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News

Assemblée Générale Ordinaire 2022


Bonjour à toustes,

L'assemblée générale annuelle de l'association Héros de Papier Froissé est présentement ouverte sur le forum et ce jusqu'à vendredi prochain, le 24 juin 2022, à 22h.

Venez lire et discuter, et voter pour les candidats au conseil d'administration.

Bonne AG !
De Le CA le 17/06/2022 23:08


124ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 124e édition des Nuits d'HPF se déroulera le vendredi 24 juin à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 08/06/2022 18:45


Assemblée Générale 2022


Chers membres d’HPF,

Nous désirons vous informer que l’Assemblée Générale 2022 aura lieu du vendredi 17 juin 22h au vendredi 24 juin 22h sur le forum.

Seuls les adhérents à l’association peuvent voter, mais tous les membres sont encouragés à venir lire et discuter.

Au plaisir de vous y voir !

Le CA
De Les membres du CA le 06/06/2022 18:39


Sélections du mois


Félicitations à CacheCoeur, Juliette54, Tiiki et Bloo, qui remportent la Sélection Drabbles !

Vous pouvez dès à présent commencer vos lectures pour élire en décembre prochain vos Fictions longues préférées. Vous avez 7 mois pour découvrir 12 univers qui ont conquis les lecteurs ! Pour en savoir plus et pour suivre notre planning de lectures, rendez-vous ICI.

En juillet, on compte sur vous pour la Sélection des Animaux Fantastiques ! Avec la sortie du troisième film, c'est de circonstance, non ? Vous pouvez d'ores et déjà proposer vos deux fanfictions favorites (ou votre favorite si elle fait plus de 5000 mots) en vous rendant ici ou bien en répondant à cette news.

Et au mois de juin, remontez aux origines de Poudlard. Nous vous proposons six textes qui mettront à l'honneur, individuellement comme collectivement, ses Fondateurs : Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, et Salazar Serpentard. Vous avez jusqu'au 30 juin pour lire et voter par ici.



De Equipe des Podiums le 05/06/2022 16:03


123ème édition des Nuits


Chers membres d'HPF,

Nous vous informons que la 123e édition des Nuits d'HPF se déroulera le samedi 21 mai à partir de 20h. Vous pouvez dès à présent venir vous inscrire !
Pour connaître les modalités de participation, rendez-vous sur ce topic.

A bientôt !
De L'équipe des Nuits le 13/05/2022 17:22


Journées Reviews


Lire, écrire…

Tu as envie de lire ? De découvrir un ou une auteure ? D'échanger sur ses écrits et sur les tiens à travers quelques reviews sympathiques ?

La Journée Reviews est là pour ça, et elle aura lieu cette fois-ci du 13 au 16 mai !

Viens nous rejoindre en t'inscrivant ici !

Le principe ? Réparti.e.s en binômes ou trinômes, vous écrivez au moins 10 reviews à votre binôme (5+5 pour le trinôme) pendant ces trois jours, sur HPFanfiction ou le Héron, au choix.

 


De le 04/05/2022 19:14


Quand on l'attaque, Marie Malfoy contre-attaque par Poupy

[57 Reviews]
Imprimante Chapitre ou Histoire
Table des matières

- Taille du texte +
Note de chapitre:

Alors, heu... Plusieurs choses que j'ai oublié : de une
Rien n'est à moi (à part Marie Malfoy et sa famille, Sarah et les autres élèves de Beauxatons). Les personnages, lieux et situations appartiennent à J.K. Rowling. Je ne gagne rien àç écrire cette histoire sinon mon propre plaisir. Je considère ce dsiclaimer comme étant valide pour tout les up-date de cette histoire.

