
- Lâche-moi les baskes ! On y va ! Il reste trois étages à descendre.

Joyeux eut la bonne idée de proposer de descendre sur la rampe des escaliers, et une ribambelle de nains glissa à la queue leu leu , alors qu’Harry tentait de les suivre, en descendant les marches, comme tout bon élève. Ils atterrirent tous les uns sur les autres et Harry fut content d’être arrivé tout en bas. Essoufflé, il regarda le tas de nains, empêtrés les uns dans les autres. Une créature verte passa, un sabre laser en main :

- Quand neuf cents ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras.
- Ouai, d’ici là, j’essaierai d’avoir 18 ans, après on en reparlera. De toutes façons, Quoi que je fasse, quelque soit ma détermination, ceux que j'aime finiront toujours par payer...
- De grandes responsabilités, un grand pouvoir implique.
- Admettons, fit Harry en démêlant les nains. Je suis désolé, mais j’aimerai avoir le temps de philosopher avec toi, mais une donzelle attend ses nains.
- Prudent, soit, conseilla l’étrange créature, avant de s’éloigner.

Harry ouvrit la grande porte à l’aide de sorts et les nains le suivirent dans la nuit. Au-dessus d’eux, la lune affichait son dernier quartier, laissant ainsi quelques rayons éclairer le sol. Au loin, se dessinaient les anneaux de Quidditch. L’humidité n’améliorait pas l’état de Atchoum, Dormeur menaçait de devenir somnambule et Grincheux marmonnait dans sa barbe, en donnant des coups de pieds dans des cailloux qui n’avaient rien demandé. Bref, ils aperçurent une silhouette familière au centre du terrain. Malgré l’éloignement, Harry put l’entendre dire :

- C'est mon premier jour en femme et j'ai déjà des bouffées de chaleur !

Il écarquilla les yeux, alors que les sept nains couraient dans la direction de Blanche-Neige.

- Bah, après tout, pourquoi Blanche-Neige ne serait pas un travesti ? se convint-il en avançant vers elle.
- Merci, tu as retrouvé mes nains, je t’en suis reconnaissante.
- Est-ce que tout va s’arrêter ? interrogea t-il, un espoir apparaissant dans sa voix.
- Je ne comprends pas ce que tu veux qui s’arrête. C’est bien comme ça.

Harry lâcha sa baguette, sa cape et sa carte, avant de se laisser tomber sur l’herbe du stade de Quidditch :

- Je suis dans une merde internationale. Y’a des personnages qui se promènent dans le château, les morts qui reviennent à la vie, des créatures qui n’existent que dans les contes des fées, et j’ai dû passer la moitié de la nuit à trouver les sept nains de Blanche-Neige. Et là, je parle tout seul, car elle est trop occuper à bisouter ses chers nains. Je dois halluciner, Ron a dû mettre quelque chose d’illicite dans mon jus de citrouille hier soir.

Des pas s’approchèrent de lui, et une silhouette noire s’interposa entre la lune et lui. Un souffle roque arriva à ses oreilles. Harry se releva rapidement, baguette en main.

- Luke, s’exclama Dark Vador, tu sais, le but de toute vie est de finir ! Et toi, il s’avère que c’est ce soir.
- Je ne suis pas Luke. Je suis Harry, Harry Potter.
- C’est c’la oui, répliqua t-il d’un ton amusé. Le déni est la plus prévisible des réponses humaines.

Harry recula de quelques pas, menaçant la silhouette de sa baguette. Un petit pop le fit sursauter derrière lui, et une douleur à sa cicatrice confirma ses soupçons : Voldemort venait de transplaner à Poudlard, bien qu’on ne puisse pas, comme le lui avait répété dix mille fois son amie Hermione.

- Dark Vador, salua le mage noir d’un mouvement de tête.
- Voldemort, répondit-il. Comment va la famille ?
- Morte. Toujours en quête de ton traître de fils ?
- Toujours. Mais lui, fit-il en désignant Harry, n’est pas mal non plus.
- Propriété privée, expliqua Voldemort en esquissant un sourire.

