Chapitre très court... J'aime pas, j'ai pas réussi à faire ce que je voulais... Pas cool...
C’est affalé sur la table que je prends mon petit-déj. Non, désolé, je rectifie, que je regarde les autres prendre leur petit-déj.
-Passe moi le porridge, s’il te plait.
-Il faut que je fasse le devoir de potion… Gémit Dennis.
-Tiens, les hiboux arrivent ! Fait remarquer Sarah.
Trente secondes plus tard, je sursaute violemment en voyant un hibou atterrir dans mon assiette.
-Plume ? Mais qu’est-ce qu’il fout là, ce con ?
Je chope le hibou familial et le sort du plat de porridge par une aile.
-Tiens, il a un paquet.
Je détache vite le colis et ouvre la lettre.
« Marie,
Ca y est, j’ai enfin trouvé le cadeau que tu voulais pour ton anniversaire. D’accord, j’ai plus ou moins trois mois de retard, mais ne nous arrêtons pas à ce genre de détail.
Tu n’imagines pas le temps qu’il m’a fallut pour retrouver tes vieux rollers qui étaient complètement foutus (je me demande d’ailleurs comment tu as pu faire pour les faire exploser…). Il a donc fallu que j’aille à Toulouse même dans un grand magasin de sport et que je passe pour une idiote en demandant comment on fait pour distinguer des rollers de patins à roulette. Mais j’ai réussi par trouver des rollers à ta taille et de bonne qualité. Bien sûr, ton père et moi y avons ajouté quelques modifications minimes (sort de résistance, sort de glissement, de direction…). Je ne comprend pas vraiment pourquoi tu as demandé à avoir des rollers à Poudlard mais bon, c’est ton cadeau, après tout. Je t’embrasse très fort, ma puce,
Maman. »
-Mwahaha ! Je sors.
-Quoi ?
-J’ai eu mon cadeau d’anniversaire !
-Mais c’est quand, ton annif ? demande Dennis.
-En décembre, pourquoi ?
-……
Je prend le colis et commence à l’ouvrir avec satisfaction. Je sors les rollers flambant neufs un large sourire aux lèvres.
-C’est quoi ? demande un gryffondore pas très loin.
-Des rollers !
-Maxime va criser… Fait remarquer Sarah.
-Si Maxime m’emmerde, je fais hara-kiri !
Je pose les rollers, prend une tartine et commence à la manger à grand coup de dents.
-Mais pour quoi tu as demandé des rollers ici ?
-T’as vu comme c’est grand, votre château ? Avec des rollers, j’irais nettement plus vite !
Tout le monde me regarde avec des yeux ronds. Sauf Sarah qui en profite pour prendre le dernier crumble aux pommes.
Mwahaha ! Si vous saviez comme c’est génial d’aller à toute vitesse dans le château de Poudlard ! Je croise des tableaux absolument scandalisés qui s’indignent de ma folle jeunesse et je traverse de temps en temps par erreur un fantôme. Bien sûr, en cour, je les enlève… Je passe mon temps à me moquer de Sarah qui va nettement moins vite. En même temps, je la croise parfois avec la petite rousse… Mwahahaha ! Je suis décidément la meilleure.
Sinon, plus que deux semaines avant l’épreuve… Ghasp. On s’est arrangé entre nous pour que chacun utilise un sort différend des autres. Au final, Pieter n’utilise qu’un simple sort de précaution au cas où il tomberai, Clio a opté pour un sortilège et moi, pour de la métamorphose sur moi-même (c’est là que je suis la meilleure… curieusement, j’ai plus de mal à réussir mes sorts de méta sur d’autres personnes… Les mystères de la vie !).
Yeeha ! Je suis dans le deuxième couloir du quatrième étage à fond la caisse. Les rollers glissent super bien sur la dalle froide. Je regarde un peu autour de moi, je ne connaissais pas encore ce coin, c’est la première fois que j’y vais. Avec un tact extraordinaire, quand j’ai vu Sarah lancé un long regard vers Petite Rousse, j’ai aussitôt déclaré que j’allais visiter le château en entier. Sarah m’a regardé en souriant, avec le regard qui veut dire : « Merciiii, c’est trop gentil ! ». Alors que je tourne un peu le buste pour rendre son salut à un tableau d’une femme du XVIIème siècle, je sens soudain quelque chose de plutôt dur contre moi. Je me sens tomber et j’essaie de me rattraper à la première chose qui passe, à savoir une armure. Avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, je me suis lamentablement cassé la gueule et l’armure avec. Je grimace un peu, vérifie que mon bassin endolori est juste endolori puis je lève les yeux pour regarder le responsable de ma chute qui lui est aussi est affalé par terre.