Et ensuite... J'ai oublié de préciser que je suit le sixième tome. Donc, Dumbledore est mort et Drago Malfoy est un vilain tout pas beau. Il n'aparaitra pas un seul moment. On a qu'à dire qu'il s'est fait tuer dans la guerre. Et Harry est bien sorti avec Ginny. D'ailleurs, celui-ci a aussi tué Voldy avec les horcuxes, tout ca...
Chapitre 5 : Interviews

La première épreuve commence à se rapprocher à grands pas. Je stresse à mort. Je déteste ça.
J’ai reçu une lettre des parents. Ma mère s’inquiète énormément. La lettre que je lui avais envoyée l’intrigue. Selon elle, Mme Maxime fait un abus de pouvoir. Et elle a rajouté en passant, que même si elle comprenait que je sois énervé, exploser DEUX cuvettes de toilettes de Poudlard, c’était pas terrible. Mon père se contente de dire qu’il faut que je fasse attention, mais que si en même temps, je pouvais représenter dignement les Malfoy, ce serait pas mal.

Sarah, elle, elle en peut plus. Je suppose que je dois être insupportable. Vous vous demandez peut-être comment elle fait pour continuer à traîner avec moi, si elle trouve pas que je tire toute la couverture. En fait, Sarah n’est pas du tout comme ca. Convaincre les gens, elle aime bien. Les intriguer, aussi. Mais sûrement pas être le centre permanent d’attention. En cinquième année, après l’attaque des mangemorts, elle était très fière de moi. Et là, elle compatis. Elle fait partie de ces êtres exceptionnels qui sont toujours intéressant.