Le Gryffondor regarda tour à tour les deux terrifiants personnages. Mais où était-il tombé ? Dans la quatrième dimension. Au loin, il vit deux silhouettes et demi s’avancer, espérant que c’était ses amis avec un elfe quelconque. Mais ces espoirs devinrent nul quand il remarqua que l’homme avait les cheveux bleu, la fille de long cheveux rouge et qu’ils étaient accompagnés par une sorte de chat.

- Nous sommes de retour, commença la femme.
- Pour vous jouer un mauvais tour, continua l’homme.
- Afin de préserver le monde de la dévastation,
- Afin de rallier tout les peuples à notre nations,
- Afin d'écraser l'amour et la vérité !
- Afin d'étendre notre pouvoir jusqu'à la voie lactée !
- Jessie,
- James,
- La Team Rocket, plus rapide que la lumière !
- Rendez vous tous, ou ce sera la guerre ! finit James

Le chat miaula :

- Miaouss ! Oui la guerre !

Dark Vador et Voldemort se regardèrent, avant de rigoler un bon coup :

- Oh les gigolos. Les faux méchants ! s’esclaffèrent-ils en se retenant l’un l’autre pour éviter de tomber.

Harry écarquilla les yeux, observant désormais sur trois fronts ses opposants. Comment allait-il faire pour s’en sortir ? Au dessus de lui, des chauves souris tournoyaient, avant de se poser, et de se transformer en vampires.

- Il manquait plus que ça, grogna Harry, ne sachant où donner de la tête.

Peu après, toute une flopée de personnes, habillés tous pareil, avec des lunettes et des revolvers, se joignirent à ceux déjà présent. Tous ensemble ils parlèrent :

- Appelez moi Smith ! s’exclamèrent-ils en se plaçant autour d’Harry.

De toutes parts du stade de Quidditch, ils arrivaient les uns après les autres. Un homme avec un petit chapeau rond, un sourire rougeâtre sur sa peau blanche, toute une troupe de créatures immondes, avec une main peinte sur le front, un homme bizarre avec des dents taillées en V monté sur un cheval, une jeune femme séduisante, toute habillée de blanc, un homme aux cheveux blancs et une femme à la peau bleue, et une série de drôles créatures venues de la mer rejoignirent le groupe autour du jeune Harry Potter. Ce dernier tournait regardant tous ses assaillants, quelques mangemorts arrivèrent en transplanant.

- Merci d’avoir répondu à mon appel, fit Voldemort en s’avançant vers Harry. Vois, tous mes amis sont venus me rendre visite pour t’anéantir..

Il fut coupé dans son discours par trois fillettes qui venaient de stationner au-dessus d’Harry :

- Pas si vite ! Nous sommes, Bulle, Belle et Rebelle, les Super Nanas ! s’exclama une fillette vêtue d’une robe rouge.
- Et trois fillettes vont faire la différence ? interrogea Dark Vador avant de rire.
- Qui a dit qu’elles étaient trois, fit une jeune femme en sautant au près d’Harry. Je me présente, Buffy Summers, Tueuse de Vampires. Vous, vous êtes les gros méchants pas beaux…

Elle regarda les orcs et créatures des mers, faisant une grimace, avant de poursuivre :

- Vraiment pas beaux… et nous, on est les gentils… Beaucoup plus séduisants, c’est sûr !

Un rire parcourut les assaillants, alors que la Sorcière Blanche demandait :

- Toi, lui et les trois lucioles en haut, vous pensez réellement nous battre ?

Buffy regarda Harry et les trois filles, avant de dire simplement :

- Non.

Non loin des Super Nanas, un hippogriffe, Buck en l’occurrence, venait. D’autres sortes d’animaux arrivèrent, transportant des créatures plus ou moins étranges. La première qui arriva aux côtés d’Harry était jaune, et sa queue était étrangement taillée.

- Pikachu ! fit-il en serrant ses petits poings.

Un homme vêtu de collants bleus et d’un slip rouge se posa, amenant avec lui la petite créature verte au sabre qu’Harry avait rencontré dans le hall. Un groupe entier apparut d’un coup : un homme à l’allure sauvage avec des longues griffes, une fille avec des mèches blanches, une autre au cheveux rouge, et un homme qui possédait d’étranges lunettes. Batman arriva aussi, portant deux personnages courts sur pattes, mais ayant de grands pieds poilus. Un bruit de cavalcade fit écarter les orcs, et quatre hommes montés sur des chevaux, et couvert de beaux chapeaux avec de longues plumes, tirèrent leurs épées :

- Un pour tous, tous pour un ! s’exclamèrent-ils .