C’est le professeur Potter qui se relève calmement.
-Au moins, c’est pas un mur, c’est déjà ça… je soupire en essayant de me relever (zavez déjà essayé de vous relever avec des rollers ? C’est achement dur !).
Il sourit narquoisement.
-Je vous croise partout, dîtes moi.
-Vous ne m’aimez donc pas pour me faire ainsi tomber ? je rétorque.
-Je n’y suis pour rien, moi ! C’est vous qui ne regardiez pas devant vous !
-Parce que vous voudriez me faire croire que vous faisiez attention ? Ca fait depuis ce matin que tout le monde s’écarte à chaque fois qu’il m’entend. Avec le bordel que font ces rollers, si vous m’avez pas entendu, c’est que vous faisiez pas gaffe.
-C’est aux élèves de respecter les professeurs.
-Je ne dis pas que je ne vous respecte pas, je dis que vous ne pouvez décemment pas m’accuser d’être responsable de cette chute puisque c’est de votre faute.
Il hausse un sourcil et me tend une main pour m’aider.
-Vous tenez toujours à avoir le dernier mot.
-Ce n’est pas que j’y tiens particulièrement, c’est que j’ai toujours quelque chose à dire de plus que l’autre.
J’attrape sa main et me relève d’une poussée de hanche. Mais les rollers (foutus rollers !) se mettent à…rouler tout seul. J’essaie de me rattraper mais Potter passe rapidement un bras à ma taille pour me rattraper. Pendant quelques secondes, j’ai l’impression que je vais à nouveau tomber avant de me stabiliser. Et je réalise soudain que je suis à… pas loin de Potter. Genre, il me tient contre lui, et tout. Je le regarde dans les yeux. C’est vrai qu’ils sont vachement verts, quand même.
-Vous frisez l’insolence, mademoiselle, dit-il très doucement.
C’est là que je réalise qu’en plus d’avoir des yeux vert cré cré jolies, il a aussi des lèvres…
-Ca…lui fera des anglaises… Je réponds, plus ou moins fascinée.
Il me regarde tout aussi fixement. Et puis tout d’un coup, comme ça, sans que je ne comprenne d’où ça vient, je réalise qu’on est en train de s’embrasser.
Oui, oui, oui, je sais, toutes sortes de questions vous traversent l’esprit.
Lecteurs : Quoi ?
Marie : [lamentablement] Je sais…
Lecteurs : ca va pas bien dans ta tête ?
Marie : nooooooooon…
Lecteurs : Mais qu’est-ce que tu fous, bordel ?
Marie : J’embrasse un type beau comme un dieu ?
Lecteurs : UN PROF !!!
Marie : je saaaaaaaaais…
Lecteurs : Mais Marie, où est passé ton cerveau ?
Marie : très bonne question, je vous remercie de la poser… En vacance, à Honolulu, avec ma conscience et ma raison…
Mais tout ceci ne résous pas mon problème : qu’est-ce que je fous, dans un couloir de Poudlard, à embrasser passionnément un prof ? Potter, en plus ?
…
Celui qui a dit « Tu prends ton pied », il sort.
Enfin, cerveau, conscience et raison reviennent d’un coup. Je lâche soudain Potter (je le tenais ?) et j’essaie de reculer. Manque de chance, je suis toujours en roller et je finis par tomber par terre. Donc, je re-grimace et je re-lève le regard. Potter me regarde, tout rouge et l’air absolument confus.
-Je vais vous aider à vous relever… Propose-t-il.
-Non ! Je réponds aussitôt. Je vais me débrouiller toute seule, j’ajoute précipitamment.
-Heu… Oui, oui, il vaut mieux. Heu… Je vais vous laisser, hein ? Bon, au prochain bai…cour, dormez bien, je… Au revoir.
Et il part l’air complètement à l’ouest. Je l’entend même dire assez distinctement : « Crétin ».
Je suis pas loin d’en penser pareil. Je suis vraiment une crétine. Je me met à frapper mon front du plat de la main en répétant « Idiote, idiote, idiote ». Puis, je me relève difficilement et je me dirige (toujours en roller). Je manque plusieurs fois de me casser la figure mais j’arrive à y échapper. Tout ca m’a complètement perturbé. Va falloir que je trouve quelque chose pour me distraire. Ben tiens ! Le Tournoi ! J’ai qu’a m’entraîner pour être sûre de réussir mon sort ! Heu… voilà…
Bon, d’accord, je suis pas dans la merde.