Je suis donc à trois semaines de la première épreuve et je suis en train de virer au mode « boule de nerfs ». Et, en ce moment très précis, je pars joyeusement (qui ose en douter ? Parce qu’il aurait raison…) vers mon cour de sortilèges avec le professeur Flitwick.
-Miss Malfoy ?
-Vi ?
Je me retourne.
-Bonjours, professeur Potter.
-Vous êtes dispensé de cour. Venez, vous êtes attendu.
-De quoi ? Mais…pourquoi ?
Je sais, cette réplique donne une image très haute de ma spiritualité.
-Des…interviews.
Je m’étouffe.
-Vous voulez rire ? Des interviews ? Moi ? Non, mais quelle horreur !
Petits rires derrière moi.
-Vous n’avez pas vraiment le choix. Il s’agit d’un moment officiel et en tant que championne de BeauxBatons…
-Ca va, j’ai compris. Je le coupe.
Je le suis. Après avoir monter deux escaliers, descendu un troisième, tourné pendant un quart d’heure dans des couloirs interminables, on arrive devant une porte.
-Hum… je préfère vous prévenir…
-Quoi ?
-La journaliste… Il s’agit de Rita Skeeter.
Rita Skeeter… Oui, elle a fait un article sur mon père. Qui a très mal pris d’être traité de mangemort.
J’entre très prudemment, me méfiant. Qui sait... Il pourrait y avoir une sale bête…
-Miss Malfoy ! Bonjour !
-Heu… Bonjour…
Il y a aussi les deux autres champions qui ont l’air particulièrement perdu.
Un homme sec et nerveux s’approche.
-Je suis Monsieur Ollivander, miss. Je suis chargé de vérifier que vos baguettes sont en parfait état.
-Tout le monde est là ? demande le professeur McGonnagal. Alors on peut commencer.
Celui qui s’appelle Ollivander se dirige vers la championne de Poudlard. Clio, je crois. Elle lui tend sa baguette parfaitement propre et il commence à l’examiner.
-Hum… Une baguette de ma boutique… En parfait état. Crin de licorne et bois de saule.
Hochement de tête timide. Il prononce une formule et fait apparaître une étoile.
-Hum… Très bonne baguette. Tenez.
Puis, il va vers le champion de Dumstrang.
-Pieter Kresstoff. Très bien. Votre baguette ? Hum… Oui, bonne qualité. Acheté en Norvège, non ?
-Oui, c’est ca. Répond l’autre avec un accent à couper au couteau.
-Hum… Nerf de vampire macéré dans le sang d’une nymphe. De très bonne baguette, mais des ingrédients particuliers.
Il agite la baguette, en faisant sortir un vol de colombe.
-Miss Malfoy ?
Je tends ma baguette. Il y a quelque trace de doigts.
-Hum… Une baguette de ma boutique ?
-Mon père y tenait. Il reste très anglais.
Et très snob. Ma mère essaie depuis des années d’y rémédier.
-Ecaille de dragon et plume de phoenix. Très bonne baguette, pour très bonne sorcière. Orchideus !
Un petit bouquet apparaît, qu’il m’offre galamment.
C’est là qu’un grand flash m’éblouit. Je me retourne juste à temps pour voir une tornade blonde nous tomber dessus. Rita Skeeter. Quand on parle du loup peroxydé…
-Bonjours mes loupiots !! Asseyez vous, c’est moi qui vais faire votre interview. Miss Malfoy… Vous êtes française… Il me semble que vous ne serez pas la première de la famille qui j’interviewerai.
-Effectivement, vous avez interviewé mon père. Il n’a que très modérément apprécié vos insinuations disant qu’il était l’envoyé de Voldemort en France.
-J’en suis navré ! Alors, commençons. Miss Finnigan, venez, nous allons nous mettre à part.
Regard catastrophé de l’anglaise qui n’a pas très envie de suivre la blondasse.
-Je préfèrerai faire l’interview avec les deux autres. Finit-elle par répondre.
A l’évidence, elle connaît la réputation de la journaliste.
J’acquiesce pour l’appuyer et Pieter Kresstoff a l’air de s’en battre l’œil avec une patte de girafe atrophié.
Skeeter fait un sourire crispé avant de s’asseoir.
-Bien.
-Avant que nous commencions, j’aurais une question… Je dis.
-Oui ?
-Je voulais juste savoir quand recevrions nous l’article.
-Vous voulez un exemplaire gratuit du journal ?
-Non, je veux juste savoir quand vous nous enverrez votre article pour que nous l’approuvions.
-Je crains de devoir vous dire que cela n’est pas la politique de la maison.
-Pourtant, tant que cela ne concerne pas une affaire judiciaire, toute personne interviewée est dans le droit d’exiger à avoir un droit de veto pour un article dans le cas où celui-ci ne retranscrit pas exactement ce qui a été dit. Donc, pour éviter que votre journal ne fasse une erreur et ai à subir un procès pour diffamation, je demande ce droit.
Merci, Maman avocate de me faire apprendre les lois par cœur…
-Ce genre de loi est peut-être en application en France, mais pas en Grande-Bretagne, miss, et…
-Je ne parle pas de la loi, mais de la charte international des journaliste que tout les journalistes du monde sorcier doivent avoir signer pour obtenir leur licence.
Merci Papa d’être parano et de me faire apprendre ce genre de truc…
-Je ne comprends guère cette obstination de votre part.
-Je ne tiens pas à me faire traiter de fille de mangemort.
-Très bien ! S’écrie-t-elle avec mauvaise humeur. Je vous enverrai l’article, et vous pourrez constater que seul ce qui a été dit sera écrit !
-Je demande aussi ce droit. Précise Clio Finnigan.
-D’accord, et l’autre aussi. Ajoute hargneusement la blonde. Très bien, monsieur Kresstoff, je commence par vous. Durant la seconde guerre, votre père, Vladimir Kresstoff, n’a jamais caché ses liens avec les Seigneur des ténèbres. Que pensez vous de cet héritage ?
-Je ne connais pas l’homme dont vous parrrrrrler. Ma mèrrre m’a élevé loin de lui. Ce n’est que mon géniteurrr, et il m’imporrrrte peu.
-Hum. Heu, moui. Et pourquoi tenez vous à participer à ce tournoi ?
-Pourrrr montrrrrer que les fils de mangemorrrrrt ont un honneurrrr.
J’ai très envie de rire. Cette situation est du plus haut comique.
-Bien. Miss Finnigan, vous êtes la sœur de Seamus Finnigan, qui a connut Harry Potter et s’est battu à ses côtés lors de la grande bataille. Qu’en pensez vous ? Il a reçut une médaille du mérite. Ne le haïssez vous pas d’être ainsi reconnu en vous laissant dans l’ombre?
-Au contraire, je suis très fière de lui. Mon frère fait partie des ces gens que l’on ne peut pas détester. Et je sais que jamais Seamus pourrait m’oublier.
-C’est attendrissant. Mais n’est-ce pas pour prouver votre valeur, pour montrer que vous pouviez faire aussi bien que votre frère que vous vous êtes inscrit à ce Tournoi ?
-Peut-être un peu. Mais l’on veut tous prouver sa propre valeur par un moyen ou un autre. Et mettre que l’on a été l’un des champions du Tournois des Trois sorciers, sur le C.V., ca fait bien.
-Ah. Et miss Malfoy, tout le monde connaît la position des Malfoy sur les moldus.
Je fais un petit sourire crispé.
-Tout le monde connaît la position de la branche anglaise des Malfoy sur les moldus. Je rectifie.
-Oui, bien sûr. Votre père dispose d’un poste important au ministère français. N’a-t-il jamais utilisé sa position pour discriminer les sorciers descendants de moldus ?
-Jamais. Je siffle entre mes dents. Si vous vous étiez un peu mieux renseigné, vous auriez appris que ma mère est une sorcière née de moldus. Cela n’a jamais empêché mon père de l’épouser, de lui faire un enfant et cela ne l’empêche pas de l’aimer aujourd’hui.
Et si cette peau de vache continue, je l’étrangle.
-Très bien. Répond-elle, dédaigneuse. Et qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir participer à ce Tournoi ?
-Je ne le voulais pas, mais un malheureux concours de circonstances m’y a obligé.
-Lequel ? demande-t-elle, soudain passionnée.
-Comme je ne voulais pas participer, une amie y a vu là un moyen de plaisanter. Elle a mit mon nom sur un papier et m’a dit que si je ne lui obéissais pas, elle mettait le nom dans la coupe. En marchant dans le hall, elle a glissé et le papier a volé jusque dans la coupe. Et voilà.
Clio glousse un peu avant de porter une main à sa bouche et Pieter se met brusquement à tousser.
-Vous vous moquez de moi, miss.
-Non. Je réponds innocemment.
-Et pourquoi ne vouliez vous pas participer, alors ?
-Je ne tenais pas à risquer ma vie pour seulement mille gallions.
-Vous avez l’air de dire que votre vie vaut bien plus que mille gallions. C’est un peu présomptueux, non ?
-Non, venant de votre part, ce serait présomptueux. Fait remarquer l’anglaise. Venant de la sienne, c’est réaliste.
Je lui souris. Elle est sympa, cette fille.
-Miss Malfoy, vous déclarez que votre vie vaut bien plu que la récompense. Alors la vie des autres champions vaudrait moins que la votre ?
-Ce n’est pas l’argent qu’ils recherchent. C’est l’honneur et la reconnaissance de leur valeur. Il se trouve juste que moi, je connais la valeur que j’ai et cela me suffit.
-Vous me semblez orgueilleuse, miss.
-c’est vrai, c’est mon plus gros défaut. Je me suis d’ailleurs fait un autel en mon honneur, recouvert de photo à mon image. Et tous les jours, je me sacrifie une mouche, en mon honneur.
Regard noir de Skeeter.
-Miss Finnnigan…
-Nous allons prendre les photos ! S’écrie le photographe.
Finnigan soupire de soulagement.
Les photos se passe plutôt bien. Pour la photo des trois champions, Skeeter m’a fait me mettre entre les deux autres qui bien sûr, sont tout les deux gigantesques. Du coup, je suis sûre que sur les photos, on aura l’impression que je vole en rase-mottes.
A la fin, Rita Skeeter s’approche avec l’air de celui qui va bouffer de la chair fraîche.
-Bon ! S’écrie le professeur McGonnagal. Nous avons fini, vous pouvez repartir.
Juste avant de passer la porte, je fais un grand sourire 100% hypocrite à l’autre blondasse. En repartant, je discute un peu avec les deux autres champions. Bizarrement, ils n’ont pas l’air très convaincu par ma théorie selon laquelle Skeeter serait en réalité un homme albinos de soixante ans doté de lentille de contact. Me demande bien pourquoi.