Dans le ciel, des aigles planaient à côté de balais montés par l’Ordre du Phénix. Un lion rugit, une mangouste sauta sur l’épaule d’Harry :

- Hakuna Matata !
- Mais qu’est ce que c’est que tout ce cirque, s’exclama Voldemort rageux.

Un homme aux dreadlocks atterrit devant lui, portant un tricorne, et conseilla:

- Tu ferais mieux de te trouver une fille mon gars... Ou p'têtre que la raison pour laquelle tu t'excite tant, c'est que t'en as trouvé une... Sauf qu'en fait t'es incapable de combler la p'tite femelle ! T'es pas eunuque par hasard ?
- Attrapez le ! ordonna une des créatures de la mer.

Une corde descendit et le pirate s’accrocha tout en remontant, déclara :

- Souvenez-vous de ce jour comme celui où vous avez failli arrêter le capitaine Jack Sparrow !

Petit à petit, d’autres personnages arrivèrent : un elfe muni d’un arc, un nain avec une hache, un homme avec des lunettes noires et une longue cape qui paraissait tomber au ralentit, un étrange gamin avec une casquette rouge et des balles rouges et blanches, quatre enfants avec des couronnes sur la tête, un homme-araignée …

Harry regarda autour de lui toutes les personnes qui s’étaient réunies. Buffy le regarda avant de déclarer :

- Finissons-en !

Tout le monde, autant méchant que gentil, s’afférèrent. Harry entendit un « Pikachu ! » rugir non loin de lui, vit d’Artagnan aux prises de Dark Vador, les Supers Nanas tiraient les cheveux de Joker, Batman se battait contre un orc, les hobbits essayaient de frapper la Team Rocket, les vampires coursaient les Rois et Reines du Monde de Narnia, Buffy combattait les Smith avec difficulté, Neo frappait Magneto, Mystique était aux prises de Spiderman, Voldemort était attaqué par Jack Sparrow , Timon et Pubaa, les X-mens combattaient les mangemorts, bref, un brouhaha et un incompréhension immense s’était logé dans l’esprit d’Harry.

Ce dernier, par manque d’attention, reçut un objet sur le visage, et il tomba sur l’herbe du stade de Quidditch…

Après un long moment, il ouvrit lentement les yeux. Il n’était plus au milieu du stade. Il n’y avait pas de Buffy, Dora ou Gollum. Il était dans son lit. Un oreiller était arrivé, il ne sait comment, sur lui. Sûrement Neville qui devenait à nouveau somnambule, songea t-il en se levant lentement. Un mal de crane s’était emparé de lui, et il enfila avec précaution ses lunettes. Il avait envie d’aller faire un tour dans le château, afin de vérifier si Remus était sain et sauf, si Rogue et Clara avait pu conclure, si Zidane et Brice continuaient à charrier Steevy, et si tout cela n’avait été qu’un rêve ou pas. Dans le lit voisin, il entendit Ron chanter :

- Voici venu le temps des rires et des chants…

Harry interrompit son geste : est-ce que cela valait le coup de se lever, de s’embêter à chercher les sept nains qui n’en faisait qu’à sa tête, de se prendre la tête avec une vieille grenouille de neuf cents ans, de se trouver nez à nez avec un Dark Vador sur le trône, de faire face à Tyrex et King Kong, voir Bob l’éponge, et découvrir finalement que Blanche Neige était un travesti ?

Le jeune Gryffondor reposa sa cape, enleva ses lunettes, et se recoucha tranquillement dans son lit : non, franchement, la nuit qu’il avait passé n’était pas une réussite…

* * * * * * *


A l’autre bout du château, Minerva Mc Gonagall observait Harry à travers un miroir. Elle sourit avant de déclarer :

- Efficace cette potion, Messieurs Weasley. Enfin, je n’aurais plus d’élèves dans mes couloirs. Quel est votre prix ?

Un même sourire se nicha sur les lèvres de Fred et George.

END
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