Je suis dans la bibliothèque en train de travailler mon devoir de sortilège pour le professeur Flitwick. Il est gentil, mais il a un sens de l’humour désastreux. L’humour anglais, probablement. Non, parce que, honnêtement, le voir parler poule pendant cinq minutes, ca a été très drôle. Je trouve que la retenue que l’on a eue n’était absolument pas justifiée.
Ho, et tant que j’y suis, vous savez quoi ? La première épreuve de ce foutu tournoi est dans une semaine ! Je vire à l’hystérie totale. J’ai failli lancer un experliarmus à Claire quand elle m’a touché l’épaule, hier. Réflexe. Et je n’ai pas la moindre idée de ce qui m’attend. Je soupire. Il faut quand même que je fasse ce devoir. Surtout que Sarah est en ce moment même en cour de divination. Quelle idée, de prendre divination, quand même !
Dans un geste enthousiaste, j’ouvre mon livre et commence à lire. J’ai quelques petites idées pour mon exercice quand soudain, je vois deux mains de femme énormes se placer sur la table. Je lève la tête. Mme Maxime.
-Oui ? Je demande.
-Vous travaillez, mademoiselle ?
-Je fais mon devoir de sortilèges. Je réponds parcimonieusement.
Je me méfie, maintenant.
-Ne travaillez vous donc pas pour le Tournoi ?
-Heu… Vous êtes au courant qu’il s’agit d’une épreuve inconnue ?
-Vous pourriez réviser vos sorts.
Je ne dis rien.
Elle sort soudain un livre de derrière elle.
-Ouvrez donc ce livre à la page trois cent douze.
Je lui lance un regard méfiant puis finis par m’exécuter. Page trois cent douze. C’est écrit en anglais, mais avec un peu de temps j’arrive à déchiffrer. Je relève la tête au bout d’une minute.
-Les harpies ? Je demande, curieuse.
-Je pense qu’il faudrait que vous vous arrêtiez plus particulièrement sur ces…créatures pour votre première épreuve.
Je me sens pâlir. Des harpies. Je vais affronter des harpies. Ho, mon dieu. Bien sûr, je crois pas en Dieu, mais Ho, mon dieu quand même.
-Une seule suffira, bien sûr.
Et elle s’éloigne. Je ne sais pas comment elle a appris ca, mais elle était pas obligé. Et au risque de me répéter, Ho mon dieu.
Je jette un coup d’œil à ma montre. Le cour de Sarah doit être fini, maintenant.

-Sarah !
-Marie ?
Elle me lance un regard curieux.
-Qu’est-ce qu’il se passe ?
-Je viens de voir Mme Maxime.
-Et ? Tu es énervé ?
-Je suis trop morte de trouille pour être énervé !
Je brandis la feuille du livre que j’ai reproduit d’un sort.
-Une harpie. Je vais affronter une harpie pour la première épreuve.
-De quoi ? Demande-t-elle, l’air ébahie.
-Je vais me faire réduire en miette par une saloperie de harpie ! Je gémis lamentablement.
Un gros silence.
-Heu… C’est pas si terrible que ça, ça s’affronte, une harpie… Finit-elle par dire avec l’air que je pourrai arborer pour déclarer que j’aime les choux de Bruxelles.
-Tu veux rire ?
Je décide d’enfoncer le clou. Je prend la feuille et commence à la lire.
-Harpie : créature magique incroyablement dangereuse. Mesurant près de trois mètres de haut, leur peau grise est plus dure que la pierre. Doté d’ongles acérés, de dents aiguisées, et d’un appétit féroce, les harpies disposent d’ailes gigantesques d’une envergure de cinq mètres. Elles apprécient les endroits sombres et humides et l’odeur de la pourriture les réjouit. Particulièrement rancunières, elles n’aiment rien tant plus que de dévorer le cœur encore chaud de leurs victimes. Après, je ne sais pas. J’ai pas eu le courage de traduire.
-Marie…
-Je vais me faire bouffer le cœur par une bestiole du nord… Sans même savoir si oui ou non, le stade va écraser les parisiens…
-Marie…
-Tu savais que les harpies volent à une vitesse de 125 miles par heures, ce qui, pour nous, fait un peu plus de deux cent kilomètres heures ? Et leurs ongles sont si tranchants qu’elle pourraient faire un trou dans notre boite crânienne avec la plus grande des facilités ?
Petite grimace écoeurée de Sarah.
-Sarah ! Je vais mourir !
-Heu… Tu auras un enterrement magnifique.
-Avec Johnny Depp ?
-Promis !
Je réfléchis.
-Mais ça sert à rien, je serai morte !
-J’suis sûre qu’il y a des sacrés beaux morceaux, dans l’au-delà.
Je fais une moue boudeuse.
-Qu’est-ce que je vais bien pourvoir faire ? Je demande.
-Ecoute, tu n’es pas obligé de l’affronter, non ? Je veux dire, tu n’as pas l’intention de gagner, et tout les autres s’attendent à ce que tu défende la dignité française en perdant…
-En montrant que la victoire ne nous intéresse pas. Je rectifie.
-Ouais, ouais. Et ils vont bien devoir l’attacher, ta harpie, sinon, elle foutrait le bordel dans le public. Donc il va te suffire de rester tranquillement à côté, d’attendre que les deux autres champions risquent leur vie, et hop, tu tapes la causette avec Madame la harpie jusqu’à ce qu’ils décident que le temps maximum est écoulé. Et si ca met beaucoup de temps, tu prends un livre. Si tu te mets à bouquiner, ils devront arrêter l’épreuve et te déclarer dernière.
-Sarah, tu es un génie.
-Et tant que tu y es, préviens les deux autres champions. Ca fait très altruiste, c’est bon pour ta côte, et ca les aide à gagner magistralement.
-Aaaaah… Que ferais je, sans toi ?
-Pas grand-chose !
J’ouvre la bouche mais la referme aussitôt. Même moi, je n’ai pas assez de mauvaise foi pour démentir.

Et c’est comme ca que je me retrouve à attendre le passage de Pieter Kresstoff. Vu que je suis arrivé en avance, il n’y a encore personne dans le couloir. Enfin, le champion de Dumstrang sort de la salle de cour avec ses amis. Je remue la baguette. Un grand crac se fait entendre et tout le contenu du sac de Kresstoff tombe par terre.
Il baragouine trois mots à ses copains dans un langage inconnu qui partent tranquillement.
-Pieter ? Je demande.
Il se retourne vers moi.
-Tu es la…
-Championne de BeauxBatons, oui. Appelle moi Marie.
-Oui…
Hum. Je crois qu’il a peur de moi. Mon petit coup d’éclat juste après que mon nom sorte de la coupe, peut-être.
-Juste comme ca, tu sais ce qu’il va se passer lors de la première épreuve ?
Aussitôt, son regard se fait intéressé.
-Parrrrce que tu sais, toi ?
-Ma directrice a vraiment très envie que BeauxBatons gagne.
-Comment elle a su ?
-Je sais pas, et j’ai pas envie de le savoir. Tiens. Je dis en lui tendant une reproduction exacte de ma feuille, elle-même plagié du livre.
Vive les sorts de multiplication.
Il jette un coup d’œil dessus avant de relever violemment la tête, blanchard.
-Une harrrrpie ?
-Je vois que tu as vite traduit, moi, il m’a fallu plus de temps pour comprendre.
-On va devoir affronter une harrrrrrpie ?
Il a l’air aussi horrifié que moi. Je hoche la tête, compatissante.
-Tu es sûrrrrrrre ?
-Mme Maxime ne m’a pas dit franco : « Tiens, c’est cette bestiole qui va te bouffer dans une semaine », mais elle me l’a clairement fait comprendre.
Il fronce les sourcils.
-Pourrrrquoi tu me le dis ?
Sur le coup, cette question me laisse pantoise.
-Ben… J’ai déjà montré que je ne voulais pas gagner. Et le meilleur moyen pour que je ne gagne pas, c’est que vous, vous ne perdiez pas. Et puis… J’irais pas jusqu’à dire que c’est plus juste… Mais ca me permet de faire ma B.A. du jour, quoi.
-Tu es vrrrrraiment bizarrre. Se résigne-t-il à dire.
-Merr… Hum. Merci !
Et je me détourne très dignement.
Maintenant, Clio Finnigan.


Elle, c’est beaucoup plus facile. Vu qu’elle discutait avec le prof, tout le monde était parti. Lorsqu’elle sort, je l’attrape par la hanse de son sac et la tire, une main sur sa bouche pour l’empêcher de hurler et de faire croire que j’ai des tendances à user de la séquestration. Désolé, chérie, t’es pas mon genre. Pas assez virile. Je laisse ces demoiselles à Sarah.
-Chuut ! Je lui dis. Zen, je vais pas te tuer !
-Marie Malfoy ?
-Marie tout court, va. Ne t’en fait pas, je ne blesse pas, je ne tue pas, je ne viole pas.
-Mais…
-C’est juste pour te prévenir. La première épreuve, on va avoir droit à ca. Je dis en lui tendant la troisième copie.
Elle la prend, hésitante. Et elle devient blanche. Bizarre, comme on a tous la même réaction.
-On va devoir se battre contre ca ?
J’acquiesce.
-Merlin, va falloir que je fasse mon testament.
J’acquiesce encore une fois.
-Remarque, au dernier tournoi, ils avaient eu droit à des dragons.
-Dis moi, Clio, j’aimerai savoir, as-tu la moindre idée de la manière dont s’y prendre pour se débarrasser d’une harpie ?
Non, je sais bien que moi, je me contenterai d’attendre que les autres en aient marre d’attendre, mais elle m’a l’air sympathique, et je voudrais pas la voir mourir.
-Et moi, j’aimerai bien savoir ce qui vous pousse à poser une question pareille.
Clio et moi, on sursaute en même temps, avant de nous retourner, l’air coupable. Oups…
En plus, avec ma chance, c’est le professeur Potter.
-Miss Malfoy, venez avec moi dans mon bureau, s’il vous plait.
Je suis peut-être de façon très légère un tantinet dans la mouise. Mais juste un peu.

Je me retrouve donc dans le bureau de mon professeur temporaire de Défense contre les forces du mal, avec ma meilleure mine contrite (mais si, vous savez, celle qui dit : c’est pas ma faaauuuute….).
-Bien, miss Malfoy.
-Heu…
-J’aimerai savoir comment vous avez pu apprendre que la première épreuve consisterai à affronter une harpie.
-Heu… Et bien, il s’agit d’un malheureux concours de circonstances, et…
Ne jamais cracher le morceau tant que l’autre n’a pas d’idée précise.
-Est-ce Mme Maxime qui vous l’a dit ?
Bon, ben là…
J’acquiesce.
-Il semblerait que Hagrid ne parvienne toujours pas à résister au charme de votre directrice.
Hagrid ? Le grand barbu professeur de Soin aux créatures magiques ? Avec Mme Maxime ? Beuark… Je suis traumatisé.
Mais bon, revenons au shlim-blick.
-Qu’est-ce que vous allez faire ?
-Pour quoi ? Il demande, franchement interloqué.
-Et bien… C’est de la triche, non ?
Il explose de rire.
-Ne vous en faîtes pas ! La triche est une coutume du Tournoi des trois Sorciers au même titre que la beuverie à la fin si personne n’est mort !
-Ha bon ?
-Oui. Déclare-t-il, assuré.
-Vous parlez en connaissance de cause ?
Il fronce le nez dans une mimique.
-Si peu… Mais je souhaite vous parler pour une raison très précise. Savez vous ce que vous comptez faire ?
-Oui, j’ai bien envie de me mettre au tricot.
Il rit un peu.
-Avez-vous une idée de qui a déposé votre nom dans la coupe ?
-Oui.
-Avez-vous des preuves ?
-Non.
-Comptez vous vous venger ?
-Oui.
-Si je vous le demande, vous me direz comment ?
-Non.
-C’est curieux, pourquoi cela ne m’étonne pas ?
Je ricane.
-Avez-vous encore besoin de moi ?
Il s’adosse tranquillement à son fauteuil.
-Non, vous pouvez y aller.
Je me lève et repart.
N’empêche, maintenant que je sais ce qui m’attend, j’ai encore moins envie d’être à dans une semaine. Curieusement, ca m’étonnerai qu’une harpie m’invite à prendre le thé.
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